En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Brexit : ces 50 milliards de frais de divorce que Boris Johnson est tenté de ne pas payer à l’UE

02.

Attentats islamistes en France : la menace se reprécise

03.

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

04.

Ne dites plus "séparatisme" (c'est stigmatisant) dites "séparatismes" (ça ne veut rien dire)

05.

Tenue libre exigée : les dangereuses impasses du néo-féminisme

06.

La France se créolise-t-elle autant que le croit Jean-Luc Mélenchon ? L’analyse de 40 ans d’évolutions des valeurs des Français suggère que non

07.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

03.

Les Milices islamistes internationales de la Turquie d'Erdogan

04.

Capitalisme de connivence : d’Edouard Philippe à Jean-Marie Le Guen, tous administrateurs

05.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

06.

Comment les industries pétrolières nous ont fait croire que le plastique serait recyclé

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Névrose collective : l’Europe pétrifiée face à la crise des migrants qui se noue à ses portes

03.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

04.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

05.

Freeze Corleone, le rappeur qui dit tout haut ce que même les cacochymes du RN n’osent plus penser tout bas

06.

L'Europe gruyère d'Ursula von der Leyen

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’Ours et Une demande en mariage" de Anton Tchekhov : de biens étranges déclarations d’amour

il y a 32 min 44 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Blackbird" de Roger Michell : par le réalisateur de "Coup de foudre à Notting Hill", un drame bouleversant sur les adieux d’une mère à sa famille… Avec une Susan Sarandon au sommet…

il y a 1 heure 12 min
décryptage > Terrorisme
Menace terroriste

Daech au grand Sahel : l’assassinat des Français au Niger, une preuve de plus de sa résistance

il y a 3 heures 24 min
décryptage > Economie
Projet de fusion

Suez – Veolia : le mythe toxique du "champion national"

il y a 3 heures 33 min
décryptage > France
"Le Livre noir de l'autisme"

Autisme : les cobayes de la honte

il y a 3 heures 52 min
pépite vidéo > Politique
LREM
Aurore Bergé révèle qu'il existe un "malaise profond" au sein de La République en marche
il y a 4 heures 26 min
décryptage > Science
Univers

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

il y a 5 heures 6 min
décryptage > Finance
Impact de la crise du Covid-19

Retour à la réalité sanitaire sur les marchés financiers : attention aux secousses sur les marchés

il y a 5 heures 31 min
light > Santé
Santé
Covid-19 Alexandre Benalla transféré à l'hôpital Cochin à Paris
il y a 6 heures 7 min
décryptage > Terrorisme
Lutte contre le terrorisme

Attentats islamistes en France : la menace se reprécise

il y a 6 heures 21 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Les pôles, une aventure française" de Dominique Le Brun : "il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer". Aristote

il y a 45 min 26 sec
décryptage > International
Espoir

Un processus de paix en Afghanistan, quelle issue et à quel prix ?

il y a 3 heures 7 min
Futur
Elon Musk espère produire une voiture électrique coûtant 25.000 dollars d'ici trois ans
il y a 3 heures 30 min
décryptage > Europe
Union européenne

La force : question de taille ou d’agilité ?

il y a 3 heures 41 min
light > People
People
Le prince Harry et Meghan Markle critiqués pour avoir donné leur avis sur la prochaine élection présidentielle américaine
il y a 4 heures 15 min
décryptage > France
Un pluriel apaisant

Ne dites plus "séparatisme" (c'est stigmatisant) dites "séparatismes" (ça ne veut rien dire)

il y a 4 heures 59 min
pépites > Justice
Enquête
Une dizaine d’ADN inconnus trouvés sur un matelas de Michel Fourniret
il y a 5 heures 9 min
pépites > International
Russie
Alexei Navalny, opposant politique russe, a quitté l'hôpital allemand où il était soigné
il y a 5 heures 38 min
décryptage > Europe
Négociations

Brexit : ces 50 milliards de frais de divorce que Boris Johnson est tenté de ne pas payer à l’UE

il y a 6 heures 8 min
pépites > Media
Unis
Appel d'une centaine de médias, pour la liberté d'expression
il y a 6 heures 36 min
© Reuters
© Reuters
Finie l’apocalypse, bonjour les bombinettes ?

Armes atomiques : le choix tout frais des Etats-Unis pour le retour des armes tactiques va-t-il faciliter le déclenchement d’un conflit nucléaire ?

Publié le 04 février 2018
Suite à la publication de la NPR (Nuclear Posture Review) ce 2 février, il apparaît que les Etats Unis s'apprêtent à faire évoluer leur arsenal en mettant l'accent sur le développement de la composante dite "tactique" (adaptée à emploi limité).
Corentin Brustlein
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Corentin Brustlein est responsable du Centre des études de sécurité à l'Ifri et travaille sur la politique de défense des Etats-Unis, les processus d'adaptation et de transformation des armées, les opérations militaires contemporaines, les...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Suite à la publication de la NPR (Nuclear Posture Review) ce 2 février, il apparaît que les Etats Unis s'apprêtent à faire évoluer leur arsenal en mettant l'accent sur le développement de la composante dite "tactique" (adaptée à emploi limité).

Suite à la publication de la NPR (Nuclear Posture Review) ce 2 février, il apparaît que les Etats Unis s'apprêtent à faire évoluer leur arsenal en mettant l'accent sur le développement de la composante dite "tactique" (adaptée à emploi limité). Quelles sont les raisons de cette évolution de la posture américaine ? A quelles menaces spécifiques cette évolution pourrait-elle être considérée comme une réponse ? Quelles sont les "cibles potentielles" ? 

Corentin Brustlein : Les Etats-Unis envisagent en effet le développement de deux nouvelles options de frappe nucléaire dite "non-stratégique" à partir de sous-marins, l'une en adaptant une tête nucléaire existante, portée par des missiles balistiques, pour en réduire la puissance explosive, et l'autre à plus long terme à travers le développement d'un nouveau missile de croisière à tête nucléaire de puissance limitée. L'origine de ce double choix réside dans un double constat. D'une part, la volonté de faire face au risque d'emploi limité d'armes nucléaires par des adversaires majeurs (Russie surtout, Chine de manière plus improbable) ou régionaux (Corée du Nord). Depuis plusieurs années, Washington est préoccupé par le fait qu'à Moscou et à Pyongyang pourraient émerger des postures militaires intégrant la menace d'un emploi limité de l'arme nucléaire dans des stratégies d'agression, de fait accompli territorial. En recourant à de tels concepts d'emploi, des adversaires potentiels des Etats-Unis pourraient ainsi espérer contraindre ces derniers à faire marche arrière, à ne pas s'impliquer dans une crise et à ne pas défendre leurs alliés - laissant ainsi le champ libre à l'agresseur. Le second constat est que les options de frappe nucléaire limitée existant actuellement dans l'arsenal américain n'offrent pas de garanties suffisantes d'être à même de conduire de telles missions dans toutes les circonstances. Les capacités existantes, qu'il s'agisse des bombes B61 ou des missiles de croisière AGM-86, sont par exemple emportées par l'aviation, soit des chasseurs-bombardiers à capacité duale, soit des bombardiers stratégiques. Ceci induit certaines contraintes opérationnelles liées à leur délai de réaction, à leur vulnérabilité croissante face aux défenses aériennes ou, dans le cas de l'aviation tactique, à leur besoin de stationner sur des bases étrangères, pouvant être source de vulnérabilité diplomatique en cas de crise.
 
Essentiellement pour prévenir de manière crédible le risque d'agression appuyée par des armes nucléaires, mais aussi pour dissuader une agression non nucléaire stratégique par une puissance nucléaire, telle qu'une attaque cyber ou antisatellite majeure, le Pentagone considère nécessaire d'étoffer sa gamme capacitaire déjà large. L'objectif est de disposer d'une palette d'options de représailles plus flexibles, permettant à Washington de s'assurer qu'il peut faire peser sur n'importe quel adversaire un risque crédible de frappes nucléaires limitées, suffisamment destructrices pour qu'une attaque adverse contre des intérêts américains ou alliés apparaisse contre-productive, sans pour autant avoir à recourir aux forces nucléaires stratégiques, dont les armes sont plus puissantes et dont l'emploi pourrait accélérer l'escalade vers une guerre nucléaire totale. Les cibles pourraient être extrêmement variées, mais on imagine qu'elles seraient en priorité militaires, et choisies en fonction du contexte du conflit en cours, notamment les installations et unités militaires impliquées dans une attaque contre les intérêts américains ou susceptibles d'appuyer celle-ci. De manière intéressante, on note que l'une des deux capacités nucléaires non stratégiques évoquées est explicitement liée à une forme de marchandage avec la Russie. Washington voit dans le développement de cette nouvelle capacité un moyen d'encourager Moscou à revenir sur sa décision de déployer le missile de croisière SSC-8, en violation du traité de 1987 sur les Forces Nucléaires Intermédiaires.
 

Dans quelle mesure ce choix fait par les Etats-Unis peut-il conduire à une progression de la probabilité d'un conflit de nature nucléaire ? 

Le risque d'emploi de l'arme nucléaire ne date pas de la NPR, et si ce risque semble avoir grandi au cours des dernières années, c'est avant tout en raison de la remise en cause de l'architecture de sécurité en Europe par la Russie et le retour des tensions qui s'en est suivi, de la dégradation de la situation sur la péninsule coréenne ou encore des risques d'escalade en Asie du Sud entre l'Inde et le Pakistan. La posture américaine mise en avant dans le document renouvelle l'accent sur la flexibilité de l'arsenal et sur l'importance de la capacité à réaliser des frappes nucléaires limitées pour la crédibilité des Etats-Unis. On note toutefois que ce développement s'accompagne d'une multitude de déclarations, dans le document, affirmant que ces capacités ne traduisent pas un changement radical de posture, pas plus qu'un abaissement du seuil d'emploi de l'arme nucléaire ou encore le retour à une stratégie cherchant à utiliser l'arme nucléaire non plus en priorité pour la dissuasion, mais pour pouvoir vaincre l'adversaire au cours d'une guerre. 
 
Les orientations de l'administration Trump se démarquent naturellement de celles des débuts de l'ère Obama, où le terrorisme nucléaire apparaissait comme la principale menace nucléaire, mais elles sont en continuité assez nette avec les positions tenues par l'administration Obama depuis 2014 et l'annexion de la Crimée. On sent dans certaines formules que le Pentagone veut durcir sa posture face à des risques nouveaux sans toutefois donner l'impression d'une rupture, et sans générer de crise diplomatique majeure. En définitive, c'est surtout la façon dont le président Trump présentera cette nouvelle posture au public et, surtout, la mettra en oeuvre dans la pratique qui déterminera son impact sur la stabilité stratégique et le risque d'emploi de l'arme nucléaire. Il existe des raisons de s'en préoccuper, surtout dans l'hypothèse d'une nouvelle phase de crises avec la Corée du Nord, la Russie ou avec la Chine, où les risques d'escalade rapide pourraient être très élevés. Ceci serait néanmoins moins le fait de la NPR que d'une combinaison de facteurs, ayant trait à l'affaiblissement des régimes internationaux de transparence, des mesures de confiance et de sécurité, les stratégies d'ambiguïté et de contestation du statu quo adoptées par certains Etats, de certaines caractéristiques des technologies militaires modernes ou de la façon dont certains décideurs politiques pourraient brouiller par leurs propos le jeu de la dissuasion. 
 

La justification de cette stratégie américaine ne pourrait-elle pas conduire la France à faire évoluer son arsenal dans le même sens ? La dissuasion française est elle en ce sens adaptée au monde actuel ? 

Le fond du problème, pour les Etats-Unis, réside moins dans leur capacité à dissuader efficacement une attaque directe les prenant pour cibles qu'une agression visant leurs alliés. Ils se sont engagés à protéger nombre d'alliés de l'OTAN, d'Asie ou d'Océanie en mettant en oeuvre une posture dite de dissuasion élargie, par laquelle Washington se dit prêt à recourir à l'arme nucléaire en cas d'attaque contre un allié. C'est cette garantie qui est prise pour cible par leurs adversaires potentiels, cherchant depuis toujours à exploiter le fait qu'il est intrinsèquement plus difficile d'être crédible quand on énonce des menaces nucléaires pour défendre des alliés que pour défendre ses propres intérêts vitaux. C'est cette crainte d'un déficit de crédibilité qui les amène à envisager des options de frappe limitée, entre autre chose.
 
La France n'offre pas de garanties de sécurité semblables à d'autres Etats. Bien qu'elle considère que sa force de dissuasion nucléaire contribue à la sécurité de l'Europe, elle ne s'est pas engagée à faire peser la menace nucléaire pour protéger ses alliés, et ne se heurte donc pas aux mêmes dilemmes que les Etats-Unis. Le choix de s'en remettre à une posture dite de "stricte suffisance" exclut en l'occurrence la recherche d'un tel degré de flexibilité dans les options de frappe nucléaire et d'une gradation étendue des effets recherchés dans l'emploi de l'arme nucléaire. L'arsenal actuel, qui comporte deux composantes aux propriétés complémentaires, deux types d'armes et deux types de missiles, offre un degré de souplesse minimal mais qui semble suffisant pour mener à bien les deux missions susceptibles de lui être confiées: la mise en oeuvre d'une frappe d'avertissement nucléaire et la conduite de représailles visant les centres de pouvoir adverses. 
 
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (9)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
moneo
- 05/02/2018 - 18:16
@AJM
Et heureusement qu'ils sont venus en 87 parce que pas sûr sans cet appui nous eussions gagné la der des der
ajm
- 04/02/2018 - 20:34
Salauds d'amerloques.
Hannibal Barca: on a l'impression de lire la Pravda des années 50 en vous lisant. Heureusement, les US ont accepté de faire la guerre pour nous libérer de nos chers amis Allemands nationo-socialistes et en plus ils sont restés après pour nous éviter de subir la douceur du socialisme à la Soviétique.
ajm
- 04/02/2018 - 20:26
Danger de guerre.
"J'accuse:" vous êtes extraordinaire quand vous dites que l'annexion d'un pays comme la Pologne par la Russie ne menacerait pas la paix du monde .Doit-on vous rappeler que la seconde guerre mondiale a commencé avec l'invasion de la Pologne par l'Allemagne et l'URSS. S'agissant de la Corée du Nord , elle a déjà tenté d'unifier à son profit la Corée du Sud en 1950 en déclenchant une guerre majeure et que le régime communiste de ce pays est particulièrement monstrueux et opaque. On peut légitimement craindre que l'epouvantable dictateur qui dirige cet affreuc régime tente de refaire le même coup abrité par ses nouvelles armes nucléaires.