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Le Front national a atteint dimanche son plus haut score à une élection présidentielle.
© Reuters
Le Front national a atteint dimanche son plus haut score à une élection présidentielle.
Sous le tapis

Le FN côté sombre : ce que masque la "dédiabolisation" de Marine Le Pen

Publié le 30 avril 2012
Lorsqu'il s'agit de comprendre les raisons pour lesquelles le Front national obtient de tels scores, la colère de simples citoyens est de plus en plus souvent évoquée. Pourtant, pour Claire Checcaglini, une journaliste qui a infiltré le FN pendant plusieurs mois, la réalité des militants est très différente de celle des électeurs.
Claire Checcaglini
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Claire Checcaglini est journaliste. Elle est l'auteure de Bienvenue au Front, journal d'une infiltrée (Jacob Duvernet / février 2012).
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Lorsqu'il s'agit de comprendre les raisons pour lesquelles le Front national obtient de tels scores, la colère de simples citoyens est de plus en plus souvent évoquée. Pourtant, pour Claire Checcaglini, une journaliste qui a infiltré le FN pendant plusieurs mois, la réalité des militants est très différente de celle des électeurs.

Atlantico : Le Front national a atteint dimanche son plus haut score à une élection présidentielle. Beaucoup voient dans ce succès le signe d’une colère latente au sein de la population française. Les électeurs frontistes sont-ils de simples mécontents ? Et surtout les militants du parti sont-ils plus radicaux que ce qu'en perçoivent les électeurs ?

Claire Checcaglini : Je pense qu’il y a trois catégories de personnes : les militants, les adhérents et l’ensemble des votants. Les militants que j’ai fréquentés sont clairement dans la ligne que je décris.

Pour ce qui est des électeurs, j’ai l’impression qu’il y a malgré tout beaucoup de personnes qui aimeraient voir le Front national arriver un jour au pouvoir. Il ne s’agit pas là d’une enquête d’opinion mais d’observation que j’ai pu faire sur les marchés lors des distributions de tracts.

Ce que moi j’ai pu observer au sein du Front national, ce n’est pas simplement de la colère, c’est une adhésion franche et massive. C’est ce qui m’a surpris : il n’y a pas de critique de la part des militants sur la ligne de Marine Le Pen. C’est un parti de fans avec ce que cela implique de manque de recul sur leur parti et sur leurs dirigeants. Mon constat est malheureusement beaucoup plus inquiétant que ce que l’on veut en dire.

Le vote Front national est aussi et surtout un vote qui veut amener Marine Le Pen au pouvoir. Plus qu’un vote de la colère, c’est bien un vote de l’adhésion.

Comment se manifeste cette adhésion ? De quoi parle-t-on précisément ? Y'a-t'il quelque chose qui se construit autour d'une certaine xénophobie voire de racisme ?

Le racisme est omniprésent au Front national : matin, midi et soir. En premier lieu, on trouve l’islamophobie et dans une autre mesure, un antisémitisme qui reste palpable malgré toutes les déclarations de madame Le Pen. Si elle a cherché à contredire son père, elle n’a malgré tout jamais condamné ses propos sur la Shoah.

Les militants sont très sensibles aux discours sur l’immigration et l’insécurité. C’est aussi pour cela que Marine Le Pen a effectué un véritable virage en cours de campagne. Elle parlait alors de sortie de l’euro et de problèmes économiques, des sujets qui étaient loin d’animer les discussions au sein du parti. Leurs compétences, lorsqu’il s’agit de parler de concepts économiques et financiers, la discussion leur échappe. Il reste plus facile de trouver un bouc-émissaire au sein de la population d’origine maghrébine et de se concentrer sur la stigmatisation de ces derniers.

Ces discours restent pourtant peu visibles dans les médias. La volonté du Front national de différencier son discours officiel de sa parole interne est-elle réelle ?

Effectivement, c’est pour cette raison que j’ai souhaité infiltrer le Front national : je voulais avoir la parole la plus sincère, lorsque les caméras ne sont plus là. Au FN, on est très soucieux de ce qui sort et de ce qui ne sort pas.

Un exemple : un soir, j’étais invité chez les Maréchal, des proches des Le Pen. Christian Maréchal fait partie de la commission de discipline. A un moment de la discussion, le cas d’Alexandre Gabriac, exclus du Front suite à la publication d’une photographie de lui faisant le salut nazi, vient sur la table. Ils estimaient alors que cette affaire n’aurait jamais dû sortir dans la presse. Ce qui leur posait alors problème, ce n’est pas tant que l’un des adhérents ait commis une telle dérive, mais que l’information soit sue.

Au Front national, ce qui est important, ce n’est pas ce que vous pensez ou dites en interne. Ce qui peut être sanctionné, c’est ce que vous pourriez dire un peu trop haut, de manière maladroite, en public. Mon secrétaire départemental par exemple, était ce qui se fait de pire en matière d’extrémisme : il espérait une guerre civile pour se débarrasser des musulmans. La première fois que je me suis rendue sur son blog, j’y ai trouvé une vidéo de David Duke, figure négationniste du Ku Klux Klan. Il a eu un blâme pour avoir diffusé sa vidéo. Ce qui lui a été reproché, ce n’est pas d’avoir diffusé ce document mais qu’un journaliste de Streetpress l’aie repérée sur le site du FN92. Elle a été en ligne pendant des semaines sans que cela ne dérange qui que ce soit au sein du Parti.

Suite à la publication de Bienvenue au Front, des consignes ont été diffusées d’après ce que j’ai appris pour demander à tous les adhérents de supprimer de tous les blogs, pages Facebook et autres réseaux sociaux toute allusion à l’islam. Le site du FN92 a été littéralement nettoyé !

Comment le Front parvient-il à mobiliser sans diffuser ces discours si c’est bel et bien ce qui attire l’électorat ?

Ils pratiquent le double discours. D’un côté, Marine Le Pen dit ne pas avoir d’opposition contre les musulmans et simplement s’attaquer aux islamistes. De l’autre, on connait son histoire et l’on perçoit les clins d’œil lorsqu’elle est invitée à valser à Vienne. C’est un signal adressé à un certain électorat. Cela montre que ce n’est pas un parti comme un autre. Lorsqu’un militant passe de l’UMP au FN, il ne change pas de degré, il change de nature.

Comment lutter contre ces dérives ? La diabolisation historique du FN a montré ses limites : le parti n’a jamais obtenu d’aussi bons scores dans les élections les plus cruciales.

Je me garderai bien de donner des leçons mais il est vrai que la montée du Front national pose un certain nombre de questions en matière de responsabilité collective. Nous pouvons nous interroger, tout simplement, sur l’enseignement de l’histoire et sur la montée des fascismes en Europe. Vous trouvez au sein du Front national des gens que l’on peut très facilement duper. L’école doit aussi permettre aux citoyens de se forger un certain esprit critique.

Lorsque vous adhérez au FN, vous accédez rapidement à des responsabilités. Cela peut être très grisant. Dès lors que vous vous êtes affranchi des barrières morales qui accompagnent un tel engagement politique. C’est une vraie information sur le niveau de frustration des gens : beaucoup de cadres du Front n’auraient jamais accédé à de telles responsabilités dans un autre parti ou au sein de la société civile. Peut-être la société n’est-elle pas parvenue à donner à ces gens la place qui leur convient ? Le parti se sert de cela : en un rien de temps, j’aurais pu me trouver candidate aux législatives.

Cette rapidité de carrière est-elle due à une volonté d’attirer un public frustré ou n’est-elle pas tout simplement une conséquence du manque de cadres formés au sein de ce parti ?

A mon sens, il y a des deux. Le manque de cadres compétents est évident. Le Front national fait passer à ses candidats des formations et des concours éliminatoires. Il ne doit y avoir qu’au FN que l’on fait des choses pareilles. Si les candidats investis échouent, ils sont enlevés des listes.

Est-ce si choquant de vouloir former les candidats que l’on présente aux électeurs ?

Si l’on reprend l’exemple du FN92, il y a eu deux personnes présentées comme suppléants aux législatives. Celui qui était suppléant sur la ville de Courbevoie citait du Robert Faurisson à tout va. Pour lui, les Arabes étaient des bougnouls, même s’il expliquait en privé qu’il ne fallait pas parler ainsi en public. Comment comprendre le fait que le Front national investisse une telle personne ?

Propos recueillis par Romain Mielcarek 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (118)
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ludovique
- 30/04/2012 - 11:38
rejet
Merci pour votre enquête =)

A ça lecture je pense que les propos stigmatisant, islamologie, discriminant de ces dernières années additionné au rejet de NS explique le succès actuel du FN.

Et je suis même sur que, si NS n'est pas réélu, en 2017 le FN aura un petit score à la suite du premier tour, comme en 2007, sauf si MLP unie les droites, mais çà j'en doute.

Sauf si on est passé à coté d'un 21/04/2012 à l'envers, grâce à la campagne de NS, et là c'est une "catas" pour nos valeurs communes, celle de la république.

bobocleaner
- 29/04/2012 - 23:09
quelque soit le nom qu'elle portera
la droite nationale sera au pouvoir au plus tard dans 5 ans ....

Merci monsieur Holléandréou ! ! !
Philodeme
- 29/04/2012 - 22:47
Pour le FN le passage de son
Pour le FN le passage de son électorat d'un électorat de contestation à un électorat d'adhésion a des causes externes à lui.
Ses causes se prolongent et s'accentuent depuis 30 à 40 ans inexorablement.
Progression du chômage, progression des emplois précaires que les membres des partis de gouvernement sont incompétents à résoudre.
Le FN continuera donc à progresser.
Si le PS échoue économiquement il prendra le pouvoir en 2017.
Vos arguments ne font pas bouillir la marmite de nos concitoyens les plus pauvres mais sentent le bourgeoisisme repu.