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Drame
Quand le père du tueur de masse de Santa Fe considère que son fils est aussi une victime et... met le doigt sur la bombe des souffrances masculines qu’on refuse de voir
Publié le 24 mai 2018
L'auteur de la fusillade commise au lycée de Santa Fe (Texas) le 18 mai dernier est un jeune adolescent de 17 ans nommé Dimitrios Pagourtzis. L'enquête en cours décrit un garçon isolé et victime de harcèlement au sein de son lycée.
Nathalie Nadaud-Albertini est docteure en sociologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et correspondante au Centre de Recherche sur les Médiations de l’Université de Lorraine.  
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L'auteur de la fusillade commise au lycée de Santa Fe (Texas) le 18 mai dernier est un jeune adolescent de 17 ans nommé Dimitrios Pagourtzis. L'enquête en cours décrit un garçon isolé et victime de harcèlement au sein de son lycée.

Des entraîneurs et des lycéens membres de l’équipe de football dont faisait partie Dimitrios Pagourtzis sont mentionnés dans l’enquête comme étant les auteurs du harcèlement dont il souffrait. "Les entraîneurs le harcelaient et l'insultaient", a ainsi déclaré un lycéen à une chaîne de télévision locale, faits confirmés par son père, qui considère également son fils comme une victime. Comment expliquer qu’un adolescent réagisse à ces agressions par une telle violence ?

Nathalie Nadaud-Albertini : Derrière cette tragédie, c’est la question de la socialisation des hommes et de la construction de l’identité masculine qui est certainement posée. Cette construction, hors du foyer familial, se réalise notamment dans des activités collectives entre garçons, en l’occurrence l’équipe de football dans ce cas précis. Ces lieux d’affirmation du genre masculin sont très normatifs et imposent des comportements que tous n’ont pas envie de suivre. Le harcèlement masculin tient au fait que la “virilité” s’acquiert dans le rapport de force, voire la violence. Cette confusion entre la masculinité et la virilité engendre des comportements de domination et de prédation, dès lors qu’un des leurs semble s’écarter du modèle imposé. Même si un garçon va essayer de se fondre dans cet impératif, la moindre faille peut déclencher l’agressivité des autres et l’ostracisation. Cette logique repose sur le fait que chacun subit cette violence et la fait subir en retour. Ces faits sont par ailleurs vécus en vase clos, les garçons ne vont pas exprimer leurs souffrances à l’extérieur de peur d’être jugés.

Dimitrios Pagourtzis, qui envisageait de se suicider après son massacre, aurait confié à son père que son acte était une vengeance, et qu'il avait volontairement épargné "les bons" lors de la fusillade. Que signifie cette décision ?

Son geste est une tentative de reprendre le pouvoir sur les autres, et de s’arroger un « droit de mort » sur autrui. Dans son esprit, cette volonté de puissance l’érige en juge et assure sa vengeance en décidant d’épargner les « bons ». Cela signifie aussi qu’il a considérablement souffert par l’attitude des autres, une souffrance invisible et silencieuse comme presque toujours dans les cas de harcèlement masculin.

Le harcèlement subi par les femmes est désormais reconnu comme un phénomène collectif mais les hommes restent dans des schémas individualisés. Le sujet est rarement évoqué et les souffrances ne sont donc pas reconnues.  Quelles conséquences cette « invisibilité » peut-elle avoir ?

Il est certain que le harcèlement subi par les filles est très différent. C’est un sujet de société reconnu et la prise en compte des victimes est assurée par des lois, des sanctions, des aides psychologiques etc. Par ailleurs les filles auront tendance à se regrouper entre elles pour en discuter et développer une certaine solidarité. Elles ne sont pas atteintes dans leur identité féminine en tant que telle, alors que les garçons le sont. Dans la construction de l’identité, il y a l’identité pour soi, et l’identité « pour les autres », qui est souvent plus difficile dans l’univers masculin. Or l’équilibre tient à la bonne articulation des deux. Dans les cas de harcèlement masculin, l’identité pour les autres peut devenir destructrice de l’identité pour soi, dès lors qu’elle passe par des injonctions normatives et par des rapports de force.

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vangog
- 25/05/2018 - 01:57
Les socialaud-macronistes préfèrent des moutons...
-troupeau plus facile à manipuler!-que l’on mène à l’abattoir -si possible halal- plutôt que des lions qui se battent pour la victoire! ...voila pourquoi les bécasses socialistologues font d’un cas très exceptionnel de harcèlement dans le football (et qui aurait pu survenir n’importe où ailleurs) une généralité qui doit forcément générer une prise de conscience collective, puis une cristallisation en moraline sirupeuse, puis -si tout va bien- une loi rédemptrice et salvatrice, qui aura pour objectif avoué de vaincre le harcèlement (une forme d’humanité qui évite peut-être la violence plus extrême?...), et pour objectif inavoué de vaincre ce qui reste de l’esprit de compétition des Français, une sorte d'épouvantail-Moulin de Don Quichotte que la gauche aime harceler depuis toujour, sans jamais parvenir à l’abattre...(chassez le naturel humain, il revient au galop...)
vangog
- 25/05/2018 - 01:39
@vingttroisavril je connais assez bien les délires pervers....
des fêtes de l’Internat de médecine, par un très beau livre réalisé par un médecin, illustré par quelqu’un qui m’est très proche...la lecture que j’en ai est celle d’un défoulement généralisé d'étudiants en sur-pression, et s’adonnant à des jeux sado-masochistes censés désacraliser l’effort intellectuel réclamé par la compétition...j'écris sur une époque qui a quasiment disparu, où le mérite fleurtait avec l’excellence et où l’homme acceptait ses propres dérives sado-masochistes, comme un exutoire à la pression de l’existence...aujourd’hui que le socialisme a tout nivellé, tout perverti, tout inversé, dans notre France nauséeuse et amorphe, l’excellence est interdite, comme l’est le mérite, ainsi que les exutoires pervers à cette fuite vers le mieux. La peur d'être différent, si féminine (du calme, Schiavalpa!..) a remplacé l’envie d'être meilleur. Dans le monde Orwellien du socialo-macronisme, toute compétition est suspecte (et le football, si mâle, encore plus...), car susceptible de générer orgueil, conflits, frustrations...beaucoup plus rarement harcèlement, comme cet article semble s’en délecter. Or les socialauds-macronistes préfèrent des moutons qu’en l’on mène à l’abattoir
VV1792
- 24/05/2018 - 23:58
Si vangog, vous avez raison
Si vangog, vous avez raison.Votre lecture est la bonne. La morale nefaste sociale materialiste a tout bonnement fait exploser le cadre traditionnel et les solidarites organiques et holistes. Que reste-t-il? De la sur consommation et des vies vides. Et de temps en temps, cela fait peter les durites de certains! Incomprehensible pour la gente feminine, qui comme la bonne institutrice de gauche sure de son droit intouchable, vous assene des interpretations astrologiques pour bien vous faire sentir que vous, males, n etes que des cons. La derniere phrase de l article en constitue le monument qui vous la brise mieux que le signe du cancer. P.. on est mal barre!