En direct
Best of
Best of du 7 au 13 décembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Combien d’heures de marche pour brûler les calories d’une pizza ? Un nouvel étiquetage alimentaire semble faire ses preuves

02.

Réforme des retraites : cette victoire du gouvernement qui se profile… mais pourrait bien ne rien lui rapporter

03.

Est-il exact que, comme le dit France Culture, La Fontaine s'est inspiré d'un recueil de fables arabes pour les siennes ?

04.

Jean-Paul Delevoye avale des couleuvres, Marine Le Pen perd cadres et militants, Arnaud Lagardere se fait attaquer par des financiers britanniques, Rachida Dati se rebelle contre Gerard Larcher; Le Qatar derrière les listes communautaires ?

05.

Docteurs Jekyll et Mister Hyde de la réforme des retraites : ces cerveaux de gauche qui l’ont conçue... avant de la vomir

06.

Retraites : Macron / Philippe, une dangereuse course à l’échalote technocratique

07.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Ne parlez pas hébreu dans le métro ! En tout cas, pas à la station Château d'Eau : ça peut être dangereux.

03.

Retraites : les vraies raisons pour lesquelles les chefs syndicaux ne peuvent pas adhérer au projet de réforme en dépit de toutes les garanties apportées et l’oubli très politique des fonds de capitalisation

04.

Entrepreneurs : Tous en grève !! Petite leçon de chose aux Français qui soutiennent le mouvement

05.

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

06.

Egalité (mais juste pour moi) ! Les Français sont-ils les pires tartuffes qui soient en matière d’aspiration à la justice sociale ?

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Retraites : cette spirale infernale qui risque de plomber aussi bien le gouvernement que les syndicats

03.

Retraites : mais au fait, à quoi ressemblera la France de 2040 ?

04.

Il est possible de sortir de l’affrontement stérile entre "élitisme" et "populisme". La preuve par Boris Johnson

05.

Egalité (mais juste pour moi) ! Les Français sont-ils les pires tartuffes qui soient en matière d’aspiration à la justice sociale ?

06.

Grèves : où va le conflit ? Les clés pour se laisser aller à faire de petites prédictions

ça vient d'être publié
décryptage > Economie
Vraie mère de toutes les réformes

Cette réforme monétaire sans laquelle aucune réforme d’ampleur ne pourra vraiment être réussie en France

il y a 17 min 42 sec
décryptage > Europe
Atlantico Business

Brexit : en Grande-Bretagne, tout va donc changer pour que rien ne bouge

il y a 51 min 29 sec
décryptage > Media
L’art de la punchline

Un 12 décembre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 10 heures 55 min
light > Social
Colère des usagers
Grève RATP : sera-t-il possible de se faire rembourser son pass Navigo ?
il y a 15 heures 9 min
pépites > Politique
Engagement
Retraites : Emmanuel Macron défend son projet, salue les efforts du gouvernement et évoque "une réforme historique pour le pays"
il y a 17 heures 24 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Trois femmes (l'échappée)" de Catherine Anne : une interprétation séduisante

il y a 20 heures 20 min
décryptage > France
Réforme

Retraites : Macron / Philippe, une dangereuse course à l’échalote technocratique

il y a 21 heures 3 min
pépites > International
Algérie
Présidentielle algérienne : Abdelmadjid Tebboune, l'ancien Premier ministre de Bouteflika, est élu dès le premier tour avec 58,15% des voix
il y a 21 heures 37 min
décryptage > Culture
Check news

Est-il exact que, comme le dit France Culture, La Fontaine s'est inspiré d'un recueil de fables arabes pour les siennes ?

il y a 22 heures 47 min
décryptage > Science
Art préhistorique

La première œuvre figurative de l’histoire vient d’être découverte. Elle date d’il y a 44 000 ans

il y a 23 heures 34 min
décryptage > Politique
Triomphe électoral

Libéral, conservateur, insensible à la "raison des élites" : la recette Johnson pratiquée par la droite française… à son exact inverse

il y a 33 min 49 sec
rendez-vous > Media
Revue de presse people
Carla B. vole au secours de Brigitte M., Jenifer de son mari (mais là, c’est face à la mafia); Céline Dion ne vend plus, Kanye West vend tout (et n’importe quoi); Britney Spears veut qu’on lui laisse voir ses enfants; Kate Middleton enceinte du 4ème ?
il y a 1 heure 9 sec
pépite vidéo > Social
Main tendue
Grève : Jean-Pierre Farandou, patron de la SNCF, demande aux cheminots de "faire une pause" pendant les fêtes de Noël
il y a 12 heures 13 min
pépites > International
Réconciliation
Fin de la guerre commerciale ? : les États-Unis et la Chine annoncent un accord
il y a 16 heures 19 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"De l'autre côté, la vie volée" de Aroa Moreno Duran : le soleil se lève à l'est

il y a 19 heures 56 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand coulent les heures de bronze et quand roulent les nanobilles dorées : c’est l’actualité des montres à la veille de l’hiver
il y a 20 heures 39 min
décryptage > Social
Réforme protéiforme

Docteurs Jekyll et Mister Hyde de la réforme des retraites : ces cerveaux de gauche qui l’ont conçue... avant de la vomir

il y a 21 heures 16 min
pépites > France
Agression
Un homme qui menaçait des policiers avec une arme blanche a été "neutralisé" à la Défense
il y a 22 heures 21 min
décryptage > International
Vote

Elections algériennes : manifestations et abstention record, le peuple algérien plus déterminé que jamais à en finir avec les années Bouteflika

il y a 23 heures 6 min
décryptage > Santé
Activité physique

Combien d’heures de marche pour brûler les calories d’une pizza ? Un nouvel étiquetage alimentaire semble faire ses preuves

il y a 1 jour 26 min
© LUDOVIC MARIN / AFP
© LUDOVIC MARIN / AFP
Bonnes feuilles

La France, patrie du centralisme : pour le meilleur...ou pour le pire ?

Publié le 28 janvier 2018
Décennie après décennie, la France paraît toujours plus bloquée. Ce constat, chacun l'a éprouvé, nourrissant le pessimisme, la nostalgie et, pour certains, la tentation de l'extrême. Les auteurs ont entrepris une enquête inédite, puisant dans plus de mille ans d'histoire, dans ce qui fait la psychologie de la France et des Français, dans leur génie comme dans leurs dénis. Extrait de "Transformer la France" de Mathieu Laine et Jean-Philippe Feldman, publié chez Plon (2/2).
Mathieu Laine dirige le cabinet de conseil Altermind.Essayiste, il a publié entre autres le Dictionnaire du Libéralisme (Larousse, Avril 2012), ainsi que le Dictionnaire amoureux de la liberté (Plon, Janvier 2016).Il est aussi l'un des actionnaires...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Philippe Feldman est juriste.Il est professeur agrégé des facultés de droit à Rennes et avocat à la Cour de Paris. Il est aussi maître de conférences à SciencesPo. Il a publié "La famine menace-t-elle l'humanité ?", aux Editons JC Lattès. 
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mathieu Laine
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mathieu Laine dirige le cabinet de conseil Altermind.Essayiste, il a publié entre autres le Dictionnaire du Libéralisme (Larousse, Avril 2012), ainsi que le Dictionnaire amoureux de la liberté (Plon, Janvier 2016).Il est aussi l'un des actionnaires...
Voir la bio
Jean-Philippe Feldman
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Philippe Feldman est juriste.Il est professeur agrégé des facultés de droit à Rennes et avocat à la Cour de Paris. Il est aussi maître de conférences à SciencesPo. Il a publié "La famine menace-t-elle l'humanité ?", aux Editons JC Lattès. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Décennie après décennie, la France paraît toujours plus bloquée. Ce constat, chacun l'a éprouvé, nourrissant le pessimisme, la nostalgie et, pour certains, la tentation de l'extrême. Les auteurs ont entrepris une enquête inédite, puisant dans plus de mille ans d'histoire, dans ce qui fait la psychologie de la France et des Français, dans leur génie comme dans leurs dénis. Extrait de "Transformer la France" de Mathieu Laine et Jean-Philippe Feldman, publié chez Plon (2/2).

Etat pacificateur et guerrier, Etat de justice, Etat de finances, Etat administratif et de police, Etat politique : par imprégnation graduelle, implacable, irrémédiable, de l’Ancien Régime au xxe siècle et sans que la Révolution y porte un coup d’arrêt – bien au contraire –, la centralisation s’est incrustée de façon tenace dans ce qui fait que nous sommes la France.

Démêler le bon et le mauvais de cette organisation singulière, topique, est une entreprise complexe, éminemment controversée. Indéniablement, le «modèle » centralisateur et unitaire français a su faire en certaines circonstances la force de notre pays, tout du moins sa marque. Copié ou envié sur certains points dans une grande partie de l’Europe et du monde, il évite dans une certaine mesure l’anarchie ou les tendances centripètes que connaissent certains pays comme l’Espagne ou, moins profondément, l’Italie.

Il a contribué à construire et nourrir la nation – processus complexe et profond d’unification du peuple qui mobilise entre autres homogénéisation de la langue, unification territoriale, uniformisation de la métrique et entreprise d’instruction publique. « Produire la nation, c’est pour l’Etat […] agir sur tout ce qui gouverne sensiblement le lien social », commente Pierre Rosanvallon.

Naturellement, on pourrait recenser au fil des siècles, en parallèle des avancées de l’entreprise centralisatrice, des épisodes de progrès – économiques, sociaux, industriels. On pourrait rappeler, par exemple, que, dans une France marquée par le féodalisme, les cahiers de doléances témoignaient d’un large rejet par la population d’un système de prérogatives seigneuriales et de rentes foncières jugé douloureux et injuste ; que la centralisation extrême sous Napoléon Bonaparte voit la proclamation, sous l’égide du code civil, des principes fondamentaux de liberté, de responsabilité et de propriété ; que le début du Consulat coïncide avec une restauration et une expansion des affaires, grâce notamment à une réorganisation bancaire et à la création des bourses et des chambres de commerce. C’est également sous la monarchie de Juillet, aux tendances centralisatrices assumées, qu’a été votée la première loi limitant le travail des enfants dans les manufactures. La France du Second Empire, fermement hiérarchisée, n’en connaît pas moins un élan économique notoire, avec notamment l’essor des réseaux de communication, chemins de fer en tête, et une révolution urbaine historique derrière le baron Haussmann. Quant aux grandes lois républicaines – liberté de presse, droit de réunion, liberté syndicale, enseignement primaire gratuit, laïc et obligatoire, séparation des Eglises et de l’Etat –, elles ont vu le jour sous une IIIe République invariablement étatiste et centralisée.

Ces illustrations précieuses, que trop d’esprits critiques refusent – avec ce dogmatisme qu’est la myopie provoquée par un amour sincère mais par trop passionné de la Liberté – de mentionner, ont sans doute permis au sociologue Emile Durkheim d’avancer que les progrès de la centralisation étaient parallèles à ceux de la civilisation. Pour Durkheim, plutôt que son oppresseur, l’Etat aurait été le libérateur de l’individu en l’affranchissant des groupes particuliers et locaux qui tendaient à l’absorber30. Mais l’on peut ne pas sombrer dans un manichéisme caricatural rejetant tout ce qui provient de l’Etat et regretter, éclairés par les faits, que Durkheim ne précise pas que tout niveau de gouvernement peut être à la fois un instrument de libération et d’oppression. C’est ce que dénonçait Charles de Rémusat dans son combat contre le pouvoir uniforme : «On s’écrie en triomphant: “Plus de résistance”. Oui, plus de résistance, mais au mal comme au bien, à l’abus comme au droit. Le centre seul fortifié au milieu d’une plaine immense, voilà la France que rêvait Richelieu. C’est l’unité dans l’oppression. […] Richelieu nous a délivrés, dites-vous, des factions aristocratiques? Soit; mais comment et à quel prix? »

A quel prix, en effet? C’est aussi à l’imprégnation centralisatrice que l’on doit nombre des blocages et de réflexes paralysant aujourd’hui encore l’économie et, plus largement, la société françaises.

Car la centralisation va à l’amble avec une série de menaces.

La radicalisation et les convulsions politiques, tout d’abord. En 1806, devant le Conseil d’Etat, Napoléon s’exclame : « La même impulsion se trouve donnée au même instant à plus de 40 millions d’hommes. » Il suffit de se saisir de l’Etat, centre vital de la nation, pour être le maître de la société. De là, les multiples troubles, atteintes aux libertés fondamentales et autres révolutions qui ont émaillé le xixe siècle.

Le fonctionnarisme ensuite, sur lequel nous reviendrons plus avant. Ainsi que l’observe François Furet, « jamais pouvoir au monde n’a été si grand que celui du roi des Français, appuyé sur cette foule de fonctionnaires juridiquement irresponsables, et cette armée de 400 000 soldats33 ». Gustave de Molinari remarquait que Napoléon avait été obligé de rétablir l’administration de l’Ancien Régime, et ce avec une tout autre ampleur, pour faire fonctionner l’énorme système d’intervention et de règlementation. Rémusat confirmait que la multiplication des fonctionnaires accompagnait irrémédiablement la centralisation.

L’inexistence des pouvoirs intermédiaires également. Placer face à face l’individu et l’Etat, « c’était condamner la France à osciller de l’anarchie au despotisme », analysait finement Anatole Leroy-Beaulieu. Dans le même sens, le conservateur Royer-Collard s’exclamait, en 1822, à la Chambre des députés: «La Révolution n’a laissé debout que des individus. […] De cette société en poussière est sortie la centralisation. […] Là où il n’y a que des individus, toutes les affaires qui ne sont pas les leurs, sont les affaires publiques, les affaires de l’Etat. […] C’est ainsi que nous sommes devenus un peuple d’administrés, sous la main de fonctionnaires irresponsables, centralisés eux-mêmes dans le pouvoir dont ils sont les ministres. »

Autre conséquence de la centralisation, dont les effets se font eux aussi sentir jusqu’à l’époque contemporaine : l’affaiblissement de l’esprit d’innovation et de création spontanée. Jules Simon constatait que la centralisation absolue de tous les pouvoirs entraînait «le manque absolu d’esprit d’association et d’initiative ». Dès cette époque, les Français se trouvent soumis à la tutelle des pouvoirs publics, à une «Grande Nurserie » bercée par un bien maternel «Etatnounou» – pour reprendre des expressions qui nous sont chères38. L’Etat devient responsable ou vérificateur de tout, ou presque, par l’effet d’un système qui s’autoalimente et, par ricochet, écrase l’esprit de responsabilité personnelle. Il s’arroge un nombre croissant de fonctions et habitue les individus à s’en remettre à lui plutôt qu’à eux-mêmes. Rémusat, très influencé par Tocqueville, synthétise en deux phrases la prégnance de cet Etat tutélaire absorbant l’individu que Michel Schneider qualifiera avec bonheur de Big Mother : «Nulle part peut-être le mouvement vers l’unité qui est inhérent à toute civilisation n’a été aussi irré- sistible qu’en France, et, sous ce rapport, notre Révolution n’a fait que régulariser et consacrer ce qu’avait préparé et même opéré notre histoire. Une immensité d’attributions diverses est venue s’accumuler dans les mains du pouvoir central, et l’habitude s’est établie de tout attendre et de tout craindre de lui, d’en tout solliciter, d’en tout exiger. »

Enfin, le poids de la centralisation est tel, en France, qu’il a nourri une décentralisation à l’avenant. Les tentatives pour détricoter l’Etat central ont été marquées, elles aussi, par la volonté unitaire de tout contrôler. Tocqueville affirmait pourtant, avec l’école libérale, la nécessité de l’autonomie locale : « C’est […] dans la commune que réside la force des peuples libres. Des institutions communales sont à la liberté ce que les écoles primaires sont à la science ; elles la mettent à la portée du peuple ; elles lui en font goûter l’usage paisible et l’habituent à s’en servir. Sans institutions communales, une nation peut se donner un gouvernement libre, mais elle n’a pas l’esprit de la liberté41. » Jules Simon sera du même avis: « Il n’y aura de liberté, en France, que quand il y aura des hommes; il n’y aura d’hommes que quand il y aura des communes; il n’y aura des communes que quand on aura réellement, efficacement décentralisé. »

Mais hélas, ADN oblige, l’on a, comme le résumait le doyen Vedel, « décentralisé de manière centralisée » : une brève histoire de la décentralisation à partir de la Restauration jusqu’au début de la IIIe République confirme le lien évident qui unit la centralisation de l’Etat-nation et le dépérissement des libertés locales – de la mise sous tutelle par les préfets des conseils communaux, d’arrondissement ou départementaux sous l’Empire, à l’accroissement des pouvoirs de l’exécutif sur la composition et la dissolution des conseils municipaux, la suspension et la révocation des maires ou encore la substitution en matière d’actes sous la IIIe République à la veille de la Première Guerre mondiale, en passant par le discours de Morny, fantasque président du Corps législatif sous le Second Empire, devant le conseil général du Puy-de-Dôme en 1858 : « Grâce à l’appareil législatif que nous a légué le passé, on ne peut pas remuer une pierre, creuser un puits, exploiter une mine, élever une usine, s’associer, et pour ainsi dire user et abuser de son bien, sans la permission ou le contrôle du pouvoir central, et de grands intérêts se trouvent souvent retardés et sacrifiés dans les degrés inférieurs de l’échelle administrative ».

Ainsi, la France est la patrie du centralisme. Pour le meilleur ou pour le pire, là n’est finalement presque plus la question, car les débats, aussi riches et documentés soient-ils, sont voués à demeurer stériles. Il s’agit avant tout, désormais, de comprendre cette singularité pour agir. De prendre la mesure du poids et de la prégnance historique de ce modèle centralisateur pour transformer aujourd’hui activement notre pays de la façon la plus efficace qui soit, non pas contre, mais par l’Etat – un Etat « à la française » mais gagnant en lucidité sur les vertus de la libre action humaine.

Extrait de "Transformer la France" de Mathieu Laine et Jean-Philippe Feldman, publié chez Plon

"Transformer la France" de Mathieu Laine et Jean-Philippe Feldman

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Mots-clés :
État, centralisation, France
Thématiques :
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Combien d’heures de marche pour brûler les calories d’une pizza ? Un nouvel étiquetage alimentaire semble faire ses preuves

02.

Réforme des retraites : cette victoire du gouvernement qui se profile… mais pourrait bien ne rien lui rapporter

03.

Est-il exact que, comme le dit France Culture, La Fontaine s'est inspiré d'un recueil de fables arabes pour les siennes ?

04.

Jean-Paul Delevoye avale des couleuvres, Marine Le Pen perd cadres et militants, Arnaud Lagardere se fait attaquer par des financiers britanniques, Rachida Dati se rebelle contre Gerard Larcher; Le Qatar derrière les listes communautaires ?

05.

Docteurs Jekyll et Mister Hyde de la réforme des retraites : ces cerveaux de gauche qui l’ont conçue... avant de la vomir

06.

Retraites : Macron / Philippe, une dangereuse course à l’échalote technocratique

07.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Ne parlez pas hébreu dans le métro ! En tout cas, pas à la station Château d'Eau : ça peut être dangereux.

03.

Retraites : les vraies raisons pour lesquelles les chefs syndicaux ne peuvent pas adhérer au projet de réforme en dépit de toutes les garanties apportées et l’oubli très politique des fonds de capitalisation

04.

Entrepreneurs : Tous en grève !! Petite leçon de chose aux Français qui soutiennent le mouvement

05.

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

06.

Egalité (mais juste pour moi) ! Les Français sont-ils les pires tartuffes qui soient en matière d’aspiration à la justice sociale ?

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Retraites : cette spirale infernale qui risque de plomber aussi bien le gouvernement que les syndicats

03.

Retraites : mais au fait, à quoi ressemblera la France de 2040 ?

04.

Il est possible de sortir de l’affrontement stérile entre "élitisme" et "populisme". La preuve par Boris Johnson

05.

Egalité (mais juste pour moi) ! Les Français sont-ils les pires tartuffes qui soient en matière d’aspiration à la justice sociale ?

06.

Grèves : où va le conflit ? Les clés pour se laisser aller à faire de petites prédictions

Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Benvoyons
- 25/05/2019 - 14:13
Les autres pays de l'Europe UK ,Allemagne,Pologne,Autriche
ils ont dans la Constitution une interdiction pour les Fonctionnaires d'êtres des élus Députés, Sénateurs, Régions, Grande Ville, etc..

Sauf la France qui elle s'est assis sur une telle évidence & ne l'a pas mis dans sa Constitution. & donc seul défaut de la 5.
Ainsi les Fonctionnaires ont été majoritaires dans les assemblées, ainsi que dans tous les organes de décisions & la Société Civile mise au rencart.
Ainsi ils ont tué la France à petit feu car cet intelligentsia avait été formaté à Sartre,& autres Philosophes Socialistes. Ainsi la France n'est pas Libérale elle est comme la Chine ou le Vietnam elle utilise du Libéralisme.
jurgio
- 28/01/2018 - 15:42
Le centralisme est nul doute un ancien pouvoir
Ce régime a eu son efficacité sur les pays de serfs. Maintenant que les pays se modernisent, c'est un carcan.