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Jacques Attali : "Il faut profiter de la crise et de la présidentielle pour enfin réformer la France"
Publié le 06 avril 2012
Son rapport publié en 2008 pour "libérer la croissance" n'a que partiellement été mis en œuvre au cours de ce quinquennat. Mais pour Jacques Attali, la crise et la présidentielle offrent une fenêtre de tir idéale pour réformer la France en profondeur.
Jacques Attali est un économiste, écrivain et haut fonctionnaire.Ancien conseiller de François Mitterrand puis président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il dirige actuellement PlaNet Finance et a présidé la Commission...
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Son rapport publié en 2008 pour "libérer la croissance" n'a que partiellement été mis en œuvre au cours de ce quinquennat. Mais pour Jacques Attali, la crise et la présidentielle offrent une fenêtre de tir idéale pour réformer la France en profondeur.

Atlantico : Vous aviez publié en janvier 2008 un rapport qui comportait 316 propositions pour « libérer la croissance française ». Avec la perspective de l’élection présidentielle, et alors que la crise réduit cette croissance à une peau de chagrin, quel bilan tirez-vous de l’action menée suite aux travaux de la commission que vous présidiez ?

Jacques Attali : Nous avions effectivement formulé 316 propositions dans le premier rapport de 2008, puis réalisé un point d’étape en 2010. Bien des choses ont été faites : la rupture du contrat de travail à l’amiable, la réforme de l’université avec la création de pôles d’excellence,  les investissements d’avenir, la RGPP, une partie de ce que nous avions proposé sur la réforme du logement,  et  la réforme des retraites qui va dans le sens de ce que nous avions formulé (même si elle ne va que jusqu’en 2017, alors que nous aurions aimé qu’elle aille plus loin et qu’elle soit plus juste ).

Ainsi, de nombreuses mesures entreprises au cours de ces cinq dernières années sont explicitement tirées de notre rapport… même si – et c’est humain – les ministres qui ont mené ces réformes n’ont pas fait référence à nos travaux.

Certes, tout n’a pas été fait tel que nous l’aurions souhaité : par exemple, la rupture du contrat de travail à l’amiable n’avait de sens  pour nous que si elle était mise en œuvre en même temps que la formation des chômeurs, ce que nous avons appelé le « contrat d’évolution ». Ce point vient d’ailleurs d’être repris dans les programmes des deux principaux candidats.  De même, le choix d’un quatrième opérateur mobile a été mené en dépit du bon sens, en privilégiant une sorte de dictature de la concurrence, c'est-à-dire des consommateurs, au détriments de l’intérêt des salariés. La concurrence ne doit pas être l’alpha et l’oméga. Elle peut être désastreuse si elle interdit la construction de champions industriels.

Par ailleurs, de nombreuses propositions n’ont pas été mises en œuvre. La  principale portait sur la maitrise de la dette publique. En 2010, nous avions dit qu’il fallait trouver 90 milliards lors des années 2011, 2012, 2013, et nous avions  fourni un programme  très détaillé pour y parvenir : il fallait 30 milliards par an, deux tiers sous forme  d’économie, un tiers sous forme de recettes nouvelles. Au final, seuls 10 milliards – peut-être 20 – ont été trouvés. Pourtant, ces mesures avaient été validées au sein de notre commission par consensus unanime de tous,  venus de gauche et de droite.  C’est pour moi un regret considérable : si cela avait été mis en œuvre immédiatement, la France aurait  gardé son AAA et nous ne serions pas à la veille d’une attaque virulente des marchés contre la France.

Parmi les autres réformes majeures qui n’ont pas été menées : celle, si urgente, de l’école primaire, la réforme de l’Etat (suppression du département), la réforme des taxis, la  réforme  du principe de précaution dans la Constitution, l’augmentation de l’espace constructible, pour faire baisser le cout du logement  ; et, surtout, la réforme fiscale, pour privilégier le mouvement contre la rente.  

L’une des ambitions de votre rapport de 2008 consistait à « construire une société de plein emploi ». Sur ce point, les politiques menées semblent en échec. Est-ce encore possible aujourd’hui de parler de « plein emploi » ?

C’est tout à fait possible ! Un très bon rapport de McKinsey paru ce jeudi montre que l’on va rencontrer non pas un problème d’emplois, mais de formation. Il va nous manquer dans les 10 ans qui viennent 2,3 millions de diplômés et on aura en parallèle, le même nombre de chômeurs fautes de diplômes. C’est la question de la formation, initiale et permanente, des jeunes, des actifs et des chômeurs, qui reste donc déterminante. Il faut tout repenser.

Certaines des propositions de votre rapport ont été depuis évoquées à l’étranger mais semblent pourtant ignorées en France (le Premier ministre suédois a ainsi évoqué récemment la possibilité de laisser le libre choix aux Suédois de poursuivre une activité après 65 ans, comme vous le préconisiez). Comment l'expliquer ? 

Je connais beaucoup de gens pour qui la perspective de partir en retraite est une tragédie. Je rêve d’une société où tout le monde revendiquerait l’allongement de la durée du travail, parce que ce travail serait créatif, libre, désaliénant, socialement utile, source de découverte de soi. Donc, permettre de travailler plus longtemps à ceux qui le souhaitent serait nécessaire.

Dans notre commission figuraient un ancien Secrétaire général de la CFDT, des gens influents de la CGT, le président de la commission économique du Medef, des économistes proches du  parti socialiste. Et pourtant il y avait une unanimité sur ce point. Comme il y avait unanimité pour penser que l'immigration est nécessaire a la France.

Mais pourquoi une telle unanimité peine-t-elle à se retrouver dans l’action ?

Parce qu’on ne réforme en France que dans les trois premiers mois d’un mandat présidentiel et/ou dans une période de crise. Notre pays n’accepte la réforme que de façon globale, rapide et cohérente.

La dernière réforme globale de ce genre date de 1981. Pourquoi ? Parce que François Mitterrand a mené toutes ses réformes promises dans son programme en moins de trois mois. S’il ne les avait pas faites alors, il n’aurait jamais pu les mener. Et même au bout de trois mois, sa popularité avait commencé à baisser. La plupart de ces réformes n’ont d’ailleurs pas été remises en cause par les gouvernements de droite qui lui ont succédé.

Nicolas Sarkozy avait également mené de nombreuses réformes de front au début de son mandat et avait été critiqué pour une telle cadence…

On peut contester les réformes qu’il a menées – essentiellement des réformes fiscales favorables aux plus riches – et surtout affirmer  il n’y avait pas de réformes de structure : celles-ci ne figuraient pas dans son programme et c’est notre rapport qui lui en a fournies. Il eut été simple de dire « ce rapport est désormais là, je l’applique ».  Il l’a d’ailleurs dit publiquement. Mais il ne l’a pas fait.  Et il a manqué une occasion unique de réformer le pays. Sans doute parce que nos propositions étaient trop audacieuses, trop à gauche, pour beaucoup d’entre elles, et parce qu’elles n’ont été proposées qu’un an après son arrivée au pouvoir. 

L’alibi du déclenchement de la crise n’est pas crédible : on réforme beaucoup plus facilement en période de crise qu’en période d’abondance, pendant laquelle personne ne sent l’urgence de l’action.  Depuis cinq ans, on a préféré, en France comme dans beaucoup d’autres pays, laisser filer la dette publique plutôt que de réformer pour créer les conditions d’une croissance durable.  

Vous évoquiez la nécessité d’une crise ou d’un début de mandat pour mener à bien les réformes en France. A un mois de la présidentielle, ces deux points semblent réunis…

Certes, mais que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande, la situation sera difficile. Comme c’est le cas dans chaque pays européen, après les élections, une petite fenêtre d’opportunité s’ouvrira, sous l’œil méfiant des marchés. La dette publique est détenue aux deux tiers par des étrangers. Ils vont bientôt exiger qu’on crée les conditions pour les rembourser.

Après les élections  présidentielles et législatives, qui que ce soit qui l’emporte, il faudra demander à la Cour des comptes un rapport sur l’état de la France. En particulier sur l’état des finances publiques. Ce rapport dira la situation catastrophique et l’urgence de la remise en ordre ;  les taux d’intérêt le diront aussi. Il faudra alors lancer les réformes depuis trop longtemps en souffrance. Je pense notamment à la réforme fiscale,  à la formation des chômeurs, à la réforme des collectivités locales (c'est-à-dire à leurs regroupements), à l’augmentation de l’espace constructible, à la remise en ordre des finances publiques, à la réforme de l’école primaire, à l’élimination des rentes de situation,  et tant d’autres, depuis trop longtemps retardées.

Parmi ceux qui veulent réformer, le clivage majeur entre la gauche et la droite tient essentiellement à la conception que l’on peut avoir de la fiscalité, ainsi qu’au distinguo entre le « moins de dépenses » et le « plus d’impôts ».

Entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, qui est le plus à même de mettre en œuvre les mesures que vous préconisez ?

François Hollande  me semble le plus à même de mener ces réformes extrêmement lourdes parce qu’elles nécessitent une perception de justice fiscale et sociale que le président sortant ne pourra plus incarner. Je ne sous estime pas pour autant les très grandes qualités de Nicolas Sarkozy, qui reste pour moi un ami personnel. Il a apporté au pays un dynamisme, et lui a fait prendre conscience de la nécessité de se réformer.

Il a aussi géré avec efficacité la présidence française de l’union européenne. En fait, ironiquement, la droite pourrait même penser que c’est dans son intérêt que la gauche gouverne : elle aime toujours laisser  la gauche faire  le « sale boulot » ! Et aujourd’hui, gouverner sera la meilleure façon de se rendre impopulaire.

Si François Hollande est élu, connaitra-t-il des difficultés à réformer du fait de la nécessité pour lui de tenir compte de Jean-Luc Mélenchon ?

C’est en effet un obstacle. Mais il faut voir également ce qui pourrait se passer dans l’hypothèse inverse : si Nicolas Sarkozy emporte l’élection, le leader du Front de Gauche deviendra alors le patron de l’opposition ce qui pourrait susciter un blocage encore plus sérieux.

 

Quels sont les blocages de la société française pour pouvoir mener des réformes ?

D’abord, la « réforme » n’est pas bonne en soi. Il y a des bonnes et des mauvaises réformes. Démanteler les services publics n’est pas une bonne réforme.  Je préfère parler des blocages de la France face à la modernité.

Et des blocages, il y en a partout ! Plus les gens sont puissants plus ils sont en mesure de protéger leurs rentes. Celles-ci peuvent correspondre à des rentes de situation dans les administrations, dans les monopoles, dans les héritages, par exemple. La France est un pays de rentes, pas de profit. C’est aussi un pays qui appartient aux plus âgés et non aux plus jeunes : il n’est pas normal que, comme aujourd’hui,  les retraités gagnent plus que les salariés du public qui gagnent plus que les salariés du privé. La hiérarchie devrait être l’inverse ! Il n’est pas normal que tant de rentes soient instituées, dans le privé comme dans le public. Elles empêchent la France de mettre en œuvre toutes les capacités de ses habitants.

Mario Monti, lui, applique les conclusions du rapport de cette commission dont il était membre. Un membre incroyablement actif : il fut présent à toutes les réunions que nous avons faites et qui se sont déroulées quasi quotidiennement pendant six mois. Il les applique en Italie, bien sûr, et toutes proportions gardées : la situation italienne n’est pas la même que celle que connait la France. En outre, il se retrouve aujourd’hui dans une situation particulière : il mène un gouvernement de crise, un gouvernement démocratique, à qui tous les pouvoirs ont été confiés.

Que faire pour réformer la France face aux nombreux blocages que connaît notre pays ?

Il faut en premier lieu  avoir un projet. Et pour moi, le seul projet ayant du sens serait d’inscrire la France dans une Europe juste, moderne, ouverte, et socialement durable. Pour assurer la croissance de demain, il faudrait insister sur l’Europe et la francophonie.

L’Europe, parce que l’euro disparaîtra lors du prochain quinquennat si l’on ne passe pas à une étape supérieure d’intégration européenne par une fiscalité européenne, un budget fédéral et des bons du trésor européens pour mener un grand emprunt européen sur le modèle du grand emprunt français…

Il faut ensuite agir vite. Une majorité parlementaire doit mettre en œuvre les réformes principales en trois mois.

Vous aviez déjà prévu la fin de l’euro pour Noël dernier…

J’avais indiqué que l’euro disparaitrait avant Noël si la Banque centrale européenne n’intervenait pas. Elle est intervenue le 23 décembre. Mais la BCE ne peut rien  faire  de plus que donner du temps aux politiques pour décider. Sans avancer fédérale pendant le prochain quinquennat, l’euro disparaitra.…

Quid de la francophonie ?

La francophonie est un enjeu essentiel, même si beaucoup le pensent anecdotique. Il est même absolument fondamental pour la croissance française parce que l’avenir appartient aux services et au monde d’internet : si Google est numéro 1 mondial, c’est parce que la base de consommateurs pratiquant la langue anglaise est importante.

200 millions de personnes dans le monde parlent français comme première langue. Si nous sommes capables de préserver notre capacité à enseigner le français comme première langue en Afrique, et à attirer en France l’élite francophone de ces pays, il pourrait y avoir 600 millions de locuteurs français sur la planète. Nous sommes la seule langue dont le nombre de locuteurs peut tripler. C’est un formidable facteur de croissance.

Propos recueillis par Aymeric Goetschy

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NYOR
- 13/04/2012 - 02:20
VeliVos
Pourquoi êtes vous toujours sur la défensive quels que soit les sujets abordés ?
En tête de l'artilce : "De son vivant, seul un entretien et un texte furent publiés, respectivement dans Fakir et Marianne2."
Article publié dans Fakir N°40, mars 2009.1) Précisons toutefois que la dernière intervention de Maurice Allais a bien été publiée dans Marianne (version papier) et non dans Fakir.
Vous lisez définitivement trop vite.
Ensuite, idem pour Bayrou. Est-il si difficile d'admettre que vous vous êtes trompé ? Cela n'a rien d'humiliant.
Et vous ne pouvez pas non plus vous empêcher de balancer une vanne à la fin. Allez, je vais vous taquiner : la colère est un des 7 péchés.
VeLiVoS
- 12/04/2012 - 07:57
Quant à JFK ...
je suis assez d'accord qu'il aime le paradoxe, et c'est en cela que je l'apprécie car son journal apporte quelques idées pertinentes, parfois contradictoires avec les votres d'ailleurs (voir le lien ci-dessous sur Pie XII).
VeLiVoS
- 12/04/2012 - 07:53
@nyor, vous savez regarder sur internet ??
L'article que vous me proposez a été écrit le 10/10/10.
Pour info, Maurice Allais est mort le 09/10/10; Coincidence des dates sans doutes ? plus sérieusement, si cet article n'est pas un article posthume (le titre est qd même éloquent non), je ne sais pas comment l'appeler.
Quant à la naissance de l'€, et donc le moment idéal pour interroger ce grand économiste, je pense que ce n'était pas en 2010, non ? de mémoire plutôt début 2000.

Alors, je ne sais pas si vous vous foutez de moi par vos propos et la discussion perd de son intérêt, ou si vous avez un pb de réflexion et là il y a matière à vous faire revenir dans le droit chemin mais franchement, attendre la mort de Maurice Allais, en 2010, pour sortir un entretien avec lui, attendre 2010 pour interroger un prix Nobel recu dans les années 90 de mémoire, cela s'appelle pour moi du foutage de gueule.
Mais c'est vrai qu'Attali est tellement plus intéressant, et dans la bienpensance en plus, c'est parfait !

Quant à Bayrou, je ne tire pas sur les ambulances => sans commentaire.