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Bonnes feuilles

Les problèmes d’articulation, ou comment les hommes étouffent leurs mots et donc leurs idées

Publié le 25 juin 2017
La voix raconte tout de nous, de nos émotions ponctuelles à notre personnalité profonde. Elle dit ce que les mots s’efforcent de taire, elle révèle la place que nous nous accordons dans la société et au travail. Une place souvent plus difficile à prendre pour les femmes, encore aujourd’hui… Cet ouvrage permet de comprendre ce qui, justement, pénalise vocalement les femmes. Extrait de "Femmes, faites-vous entendre" de Christine Moussot aux Editions Odile Jacob (2/2).
Christine Moussot
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Christine Moussot est coach vocal et formatrice voix en entreprise.
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La voix raconte tout de nous, de nos émotions ponctuelles à notre personnalité profonde. Elle dit ce que les mots s’efforcent de taire, elle révèle la place que nous nous accordons dans la société et au travail. Une place souvent plus difficile à prendre pour les femmes, encore aujourd’hui… Cet ouvrage permet de comprendre ce qui, justement, pénalise vocalement les femmes. Extrait de "Femmes, faites-vous entendre" de Christine Moussot aux Editions Odile Jacob (2/2).

Les problèmes d’articulation n’ont rien de spécifiquement féminin. En revanche, ils touchent une partie importante de la population (et cela s’accentue même chez les plus jeunes !) et sont souvent liés, comme pour les problèmes de débit, soit à un problème d’affirmation de soi, soit à un manque d’implication dans la communication. C’est pourquoi il est essentiel de traiter ce point ici.

L’articulation est un des paramètres les plus révélateurs du degré d’affirmation de soi. En effet, énoncer distinctement chaque mot et chaque syllabe revient à les assumer totalement.

Bien souvent lorsque quelqu’un articule mal, on dit qu’il mange ses mots  : c’est comme si la personne gardait ses mots dans sa bouche, pour elle, sans vraiment les partager avec son auditoire Comme si elle préférait réduire ses paroles en miettes avant qu’elles ne sortent ; ainsi, son interlocuteur ne peut plus les démolir, elle lui a coupé l’herbe sous le pied. On dit aussi « parler dans sa barbe » (bien que dépourvues de pilosité sur le menton, certaines femmes parviennent tout de même à réaliser cet exploit !), ce qui traduit bien l’idée d’étouffement des mots et, donc, des idées. On parle, mais en même temps, on se censure. On ne sait jamais, on pourrait dire des bêtises, ou alors notre auditoire pourrait nous poser plein de questions… Mieux vaut passer le plus inaperçu possible. On parle parce qu’il le faut, mais on fait en sorte de ne pas être trop percutante.

Comme nous l’avons vu plus haut, la mauvaise articulation peut aussi découler directement du problème de débit, que ce dernier soit trop rapide ou trop lent, d’ailleurs. Un débit trop rapide aura pour effet une précipitation dans l’articulation et, donc, souvent, la contraction de certaines syllabes. Un débit trop lent, quant à lui, pourra provoquer et entretenir un manque d’énergie global, qui rendra l’articulation molle et imprécise.

Les personnes touchées par un complexe de supériorité peuvent également faire preuve d’une articulation défaillante (et d’un débit inadapté), s’écoutant parler ou conversant plus avec elles-mêmes qu’avec leur public et ne fournissant pas d’effort particulier pour être comprises des autres. Cela est évidemment très désagréable pour les auditeurs qui doivent tendre l’oreille, voire reconstituer les bouts de mots estropiés pour comprendre. C’est très fatigant, et surtout fort désagréable  : si le public veut suivre, il n’a qu’à faire l’effort de décrypter. L’orateur fait déjà l’effort de délivrer son discours, il ne va tout de même pas se donner la peine de tout bien articuler, son public n’en vaut pas la peine.

À l’inverse, quelqu’un qui surarticulera, sauf si cela est fait ponctuellement pour accentuer un mot dans une phrase par exemple, pourra être perçu comme agressif, voire tyrannique. La personne martèle ses mots comme pour les enfoncer à coups de burin dans la tête de son interlocuteur, elle lui « bourre le crâne ». Cette attitude revient finalement à un manque d’écoute de l’autre, non pas par oubli, mais par volonté d’imposer ses idées sans tenir compte des avis alternatifs. Finalement, cela revient à un manque de confiance en soi, car on se ferme aux autres pour tenir bon face à eux. Et quand l’autre représente un danger pour soi, c’est que l’on n’est pas sûr de sa propre solidité ou stabilité. Le problème, c’est qu’en adoptant un tel comportement vocal, nous nous plaçons dans un rôle de Persécuteur et braquons notre auditoire.

Extrait de "Femmes, faites-vous entendre" de Christine Moussot aux Editions Odile Jacob

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