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Très chère Paris : est-elle devenue le nouveau Londres de l’immobilier ?
Publié le 01 juillet 2017
Alors que la capitale britannique pâtit de l’incertitude liée au Brexit, l’immobilier résidentiel parisien n’en finit pas de monter. Si Paris ne récupère pas toutes les activités qui seront délocalisées, elle est en tout cas en passe de prendre la place de Londres au niveau de l’attractivité immobilière.
Diplômée de l'Essec, Aude Kersulec est specialiste de la banque et des questions monétaires. Elle est chroniqueuse économique et blogueuse. 
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Alors que la capitale britannique pâtit de l’incertitude liée au Brexit, l’immobilier résidentiel parisien n’en finit pas de monter. Si Paris ne récupère pas toutes les activités qui seront délocalisées, elle est en tout cas en passe de prendre la place de Londres au niveau de l’attractivité immobilière.

L'écart se réduit entre les villes européennes les plus chères. Jusqu’en 2016, l’écart s’était creusé entre Londres et Paris, en faveur de la première. Les prix y avaient flambé – dépassant de 50% leur niveau d’avant-crise ; alors que ceux de Paris connaissaient une hausse continue, mais moins fulgurante. Aujourd’hui, la tortue serait en passe de rattraper le lièvre. Les tendances des deux métropoles par rapport à leur moyenne nationale le montre : les prix à Paris ont augmenté de 7,7% - contre 1,5% sur le pays.

A Paris, le prix du mètre carré s’élève à 8 942 euros en moyenne au 1er trimestre 2017, et pourrait dépasser la barre des 9000 euros/M2 pour le deuxième trimestre – deux arrondissements – le 6ème et le 7ème,  il est même supérieur à 12 000 euros/m2. Surtout, le nombre de transactions ne cesse de s’accroitre, +10% par rapport à l’an dernier, malgré peu de biens sur le marché.

De l’autre côte de la Manche, la tendance n’est pourtant pas à la baisse. Mais nuance, leur augmentation est moins forte qu’auparavant. Pour l’instant, leur sorte est suspendu pendant quelques années encore, le temps que les négociations pour la sortie de la péninsule de l’Union européenne se fassent, de façon plus ou moins dure.

En cause : le Brexit, mais pas seulement

Le Brexit vient ajouter à l’incertitude qui touche le marché immobilier britannique, mais n’est pas la seule explication à une réduction des transactions. Les expatriés de Londres reviennent peu à peu sur le marché parisien, et leur train de vie aisé qu’ils ont connu outre-Manche vient nourrir l’euphorie parisienne.

Deuxième raison : les taux directeurs, qui viennent impacter les prix des crédits. Ils devraient augmenter plus tôt pour le Royaume-Uni, dans les mois à venir selon les analystes, alors que la Banque Centrale européenne mettrait plus de temps à les remonter. Les parisiens seraient donc avantagés par des taux bas plus durables que les londoniens. Les taux bas favorisent l’emballement de la demande – c’est le moment d’acheter.

Enfin, l’effet Macron n’est pas négligeable. Au delà de mettre en place une politique pro business et pro-entreprises, la France se démarque par sa volonté d’ouverture. Contrairement aux courants protectionnistes qui ont frappé aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et qui font peur aux investisseurs, la politique menée par Macron ouvre de nouveaux augures à la France, à son attractivité économique et donc immobilière. Un regain de croissance oui, mais qui ne manquera pas de se traduire dans les prix de la pierre. D’autant plus que l’offre de biens n’est pas prête de s’envoler.

« Paris reste Paris, il n'y a pas de construction de neuf » dans les quartiers huppés, explique Nicolas Pettex-Muffat, le directeur général du réseau d’agences Daniel Féau.

Paris n’est-elle réservée aux cadres et professions libérales ?

La conséquence de cette montée des prix risque de se percevoir dans la mixité sociale. Ce pourquoi Londres était critiqué, Paris peut désormais le connaître.

Avec un montant moyen d’achat de 446 982 euros, Paris devient une ville exclusive, réservée aux cadres supérieurs et professions libérales. Ils représentent 46 % des acquéreurs, 10 points de plus qu’en 2009. Dans le même temps, la part des ouvriers et employés a été divisée par deux, passant de 13,9 % à 6,8 % selon des chiffres Century 21. Et là, attention à la fracture sociale.

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ajm
- 01/07/2017 - 15:11
Comparaison n'est pas raison.
Comparer Londres et Paris est largement fallacieux.

D'une part, la commune de Londres est beaucoup plus étendue: si on plaquait Londres sur Paris, elle s'etendrait largement sur la banlieue, jusqu'à Versaille par exemple. De ce fait il faudrait comparer le prix moyen de l'immobilier Londonien avec celui de Paris, banlieue comprise.

D'autre part, Londres reste la capitale d'un immense et ancien empire de langue Anglaise où riches Indiens, Sud-Africains, Pakistanais, Chinois HK et Singapour, Nigerians, habitants des Emirats etc..ont des résidences secondaires.

Enfin, Londres est et restera une grande place financière capitaliste, dans un pays où le sens du "business" est une réalité, où les "riches" ne sont pas voués aux gémonies et où la fiscalité cherche à attirer l'activité économique et pas à la faire fuire.

Par ailleurs, le droit de propriété est respecté encore en GB, la chienlit de squatters ou de migrants pourrissant des quartiers entiers n'etant pas tolérée, en tout cas pas au même degré que chez nous.

Pour toutes ces raisons, le prix de l'immobilier Parisien restera toujours largement plus bas que celui de Londres.