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Amis Français, regardez vers Londres, c'est le moment!

Publié le 25 septembre 2017
Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraeli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXè siècle.
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Benjamin Disraeli (1804-1881), fondateur du parti conservateur britannique moderne, a été Premier Ministre de Sa Majesté en 1868 puis entre 1874 et 1880.  Aussi avons-nous été quelque peu surpris de recevoir, depuis quelques semaines, des "lettres de...
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Lettre de Londres mise en forme par Edouard Husson. Nous recevons régulièrement des textes rédigés par un certain Benjamin Disraeli, homonyme du grand homme politique britannique du XIXè siècle.

Londres, 

Le 24 septembre 2017, 

 

Mon cher ami, 

 

Un peu de "Schadenfreude" ne peut pas nuire! 

 

Vous connaissez ce mot allemand: "Schadenfreude", la satisfaction , sinon la joie, que nos cousins d'au-delà du Rhin éprouvent quelquefois quand ils voient leur ennemi dans la panade. La joie, légitime ou non, que l'on éprouve devant le malheur d'un impudent ou d'un méchant personnage est à vrai dire un réflexe bien universel. Et nos amis allemands savent combien l'envie (Neid) est une tentation qui ronge leur corps social: ils ont noté avec lucidité, dans leur vocabulaire, que l'envieux peut quelquefois faire preuve de triomphalisme. 

A vrai dire, c'est plutôt une détestation tenace que m'a toujours inspirée Madame Merkel. Je n'ai jamais supporté qu'elle trahisse à ce point l'esprit conservateur qui a fondé le parti chrétien-démocrate allemand. Adenauer, premier chancelier de la République Fédérale après la Seconde Guerre mondiale et Franz-Josef Strauss, l'extraordinaire Pater Bavariae (père de la Bavière) des années 1950 aux années 1980, ont créé une famille politique solide, s'appuyant sur le meilleur du patriotisme, des valeurs familiales et de l'esprit d'entreprise. Je ne partageais pas la vision fédéraliste européenne d'Helmut Kohl mais je ne vois pas qu'il ait trahi le pacte fondateur du conservatisme allemand. Tout ceci aura été mis à bas, en moins de vingt ans, par "Angie". Elle a déraciné son parti du centre-droit pour l'emmener vers le centre-gauche. Une politique d'accueil de réfugiés mal pensée (2015), une sortie intempestive de l'énergie nucléaire (2011), une politique européenne désastreuse qui aboutit à la "mezzogiornification" de l'Europe du Sud (depuis 2009): ce ne sont que quelques-uns des motifs que j'ai d'aborrher cordialement cette femme. Au fait, savez-vous ce que je lui pardonne le moins? Moi l'Anglican et descendant de Juifs italiens, je ne lui pardonne pas l'hostilité qu'elle a plusieurs fois ouvertement affichée vis-à-vis du pape Ratzinger: non seulement parce que je ne trouve rien de plus stupide que de ne pas s'appuyer sur un pape allemand quand on est le chef du gouvernement allemand; mais aussi parce que cet homme voulait ramener la beauté et la solennité dans le culte romain et avait le sens du sacré. En le critiquant publiquement "Angie" allait démagogiquement dans le sens de tous ceux qui veulent expulser la beauté et la transcendance du monde moderne. 

Alors, oui, j'éprouve une certaine "Schadenfreude" ce soir. Voir Madame Merkel à huit points en-dessous de son score de 2013 me semble être une rétribution méritée pour celle qui a oublié le précepte de Franz Josef Strauss selon lequel il ne devait émerger aucune force politique à droite de la CDU et la CSU. C'est surtout Horst Seehofer, le ministre-président de Bavière et chef de la CSU, qui paie justement sa lâcheté depuis l'automne 2015. Il a maugréé contre la politique merkelienne d'accueil bâclé d'un million de réfugiés mais il n'a jamais eu le courage de s'y opposer. L'Histoire ne pardonne rien aux poltrons. 

Un renouveau du conservatisme en Allemagne? 

 

Les jours d'Angela Merkel à la tête d'un gouvernement allemand sont comptés. Je ne doute pas qu'elle réussisse à former une coalition avec son astuce habituelle. Mais comme le SPD ne veut plus être au gouvernement, il va falloir beaucoup de patience pour faire s'entendre les Verts et les Libéraux. Et le gouvernement de coalition sera fragile car une partie de la CDU et toute la CSU vont plaider pour un retour au conservatisme. L'obsession de la CDU et de la CSU sera, dans les quatre ans qui viennent, de reprendre des voix à l'AfD populiste. Il est probable que le nouveau gouvernement décidera peu, pour mieux dissimuler les tiraillements profonds qui le traverseront. Les chrétiens-démocrates vont commencer dès demain à préparer l'après-Merkel et les chrétiens-sociaux de Bavière l'après-Seehofer. 

Certains vont sans doute compter sur le manque d'expérience de l'AfD et espérer que la respectabilité des partis de gouvernement l'emporte à la fin. Mais c'est sans comprendre ce que révèle le vote pour l'AfD aussi bien que le score désastreux du SPD: l'Allemagne a perdu ce qu'on appelait naguère les "Volksparteien", c'est-à-dire des partis disposant d'une large assise populaire. Lorsque Gerhard Schröder a déserré une partie des contraintes qui pesaient sur la finance allemande et mis en place une politique de réduction des indemnisations aux chômeurs en même temps que de compression des coûts salariaux, il a profondément affaibli son parti, le SPD. Il l'avait pris à 38% en 1998 et l'avait laissé à 35% en 2005. Or, loin de tirer les leçons de la non-reconduction de Gerhard Schröder en 2005, le SPD a loyalement appliqué la politique de l'ancien chancelier, en particulier en gouvernant huit ans avec Madame Merkel. Et il est tombé, douze ans plus tard, à 20%. 

C'est le peuple qui s'éloigne du SPD et de la CDU/CSU. Aux deux dernières élections (2009 et 2013), l'électorat populaire s'était réfugié dans l'abstention. Madame Merkel avait été réélue à chaque fois avec une participation électorale autour de 70%, taux historiquement bas dans un pays qui était connu jusque-là pour ses taux de vote plus élevés qu'ailleurs. Or, en 2017, la participation a remonté à 75% et l'AfD n'est pas loin des 14%. Il va falloir regarder de près les statistiques et les cartes électorales pour confirmer le lien entre électorat populaire et résultat de l'AfD. Mais il ne fait aucun doute pour moi que c'est l'éloignement du conservatisme de la part de Madame Merkel qui a causé l'irruption du populisme. Madame Merkel sera moins bien placée, désormais, pour critiquer Donald Trump et se poser en "chef du monde libre". Surtout, son inévitable affaiblissement à la CDU peut nous laisser entrevoir un retour de ce parti à ses racines. 

Où en est-on à Paris? 

Quelque chose me dit qu'à Paris, je veux dire à L'Elysée et à Matignon, on doit être tétanisé, au lieu de se réjouir. Enfin, devrait-on se dire, la France va pouvoir secouer les dogmes européens et mettre l'Allemagne devant le choix de sauver "l'Europe" ou de perdre la France. Et comme il est probable  que Madame Merkel n'aura plus l'autorité politique pour imposer un cours européen et aller à la rencontre du président fgrançais, et bien c'est tout le système qui va entrer en turbulence. La prochaine crise de l'euro sera beaucoup plus difficile à gérer pour une Merkel affaiblie. Ses partenaires libéraux de coalition ne la laisseront pas aussi facilement donner son aval à une politique de "quantitative easing". Les gouvernants français devraient donc dès ce soir commencer à travailler le plan B. 

Ce plan B, il est tout tracé, d'ailleurs. Il s'agit de se rapprocher de Londres. Rapprochement est une litote dans ma bouche. Il n'y aura sans doute pas de gouvernement allemand avant le mois de décembre. Emmanuel Macron a donc deux à trois mois pour bouleverser les repères. Au moment où le chômage n'a jamais été aussi bas depuis les années 1970 en Grande-Bretagne, n'est-il pas temps de sortir du dogmatisme? Le Brexit n'a pas tué l'économie britannique; il l'a revigorée. La France devrait en tenir compte, elle qui ne cesse, depuis 1983, d'aligner en vain sa politique monétaire sur celle de l'Allemagne: vous autres Français n'y avez gagné que du chômage, beaucoup de chômage, et la paralysie de votre formidable potentiel d'entrepreneuriat et d'innovation. Theresa May vient de prononcer un discours conciliant sur le Brexit. Emmanuel Macron saura-t-il en tirer les conséquences? En un moment où l'Europe continentale est exsangue du fait d'une politique monétaire erronée, n'est-il pas temps d'élargir l'horizon français? Est-ce vraiement raisonnable de laisser partir ce qui reste d'Alstom sous la coupe de Siemens? Comment se fait-il que votre Ministre de l'Economie et des Finances se soit opposé aussi bruyamment il y a quelques semaines à une prise de participation italienne dans les chantiers navals français mais que l'on laisse ainsi Siemens réaliser un vieux rêve, qui remonte à une bonne quinzaine d'années? 

Mon cher ami, je crains bien que les gouvernants français aient besoin de temps pour se déprendre du mirage du "modèle allemand'". En attendant, il nous va falloir proclamer fortement, à temps et à contretemps, l'urgence d'un rapprochement entre les deux Etats les plus anciens du continent, la France et la Grande-Bretagne. 

En tout cas, savourez cette fin de soirée. Voici que la forteresse libérale est encore un peu plus ébranlée.  

Fidèlement, votre très dévoué 

Benjamin Disraëli 

 

 
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Commentaires (1)
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hermet
- 25/09/2017 - 12:39
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