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Tout est relatif

Qu'est-ce qu'un riche ?

Publié le 25 mars 2012
Les riches du privé sont pointés du doigt, mais il existe également une catégorie de la population qui s'enrichit grâce à l’État et aux contribuables Jean-Philippe Delsol dénichent ceux-là ."A quoi servent les riches ? "cherche à démontrer qu'il faut récompenser l'initiative et favoriser la richesse pour réduire la pauvreté. Plus le nombre de riches augmente, moins on a de pauvres. Extrait 2/2
Jean-Philippe Delsol est avocat fiscaliste et président de l'Iref (Institut de recherches économiques et sociales).Il est l'auteur de l'ouvrage L’injustice fiscale ou l’abus de bien commun (publié en février 2016 chez Desclée de Brouwer). 
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Jean-Philippe Delsol
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Jean-Philippe Delsol est avocat fiscaliste et président de l'Iref (Institut de recherches économiques et sociales).Il est l'auteur de l'ouvrage L’injustice fiscale ou l’abus de bien commun (publié en février 2016 chez Desclée de Brouwer). 
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Les riches du privé sont pointés du doigt, mais il existe également une catégorie de la population qui s'enrichit grâce à l’État et aux contribuables Jean-Philippe Delsol dénichent ceux-là ."A quoi servent les riches ? "cherche à démontrer qu'il faut récompenser l'initiative et favoriser la richesse pour réduire la pauvreté. Plus le nombre de riches augmente, moins on a de pauvres. Extrait 2/2

On n’arrête pas de parler des riches. En général pour les accuser et les taxer[1]. Le riche est mis au pilori. Il est haï, accusé, voire condamné. Le riche est une victime expiatoire. C’est louche de devenir riche aujourd’hui. D’un côté, le riche est culpabilisé, suspecté d’être devenu riche en « prenant » ou en « volant » aux autres. Il faut donc lui faire rendre l’argent ou au moins le partager. De l’autre, on l’accuse d’être à l’origine de la crise économique, il est le bouc émissaire parfait. Mais, au fait, qu’est-ce qu’un riche ? Car tout le monde n’est pas Mme Bettencourt.

Pour François Hollande, à partir de 4 000 euros par mois, on est riche. Pour l’intransigeant Jean- Luc Mélenchon, gagner plus que le SMIC, c’est déjà une forme de richesse. Tous les deux entrent largement dans cette catégorie en bénéficiant, en plus, des multiples privilèges des élus payés par les contribuables.

Pour Pierre Méhaignerie, député UMP et président de la Commission des affaires sociales, un riche est celui qui gagne plus de 12 500 euros par mois tandis que pour Gilles Carrez, député UMP et rapporteur de la Commission des finances, on est riche à partir de 83 500 euros mensuels. Cela fait une différence. Ce qui est commun, c’est la volonté de tous, députés de gauche et de droite, de taxer ces riches.

Mais à quoi reconnaît-on un riche ? Avec un patrimoine de 250 000 euros on peut être riche dans la Creuse et modeste – voire assez pauvre – à Neuilly. La notion de richesse est d’abord relative. En 2011, on est tous plus riches qu’en 1950. Le niveau de vie des Français a doublé depuis les années 1970. On a aussi plus de patrimoine immobilier qui a pris beaucoup de valeur ces dernières années. On peut très bien avoir un grand patrimoine et ne pas être riche. L’exemple le plus connu est celui des propriétaires de l’île de Ré soumis à l’ISF mais ayant très peu de ressources (certains étant même dépendants des minima sociaux). D’après les statistiques (INSEE), 2,9 % de la population française auraient des revenus disponibles supérieurs à 4 500 euros par mois et environ 250 000 ménages (les « richissimes ») gagneraient autour de 9 000 euros, soit moins de 1 % de la population. Contrairement à ce qu’on peut croire, les riches ne sont pas si nombreux en France. Les accuser de tous les maux, c’est leur donner plus de pouvoir qu’ils n’en ont. Dans son ouvrage, Philippe Villemus dresse le portrait d’un riche d’aujourd’hui. Il aurait entre quarante et cinquante ans, il serait francilien, diplômé, indépendant ou cadre, avec un conjoint actif et des revenus du patrimoine. À remarquer que les 1 % les plus riches sont concentrés dans la tranche d’âge des quarante à cinquante-neuf ans. Il y a très peu de personnes seules parmi les riches. Ils habitent dans la région parisienne (32 %) et sont diplômés de l’enseignement supérieur (45 % des riches et 55 % des richissimes).

Le problème se complique encore plus lorsqu’on parle du patrimoine des Français qui a crû en moyenne de 10 % par an depuis 1995. D’après l’INSEE, le patrimoine des Français s’élevait à 9 275 milliards d’euros en 2009[2]. Ce patrimoine se compose à 69,2 % d’actifs non financiers (terrains et logements). Le reste, c’est le portefeuille financier : obligations, actions (environ 27 % du patrimoine) et autres (objets d’art et de collection…). Environ 60 % des Français ont une assurance vie, ce qui représente au total plus de 1 000 milliards d’euros, utilisés largement pour souscrire des obligations d’État et pourvoir ainsi abondamment de liquidités un État surendetté. Alors, a-t-on besoin de riches ?

Comme la valeur du patrimoine a beaucoup augmenté, certains se sont retrouvés riches du jour au lendemain. Entre le début des années 1990 et la fin des années 2000, le prix des terrains a pratiquement triplé et celui des logements a plus que doublé. Et la hausse continue. Aujourd’hui, 57 % des ménages français sont propriétaires, soit 15 millions de foyers. Entrent-ils dans la catégorie des riches ? Le patrimoine moyen des Français s’élève à 165 070 euros. Ceux qui en possèdent plus sont-ils des riches ?


[1] Philippe Villemus, universitaire, fait le point dans un ouvrage d’une clarté absolue même si l’on ne partage pas toutes ses conclusions : Qui est riche ?, Éditions Eyrolles, 2007.

[2] Le patrimoine économique national en 2009, INSEE, juillet 2010

______________________

Extrait de A quoi servent les riches ? JC Lattès (21 mars 2012)

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (18)
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PASCONTENT
- 26/03/2012 - 18:10
Il y a des pauvres
parce qu'ils ne récoltent pas le juste fruit de leur travail.il y a des pauvres parce qu'ils sont malades ,il y a des pauvres parce qu'ils sont nés au mauvais endroit au mauvais moment,il y des pauvres parce que et parce que ,etc etc etc mais il y a aussi des pauvres parce que tout simplement ce sont des fainéants !!!!! que cela plaise ou pas .
Thierry5635
- 26/03/2012 - 12:51
Le seuil du riche selon Hollande
Il avait placé le seuil de la richesse à 4.000 € par mois il y a 5 ans. Ce seuil concernait déjà de nombreuses familles qui se considèrent seulement comme des Français moyens.
Et cette année, le seuil s’est singulièrement abaissé.
Comme Hollande entend s’attaquer aux heures supplémentaires et aux auto-entrepreneurs (des gens dont le revenu ne peut excéder 1.500 € par mois), gageons que le riche dans la nouveau programme socialiset, ce sera déjà l’ouvrier et l’employé qui essaie de travailler un peu plus que les autres pour s’en sortir.
Alors, le représentant des classes populaires, ce n’est sûrement pas Hollande. Les ouvriers, employés et artisans de ce pays ne font pas partie des classes qui importent au candidat Hollande. Au contraire, il veut les taxer et les empêcher d’améliorer leur sort !
Thierry5635
- 26/03/2012 - 12:44
La vraie définition du riche
J’entendais récemment un commerçant propriétaire de 2 boutiques et socialiste depuis l’école en raison de sa détestation viscérale des premiers de classe dire qu’il aurait préféré DSK plutôt qu’Hollande parce que DSK se serait attaqué aux plus riches que lui alors qu’avec Hollande, il était conscient que les petits patrons allaient en prendre plein la tête qu’il aurait du mal à garder ses 2 points de vente.
Et dès qu’il a eu le dos tourné, j’ai entendu une de ses vendeuses derrière son dos murmurer à une collègue, « avec les socialistes au pouvoir, ce porc n’est pas prêt de changer sa Mercedes » (une vieille Mercedes, pourtant). La vendeuse et le commerçant votent rouge mais ils n’ont pas la même notion du riche.
Mais l’un et l’autre sont de bons socialistes. Ils ne veulent pas une société meilleure, ils ne veulent pas partager ce qu’ils ont avec les moins favorisés, ils veulent partager ce qu’ont les autres. Ils donnent la vraie définition du riche et le programme politique qu’ils attendent : le riche c’est celui qui a un peu plus que moi. Et le programme que j’attends du PS, c’est qu’il faut tout lui prendre, à ce salaud de riche.