En direct
Best of
Best of du 10 au 16 octobre
En direct
ça vient d'être publié
light > Politique
Principe de précaution
Coronavirus : Brigitte Macron décide de se mettre à l'isolement pendant 7 jours après avoir été cas contact
il y a 4 heures 50 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"On purge bébé" de Georges Feydeau : un vaudeville comme on les aime

il y a 5 heures 29 min
pépites > Justice
Enquête en cours
Mort de Samuel Paty : le terroriste était en contact avec les auteurs des vidéos qui visaient l'enseignant
il y a 7 heures 9 min
pépites > Politique
Liberté d'expression
Les régions vont diffuser un livre de caricatures dans les lycées
il y a 8 heures 16 min
décryptage > Economie
Evolution de la pandémie

Panorama COVID-19 : maintenant, c’est l’Europe qui est la plus touchée par les nouveaux cas

il y a 10 heures 54 min
décryptage > France
Liberté d'expression

Pour une publication massive des caricatures

il y a 11 heures 14 min
light > Economie
Voiture propre
La Chine, leader dans le domaine des voitures électriques - avec 138 modèles sur son marché, contre 60 en Europe, et seulement 17 aux États-Unis - abrite aussi le premier constructeur mondial
il y a 11 heures 55 min
Alimentation
La Chine se met à aimer le lait après l'avoir ignoré pendant plusieurs générations
il y a 13 heures 4 min
décryptage > Terrorisme
Reculer pour mieux sauter

Professeur décapité : voilà ce que nous coûtera notre retard face à l’islamisme

il y a 13 heures 37 min
décryptage > Finance
Impact de la pandémie

Les courants qui nous mènent droit à la déflation se font de plus en plus forts

il y a 14 heures 22 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Covid-19 et réchauffement climatique" de Christian de Perthuis : une analyse qui mérite un détour, comme tout témoignage sincère, mais avec ses limites

il y a 5 heures 13 min
pépites > Politique
Chaises musicales
Le rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité, Nicolas Cadène, devrait être remplacé
il y a 6 heures 19 min
light > France
Magie de Noël menacée
Covid-19 : le marché de Noël des Tuileries est annulé à Paris suite au coronavirus
il y a 7 heures 44 min
décryptage > Economie
Les entrepreneurs parlent aux Français

Choisir la mort ou la Mort. La France a fait son choix

il y a 10 heures 17 min
décryptage > International
MilkTea

« L’alliance du thé au lait » : le mouvement du refus de l’expansionnisme chinois s’étend en Asie

il y a 11 heures 7 min
light > High-tech
Justice
Instagram visé par une enquête de la Commission irlandaise pour la protection des données
il y a 11 heures 27 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Couvre-feu : et les meilleures solutions pour les télé-apéros sont...
il y a 12 heures 20 min
pépite vidéo > France
Lutte contre le fondamentalisme
Conflans-Sainte-Honorine : "Nous ne pouvons pas laisser faire ce genre de fatwas en ligne", selon Gérald Darmanin
il y a 13 heures 18 min
décryptage > Politique
Stratégie

LR contraint de s’allier à LREM pour survivre ? Les faux calculs de Christian Estrosi

il y a 14 heures 1 min
rendez-vous > Santé
Zone Franche
Coronavirus : le scandale caché du sous-investissement mortuaire
il y a 14 heures 39 min
Place aux mots

On refait l’émission : La "continuité" affichée par Hollande est-elle adaptée à une campagne qui change ?

Publié le 16 mars 2012
Le candidat socialiste était ce jeudi l'invité de l’émission politique de France 2 "Des paroles et des actes". Analyse de la rhétorique "hollandienne".
Christophe de Voogd
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christophe de Voogd est normalien et docteur en histoire, spécialiste des idées et de la rhétorique politiques qu’il enseigne à Sciences Po et à Bruxelles. Dernier ouvrage paru : « Réformer : quel discours pour convaincre ? » (Fondapol, 2017)...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le candidat socialiste était ce jeudi l'invité de l’émission politique de France 2 "Des paroles et des actes". Analyse de la rhétorique "hollandienne".

Règle première de la rhétorique : tout bon discours est de circonstance ! L’émission de France 2 « des paroles et des actes » de ce jeudi devait être l’occasion pour François Hollande d’adapter sa rhétorique à la nouvelle situation provoquée par l’égalité des scores de premier tour avec Nicolas Sarkozy. Exercice réussi ?

La guerre des valeurs continue !

Le premier point frappant qui a occupé tout le début du discours et a fait l’objet de « piqûres de rappel » tout au long de l’émission est resté dans la continuité du discours tenu jusqu’ici par François Hollande : la « guerre de l’ethos », c'est-à-dire du caractère et des valeurs qui oppose les deux principaux candidats.

Hollande n’a cessé de tracer un autoportrait en miroir inversé par apport à Sarkozy : « humilité », « sérénité » , « mesure », « rassemblement », « justice », et enfin empathie à l’égard de la « souffrance des Français », face à un rival présenté explicitement ou non, comme son contraire sur tous ces points. 

François Hollande a raison d’insister sur l’ethos, car sa personnalité est considérée comme plus représentative et plus sympathique que celle de Nicolas Sarkozy. Mais son ethos pose encore un sérieux problème, autour duquel l’essentiel du débat a tourné : la « crédibilité du chef » chez un homme qui n’a jusqu’ici pas tranché des questions essentielles.

Rhétorique défensive sur le fond...

Or, interrogé sur ces questions qui font mal (fiscalité, nucléaire, Europe) François Hollande a déployé les grands stratagèmes défensifs de la rhétorique : la contextualisation (« il faut replacer les 75% dans l’ensemble de la réforme fiscale » ; « il faut replacer le nucléaire dans l’ensemble de la politique énergétique ») et surtout la substitution, c’est –à dire le changement de sujet- dont on il a usé et abusé : interrogé sur les alourdissements fiscaux, il répond par la croissance ; sur la fiscalité des grandes entreprises, par celle des petites ; sur le coût du travail, par l’impôt sur les bénéfices ; sur les économies budgétaires, par une nouvelle décentralisation ; et sur l’OTAN, par l’Afghanistan !

On pourrait multiplier les exemples qui montrent la poursuite de la stratégie d’évitement du candidat socialiste. Certes, on aura eu au final –et au forceps- des précisions, partielles au demeurant, sur la tranche à 75% et les renégociations européenne et atlantique ; mais rien sur les questions capitales de la charge fiscale et des économies budgétaires, au cœur de l’agenda électoral.

… Et offensive contre Nicolas Sarkozy

A moins que le recours, plus intense que d’habitude, à l’attaque ad hominem ne soit parvenu à masquer les tours de passe-passe sur le fond. Attaque visant à la disqualification de l’adversaire interpellé longuement sur le thème : « vous qui avez augmenté la dette et le déficit,  comment osez-vous me faire la leçon ? »

Adversaire renvoyé à ses propres contradictions : « puisque vous voulez renégocier Schengen et les conventions fiscales, pourquoi ne pourrais-je pas renégocier le pacte de stabilité ?

Et enfin le sarcasme, version agressive de l’humour bien connu –et jusqu’ici masqué -de François Hollande, utilisé à l’égard de Jean-François Copé, « qui ne prend pas les grandes décisions et se bat pour 2017 ! » bref qui ne joue pas dans la cour de grands de 2012…  Il est vrai que ses adversaires ont prêté le flanc à cette contre-attaque. Nicolas Sarkozy en se montrant « eurocritique » à Villepinte et Jean-François Coppé en étant trop « invasif » dans le débat de jeudi soir.

Finalement, la rhétorique de François Hollande, à ce stade, est plutôt marquée par la continuité que par la rupture, avec les semaines précédentes, sarcasme en plus.  On le mesure à ce véritable « tic » qui est la signature rhétorique de François Hollande : le rythme ternaire (« redressement, justice   jeunesse »). En tout cas, l’effet recherché est clair : « moi, je suis dans la continuité et la fidélité avec moi-même ». Continuité qu’il faudrait démontrer sur le fond et qui est peut-être risquée dans une campagne qui, elle, change !

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
vangog
- 16/03/2012 - 19:28
L'anti-Sarkosysme primaire de Hollande
ne le rend pas "empathique" pour la plupart des Français, dont Sarkosy est le président, qu'il le veuille ou non. Et même en insistant et en s'infligeant un discours Hollandais, on ne peut que constater le manque d'empathie d'un homme qui triche avec son image et avec les mots: une grosse voix forcée, des attitudes empruntées et un discours haché feraient dire à un prof de théâtre: manque de sincérité, manque de spontanéité, manque d'humour, donc manque d'empathie!...
Nico Attal
- 16/03/2012 - 18:44
"L'éthos" se resserre autour du candidat Hollande
L'ethos est supposé être le point fort de Hollande. On voit bien qu'il n'en est rien. Sur les affaires crapuleuses intéressants le PS, dont il s'honore d'avoir été la figure de proue, Monsieur Propre n'a rien vu, rien entendu, rien dit, rien fait et tout laissé faire. Encore, les affaires connues du public ne sont-elles que la partie émergée de l'iceberg de la corruption socialiste car la gestion clientèliste des régions nous réserve sans doute beaucoup d'autres surprises.
NYOR
- 16/03/2012 - 18:09
toulonrct / Nico Attal / Petit poucet
Et Sarkozy les talonnettes ? On continue dans le débat de haute volée ? Le troll, d'accord avec vous sur DSK... Forcément tous complices. Surtout DSk qui fréquentait tous les milieux.
Nico Attal : on lui prête les lunettes de Sarkozy ? Celle qui lui ont permis de ne rien trouver à redire dans la gestion des hauts de seine des Pasquas et Balkany ? Mauvaise foi quand tu nous tiens...
Et Nicolas s'est aussi tu sur DSK.. Qui pourrait croire que le président, avec ses services généraux, ignorait quoi que ce soit de son plus dangereux candidat ? Petit Poucet, enfin quelqu'un qui réfléchit un peu... Mou et gentil et à la tête du PS après ces cinq dernières années ? Il faut être de la dernière naïveté pour le croire.