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Bonnes feuilles

Lui à Saint-Denis, sa sœur au Bataclan : le 13 novembre 2015 d'Antoine Griezmann

Publié le 28 mai 2017
Rejeté par tous les centres de formation français à cause de sa taille et de son physique frêle, Antoine Griezmann s'exile au Pays basque espagnol dès l'âge de quatorze ans, la Real Sociedad de Saint-Sébastien étant le seul club à croire en lui. Il lui faudra une persévérance à toute épreuve pour atteindre les sommets. (Extrait de "Derrière le sourire" d'Antoine Griezmann publié aux éditions Robert Laffont 2/2)
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Rejeté par tous les centres de formation français à cause de sa taille et de son physique frêle, Antoine Griezmann s'exile au Pays basque espagnol dès l'âge de quatorze ans, la Real Sociedad de Saint-Sébastien étant le seul club à croire en lui. Il lui faudra une persévérance à toute épreuve pour atteindre les sommets. (Extrait de "Derrière le sourire" d'Antoine Griezmann publié aux éditions Robert Laffont 2/2)

Ce 13 novembre 2015, le Stade de France constituait un bel écrin pour recevoir l’Allemagne. Mes parents se trouvaient en tribune. J’étais aligné d’entrée – ça commençait à devenir une habitude – aux côtés d’Olivier Giroud et d’Anthony Martial. La pelouse n’était pas en très bon état. Alors, bien sûr, les Bleus enchaîneront une cinquième victoire consécutive et je jouerai quatre-vingts minutes, jusqu’à ce qu’Hatem Ben Arfa me remplace. Mais que pèse ce match au regard du terrible drame qui se nouait au même moment autour du stade et au Bataclan? Rien, évi- demment. Sur les images, un peu après le quart de jeu, on voit Patrice Evra qui écarquille les yeux au moment d’effectuer une passe en retrait, comme s’il se demandait ce qui se passait. Il était positionné près de la tribune Est et a entendu une sorte d’explosion. Mais, comme tout le monde, il imaginait qu’il s’agis- sait d’une bombe agricole ou de gros pétards.

Il y avait des fumigènes, l’ambiance était chaleureuse. Nous n’entendions pas l’agitation autour ni les sirènes de police. À la mi-temps, nous avons regagné le ves- tiaire normalement. Le flou le plus total régnait. La consigne avait été donnée de ne pas nous informer. Nous ne savions pas, par exemple, que le président de la République, alerté des multiples fusillades au cœur de Paris, avait été exfiltré du Stade de France. Comme je ne prêterai pas attention à l’hélicoptère qui survo- lera l’enceinte. À la fin du match, le speaker a parlé d’un «inci- dent» à l’extérieur. En empruntant le tunnel, nous avons aperçu quelques images sur l’écran, où il était question de prise d’otages. Nous avons pris d’un coup conscience de la situation, même si ce n’était pas encore prégnant. Mais, très vite, l’effroi a gagné au fur et à mesure que nous regardions les chaînes d’info en direct, quand nous pouvions en capter des bouts. Les conférences de presse et le passage en zone mixte ont, naturellement, été annulés. Nous n’avions pas le droit de sortir. Je savais que Maud, fondue de musique, assistait à un concert dans Paris. Mais j’ignorais à quel endroit. J’ai appelé ma mère, qui était dans les tribunes avec mon père. «Où est Maud ? » ai-je demandé. «À un concert de je ne sais plus qui mais ce n’est pas au Bataclan», a-t-elle répondu avec assurance. J’ai insisté, comme si j’avais un pressentiment : «Donne-moi le nom du groupe, je suis sûr qu’elle est là-bas. Donne-moi le nom du groupe... » « Il s’agit d’un groupe de rock», réplique ma mère. Aussi sec, j’ai répondu : «Je la connais : je sais que c’est le groupe qui jouait au Bataclan », en l’occurrence Eagles of Death Metal.

J’ai cherché à la joindre. Elle ne répondait pas. J’ai laissé des messages. Je suis allé à la douche. Dans le vestiaire, la télévision était éteinte. J’ai rapidement rejoint mes parents dans le salon des joueurs. Ils m’ont confirmé que ma sœur était au Bataclan, avec un ami. Nous avons eu très très peur. L’angoisse était puissante. Impossible de savoir si elle allait bien. Elle a fini par décrocher. Maud parlait à voix basse. Puis la conversation a été coupée. De nouveau, son téléphone ne répondait plus. Très tard dans la nuit, elle a pu appeler ma mère en lui expliquant qu’elle était sortie après l’intervention des forces de l’ordre. Elle s’était réfugiée dans un restaurant, avec d’autres survivants, alors que la police continuait les opérations à l’intérieur. Le soulagement a été extrême. Je remercie celui qui est en haut... La soirée a été dure, interminable. Maud était saine et sauve, tous les Griezmann aussi. Quand elle a pu quitter le Bataclan, elle a couru à toutes jambes, enlevant ses chaussures pour aller plus vite encore. Il était près de deux heures du matin. Elle a voulu prendre un taxi mais ils ne se sont pas arrêtés. Ils refusaient de l’embarquer car elle était couverte de sang, celui des blessés et des cadavres, et ils ne tenaient pas à ce que leur banquette soit tachée.

Elle a pu finalement en attraper un, place de la République. Une fois chez elle, elle s’est longuement douchée. Nous, les joueurs, avons été évacués un peu avant trois heures du matin, direction Clairefontaine. Sur place, avec Hugo Lloris, Dimitri Payet et les autres, nous nous sommes rués sur les télés. C’est là où nous avons véritablement pris conscience des scènes de guerre qui avaient marqué Paris. Sous le choc, les Allemands ont préféré passer la nuit dans le vestiaire, puis regagner directement l’aéroport. Je suis pudique et je n’ai pas trop reparlé avec Maud de la tragique soirée du 13 novembre. Elle aussi s’est montrée discrète , ce que je comprends parfaitement. On pense toujours que ce genre d’événement n’arrive qu’aux autres. Ce n’est pas le cas. Elle aurait pu y passer. Il a fallu se reconstruire. Maud a ensuite passé quelques jours à la maison à Madrid, mes parents aussi.

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Commentaires (2)
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langue de pivert
- 29/05/2017 - 12:26
Atlantica75000
Même réflexion pour moi ! Tout ça pue la gauche caviardée !
Atlantica75000
- 29/05/2017 - 00:51
Cachez cet attentat que je ne saurais voir
Incroyable, une actrice décroche une statuette pour un film centré sur un attentat !
oui mais un attentat perpétré par un "néo nazi" Il y a eu des centaines de morts tués par des islamistes mais, Cannes préfère sélectionner et célébrer l'art du déni
Le réalisateur allemand d'origine turque a préféré protéger ses coreligionnaires.
Unbelievable