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© REUTERS / Yves Herman
© REUTERS / Yves Herman
Bonnes feuilles

Qui sont les "gaucho-lepénistes" ?

Publié le 06 juin 2017
En se qualifiant pour le second tour de l’élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen a conforté la position du Front national au tout premier rang des forces politiques en France.Or, ce que Pascal Perrineau établit avec éclat dans ce livre choc, c’est que ce sont aussi les électeurs de gauche qui ont contribué à installer le FN en position dominante et que, ce faisant, ces derniers ont le sentiment de ne rien renier de leurs convictions profondes.Extrait de "Cette France de gauche qui vote FN" de Pascal Perrineau, publié aux Editions du Seuil. 1/2
Pascal Perrineau
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Pascal Perrineau est professeur des Universités à Sciences Po. Il est l'auteur de Cette France de gauche qui vote FN (Paris, Le Seuil, 2017), à paraître le 1er juin. 
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En se qualifiant pour le second tour de l’élection présidentielle de 2017, Marine Le Pen a conforté la position du Front national au tout premier rang des forces politiques en France.Or, ce que Pascal Perrineau établit avec éclat dans ce livre choc, c’est que ce sont aussi les électeurs de gauche qui ont contribué à installer le FN en position dominante et que, ce faisant, ces derniers ont le sentiment de ne rien renier de leurs convictions profondes.Extrait de "Cette France de gauche qui vote FN" de Pascal Perrineau, publié aux Editions du Seuil. 1/2

Un mot sur les profils d’appartenance aux trois populations de gaucho-lepénistes. Les gaucho-lepénistes d’origine sont sensiblement plus âgés que la moyenne de l’électorat lepéniste (49% ont plus de 50 ans contre 40% dans l’ensemble de l’électorat), moins éduqués (84 % ont un diplôme inférieur au baccalauréat contre 74%), plus urbain (55% vivent dans des communes de 20000 habitants et plus contre 47%). On voit comment, derrière ce profil, se révèle un électorat de gauche modeste, urbain et populaire qui a maintenant largement rompu les amarres avec la gauche politique (seuls 25% se disent encore « plutôt de gauche», 18% entretenant encore une proximité partisane avec un parti de gauche) et se fidélise peu à peu derrière l’étendard du Front national.

Les gaucho-lepénistes de l’instant ont un profil différent. Ce sont en majorité des femmes (60 % contre 46 %), des électeurs plutôt jeunes (47% ont moins de 35 ans contre 31%), issus de milieux populaires (63% d’ouvriers et d’employés contre 57 %), très détachés de la religion (50 % de sans religion contre 37 %), en profonde difficulté économique (78% déclarent s’en tirer difficilement avec les revenus du foyer contre 64%), vivant dans des petites communes ou des périphéries « rurbaines » (67% contre 53%), peu intéressés par la politique (50% contre 43%) et ayant encore un lien à la gauche. Derrière ces électeurs, on devine des pans entiers d’un « électorat de la crise» qui se serait tourné sans aucun problème vers la gauche dans les années 1970-1980 et qui assume aujourd’hui un vote frontiste, qu’il ne vit pas comme antithétique d’une affiliation à la gauche – cette référence de gauche qui a encore chez eux des bases sociales et culturelles fortes. On peut avoir l’impression que ces électeurs quittent la gauche faute de structures politiques et partisanes capables d’accueillir leur vote, alors que le premier gaucho-lepénisme marque l’éloignement vis-à-vis des racines familiales de gauche et d’un ancien électorat de gauche qui n’a pas su transmettre ses valeurs et ses orientations.

Les gaucho-lepénistes de destination, quant à eux, sont plutôt jeunes (38% ont moins de 35 ans), issus de milieux très populaires (68% sont ouvriers ou employés), habitent surtout en zone rurale et dans les petites villes (65% résident en zone rurale ou dans des communes de 2000 à 20000 habitants), s’intéressent peu ou pas du tout à la politique (60%) et entretiennent encore une assez forte proximité avec la gauche (42% se définissent comme étant plutôt de gauche et 38% expriment une proximité avec un parti de gauche). Ces électeurs qui pratiquent un vote bifide (Le Pen au premier tour/Hollande au second tour) sont emblématiques des électeurs de gauche qui naviguent entre la gauche et le Front national: ils revendiquent un «vote social» en faveur de la gauche dans un second tour gauche-droite tout en ne considérant déjà plus que la gauche est leur premier choix1. Tous ces itinéraires que certains électeurs de gauche ou issus de milieux de gauche empruntent pour voter finalement en faveur du Front national obéissent à un registre de motivations qu’il est indispensable de bien comprendre. Venus de milieux divers, appartenant à des générations différentes, ayant vécu des ruptures plus ou moins prononcées avec leurs origines de gauche, ces transfuges partagent quelques traits qui éclairent leur itinéraire et nous permettent de comprendre comment, dans le grand chambardement électoral et politique qui a caractérisé l’élection présidentielle de 2017, une France de gauche aura contribué à la dynamique du Front national.

Extrait de "Cette France de gauche qui vote FN"de Pascal Perrineau, publié aux Editions du Seuil.

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Commentaires (2)
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MIMINE 95
- 06/06/2017 - 15:19
la diabolisation ne marche pas, tentons autre chose.
Et vlan, balançons une "étude" ethnique sur le FN.....!!!!,
"antithétique d’une affiliation à la gauche", et pourquoi le verrait - il comme antithétique ? Ca prouve juste, que jugeant "la gââuche", devenu caviar au contact de l'exercice du pouvoir, fâcheuse pour leur avenir, ils ont lu le programme du FN. Sont peut être pas si con finalement.
La prochaine fois, en lieu et place d'"antithétique", utilisez le mot "contraire". En effet, les pauvres "gaucho lepenistes", n'ont pas le bac et, issus d'une pauvre population sous cultivée, y comprennent pas les mots savants.

ikaris
- 06/06/2017 - 11:52
et les socialos-droitiers ?
Nous aurons donc droit aux bonnes feuilles de cet ouvrage qui va trouver sous les yeux éblouis de la foule en délire des animaux bizarres appelés gaucho lepénistes. J'espère que ça sera démontré à quel point c'est une création directe du PS. Je rappelle que la préférence nationale a été votée dans les années 30 à l'unanimité de l'assemblée nationale moins l'abstention des communistes. Au début des années 80 Georges Marchais prononçait son discours de Montigny les Cormeilles pour avertir sur les dangers de l'immigration massive pour le prolétariat (armée de réserve du capital). Il aura fallu les manoeuvres mittérandiennes et le détournement de valeur humanistes et chrétiennes pour assimiler le patriotisme au racisme et l'immigration de masse pour un bienfait (alors que c'est un déchirement et un moyen cynique de lutter contre l'inflation salariale).