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CHU de Grenoble
Risques psycho sociaux à l’hôpital public : le ministère de la santé persiste dans l’injonction contradictoire
Publié le 10 janvier 2018
Le risque psycho-social, en partie induit par la poursuite d'objectifs financiers dans les services, est l'un des fléaux majeurs de l'hôpital public. Le ministère de la Santé vient d'inviter le CHU de Grenoble à mieux le prévenir... tout en annonçant plus d'un milliard d'économies nouvelles dans les hôpitaux. C'est ce qu'on appelle une injonction paradoxale: on augmente la pression financière, mais on demande aux managers de ne pas la faire sentir sur le terrain...
Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Le risque psycho-social, en partie induit par la poursuite d'objectifs financiers dans les services, est l'un des fléaux majeurs de l'hôpital public. Le ministère de la Santé vient d'inviter le CHU de Grenoble à mieux le prévenir... tout en annonçant plus d'un milliard d'économies nouvelles dans les hôpitaux. C'est ce qu'on appelle une injonction paradoxale: on augmente la pression financière, mais on demande aux managers de ne pas la faire sentir sur le terrain...

L'affaire vaut son pesant de cacahuètes! Le rapporteur du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2018, Olivier Véran, a présenté un budget avec de fortes économies nouvelles dans les hôpitaux publics. 

On notera par exemple que les hôpitaux doivent trouver 1,215 milliard € sous le titre: "Améliorer la performance interne des établissements de santé et médicosociaux". Dans cette logique, on trouve l'optimisation des achats, mais aussi l'amélioration de la performance interne des établissements. Toutes ces expressions sont bien connues des personnels soignants, puisqu'elles riment avec une pression sur le terrain pour l'atteinte d'objectifs financiers. 

Le risque psycho-social au coeur de l'hôpital public

Le même Olivier Véran, au demeurant ancien député socialiste, est aussi salarié du CHU de Grenoble, où la mise en place des objectifs financiers se traduit par une pression forte sur le personnel. La pression est même devenue si forte que le ministère de la Santé, qui ordonne les réductions de dépense, a dû dépêcher une mission pour apaiser les esprits. 

Le rapport rendu par le ministère en dit long sur la mentalité des services centraux de l'administration, qui prennent des mesures drastiques mais invitent les managers de terrain à ne les appliquer que dans la joie et la bonne humeur. Les conclusions de ce rapport sont d'ailleurs sans appel: 

"Le style de management, qui maintient de manière permanente une certaine pression sur les équipes et qui priorise le résultat [...] doit s'infléchir", souligne-t-il, pointant son orientation prononcée "vers les problématiques budgétaires".

Faites des économies, mais sans pression sur le personnel!

Du coup, le député Véran qui fait adopter des économies dans les hôpitaux reprend sa casquette de médecin pour dire:

"cette situation pourrit la vie des soignants au quotidien".

Il ne fait décidément pas bon être manager dans l'hôpital public. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (3)
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vangog
- 12/01/2018 - 22:44
Je me souviens d’un hôpital où tant de personnel
avait été embauché, à la grande époque socialiste (Le directeur était sympathisant...), que, dans le service de biologie, le travail était largement terminé avant le café de dix heures, travail qui était effectué par un automate d’analyse de sang très coûteux...jusqu'à 17h00, heure de fermeture du service, tout le personnel se tournait les pouces, prenant cafés sur café... Dans d’autres services moins glorieux comme les urgences, les infirmières étaient débordées et en sous-effectifs, en butte avec une clientèle de plus en plus bigarrée et agressive...ceci illustre le désespoir de cette fonction publique hospitalière, gérée par des incompétents, serviles d’un pouvoir gauchiste lui*eme incompétent, pendant des dizaines d’années, et les personnels étaient (sont et seront) les premières victimes de cette incompétence. La deuxième victime, c’est les budgets qu’il faut maintenir d'année en année, coûte que coûte, afin de faire croire au ministère qu’il faut les maintenir...le pire du socialisme, quoi!
DANIEL74000
- 11/01/2018 - 08:47
cause et conséquence
Le problème de l'hôpital publique est qu'il n'est pas géré comme tout ce qui est publique ! Priorité aux gaspillages des copains/coquins au lieu de l'investissement. Les cliniques privées ont des résultats. Ne pas chercher la cause ou la solution dans les pays étrangers !! La santé n'a pas de prix et doit être un droit pour tous mais elle a un coût et c'est le devoir de tous
gerard JOURDAIN
- 10/01/2018 - 15:19
quand la stratégie est décidée.....
il n'y a plus de choix possible..
pas de privatisation....donc, il faut optimiser les ressources d'état....
va pas faire bon tomber malade pendant cette décennie....