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Le jour où le Prince Harry a présenté Meghan Markle à la reine Elizabeth II
Publié le 19 mai 2018
Le prince Harry a toujours été dans l'ombre de son frère, le prince William. Turbulent, réfractaire aux devoirs royaux, il a souvent attiré sur lui la désapprobation du public. À présent, et alors qu'il va se marier avec Meghan Markle, il se dévoile à travers des entretiens exclusifs accordés à la journaliste anglaise Angela Levin, spécialiste de la couronne britannique. Extrait de "Harry, conversations avec le Prince" d'Angela Levin, publié chez Plon. (2/2)
Angela Levin est une journaliste anglaise, spécialiste de la couronne britannique.
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Le prince Harry a toujours été dans l'ombre de son frère, le prince William. Turbulent, réfractaire aux devoirs royaux, il a souvent attiré sur lui la désapprobation du public. À présent, et alors qu'il va se marier avec Meghan Markle, il se dévoile à travers des entretiens exclusifs accordés à la journaliste anglaise Angela Levin, spécialiste de la couronne britannique. Extrait de "Harry, conversations avec le Prince" d'Angela Levin, publié chez Plon. (2/2)

Le 12 octobre, Harry et Meghan furent invités à prendre le thé avec la reine, qui venait de rentrer au palais de Buckingham après des vacances à Balmoral : on dit souvent que l’heure du thé est son moment pré- féré de la journée. Le couple arriva dans une Ford Galaxy aux vitres teintées et fut déposé devant l’entrée privée de la reine. Le thé fut servi dans son salon privé au premier étage, donnant sur les jardins du palais, et auquel on accédait par un ascenseur spécial. La reine y consacre habituellement une demi-heure, piochant dans un assortiment de sandwichs, de scones nature ou aux raisins secs, et de cakes, le tout accompagné d’un thé particulier, composé de Darjeeling et d’Assam, connu sous le nom de «mélange de la reine Mary ». Elle adore que ses petits-enfants se joignent à elle. Pour l’occasion, elle aurait passé près d’une heure avec Harry et Meghan. Celle-ci raconta par la suite ce qu’elle avait ressenti : «C’est incroyable de pouvoir la rencontrer à travers Harry, de ne pas seulement éprouver l’admiration et le respect qu’il a pour elle en tant que reine, mais aussi l’amour qu’il ressent pour sa grand-mère. J’avais l’impression de la connaître intimement tout en ayant une estime infinie pour elle. C’est une femme remarquable. » Harry, lui, plaisanta : «Et ses corgis t’ont aussitôt adoptée ! »

À compter de ce jour, l’excitation générale ne fit que croître : il n’était plus questions de savoir « si » les fiançailles seraient annoncées, mais « quand». Le 16 novembre, la presse rapporta que les deux chiens que Meghan avait recueillis à la fourrière, un beagle du nom de Guy et un labrador croisé avec un berger allemand du nom de Bogart, s’étaient envolés pour Londres. En réalité, Guy fut le seul à faire le voyage. Bogart était trop vieux, et Meghan le confia à un ami. Des camions de déménagement furent repérés devant le logement de Meghan à Toronto. Elle décolla pour Londres le 25 novembre, juste avant Thanksgiving, alors que c’était une de ses périodes de l’année préférées. Les fiançailles furent rendues publiques le 27 novembre. En début d’après-midi, Harry et Meghan se livrèrent à une petite mise en scène. Ils apparurent main dans la main, et Meghan caressa le bras de Harry d’un geste maternel, tandis qu’ils prenaient la pose pour les photographes dans le Sunken Garden du palais de Kensington, aménagé en hommage à Diana. Tour à tour ils exprimèrent leur «joie» et leur «bonheur». Et Harry avoua qu’il avait su qu’elle était «la femme de sa vie» dès l’instant où ils s’étaient rencontrés.

Meghan montra sa bague de fiançailles, dessinée par Harry. Le diamant au centre provient du Botswana, et ceux qui l’entourent appartenaient à sa mère. Un gros plan sur les mains de Meghan révéla que, comme la duchesse de Cambridge, elle portait les ongles très courts. À moins qu’elle n’ait tout simplement pas encore réussi à se tenir à sa résolution de début 2016, postée sur son blog le 1er janvier, qui était de « cesser de [se] ronger les ongles ».

Ce soir-là, ils furent interviewés sur la BBC TV et livrèrent un récit plus détaillé de leur histoire d’amour. Ils semblaient ivres de bonheur, se tenaient par la main, complétaient les phrases l’un de l’autre et échangeaient des regards énamourés. Une Meghan resplendissante, vêtue d’une robe sans manches vert foncé de la marque canadienne Parosh et juchée sur des talons crème vertigineux de chez Aquazzura, surprit les téléspectateurs habitués à de futures épouses plus nerveuses et réservées, comme Kate Middleton ou Diana Spencer. Meghan, elle, rompue aux interviews, parla bien plus que Harry, trop heureux de la laisser occuper le premier plan. Le prince portait un costume noir très simple. Il expliqua qu’il avait fait sa demande quelques semaines auparavant, « chez nous ». Qu’il parle ainsi de Nottingham Cottage – au lieu de dire « chez moi » – était la preuve qu’ils étaient un jeune couple moderne, qui partageait tout, entre autres une vie commune heureuse. Meghan, après avoir insisté sur son végétarisme, précisa : «C’était une soirée tranquille, on était en train de faire rôtir un poulet. » Elle décrivit la demande de Harry comme «une surprise merveilleuse. C’était si touchant et naturel, si romantique. Il a mis un genou à terre…». Se tournant vers Harry avec un sourire, elle ajouta : «En fait, je ne t’ai pas laissé terminer, je t’ai interrompu… “Je peux dire oui toute de suite ?” »

C’était dans des moments pareils que Harry ressentait le plus cruellement l’absence de sa mère. Il aurait tellement aimé lui annoncer la grande nouvelle… « Je crois qu’elle aurait été folle de joie… et si heureuse pour moi. » À l’instar de beaucoup d’hommes ayant choisi une femme leur rappelant leur mère, il affirma que Meghan et elle « se seraient entendues comme larrons en foire » et seraient devenues « les meilleures amies du monde ». Meghan passait son temps à le consoler : «Elle est avec nous, le rassura-t-elle. — Oui, répondit-il en plongeant ses yeux au fond de ceux de sa fiancée. Elle est avec nous. Je suis sûr que, où qu’elle soit, elle fait des bonds de joie. »

Extrait de "Harry, conversations avec le Prince" d'Angela Levin, publié chez Plon. 

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