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Diriger, transmettre, servir la personne : les trois piliers du conservatisme
Publié le 26 mars 2018
Il nous faut poser les fondations d’une nouvelle politique. Il est temps que la France voit émerger un mouvement authentiquement conservateur pour mettre fin à l’ère libérale et à ses inconséquences.
Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de...
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Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de...
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Il nous faut poser les fondations d’une nouvelle politique. Il est temps que la France voit émerger un mouvement authentiquement conservateur pour mettre fin à l’ère libérale et à ses inconséquences.

Londres, 

Le 25 mars 2018

Mon cher ami,

La trop longue agonie du libéralisme

Au moment de vous écrire, j’éprouve une sorte de lassitude à commenter l’actualité. Boris Johnson s’est définitivement déconsidéré par ses déclarations contre la Russie, contre Poutine, même. Je n’aime pas l’idée de savoir qu’un poste honoré par Fox, Canning, Wellington, Palmerston, Balfour, Eden ou David Owen soit à présent aux mains d’un bouffon. Vous n’améliorerez pas son cas en me rétorquant que Theresa May a habilement profité de l’histoire de Salisbury pour rétablir une forme de consensus avec l’Union Européenne. Si le prix à payer est de nous priver d’un allié précieux pour contrebalancer la puissance chinoise, je préférerais que les discussions sur le Brexit continuent à très mal se passer mais que nous sachions faire de la Russie un partenaire.

Lorsque je me tourne vers votre pays, je constate avec tristesse que vous êtes loin d’être au bout de votre lutte contre le terrorisme islamiste. Je ne suis pas surpris que votre pays révèle au monde de vrais héros comme le lieutenant-colonel Beltrame; mais je recommanderai à vos gouvernants un peu plus de pudeur: le geste de ce gendarme parle de lui-même; on racontera encore son histoire dans des générations. Mais je vous en prie, vous qui voulez lui dresser un monument, rentrez en vous-même, demandez-vous ce qui vous empêche de décréter un vrai état d’urgence en reprenant le contrôle des frontières nationales tant que la situation l’exigera; demandez-vous ce qui vous retient de mettre fin à la désastreuse politique monétaire menée depuis Raymond Barre, par laquelle la machine à intégrer a été cassée et la société s’est défaite au nom de la convergence européenne. Je m’arrête là, mon cher ami: je voudrais juste présenter mes condoléances les plus sincères à vos compatriotes et vous-mêmes. Et me demander ce qui pourra nous faire sortir, Britanniques, Français, Espagnols, Allemands etc...., de ces malheurs récurrents qui suscitent une bouffée d’émotion, des déclarations grandiloquentes puis des demi mesures politiques.

Il nous faut poser les fondations d’une nouvelle politique. Il est temps que votre pays voit émerger un mouvement authentiquement conservateur pour mettre fin à l’ère libérale et à ses inconséquences. Je vous propose un triple mouvement. Depuis Giscard, vos présidents successifs, plus ou moins habilement, soumettent la politique du pays à ce qu’ils désignent comme la « rationalité »; il en a résulté une immense perte du sens de votre histoire, de votre aventure nationale; il faut rendre une direction au pays. Depuis Giscard toujours, vos présidents se sont transformés en communicants; il faut absolument que votre classe politique substitue la transmission à la communication. Enfin, les cinquante dernières années ont vu dans l’être humain un simple individu; il est temps de rétablir la primauté de la personne.

Diriger

Pardonnez-moi de vous le dire, mon cher ami, mais cela fait longtemps que votre pays n’a plus de dirigeants. Je ne nie pas la valeur des cinq ou six derniers présidents que vous avez élus. Mais ils n’ont pas dirigé le pays. Ils se sont abandonnés, avec plus ou moins de fatalisme, à une « rationalité » qui à la fois les a rendus impuissants et leur a fait perdre, inéluctablement, la confiance de l’opinion. Cette rationalité, nous la connaissons tous, c’est celle de la mondialisation, de la libre circulation des hommes des marchandises et des capitaux. C’est une vision grandiose pour la planète mais aveugle aux destins particuliers. C’est une raison abstraite, désincarnée; c’est le contraire d’une raison d’être pour le pays.

Il en a résulté une effroyable perte du sens de votre histoire et de votre avenir. Les gouvernants français ont fait des promesses qu’ils ne pouvaient pas tenir pour être élus; ils ont pris vis-à-vis de la communauté des nations des engagements qui sont impossibles à tenir sans déchirer le lien social. Regardez comme l’abstention a grimpé, les partis de gouvernement ont cessé de proposer des éléments d’alternative et des populismes se sont formés, aussi peu ouverts au débat que le discours de la « France d’en haut ». La percée de l’islamisme dans une partie de la jeunesse française est avant tout un symptôme: face à la rationalité de gouvernements successifs sacrifiant l’intégration nationale à l’intégration européenne et tentant d’étouffer le mécontentement des « quartiers » sous des masses de subventions, des jeunes vont vers une communauté qui semble redonner du sens à leur vie. Il s’agit d’une horrible impasse mais cela signe un échec terrible des gouvernants.

La priorité est de rendre un sens, une direction, à la politique du pays. Diriger la France, c’est prendre la suite d’une histoire millénaire; c’est tracer un chemin. La politique ne se nourrit pas de raison mais de mémoire et d’espoir. Ne mérite le titre de dirigeant que celui qui sait d’où le pays vient et qui propose un sens, une direction, une poursuite de l’aventure nationale. La France s’est étiolée sous le coup de la froideur des statistiques giscardiennes, du fatalisme mitterrandien,  du dilettantisme chiraquien, du bougisme sarkozyen, de la torpeur hollandienne. Si Emmanuel Macron devait en rester à ce pour quoi les défenseurs de la rationalité l’ont poussé vers la candidature à l’Elysée - sauver le système néo-libéral - il échouera; mais peut-être a-t-il en lui le ressort d’un dirigeant. L’année 2018 le révélera. Je souhaite surtout à la droite de voir émerger un nouveau de Gaulle.

Transmettre

Tous vos gouvernants sont obsédés par la communication. Giscard se prenait pour Kennedy. Mitterrand se fit limer les canines pour avoir l’air affable. Chirac demandait à ses conseillers en communication de lui donner les moyens de pouvoir affirmer une chose et son contraire à quelques jours, mois ou années d’intervalle. Sarkozy tendait à faire une annonce par jour et se préoccupait généralement peu du suivi. Quant à Hollande, il s’est mis imprudemment dans la main des journalistes, jusqu’à ce que le piège se referme sur lui. Emmanuel Macron a semblé vouloir imposer un nouveau style, tenir les journalistes à distance. Nous verrons bien. Il ne me semble pas, cependant, qu’il ait vu que votre pays, sur qui les coups de com’ glissent depuis des années, a une énorme soif de transmission.

De Gaulle, lorsqu’il tenait une conférence de presse, ne se contentait pas de communiquer - même s’il le faisait génialement sans aucun conseiller. Il transmettait un message; il faisait la pédagogie d’une question. Et tous, quelle que fût leur formation initiale, pouvaient comprendre. De Gaulle transmettait une vision ancrée dans l’histoire. Il parlait dans une perspective qui pouvait embrasser, selon le sujet, quelques décennies ou des siècles. Et il tâchait de montrer au pays où il pouvait aller. Le sens de la politique qu’il mettait en oeuvre s’ancrait dans la mémoire de la nation.

De Gaulle ne transmettait pas seulement une histoire; il le faisait dans une langue absolument soignée, où chaque mot était pesé parce que le Général n’était pas un nominaliste, un idéologue. Il était un réaliste, au sens médiéval, au sens d’Edmund Burke: les mots doivent adhérer au réel, non le dissimuler ou le pervertir. Il confia à Malraux le soin de protéger un patrimoine et une culture à transmettre. De Gaulle chercha en vain un ministre qui fût à la hauteur des enjeux de la transmission éducative et il ne fut pas entendu quand il avertissait du danger qu’il y avait à ne pas traiter l’engorgement des bacheliers pour entrer à l’Université.

Le Général savait aussi qu’il était là pour permettre à tous les Français de transmettre dans les meilleures conditions leur épargne, leur patrimoine. De Gaulle voulait la participation des ouvriers et des employés au capital de leur entreprise parce qu’il pensait que la créativité et l’inventivité française étaient le bien de tous. Il avait hérité des grands chantiers de la IVè République en matière de réalisations industrielles et il s’arrangea pour créer les conditions d’un développement scientifique et technologique portant encore plus haut le rayonnement du pays.

Servir la personne

Les étudiants qui manifestèrent en 1968 en criant « Dix ans ça suffit » ou « Il est interdit d’interdire » le faisait au nom de la grande poussée individualiste qui s’était emparée de l’Occident aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup d’entre eux avaient commencé à réfléchir à la politique en lisant Marx et tous ceux qui voulaient revenir au jeune Marx, plus anarchiste, plus individualiste que le penseur de la maturité. Ils dénonçaient à leur tour l’aliénation de l’homme contemporain. Vu la montée du niveau de vie ouvrier durant les Trente Glorieuses, leur regard se tournait plutôt, avec Marcuse vers le consommateur, « homme unidimensionnel »; vers les dégâts de la « personnalité autoritaire » étudiée par Adorno; vers la répression de « l’ordre moral ». En un mot, ils cherchaient un soubassement théorique, plus ou moins solide, à la poussée individualiste.

Tout a été subordonné par cette génération à l’émancipation individuelle. Famille, nation, frontières, protection sociale, effort militaire ont été jetés par-dessus bord. Il en a pourtant résulté, exactement comme pour le filon collectiviste du marxisme, une société à l’opposé des fruits annoncés. Une profonde inégalité sociale s’est installée qui transforme en malédiction dans les milieux populaires ce qui est vu comme une libération en haut de l’échelle sociale. L’éclatement du couple est une transition chez les plus riches, un facteur d’aggravation de la précarisation chez les plus pauvres; perdre son emploi quand on est cadre est souvent une étape vers l’entrepreneuriat tandis qu’il est le début d’une longue descente en enfer chez les plus pauvres. L’abolition du service militaire conduit à ce qu’on envoie les enfants de pauvres faire la guerre. L’Ecole s’est stratifiée socialement comme jamais.

Il est urgent de sortir de la mentalité individualiste qui transforme les pauvres et les chômeurs en unités statistiques.  Il faut sortir de cette bonne conscience qui loue le mélange, le brassage très féconds dans les milieux les mieux formés, chez les créateurs d’entreprises et dans les équipes scientifiques mais qui ne voit pas que les milieux populaires ne reçoivent pas les moyens de transformer la diversité en énergie positive. Arrêtons ce gâchis énorme de dépenses publiques croissantes pour rapiécer comme on peut le tissu déchiré de la société.

Mon cher ami, je ne vois pas d’autre réponse aux dégâts du libéralisme que de nous débarrasser de l’individu pour nous adresser à la personne. Nous ne sommes pas des atomes, des monades. Chacun de nous naît dans un flux historique, dans une famille, dans une géographie; chacun crée des liens et construit autour de soi un microcosme, qu’il promène toujours avec lui - pourquoi croyez-vous que les personnes se livrent autant sur les réseaux sociaux sinon pour établir des liens que l’individualisme ambiant leur refuse? Je repense souvent avec émotion aux deux entretiens que m’accorda Margaret Thatcher quand elle était Premier ministre mais je n’ai jamais compris qu’elle pût dire: « there is no such thing as society ».  Mais non! « L’homme est un animal social », disait déjà Aristote. Nous ne vivons que de mimétismes: mimétisme d’apprentissage chez l’enfant appelé à devenir à son tour un parent ou un professeur; mimétisme d’émulation chez l’adolescent, que le corps social, qui est idéalement une fabrique de personnes, s’emploie à canaliser vers la création, l’entrepreneuriat, la découverte scientifique, la production d’objets, le commerce; mimétisme de rivalité, trop souvent, que les institutions politiques, judiciaires, militaires, s’efforcent de contenir. 

Perspectives

Les libéraux oublient de tirer les leçons de leur propre discours. Toute la vie est commerce, au sens où votre Grand Siècle utilisait ce mot: il n’est pas seulement marchand. Nous vivons d’échanges, d’enrichissements mutuels. Un millénaire de capitalisme, des banques d’Italie du Nord à la bourse de Shanghai; des monastères cisterciens aux start-ups de San Francisco ou de Berlin, nous enseigne que le marché n’est rien sans des armées pour le protéger, des arbitres pour le réguler et une société environnante où les relations entre les personnes ne sont pas marchandes. Le capitalisme est constamment menacé de retomber dans les errements des systèmes économiques qui l’ont précédé: la thésaurisation et l’usure; pour qu’un régime d’épargne, d’investissement et de taux d’intérêts modérés résiste au temps, la circulation monétaire, le renouvellement des talents, la régulation des procédures, la protection commerciale sont indispensables. Il arrive que l’abandon des créances soit plus intelligent que l’accroissement de l’endettement. Le riche des sociétés anciennes pouvait ignorer le pauvre ou se contenter de l’esclavage comme source de main d’oeuvre. Le capitaliste a besoin que tous s’enrichissent et que le niveau éducatif monte. C’est parce que nous étions sur le point d’oublier ces leçons de l’histoire que la terrible crise de 2007-2009 s’est abattue sur nous. Et encore, nous n’avons pas compris l’avertissement, à voir comme l’Union Européenne traite la Grèce et toute l’Europe du Sud ou bien se coupe du marché russe.

Vous voyez, mon cher ami, que je n’ai pas mis la nation au départ de mon raisonnement.  Ou plutôt je l’ai replacée dans une perspective civilisationnelle préalable. La nation n’est viable que si elle est constituée d’êtres libres, éduqués, véritablement émancipés, prêts à donner leur vie à une cause qui les dépasse. C’est la personne que j’ai voulu mettre au centre de notre réflexion car seule une philosophie de la personne permet de résoudre l’aporie de Tocqueville, l’opposition entre liberté et égalité. Peut-être ai-je ainsi ramené la notion de fraternité qui clôt la devise de votre République. Mais le fidèle sujet de la reine Elisabeth que je suis s’arrêtera ici  - vous me croiriez sarcastique.

Bien fidèlement vôtre

Benjamin Disraëli

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kelenborn
- 27/03/2018 - 12:45
oui AJM
C'est bien pour cela que personne ne souhaite le retour de Thiers, de Guizot ni même de ...Tante Yvonne et Michel Droit!!!! Il y eu des Jaures, des Blum , des Clemenceau qui valaient mieux qu'un De Villiers borgne et gaga qui se découvrent une foi écologiste! pardi! pourquoi pas refaire la "virée de Galerne" ? Les talents ne manquent pas, la purge des ordures et des canailles est d'une autre ampleur! Nettoyons d'abord les écuries du Frenchbabwé!
Mxt74
- 27/03/2018 - 02:18
Toujours un plaisir de lire
Toujours un plaisir de lire Disraeli. Un peu d’intelligence dans tout ce chaos.
ajm
- 26/03/2018 - 19:04
Le libéralisme à l'epoque de Disraeli.
Le libéralisme de l'époque de Disraeli c'etait celui de la reine Victoria: un libéralisme économique très fort mais qui s'exprimait dans un cadre culturel et politique qui n'avait rien de libertaire ou de débridé : la Nation, la Reine, l'Empire, la Famille et les "vertues domestiques " ...En France nous n'avons plus de roi depuis longtemps, nous avons évacué la Nation Republicaine, l'Empire évidemment ( c'est plutôt l'empire des etrangers chez nous et de moins en moins celui des sens ), la Famille, les vertues etc...Pour autant, nous ne sommes pas vraiment libéraux en économie.