En direct
Best of
Best of du 21 au 27 mars
En direct
ça vient d'être publié
light > Sport
Vive émotion
Coronavirus : mort de Pape Diouf, l'ancien président de l'OM, à l'âge de 68 ans
il y a 1 heure 58 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Terra Incognita : une histoire de l’ignorance" de Alain Corbin : récit des incroyables erreurs sur les secrets de notre planète bleue, stimulant !

il y a 5 heures 14 min
light > Media
Pédagogie et mobilisation
Edouard Philippe va participer à une émission spéciale sur le coronavirus dans la soirée du jeudi 2 avril sur TF1 et LCI
il y a 6 heures 43 min
pépites > Politique
Suivi de la crise du Covid-19
Mission d’information parlementaire : Edouard Philippe sera auditionné mercredi
il y a 8 heures 22 min
pépites > France
Alimentation
25% des marchés alimentaires vont pouvoir rouvrir en France
il y a 9 heures 40 min
pépites > Politique
"Souveraineté nationale et européenne"
Coronavirus : Emmanuel Macron annonce la production de millions de masques et promet une "indépendance pleine et entière" de la France
il y a 11 heures 20 min
pépite vidéo > Politique
Combattre le virus
Hongrie : Viktor Orbán obtient les pleins pouvoirs pour lutter plus efficacement contre le Covid-19
il y a 12 heures 36 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

Pour une nouvelle gouvernance mondiale

il y a 14 heures 40 min
décryptage > Politique
Schtroumpfs paresseux

Et si les accusateurs du libéralisme essayaient d’abord de comprendre ce dont ils parlent

il y a 15 heures 8 min
décryptage > Politique
Rupture douloureuse

Petit historique des catastrophes politiques vécues par la droite à chaque fois qu’elle a divorcé du libéralisme

il y a 15 heures 41 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Un long moment de silence" de Paul Colize : les destins croisés d’un homme d’aujourd’hui qui enquête sur la mort mystérieuse de son père, lors de l’attentat du Caire en 1954

il y a 4 heures 51 min
light > Insolite
Pouvoir de l'amitié
Aventoft : l'amitié ne connaît pas de frontières pour Inga Rasmussen et Karsten Tüchsen Hansen, malgré le confinement
il y a 5 heures 44 min
pépites > Justice
Charlie Hebdo et Hyper Cacher
Le procès des attentats de janvier 2015 va se dérouler du 2 septembre au 10 novembre 2020
il y a 7 heures 49 min
pépites > Economie
ISF ?
Gérald Darmanin lance "un appel à la solidarité nationale" pour aider les entreprises
il y a 8 heures 45 min
light > Media
Disparition
Mort du journaliste Pierre Bénichou à l'âge de 82 ans
il y a 10 heures 47 min
décryptage > Santé
Résultats prometteurs

Covid-19 et chloroquine : et si l'on écoutait le Dr Vladimir Zelenko nous parler de sa propre expérience ?

il y a 12 heures 19 min
décryptage > Politique
Cohésion

Covid-19 : unité nationale où es-tu ?

il y a 14 heures 11 min
décryptage > France
Ils sont nombreux à être malades

Coronavirus : 26% des Français pensent qu’il s’agit d’un complot !

il y a 14 heures 54 min
décryptage > Economie
Bulletin

Coronavirus : petit bilan des mesures d’aides aux entreprises et aux salariés

il y a 15 heures 24 min
décryptage > Santé
Plan d'action

Tests : la stratégie du gouvernement nous accule à un (nouveau) retard évitable

il y a 16 heures 10 min
© BEN STANSALL / POOL / AFP
© BEN STANSALL / POOL / AFP
Atlantico Business

Quelle semaine ! La Grande Bretagne conteste le Brexit dur de Theresa May, l’Amérique paralyse Donald Trump et l’Europe se tourne vers une modernité plus solidaire

Publié le 10 juin 2017
Pour les conservateurs de droite comme de gauche, la semaine a été terrible. Le monde occidental a donné tous les signes d’un recul des pressions de la démagogie et du protectionnisme.
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Pour les conservateurs de droite comme de gauche, la semaine a été terrible. Le monde occidental a donné tous les signes d’un recul des pressions de la démagogie et du protectionnisme.

Par des processus démocratiques parfaitement transparents, les populations des grands pays occidentaux sont en train de montrer qu‘ils refusent finalement les solutions démagogiques, populistes ou extrémistes à la crise qui ont déferlé sur la planète depuis 2008. Et curieusement, ce sont les jeunes et les vieux qui se manifestent pour les solutions les plus modernes et les plus libérales. Les jeunes, ceux qui ont du mal à trouver du travail et qui veulent faire sauter tous les blocages qui les empêchent de développer des activités, tous les freins qui les enferment dans les habitudes forgées par leurs parents.

Et puis ce sont les vieux, les seniors, les retraités, les acteurs des années 1968, qui savent qu'ils devront payer le prix du conservatisme en rognant sur leur épargne. Eh bien, les vieux ont tendance à voter pour les politiques alternatives plus ambitieuses.

Le résultat des élections britanniques a déjoué tous les pronostics. Après un referendum l’année dernière qui avait traduit la colère et le ras le bol des Anglais les plus démunis, et qui avait ouvert la porte sur l'inconnue du Brexit, la Première ministre Theresa May, qui a hérité de ce dossier, avait voulu conforter sa majorité pour aller négocier les conditions du Brexit dur parce qu’elle pensait qu’il correspondait a la demande populaire et elle a échoué. Elle a perdu sa majorité absolue. Alors, elle va sans doute rester Première ministre, certes, mais pourra-t-elle négocier le Brexit à partir du 19 juin ? Avec quel mandat et quelle majorité ? C’est très confus. Une majorité de britanniques ont signifié que le Brexit leur paraissait très risqué. Il fallait donc trouver des arrangements avec les Européens. Tel est le message reçu d'ailleurs très clairement par les milieux d’affaires et le monde de la finance, si inquiets jusqu'alors et si puissants à Londres. On en est pas à stopper les projets de déménagement , mais on va en ralentir le calendrier .

Ce qui est intéressant c’est que les jeunes, qui avaient très peu voté au referendum, ont découvert l’ampleur des difficultés. Cette génération Internet se moque de la grandeur passée de l'Empire britannique, ils ont besoin de circuler dans le monde entier, ils savent que l’ouverture des frontières est créatrice de richesses et porteuse de croissance donc d’emplois. Ils savent qu’avec un Brexit dur et pur , leur avenir aurait été compromis. Les enfants d’Erasmus l'ont dit, les industries d’aujourd’hui, la finance, le digital, la pharmacie, l’énergie, l’ont dit.

Paradoxalement, les plus âgés de la société britannique se sont réveillés aussi quand ils se sont aperçus qu’ils allaient payer la facture du ralentissement économique et de la hausse des prix . Et oui. Moins de croissance, plus d’inflation, une livre déflatée et moins d’exportations, un patrimoine immobilier qui se déprécie et des enfants installés en France ou en Italie qui demandent à rentrer, tout cela se sont des charges en plus. Qui, en Occident, a les moyens de financer des charges supplémentaires ? Les vieux.

La gouvernance britannique et les conservateurs pur sucre auront du mal à négocier un Brexit pur et dur comme ils le voulaient. En interne, Theresa May est beaucoup soutenue. Et en Europe, on ne cèdera plus rien sauf à trouver un compromis qui sauve l'essentiel du lien avec la Grande Bretagne, c’est-à-dire le maintien des libertés de circuler , et d’échanger.

L’Europe, aussi a changé. Dans les pays où il y a eu des élections, les mouvements extrémistes, de droite et de gauche, qui avaient le vent en poupe ont reculé partout. En Espagne, en Italie, en Autriche, aux Pays-Bas, et surtout en France avec le raz de marée du mouvement En Marche qui a explosé tous les partis traditionnels, à droite comme à gauche, y compris aux deux extrêmes. Mélenchon est affaibli, Marine Le Pen aussi.

Quant à l’Allemagne, les sondages nous disent qu’Angela Merkel, qui a passé une année difficile, est en meilleure posture désormais pour l’emporter à l’automne.

Mais ce qui est intéressant, c’est que la combinaison entre les situations économiques, les choix politiques et les politiques très pro-business, très libérales qui se mettent en place partout en Europe, donne à l’Union européenne plus de cohérence, et par conséquent plus de force pour se positionner face à la Grande Bretagne et ses envies de Brexit, face à Poutine et ses ambitions impériales et face à l’Amérique et ses tentations protectionnistes.

Le modèle européen change mais il se renforce et on sent bien qu’il va le faire grâce à la position et au discours d’Emmanuel Macron et d'Angela Merkel.

Si les résultats aux élections législatives confirment en France ce que nous disent les sondages, la politique définie par Emmanuel Macron et portée par son gouvernement et sa majorité sera appliquée.

Et sauf erreur, cette politique installe la France dans la modernité, la mondialisation et la compétitivité internationale. Sauf erreur, cette politique doit produire de la croissance. C’est bon pour les nouvelles générations qui trouveront enfin du travail. Mais ça n’est pas mauvais pour les anciens, les retraités. Parce que la croissance, c’est la meilleure garantie pour protéger leur retraite et leur épargne.

L’Amérique n‘échappe pas au mouvement. Donald Trump a été élu de façon démocratique grâce à la colère des victimes d’une industrie traditionnelle délocalisée, mais Donald Trump n'a toujours pas su endosser l‘habit de président, le résultat est que son bilan des premiers mois ne correspond pas a ses promesses et n’annonce aucun résultat. En fait, on s’aperçoit que le président américain a beaucoup moins de pouvoir que lui même le pensait Depuis son élections, les contre-pouvoirs politiques, syndicaux et économiques et financiers ont fonctionné à plein régime, c’est la force du système américain. Le pays n’est pas en danger, mais la Maison blanche, elle, est en grand risque. Le président est au bord de la procédure de l’impeachment. Il ne sera pas démissionné, mais il sera incapable de gouverner.

Et qui fait fonctionner l’Amérique aujourd’hui : les jeunes de la Silicon Valley, les grandes industries du digital qui sont devenues mondiales, l’industrie financière, les services, etc. L’Amérique sent bien qu‘elle étoufferait sous le coup d’un protectionnisme et ne se remettrait pas d’avoir à se chauffer au charbon.

Pour beaucoup d’observateurs, la planète est entrée dans le XXIème siècle. Alors, bien sûr, il va falloir veiller à ceux qui n’ont pas pris le train en marche. Dans les pays émergents, on a compris comment fabriquer de la croissance, et on a presque accepté de fabriquer de la croissance propre pour la planète. En Afrique, on entre tout juste dans le processus de développement. Les facteurs de résistances existent. Ils se coagulent dans l’extrémisme religieux et s’expriment dans la violence.

Mais les grandes démocraties sont passées tellement près de la catastrophe depuis 2008, qu’on peut espérer qu’elles commencent à comprendre que les pauvres aussi ont le droit de l’être un peu moins.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Klaus02
- 10/06/2017 - 20:09
Délire total
Un vrai festival ! La réalité du monde vue avec les lunettes (roses ?) de JM Sylvestre. Le passage sur Trump au bord de l'Impeachment et l'Amérique sauvée par la Silicon Vallee est particulièrement savoureux (sic)
Anouman
- 10/06/2017 - 18:50
Quel article!
C'est qu'il dit toujours autant de banalités incohérentes notre ami Sylvestre... Au moins voilà un point de stabilité dans ce monde confus.
cloette
- 10/06/2017 - 11:50
Il ne faut pas exagérer
Elle est toujours en tête .