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© STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Ne pas bouger...
Le G7 des éléphants (prudents) dans un magasin de porcelaine
Publié le 26 mai 2017
Le sommet du G7 ouvre ses portes aujourd'hui à Taormina en Sicile. Certainement l'étape la plus sensible pour le marathon diplomatique de Donald Trump car les possibilités de friction entre les membres sont grandes.
François Durpaire est historien et écrivain, spécialisé dans les questions relatives à la diversité culturelle aux Etats-Unis et en France. Il est également maître de conférences à l'université de Cergy-Pontoise.Il est président du mouvement...
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Sylvain Kahn est historien et géographe, professeur à Sciences Po. Il a publié  Histoire de la construction de l’Europe depuis 1945 (PUF, 2018) et a co-écrit Le pays des Européens avec Jacques Lévy (Odile Jacob, 2019).
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Le sommet du G7 ouvre ses portes aujourd'hui à Taormina en Sicile. Certainement l'étape la plus sensible pour le marathon diplomatique de Donald Trump car les possibilités de friction entre les membres sont grandes.

Atlantico : Donald Trump est attendu de pied ferme au sommet du G7 à Taormina en Sicile pour discuter commerce international, réchauffement climatique ou encore Corée du Nord. Même si les autorités diplomatiques italiennes ont assuré que rien ne sera fait pour donner l'impression que six pays font quelque chose contre un septième, est-ce que cela ne risque pas d'être le cas ?

François Durpaire :  L'enjeu pour Trump est qu'il y ait un G7 et pas un G1 contre G6. Ce qui risque d'être le cas à cause d'un certain nombre de sujets comme le réchauffement climatique et l'accord de Paris.

On a bien vu ce qu'a répondu Emmanuel Macron aujourd'hui à un journaliste suite à son entretien avec Donald Trump, qu'il n'y allait pas y avoir de réponses sur le court terme. Sur le climat c'est aussi l'intérêt des autres. C'est de l'intérêt de Donald Trump de ne pas se mettre au banc du G7 et de l'intérêt des autres de ne pas l'y mettre. C'est tout de même les Etats-Unis et il y a des intérêts communs !

Donald Trump va pouvoir rentrer après ce sommet en ayant comblé son déficit de présidentialité après son marathon diplomatique pour compenser les affaires de Washington. 

Sylvain Kahn : Je serais surpris que le sommet du G7 débouche sur l'expression de frictions de divergences si on en juge par la manière dont s'est passé le sommet de l'OTAN. On voit que les autres pays ont à cœur d'essayer de ramener Donald Trump dans ce qui serait le cours traditionnel de la politique américaine quand les Etats-Unis sont dirigés par des Républicains.

Il s'agit d'éviter ce qui pourrait amener des divergences, ce n'est pas dans l'intérêt des membres du G7

Le Canada craint qu'il y ait de nouvelles mesures qui entravent le libre-échange entre lui et les Etats-Unis , les Européens espèrent sans trop y croire que le TAFTA n'est pas définitivement enterré et que Trump ne mettra pas en place des mesures protectionnistes.

On ne lancera pas de nouveau projet mais ça permet d'éviter d'acter des différences majeures. Si on peut éviter que Trump applique son programme qu'il a acté en tant que candidat ce serait bien. C'est pour cela que des frictions m'étonneraient.

Pour l'instant les Etats-Unis n'ont pas dénoncé leur ratification des accords de Paris, on peut donc faire l'hypothèse que les 6 du G7 ne vont pas demander à Donald Trump de sortir de l'ambiguïté. 

Que peut-on prédire sur les discussions économiques qui vont avoir lieu ? Est-ce que les risques de friction sont élevés au vu de l'approche protectionniste de Donald Trump en la matière ?

François Durpaire : Est-ce que l'on va passer d'un protectionnisme de parole à un protectionnisme de réalité. Trump prônait les 30 et quelque % de taxes, il voulait taxer les produits chinois, mexicains. Pour l'instant au bout de 1220 jours on n'a pas vu ces mesures. Pour l'instant le président américain est un leader conservateur qui n'a pas encore mis en place de mesures protectionnistes signifiantes.

Demain ça ne tend pas à un clash sur le sujet. Il y aura des discussions qui vont avoir lieu notamment sur le rôle de l'OMC mais tant que Trump en reste au discours tout devrait bien aller. Là nous sommes face à des enjeux majeurs, les Etats-Unis c'est 9% des exportations et 14% des importations du monde. Si demain ils deviennent protectionnistes, le monde entier le deviendra par un jeu de domino.

Tant qu'il n'y a pas de mesures concrètes de prises, on peut s'attendre à ne pas voir beaucoup de frictions.

Sylvain Kahn : D'abord c'est le premier G7, et il va déjà s'agir de faire connaissance même s'il y a eu déjà des échanges bilatéraux. C'est la première participation de Donald Trump, du leader italien également, Emmanuel Macron aussi… Quand il y a un G7 dont la moitié des participants sont nouveaux ce sommet va d'abord permettre de faire connaissance.

Puis comme on est resté sur les déclarations de Donald Trump, très protectionnistes, on va voir comment ça se passe mais je ne serais pas surpris si cela débouche sur une sorte de déclaration très générale sur les bienfaits du commerce, le fait que le dumping social est un problème avec les pays émergents dans le viseur au premier rang desquels la Chine et la Russie.  Pourquoi pas un appel à ces derniers à travailler avec eux dans de grandes résolutions qui rendraient le commerce international plus équitable. Ils vont trouver des causes communes qui permettront de masquer d'éventuels désaccords.

Sur l'écologie, à quoi les discussions vont-elles bien pouvoir mener ? Notamment sur le respect des accords de la COP21 de Paris ? Donald Trump va-t-il pouvoir trouver un terrain d'entente avec les six autres membres au vu des déclarations climatosceptiques qu'il a pu faire par le passé ?

François Durpaire : Le G7 clôturera le marathon diplomatique de Donald Trump. Il est probable que demain soir on arrive à un voyage sans gaffes mais sans réponses. Notamment sur le climat, le seul indice que j'ai c'est la déclaration d'Emmanuel Macron où il fallait lire entre les lignes où il disait qu'il fallait laisser du temps. Sur le climat je ne vois pas Donald Trump répondre très franchement à ses partenaires sur cette question du climat. Je pense qu'il va y répondre un peu plus tard, pas complètement et il le fera certainement devant le peuple américain directement.

Demain nous n'aurons pas la réponse à toutes les questions, je pense plutôt que demain c'est une rencontre et surtout la force de l'image. Le néo isolationniste Trump s'affiche avec les dirigeants européens, à l'OTAN, au G7…

Demain les discussions ne seront pas bilatérales, donc le script ne sera pas précis et la maison blanche dans la préparation de ce sommet n'a pas laissé entrevoir grand-chose. Il y a une marge d'incertitude du fait de l'imprévisibilité de Donald Trump

Sylvain Kahn : Pour l'écologie au mieux il faut s'attendre à une déclaration très générale sur l'environnement qui est une "préoccupation majeure", dans laquelle les Etats-Unis ont une "responsabilité particulière"... Un désaccord me surprendrait sauf si le président américain en profitait pour annoncer qu'il se retirait des accords de Paris. Mais là encore ce serait étonnant car il a tenu des déclarations à Bruxelles qui allaient dans le bon sens. Ce n'est pas dans les intérêts des Américains d'afficher des clivages avec les autres membres. En général lorsqu'il y a un désaccord au G7, le point de clivage disparaît du communiqué final.

 

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vangog
- 27/05/2017 - 00:43
Durpaire est le parfait représentant de cette gauche
sectaire et partiale, qui a essaimé dans les médias après la victoire de la gauche, pour y diffuser la bonne parole de la religion gauchiste... à cause de parti-pris ideologiques, ses volte-faces incessants à propos de Trump donnent le tournis et empêchent d'avoir une vision claire et impartiale de la politique américaine. À éviter!...
clint
- 26/05/2017 - 19:24
@Marie-E : quand je vois un de vos posts , je .... le lis !
Car tout n'est n'y bon ni mauvais ! Et moins on est d'accord, plus cela fait réfléchir
assougoudrel
- 26/05/2017 - 10:49
Entièrement d'accord avec Marie-E
Je n'oublierai jamais Dupaire dansant jusqu'à être en transe quand Hollande est devenu président de la République et ses passages dans "C dans l'air" (que je n'ai plus regardé depuis 3 ans). Le grand absent est le "puni" Poutine. Humilier un peuple en n'invitant pas son Président à un grand Sommet, n'est pas acceptable, alors que tous ces donneurs de leçons, pour d'autres occasions n'hésitent pas à s'agenouiller en Arabie Saoudite, au Qatar ou inviter d'autres indésirables à l'Elysée. Après, ces mêmes "puritains" demandent à Mr Poutine de ne pas mettre son veto. Donc, dire que Macron est avec les grands est faux, car il manque un très Grand.