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© BORIS ROESSLER / DPA / AFP
© BORIS ROESSLER / DPA / AFP
Money time

Objectif inflation : la Fed et la BCE font-elles monter les prix ou monter la bourse ?

Publié le 30 octobre 2017
Ou font-ils monter l'immobilier ?
Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Jean-Paul Betbeze
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Ou font-ils monter l'immobilier ?

Atlantico : La Fed et la BCE font-elles monter les salaires, l’immobilier ou la bourse ?

Jean-Paul Betbeze : la bourse, puis l’immobilier, puis les salaires, bientôt… Et pourtant, la Fed, la Banque centrale américaine, fait tout son possible ! Elle a deux objectifs, bien différents : le plus haut niveau d’emploi compatible avec la stabilité des prix, définie comme 2% d’inflation à moyen terme. On peut dire qu’elle réussit à moitié, ou étrangement, avec un taux de chômage de 4,2%, le plein emploi, mais avec une inflation sous-jacente (hors produits volatiles) encore à 1,5%. Les salaires horaires montent de 2,4% seulement. Nous n’avons donc plus, aux Etats-Unis, les hausses de salaires à 4% des hauts de cycles précédents, même si nous avons à peu-près le même taux de chômage. La croissance « fait » moins d’emploi, cet emploi « fait « moins » de salaire et ce salaire « fait » moins d’inflation. 

Donc, aux Etats-Unis, la Fed persiste. Elle maintient sa politique monétaire « accommodante »,  pour obtenir 2% d’inflation en essayant de pousser plus d’Américains vers le marché du travail. Les taux courts sont à 1,25 % et le taux à 10 ans est 2,4%. Donc les taux courts sont négatifs en termes réels et les taux longs à un minimum historique. L’objectif de la Fed est que les entreprises empruntent (en banque ou plus encore sur le marché) pour augmenter leur rentabilité en investissant, puis en embauchant. Donc les salaires augmentent, puis l’inflation. Mais, avec ces taux d’intérêt si bas, les profits des entreprises montent certes, sans être pour autant entièrement réinvestis : les entreprises restent très liquides. Les plus grosses, portées par la révolution technologique en cours, atteignent des valeurs très élevées et continuent d’augmenter. Inutile de placer dans des bons d’état qui rapportent 2,4% sur un an, si la bourse le fait en une semaine ! Mieux vaut des monopoles mondiaux liquides !

Le Dow Jones  est ainsi passé de 18 600 le matin de l’élection de Donald Trump à 23 440 actuellement : +26% ! Quant à l’immobilier, il bénéficie de ces taux longs très bas, puisqu’un même remboursement mensuel permet d’acheter plus beau et plus grand. Le prix de vente médian d’une maison neuve est actuellement de 320 000 dollars, contre 220 000 en 2010 à la sortie de crise et 280 000 en 2007-2008, son plus haut précédent. Au fond, sur un an, acheter un bon d’état américain rapporte 2,4%, une maison augmente d’au moins 10 % et la bourse américaine de 30%. 

La baisse des taux court et long a fait monter l’inflation, mais pas celle qu’on voulait, pas celle des salaires et du coût de la vie. Elle est passée dans le prix du mètre carré et dans celui des titres ! A continuer ce jeu, on alimente une bulle immobilière et boursière, jusqu’à ce que 2% s’ensuive. Avec alors les risques de remontée des taux courts et longs pour des entreprises et des ménages trop endettés, dans une économie qui peut ralentir trop vite, sinon tomber en récession. Aujourd’hui, Donald Trump « pousse la machine » par la déréglementation et la baisse des taux d’impôts au-delà de sa limite « normale », signalée par le plein-emploi qu’elle a atteint grâce à la baisse des taux d’intérêt. 

Et en Europe, avec la BCE ? C’est la même logique, plus compliquée dans un contexte entièrement différent, avec plus de risques. La BCE a un seul objectif, l’inflation à 2% dans toute la zone à moyen terme, à un an et demi. Mais aujourd’hui, l’inflation est à 1,5%. L’an prochain elle sera à 1,2%, avant de revenir à 1,5%  en 2019. Nous n’y sommes donc pas. Ce qui permet à Mario Draghi de continuer sa politique exceptionnelle d’achat de bons du trésor et de titres privés, pour un total de 2 500 milliards d’euros actuellement, avant de l’arrêter en 2019, à 2 750 milliards environ. La logique de la BCE est encore plus forte que celle de la Fed. Elle passe par le crédit aux entreprises, la zone euro étant en effet une économie de financement bancaire. Les crédits y représentent 89% du PIB de la zone, contre 14% aux Etats-Unis. Des taux plus bas devraient y pousser à plus de crédit, puis à plus d’investissement, d’emploi, de hausse de salaires et finalement d’inflation. 

Mais la zone euro est encore plus fractionnée et différenciée que les Etats-Unis. L’Allemagne est ainsi en plein-emploi, avec un taux de chômage de 3,6% et une inflation à 1,8% seulement. Mais 1,8%, c’est aussi le taux d’inflation de l’Espagne, avec un taux de chômage de 16,4% ! Et la France a 1,1 % d’inflation, pour 9,5% de taux de chômage. Les taux d’inflation se rapprochent peut-être, mais pas les taux de chômage.

La BCE ne cherche pas le maximum d’emploi (heureusement et ce n’est pas son mandat),  mais à guider la croissance par ses prévisions d’inflation. Or les économies de la zone sont encore très différentes : penser que les prix vont monter ne « fait » pas monter partout la croissance et les salaires ! Un même taux d’intérêt bas n’y réduit pas les écarts de situation, au contraire, sans l’appui de réformes. C’est tout le problème. Ainsi, le taux allemand à 10 ans s’établit à 0,4% en Allemagne, où le prix du mètre carré augmente de plus de 10% l’an, et où la bourse gagne 24% sur un an. Quand les taux baissent pour investir plus et embaucher plus, dissuadant de l’épargne liquide puis obligataire, restent l’immobilier et la bourse. Mais les ménages européens qui se sentiront ainsi plus riches, vont-ils prendre plus de risques en finançant l’innovation ou bien acheter des titres qui ont déjà beaucoup monté ? L’effet richesse est-il aventureux, ou conservateur ?

La Fed a sauvé la bourse américaine, et Donald Trump veut continuer à la soutenir par la déréglementation et la baisse des impôts. Un jeu dangereux en plein emploi. La BCE, aussi, a aidé la bourse. Elle va continuer, n’ayant pas vraiment le choix. Mais, en même temps, elle creuse les écarts nationaux – par la bourse, et régionaux – par l’emploi et l’immobilier, comme on le voit en Catalogne et en Lombardie. C’est un jeu plus dangereux encore, faute de réformes suffisantes. La plus belle banque centrale du monde ne peut donner que ce qu’elle a.

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