En direct
Best of
Best of du 5 au 11 janvier
En direct
© NICHOLAS KAMM / AFP
Massacres en série aux États-Unis
Armes à Feu : et si Trump était celui qui faisait (enfin) bouger les lignes après des décennies de blocage
Publié le 26 février 2018
Dans le débat sur les armes à feu, Trump peut imposer des restrictions. Parce qu’il a la confiance des partisans du port d’arme, ce qui n’était pas le cas d’Obama.
Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990,...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Gérald Olivier
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990,...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dans le débat sur les armes à feu, Trump peut imposer des restrictions. Parce qu’il a la confiance des partisans du port d’arme, ce qui n’était pas le cas d’Obama.

Le 14 février, au soir de la tuerie de Parkland, en Floride, qui a fait dix-sept morts, dont quatorze adolescents, le président Trump a été sévèrement critiqué pour ne pas avoir prononcé le mot « arme à feu » dans le message de condoléances qu’il adressa aux victimes, et à la nation américaine toute entière, depuis la Maison Blanche. Il y disait son chagrin, son désarroi, la nécessaire tâche de prendre en charge les personnes victimes de maladies mentales, mais rien sur les fusils semi-automatiques, comme celui utilisé pour perpétrer ce nouveau « massacre de la Saint Valentin ». Les partisans du contrôle des armes à feu y avaient vu une reddition honteuse devant le « gun lobby », le lobby des fusils, un abandon des citoyens à la loi des armes…

Depuis,  les choses ont changé. Ce drame -le énième aux Etats-Unis où les tueries de masse (4 tués ou plus) sont quasi quotidiennes  (346 en 2017, 432 en 2016 et 369 en 2015, …) , a provoqué un émotion encore plus vive, et plus longue,  que beaucoup d’autres. Un mouvement  de lycéens est né, appelé « Jamais plus ». La NRA, National Rifle Association, principal lobby pour la défense du droit de port d’arme a été pointée du doigt, un peu plus que d’habitude. Et le président Trump s’est exprimé à plusieurs reprises pour restreindre l’accès aux armes à feu, notamment en repoussant l’âge minimum pour acheter une arme de 18 à 21 ans. Une prise de position significative, sachant que les partisans du droit de port d’arme soutiennent généralement Donald Trump et votent principalement Républicain.

Bref,  le débat sur la possession d’armes à feu est relancé. Et les lignes, figées depuis quinze ans, semblent pouvoir bouger. Si cela se poursuivait et se concrétisait, sous la forme d’une loi votée par le Congrès (on en est encore très loin) ce serait pour le président Trump une victoire aussi inattendue que remarquable. Etonnamment, il est dans une position privilégiée pour y parvenir.   

Aux Etats-Unis, le droit de posséder une arme,  est un droit constitutionnel. Il est garanti par le fameux « second amendement » de la Constitution de 1787.  Il s’applique à l’ensemble du territoire et l’ensemble des citoyens majeurs. Les Etats peuvent le limiter, mais en aucun cas l’abroger.

Dans l’esprit des Pères Fondateurs, les Etats-Unis n’étaient pas destinés à avoir une armée de métier, mais à dépendre, pour leur sécurité, d’une milice, composée de simples citoyens. Ceux-ci devaient donc pouvoir conserver chez eux un fusil, à sortir en cas de besoin. Comme c’est le cas en Suisse…

Depuis 1787 la société a pas mal changé. Les Etats-Unis ont mis en place la plus forte armée de métier du monde. De sorte que le second amendement a perdu sa raison d’être. Mais les armes à feu sont entrées dans la légende de l’histoire américaine. Elles ont d’abord servi à défendre l’homme confronté à une nature hostile. Puis à combattre les indiens pour conquérir l’ouest américain et étendre le territoire national de l’Atlantique au Pacifique. Enfin elles ont permis de lutter contre le crime, les gangsters, la mafia et la corruption, dans les grandes villes. Hollywood a relayé et amplifié ces légendes, en faisant du justicier solitaire et de son revolver à six coups un héros typiquement américain…

De sorte que l’Amérique est tombée amoureuse de ses armes à feu. Une liaison qui a commencé de mal tourner dans les années soixante. Tandis qu’Hollywood célébraient encore ceux qui vivaient et mouraient par les armes, tels Bonnie & Clyde,  d’autres vrais héros tombaient sous les balles d’assassins. En quelques années un président, son frère, deux leaders noirs, un chanteur et une jeune actrice, ont été assassinés. L’Amérique s’est soudain découverte malade de ses armes à feu.

Les politiciens se sont emparés de la question et, en 1968, une première loi sur le contrôle des armes fut votée, le « Gun Control Act ».  Cette loi eut malheureusement l’effet inverse de celui escompté.

Elle mobilisa une opposition jusqu’alors discrète et offrit une tribune à la National Rifle Association, la fameuse NRA. Celle-ci existait depuis près d’un siècle. Elle était connue des seuls chasseurs, et son influence se limitait aux Etats du Sud et des rocheuses. Du jour au lendemain elle devint le symbole de la défense de « l’American Way of Life » face aux volontés liberticides du gouvernement fédéral. La NRA devint aussi la voix des millions de petits américains, vivant en agglomération et qui, confrontés à une criminalité galopante, et au laxisme croissant de la justice et des élites libérales, entendaient bien garder le droit et la possibilité de se défendre par eux-mêmes.

La NRA se tourna naturellement vers Hollywood et engagea une des plus grandes stars de l’époque pour devenir son président et porte-parole, Charlton Heston, l’acteur qui fut à la fois Ben Hur et Moïse à l’écran… Aujourd’hui la NRA est un très puissant lobby qui dépense plusieurs dizaines de millions de dollars chaque année pour soutenir les hommes politiques sensibles à sa cause et influencer le Congrès. L’immense majorité de ces politiciens sont des Républicains. En 2016 la NRA a dépensé vingt millions de dollars pour attaquer Hillary Clinton et dix millions pour soutenir Donald Trump. La NRA compte aussi cinq millions de membres actifs. Certes, cela ne représente que 5 à 10% des détenteurs d’armes à feu (dont on estime qu’ils sont entre 70 et 80 millions aux Etats-Unis), mais cela fait beaucoup d’électeurs qui constituent, au-delà de l’argent dépensé, le cœur de la puissance de ce lobby. Car les membres de la NRA votent et influencent le vote de leurs proches. En politique, se mettre à dos le lobby des armes, c’est… se tirer une balle dans le pied !

D’où la difficulté pour les politiques de confronter la question des armes à feu. D’où également l’immobilisme législatif des dernières années. Malgré la répétition de tueries de masse plus effrayantes les unes que les autres…

Cet immobilisme a cependant une autre explication. Car la question des armes à feu, et de leur dangerosité aux Etats-Unis, recouvre une réalité paradoxale.

Le paradoxe est le suivant : les armes à feu font l’actualité à chaque fois qu’une tuerie de masse se produit : comme à Parkland, le 14 février, ou à Las Végas en octobre 2017, ou à Orlando en juin 2016, ou encore à Sandy Hook Elementary School en décembre 2012 et à bien d’autres endroits. A chaque fois, ces massacres sont perpétrés avec des armes semi-automatiques, versions grand public de fusils d’assaut utilisés par des soldats de métiers. Or aux Etats-Unis ces fusils sont en vente quasi libre. Ce sont donc ces armes que les partisans du « gun control » dénoncent d’abord. Mais les tueries de masse ne sont responsables que de 2% des homicides aux Etats-Unis. Car l’immense majorité des douze mille à quinze mille meurtres qui endeuillent l’Amérique chaque année, sont perpétrés avec des armes de poing, de simples revolvers ou pistolets.

Dès lors, les partisans du droit de port d’armes ont beau jeu de dénoncer des législations inutiles puisqu’elles ignorent  98% du problème. A moins que ces législateurs aient autre chose en tête… C’est-à-dire qu’une première restriction ne soit que la porte ouverte à beaucoup d’autres.

En clair la NRA est parvenue à convaincre ses membres, et nombre d’Américains, que les législations soutenues par le Congrès n’ont pas pour but de véritablement résoudre la question et de protéger la sécurité des Américains, mais simplement de leur confisquer progressivement leurs armes. Y compris les armes de petits formats et petits calibres, que nombre d’Américains (et Américaines) possèdent comme arme de défense. Selon la NRA, l’objectif des partisans du « gun control » est bien d’en finir avec le second amendement.  Loin de le nier, ceux-ci renforcent cette perception en ne cessant de dénoncer cet alinéa constitutionnel qu’ils abhorrent. D’où la plus vive opposition à la moindre forme de restriction. C’est ce à quoi on assiste aux Etats-Unis depuis quinze ans. C’est ce paradoxe qui explique  la paralysie du Congrès.

La tuerie de Parkland peut-elle contribuer à mettre un terme à cet immobilisme ? Peut-être ? Est-ce que Donald Trump a un rôle à jouer ? Absolument.

Depuis Parkland, la NRA se retrouve sur la défensive. Certes, l’association n’est pas directement responsable de la tragédie. Mais son intransigeance systématique est mise en cause et dénoncée avec plus de force que dans un passé récent.  Plusieurs personnalités politiques ont profité de cette vague d’hostilité pour essayer de prendre leurs distances… On verra s’ils tiennent jusqu’aux élections…

Plus important, Donald Trump président, les partisans du droit de port d’arme ont un allié à la Maison Blanche. Trump a toujours soutenu le second amendement. L’idée que chaque citoyen soit en mesure de se défendre, et d’exercer son droit de légitime défense, est au cœur de sa conception d’une société libre. Par ailleurs une partie importante de son électorat est constituée de partisans du droit de port d’arme. Pas question pour lui de les trahir, sous peine de se retrouver vraiment seul. En clair, Trump – au contraire d’un président Obama – peut faire entendre raison à la NRA et à ses membres pour restreindre, au moins, l’accès aux armes. Parce que les sympathisants du droit de port d’arme ont confiance en lui, ils seront plus enclins à faire des concessions.

C’est la terrible ironie d’un tel débat. Obama, partisan d’un stricte contrôle des armes, et qui avait promis d’agir,  n’a rien pu faire pour restreindre leur accessibilité, malgré ses deux mandats, et la terrible tuerie de Sandy Hook en 2012 (27 morts pour l’essentiel des enfants). Trump qui n’a pas fait de cette question une priorité, peut voir ses initiatives couronnées de succès. A condition que les démocrates du Congrès acceptent de le suivre.

Jusqu’à présent ceux-ci se sont totalement trompés dans leur approche stratégique de la question des armes à feu. Leur grande faute est de s’attaquer systématiquement au second amendement. Cette proposition est ce qu’on appelle en jargon politique américain un « non-starter ». Elle ne mène nulle part. Parce qu’elle est irréaliste. Si un référendum national sur le second amendement était organisé, le droit de port d’arme l’emporterait haut la main. Il s’agit d’une liberté fondamentale, et hautement symbolique, et l’immense majorité des Américains n’est pas décidée à y renoncer. Même si elle est destructrice, cette liberté est ce qui les définit. Elle est dans l’ADN américain.

En d’autres termes, le seul moyen de faire avancer le débat sur les armes est de le faire dans un cadre  où le second amendement ne soit pas menacé.

Cela Donald Trump l’a compris et c’est ce qu’il a commencé de faire.  Sa proposition de reculer à 21 ans l’âge légal d’achat d’arme va dans ce sens. De même que sa volonté d’interdire les « bumps », ces ustensiles qui permettent de transformer un fusil semi-automatique (une balle tirée par pression sur la gâchette) en arme entièrement automatique (une seule pression du doigt peut vider tout le chargeur). Cela ne résoudra pas l’ensemble du problème. Mais, si cela se concrétise, ce sera un premier pas dans le bon sens.  

Car il est difficile de justifier qu’il faille attendre 21 ans pour acheter un paquet de cigarette ou une cannette de bière, ce qui est le cas dans beaucoup d’Etats américains, mais seulement 18 ans pour se procurer une arme. De même que peu de chasseurs ont recours à un AR-15 (l’arme semi-automatique de la tuerie de Parkland et de beaucoup d’autres)  lorsqu’ils visent un cerf, un chevreuil, ou même un alligator.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Gilets jaunes : un syndicat policier s’émeut des ordres de répression et du comptage des manifestants
02.
Oui, il y a “des gens en situation de pauvreté qui déconnent”. Mais voilà pourquoi la question et la solution sont largement ailleurs
03.
Sévère répression des gilets jaunes : la justice française est-elle en train de préfèrer l’ordre à la justice ?
04.
Attentat de Strasbourg : la vérité émerge sur la cas de Mehdi Chekatt
05.
Taxe à 75% : pourquoi l’échec de la seule bonne idée de François Hollande aurait dû inquiéter
06.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
07.
Elections européennes : La République en Marche détrône le Rassemblement national selon un nouveau sondage
01.
Patrick Bruel aime une nouvelle femme de (bien) moins de 50 ans; Vincent Cassel : entre sa (très) jeune épouse & sa fille aînée, c’est tendu; Sophie Marceau s’occupe de son fils, René-Charles Angélil-Dion de ses frères, Anouchka Delon de toute la famille
02.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
03.
Le Royaume-Uni se prépare à un Brexit sans accord et ne voit plus comment arrêter cette chronique d’un chaos annoncé
04.
Alerte Rouge : après la Chine, Donald Trump entend s’attaquer à l’Europe et voilà pourquoi la France serait bien inspirée de réagir au plus vite
05.
Littéralement explosif : le sondage exclusif qui montre que la condamnation de la violence par les Français... baisse (et que le nombre de ceux qui disent la comprendre augmente)
06.
Inégalités : la France est allée au maximum de ce que la redistribution fiscale permettait. Voilà ce qui pourrait être fait désormais
07.
Robots payeurs : mais que s’est-il vraiment passé sur la cagnotte de soutien aux policiers ?
01.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
02.
Patrick Bruel aime une nouvelle femme de (bien) moins de 50 ans; Vincent Cassel : entre sa (très) jeune épouse & sa fille aînée, c’est tendu; Sophie Marceau s’occupe de son fils, René-Charles Angélil-Dion de ses frères, Anouchka Delon de toute la famille
03.
Gilets jaunes : un syndicat policier s’émeut des ordres de répression et du comptage des manifestants
04.
Alerte Rouge : après la Chine, Donald Trump entend s’attaquer à l’Europe et voilà pourquoi la France serait bien inspirée de réagir au plus vite
05.
Ce à quoi se condamnent lentement mais sûrement les Gilets jaunes
06.
Inégalités : la France est allée au maximum de ce que la redistribution fiscale permettait. Voilà ce qui pourrait être fait désormais
01.
Grand débat national : l’équation impossible d’Emmanuel Macron
02.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
03.
Pourquoi Macron, les populistes et les gilets jaunes sont tous le produit de la même vague (et pourquoi ils seraient bien inspirés de le comprendre réciproquement)
04.
Marine Le Pen : vent en poupe mais… tigre de papier ?
05.
Si la France vit un moment révolutionnaire (et voilà pourquoi c’en est bien un), quelle stratégie politique pour éviter le chaos et en sortir par le haut ?
06.
“Il n’y a pas d’alternative” : Alain Juppé se rend-il compte que ses vœux 2019 sont une dangereuse publicité pour renverser l’ordre établi ?
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
PhloxxX
- 27/02/2018 - 05:03
Question
Monsieur OLIVIER je m'interroge sur la différence de culture entre les USA et la SUISSE.
Les armes de guerre sont également à disposition des citoyens suisses dans une très grande proportion, pourtant sauf erreur de ma part ce pays n'est nullement victime du même phénomène de tuerie de masse.
Quels sont selon vous les raison de cette profonde différence ?
Ne s'agit-il pas, avant d'être un problème de disponibilité des armes, d'un problème de culture de la violence ou de manque de suivi de personnes fragiles psychologiquement ?
Liberte5
- 26/02/2018 - 19:57
Merci à G. Olivier pour cet excellent article.
Cette analyse qui se fonde sur l'adn des Américains, sur le comportement de ceux ci et leur histoire. D. Trump peut faire une réforme, car ce n'est pas un démago, il connait bien le peuple Américain et sa proposition de réforme sera équilibrée et comprise par ses électeurs.
vangog
- 26/02/2018 - 09:58
Et l’obamagate, habilement camouflé par les journaleux...
qui craignent que leur idole médiatique ne tombe trop brutalement de son Élysée?...c’est pour quand, la dénonciation de l’utilisation par Obama des moyens du FBI et de la CIA pour faire élire la bécasse Clinton?...affirmer que Obama ne pouvait pas faire passer une loi simple de restriction des armes à feu, parcequ’il n’avait pas la confiance des marchands d’armes reste dans la grande tradition de la desinformation gauchiste pour bobos lobotomisés...autre excellente idée de Donald: armer les enseignants! mais là, les journalistes gauchistes ont tellement peur que ça soit efficace pour prévenir les tueries de masse, qu’ils évitent soigneusement d’en parler...