En direct
Best of
Best of du 28 mars au 3 avril
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Le monde de l’Arabie saoudite s’effondre

02.

Confinement indifférencié : une punition collective de moins en moins justifiable. Les preuves scientifiques

03.

Déconfinement à Wuhan : les acheteurs chinois semblent avoir perdu le goût de la consommation

04.

La France en récession : les trois conditions pour que ça reparte très vite. Et c’est possible

05.

Les diplômes pour tous et sans examens ! C’est ce que réclame l’UNEF, syndicat résolument révolutionnaire

06.

Vers un grand tremblement de terre ? Et si les deux verrous allemands et français qui bloquent l’Europe étaient en train de céder...

07.

Ces 5 maux français qui nous entravent face à la crise du Coronavirus

01.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

02.

Confinement indifférencié : une punition collective de moins en moins justifiable. Les preuves scientifiques

03.

Alors que tout s’effondre, l’économie et le moral, une seule bonne nouvelle : les banques ne feront pas faillite

04.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

05.

Derrière le cas Lallement, l’insupportable infantilisation des Français

06.

Luc Rouban: "Cette crise sanitaire marque la fin du macronisme et le retour du clivage gauche droite"

01.

Ce risque politique énorme que prend le gouvernement en ne limogeant pas le Préfet Lallement

02.

Vers un grand tremblement de terre ? Et si les deux verrous allemands et français qui bloquent l’Europe étaient en train de céder...

03.

Crise sanitaire et manque de réactivité : la France est-elle dirigée par des fonctionnaires non élus ?

04.

Nombre de morts, manque de moyens, soupçons d’euthanasie : ce qui se passe vraiment dans les Ehpad ?

05.

Confinement indifférencié : une punition collective de moins en moins justifiable. Les preuves scientifiques

06.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

ça vient d'être publié
light > Culture
Emotion des fans
Le chanteur Christophe serait en réanimation à Brest
il y a 4 min 28 sec
pépite vidéo > International
Rêve de nombreux pays
Thaïlande : des distributeurs automatiques de masques ont été installés à Bangkok
il y a 1 heure 19 min
décryptage > Europe
Epicentre de l'épidémie

Une crise migratoire que cette crise sanitaire ne saurait nous faire oublier

il y a 2 heures 58 min
décryptage > Politique
Principales leçons

En France, le virus tue. Et les Amateurs apprennent la communication…

il y a 3 heures 59 min
décryptage > Santé
Contrefaçon

La crise du Coronavirus fait flamber la circulation de faux médicaments

il y a 4 heures 32 min
décryptage > Economie
Or noir

Le monde de l’Arabie saoudite s’effondre

il y a 5 heures 4 min
décryptage > France
Obstacles

Ces 5 maux français qui nous entravent face à la crise du Coronavirus

il y a 6 heures 6 min
décryptage > France
Solidité

Résilience : oui, la crise est profonde, non l’apocalypse occidentale n’est pas en cours

il y a 6 heures 56 min
pépites > Europe
Solidarité européenne
Manuel Valls alerte sur le risque d’effondrement de l’Europe face à la crise du coronavirus
il y a 16 heures 59 min
pépites > Europe
Combat contre le Covid-19
Coronavirus : le Premier ministre britannique Boris Johnson est sorti des soins intensifs
il y a 18 heures 16 min
pépites > Défense
Alerte générale
Coronavirus : cinquante cas positifs ont été recensés à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle
il y a 47 min 50 sec
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand Mademoiselle lève le doigt et quand la tortue se prépare à voyager : c’est l’actualité pascalement confinée des montres
il y a 2 heures 23 min
décryptage > Europe
Même sans corona-bonds

Réponse économique au Coronavirus : l’Europe avance plus qu’il n’y paraît

il y a 3 heures 14 min
décryptage > Défense
Silence des armes après le déluge de feu ?

Le Coronavirus, candidat au prix Nobel de la Paix ?

il y a 4 heures 15 min
décryptage > Education
Peut mieux faire

Les diplômes pour tous et sans examens ! C’est ce que réclame l’UNEF, syndicat résolument révolutionnaire

il y a 4 heures 52 min
décryptage > Economie
Nouvelle étape dans la guerre commerciale ?

Dé-mondialisation passagère ou profonde ? Les entreprises américaines ont commencé à se désengager de Chine

il y a 5 heures 40 min
décryptage > Politique
Entretien

David Lisnard : "A Cannes, nous nous sommes très vite inspirés des exemples étrangers pour pallier les défaillances de la bureaucratie d’Etat"

il y a 6 heures 33 min
pépites > Europe
Tournant dans la crise ?
Coronavirus : les pays de l'Union européenne trouvent un accord pour une réponse économique commune face à l'épidémie
il y a 16 heures 24 min
pépites > Finance
Espoir…
Le FMI estime que le coronavirus provoque les "pires conséquences économiques depuis la Grande Dépression" de 1929
il y a 17 heures 21 min
pépite vidéo > Culture
Chansons pour le personnel soignant
"Et demain ?" : 350 personnalités mobilisées pour une chanson caritative au profit de la lutte contre le Covid-19
il y a 18 heures 51 min
© Reuters
© Reuters
Disraeli Scanner

Comment la Chine et la Russie tentent d'ébranler l'hégémonie du dollar

Publié le 05 février 2018
Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraeli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXè siècle.
Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Disraeli Scanner
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraeli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXè siècle.

Londres, 

Le 4 février 2018
 
Mon cher ami, 
 
Deux siècles d’histoire monétaire
 
Vous faites partie des rares personnes qui comprennent les enjeux monétaires. Je me réfère souvent au petit ouvrage que vous aviez publié, en 2009, en pleine crise financière, avec Norman Palma, intitulé Le capitalisme malade de sa monnaie. J’y ai tant apprécié l’utilisation que vous faites des Considérations sur la monnaie de John Locke, l’ouvrage le plus méconnu et le meilleur du grand penseur libéral. Palma et vous expliquez magistralement, en mettant vos pas dans ceux de Locke et de Braudel, comment le capitalisme est né à partir du moment où l’usure et la thésaurisation ont laissé la place à la modération des taux d’intérêts et à l’épargne source d’investissement. Comment le Tory que je suis n’aurait-il pas aimé, ensuite, votre analyse selon laquelle le système monétaire avait atteint, vers 1800, une sorte d’équilibre naturel: l’argent-métal servait aux transactions de proximité tandis que l’or était réservé au commerce de longue distance et à l’épargne de plus long terme. 
 
Vous montrez comment, après la chute de l’Empire napoléonien, lorsque l’Angleterre put reconstituer ses finances, la Banque d’Angleterre, aidée par la plume mercenaire de David Ricardo, réussit à convaincre le pays qu’il fallait se débarrasser du bi-métallisme or/argent pour ne plus avoir que l’étalon-or. L’histoire monétaire du XIXè siècle consiste à raconter comment l’Angleterre a progressivement gagné le reste du monde à l’étalon-or. L’Europe continentale et les Etats-Unis mais aussi, avec des conséquences catastrophiques, l’Inde et la Chine. Devant régler ses transactions avec la Grande-Bretagne en or, l’Inde, pour compenser, vidait la Chine de son argent-métal. Or c’était la base de l’économie chinoise qui s’écroula et le pays mit plus d’un siècle à s’en remettre en devant passer par l’horrible autarcie du très sanguinaire président Mao. Lorsque les puissants poussent à la raréfaction monétaire pour le bien de leurs transactions, les peuples connaissent des souffrances atroces. Ailleurs, les résultats furent souvent moins dramatiques; cependant la fin de l’étalon-argent signifia partout un manque de liquidités et vous montrez comment les fameuses crises de surproduction du capitalisme repérées très tôt par Marx furent en fait des crises de liquidité. 
 
L’Angleterre, par qui passait, avant 1914, à un moment où un autre, tout l’or du monde, ne  ressentit jamais le besoin de mettre en cause le système jusqu’à la Première Guerre mondiale. Il n’en était pas de même de l’Allemagne, où un économiste portant le nom improbable de Knapp (cela veut dire bref, rationné en allemand!) écrivit un gros livre théorique, publié en 1905, pour recommander l’étatisation de la monnaie; ni des Etats-Unis, qui connurent un double mouvement, entre 1880 et 1930: ils commencèrent par se rallier au monométallisme - selon la volonté des banquiers et des grandes entreprises - et le populisme de cette époque mobilisa les défenseurs de l’argent -métal; puis ils profitèrent du grand afflux d’or dans les caisses de la Federal Reserve (créée en 1913) pendant la Première Guerre mondiale pour substituer progressivement le dollar à l’or comme réserve monétaire internationale. 
 
Palma et vous montrez les flux et les reflux de l’étalon-dollar tout au long du XXè siècle, qui est le siècle du dollar comme le XIXè siècle avait été celui de la livre britannique.  Pour le meilleur et pour le pire, le dollar s’est imposé comme la monnaie du monde. L’entre-deux-guerres fut catastrophique dans la mesure où à l’abondance en dollars mis à la disposition du monde des années 1920 suivit, dans les années 1930, une terrible rétraction. Je fais partie, comme vous, de ceux qui pensent que Roosevelt a largement contribué aux malheurs des années 1930 en thésaurisant l’or dans les caves de la Fed et en ne produisant des dollars que pour une aléatoire politique de relance intérieure. Il dut ensuite combattre le fascisme  ou s’allier avec le communisme - des monstres totalitaires qui s’étaient installés dans le climat d’asphyxie monétaire créé par le retrait des liquidités américaines d’Europe. Depuis 1945, l’histoire monétaire du monde a été largement celle de la mise à disposition toujours plus abondante de dollars pour l’ensemble de la planète. En 1971, tout rattachement à l’or est aboli, permettant une fabrication monétaire comme l’histoire n’en avait jamais vécu. 
 
 
Création monétaire illimitée, mondialisation, montée des inégalités et impérialisme
 
Nous vivons depuis Nixon dans un monde qui défie les lois de la pesanteur monétaire. La quantité de monnaie ou de bons du trésor créés par les Etats-Unis aurait dû conduire à une hyperinflation mais elle a régulièrement été absorbée par un quintuple mécanisme: (i) absorption sous forme de réserves par le reste du monde en pleine expansion (post-communiste). (Ii) mondialisation de la production qui empêcha les salariés américains de voir leur part du gâteau monétaire et financier augmenter. (Iii) absorption par des marchés, toujours plus raffinés sous l’effet de la révolution numérique, d’une part immense de ces liquidités en actions, investissements immobiliers etc.... (iv) Acceptation par le reste du monde d’un endettement croissant des Etats-Unis. (V) Financement par les Etats-Unis du plus redoutable appareil militaire de l’histoire, dont la fonction est double: investissement public pour soutenir l’économie et capacité à faire peur au reste du monde pour soutenir le système. 
 
On ne le dit pas assez mais jamais la montée des inégalités n’aurait été possible à ce point sans le règne du dollar, monnaie de papier. Même en défiant les lois de la pesanteur et en faisant absorber par toutes sortes de mécanismes pervers les innombrables liquidités américaines, le système produit immanquablement une perte de valeur du dollar. Un nombre de mains toujours plus réduites accapare une part croissante de ces dollars, comme par un instinct de survie, pour en maintenir la valeur. A défaut que le dollar soit rare, on s’arrange pour que ceux qui le possèdent soient en petit nombre. 
 
On ne comprend pas, non plus, l’agressivité militaire américaine depuis la fin de la Guerre froide, contre tout bon sens apparent, si on ne voit pas les multiples fonctions des guerres américaines. Non seulement elles justifient de nouvelles commandes publiques pour remplacer matériel et munitions mais elles anéantissent des dollars, contribuant à maintenir la valeur de la monnaie - depuis 2001, les USA ont englouti plus de 6000 milliards dans leurs guerres - et elles servent à maintenir, par la crainte inculquée, l’adhésion au système. 
 
La première erreur de Saddam Hussein, en 1990, fut de vouloir mettre en cause la répartion des réserves entre membres du cartel des pays producteurs de pétrole. Depuis 1971, le pétrole offre une base matérielle pour garantir la valeur du dollar. Pour contrôler, au moins en partie, la production et la fixation des prix, les Américains avaient plus confiance dans l’émir du Koweït que dans le dictateur irakien. Loin de retenir la leçon, ce dernier commença à jouer, au début des années 2000, avec l’idée de substituer l’euro au dollar dans ses transactions pétrolières. Mal lui en prit. Tout comme à Khadafi, qui se mit à rêver tout haut, en 2009-2010, de transactions pétrolières effectuées dans un dinar africain adossé à des réserves d’or. Nicolas Sarkozy et David Cameron, en débarrasant le monde du dictateur libyen, se rendaient-ils compte qu’ils étaient instrumentalisés par des Etats-Unis soucieux d’éviter que les transactions pétrolières se fassent dans d’autres monnaies que le dollar? 
 
La limite de tout ce système, c’est que les Etats-Unis arrivent de moins en moins à convaincre le reste dui monde de continuer à effectuer ses transactions pétrolières en dollars. Quand il s’agit de la très veule Union Européenne, il a suffi d’un changement de Premier Ministre en Grèce, à la fin des années 2000, pour tuer l’idée que ce pays puisse se mettre à produire et exporter du pétrole pour résorber ses déficits et tenir sa place dans l’euro.  Avec l’Iran et ses alliés (à commencer par la Syrie), les choses sont devenues plus compliquées. George W. Bush avait dénoncé un axe du mal dans lequel il mettait l’Irak et l’Iran. Il réussit, au prix de grossières manipulations, à déclencher une guerre contre l’Irak; mais non contre l’Iran, dont il découvrit avoir besoin pour tenir les Chiites d’Irak.  Surtout, s’ils le pouvaient, les Américains monteraient en rhétorique et en gesticulation contre les deux pays qui sont en train d’ébranler le lien entre le pétrole et le dollar: la Chine et la Russie, qui sont cependant des puissances nucléaires, impossibles à traiter comme l’Irak, la Libye ou la Syrie. A vrai dire, ils pensent pouvoir le faire contre la Russie, redevenue depuis le début de la décennie, le principal ennemi de Washington - au moins dans les mots. Mais loin de mettre un terme aux ambitions russes et chinoises de moins dépendre du dollar, la nouvelle « guerre froide » a poussé Moscou et Pékin à se rapprocher et à commercer toujours plus: pétrole et gaz russes contre produits et investissements chinois. Les deux pays sont tombés d’accord, ces dernières années, pour régler en roubles et en yuans leurs transactions pétrolières. Et plus globalement, la Russie a décidé d’utiliser le yuan dans une partie de ses opérations  de financement et d’investissement. 
 
Une autre interprétation de la politique de Donald Trump
 
Je suis étonné que personne, à ma connaissance, n’ait pensé à désigner Trump comme « Donald Dollar Trump ». Sa fortune est largement le produit du dollar émis en quantités illimitées. Installé dans la capitale financière du monde, Trump est devenu riche grâce à l’exubérance boursière des années 1988-2008 et au réinvestissement des formules accumulées dans l’immobilier. Quand vous êtes un intello bobo de New York ou d’ailleurs, vous pouvez vous pincer le nez devant la vulgarité d’un nouveau riche qui aime le clinquant - mais il n’est rien d’autre que l’un des produits les plus étonnants du dollar roi. Et, pour le malheur de Madame Clinton et de tous ses amis, Trump a commencé une carrière politique en étant porté par une autre catégorie de la population américaine, celle des victimes de ce même dollar roi: les ouvriers victimes de la désindustrialisation liée à la mondialisation; les classes moyennes précarisées par l’affirmation toujours plus marquée des inégalités sociales; les habitants des villes petites et moyennes délaissées par les investisseurs au profit des métropoles etc.... « Les déplorables » que dénonçait, durant sa campagne, Hillary Clinton, sont tous les perdants du système dollar qui ont porté au pouvoir un roi du dollar. 
 
Une fois que vous avez compris à qui vous avez affaire, vous cessez de voir des contradictions dans la politique de Dollar Trump. Steve Bannon s’est brûlé les ailes à vouloir maintenir le président élu dans le cadre d’une politique étrangère post-impériale. Trump a les yeux suffisamment rivés sur la défense du dollar pour comprendre que la puissance militaire américaine est nécessaire. Il a poussé à la hausse le budget de la défense - à la fois pour le bien de l’économie américaine et parce qu’il sait l’importance de la dissuasion, conventionnelle ou nucléaire, pour maintenir la prépondérance de la monnaie américaine. Si vous avez compris cela, vous déroulerez naturellement le fil d’une politique étrangère qui (a) revient vers les plus vieux alliés du système dollar, les monarchies pétrolières du Moyen Orient; (b) ne peut pas se réconcilier complètement avec la Russie; (c)doit maintenir la Chine sous tension, d’où la montée du ton vis-à-vis de la Corée du Nord. 
 
Voici un peu plus d’un an, le « village global » était surpris ou choqué par la victoire d’un milliardaire de l’immobilier élu au terme d’une campagne populiste. Tout au long de l’année 2017, les commentateurs n’ont cessé de chercher à coincer Trump pour des liens avec la Russie qui, au-delà du vieux réalisme républicain héritier d’Eisenhower, Nixon ou Reagan dont est porteur le nouveau président, n’existe que dans des montages du parti démocrate ou du FBI dignes d’OSS 117 - vous voyez, mon cher ami, que j’apprécie vos classiques. Trump se sera, au bout du compte, assez facilement débarrassé du « Russiagate » et il va pouvoir se consacrer à ce qui lui semble être sa mission, la condition de la réussite de son mandat: la défense et la relance d’un dollar dont il sent bien comme il est menacé. En ce début d’année 2018, sans toujours bien comprendre, les observateurs ont découvert à Davos Dollar Trump, un homme qui vante le renouveau économique américain aux investisseurs du monde entier. A la différence du filandreux discours de votre président, Dollar Trump a « pitché » sur les Etats-Unis. Un petit quart d’heure et un seul message, simplificateur mais qui pourrait porter parce qu’il va être répété, décliné en toute occasion: « L’Amérique est le meilleur pays où investir aujourd’hui et demain ». 
 
Si Dollar Trump convainc le reste du monde de venir réinvestir aux USA, n’ayez aucun doute sur son avenir politique. Mais rien n’est écrit, tant les Etats-Unis ont vécu, depuis un demi-siècle, en défiant les lois de la pesanteur économique. 
 
Bien fidèlement à vous 
 
Benjamin Disraëli
 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Le monde de l’Arabie saoudite s’effondre

02.

Confinement indifférencié : une punition collective de moins en moins justifiable. Les preuves scientifiques

03.

Déconfinement à Wuhan : les acheteurs chinois semblent avoir perdu le goût de la consommation

04.

La France en récession : les trois conditions pour que ça reparte très vite. Et c’est possible

05.

Les diplômes pour tous et sans examens ! C’est ce que réclame l’UNEF, syndicat résolument révolutionnaire

06.

Vers un grand tremblement de terre ? Et si les deux verrous allemands et français qui bloquent l’Europe étaient en train de céder...

07.

Ces 5 maux français qui nous entravent face à la crise du Coronavirus

01.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

02.

Confinement indifférencié : une punition collective de moins en moins justifiable. Les preuves scientifiques

03.

Alors que tout s’effondre, l’économie et le moral, une seule bonne nouvelle : les banques ne feront pas faillite

04.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

05.

Derrière le cas Lallement, l’insupportable infantilisation des Français

06.

Luc Rouban: "Cette crise sanitaire marque la fin du macronisme et le retour du clivage gauche droite"

01.

Ce risque politique énorme que prend le gouvernement en ne limogeant pas le Préfet Lallement

02.

Vers un grand tremblement de terre ? Et si les deux verrous allemands et français qui bloquent l’Europe étaient en train de céder...

03.

Crise sanitaire et manque de réactivité : la France est-elle dirigée par des fonctionnaires non élus ?

04.

Nombre de morts, manque de moyens, soupçons d’euthanasie : ce qui se passe vraiment dans les Ehpad ?

05.

Confinement indifférencié : une punition collective de moins en moins justifiable. Les preuves scientifiques

06.

Covid-19 : le gouvernement prépare l'opinion à l’utilisation du tracking digital pour sortir du confinement

Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Mxt74
- 07/02/2018 - 01:01
Toujours
passionnant les articles de Disraeli
vangog
- 05/02/2018 - 13:11
Intéressante analyse!
L’Europe, qui suit les USA avec dix ans de retard, ne tardera pas a porter au pouvoir, elle aussi, ces fameux représentants du peuple tant haïs par les Clinton, Macron, Hidalgomygode et autres bobos « filandreux » (tiens! Ça rime avec creux...), derniers représentants d’une technostructure en fin de course, et déjà fatiguée de « marcher »...