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Bilan
L'extraordinaire échec du président normal
Publié le 12 mai 2017
La question est difficile tellement le choix est grand quand on fait le bilan de l’homme qui ne s’est pas représenté à sa propre succession, de ce président de la Veme République qui finit son mandat en président du conseil de la IVeme République sans majorité parlementaire.
Gil Mihaely est historien et journaliste. Il est actuellement éditeur et directeur de Causeur.
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La question est difficile tellement le choix est grand quand on fait le bilan de l’homme qui ne s’est pas représenté à sa propre succession, de ce président de la Veme République qui finit son mandat en président du conseil de la IVeme République sans majorité parlementaire.

François Hollande semble avoir battu tous les records. Mais de tous ces échecs, le plus tragique est certainement sa politique économique. Non parce que l’économie serait par définition la dimension la plus importante de la « chose publique » mais à cause de la manière dont Hollande l’a abordée et gérée : un concentré de mensonges et autres petits calculs.

Pour se faire élire Hollande surfe sur le rejet de Nicolas Sarkozy et sur un discours très à gauche dont le mot d’ordre est « mon ennemi, c’est la finance ». En 2011, les circonstances lui étaient alors favorables. Il y eu tout d’abord l’explosion en plein vol de DSK au printemps 2011, évènement inattendu qui lui ouvre la voie de la candidature socialiste. Mais quelques mois plus tard un autre accident lui dégage une autre voie, celle de l’Elysée : la crise de la dette souveraine.

Cette année a pourtant bien commencé pour l’économie française dont les performances laissent espérer la fin de la crise de 2007-2008. Mais l’optimisme du printemps n’a pas survécu à l’été. Ainsi à l’automne 2011, Sarkozy se voit obligé d’annoncer des mauvaises nouvelles et leurs cortèges de mesures dites de rigueur. Jackpot pour Hollande : au lieu de faire face au Président de la reprise économique, il affronte un adversaire en plein trou d’air. Tout ce qu’il lui restait à faire était de prétendre qu’avec lui la rigueur c’est terminé, la politique de l’offre c’est fini, et que Merkel allait voir ce qu’elle allait voir ! Tout ce qui s’est passé après son élection laisse supposer qu’Hollande n’a pas cru un seul mot de son propre discours de candidat. Pire, il semble même que sur le fond il était parfaitement d’accord avec Sarkozy et Fillon sur l’analyse de la crise ainsi que sur la logique sur laquelle il fallait fonder la réponse. Autrement dit, contrairement à son discours de campagne, il était plutôt d’accord avec les mesures annoncées par Fillon en novembre 2011…

C’est ainsi qu’il consacre le début de son quinquennat à une opération inédite d’enfumage. Puisque Sarkozy et Fillon avaient raison mais qu’il fallait prétendre le contraire, Hollande démonte les mesures de son prédécesseur pour les remonter avec un autre nom dans un autre emballage, exactement comme un fabricant de contrefaçons, contournant un brevet. Perte de temps et d’efficacité, perte de crédibilité : voilà le prix de cette stratégie. Cependant, Hollande a probablement pensé que la reprise économique aux Etats-Unis, en Allemagne et ailleurs allait tirer mécaniquement l’économie française de la crise sans qu’il soit obligé d’en payer le prix politique. La crise aurait-il pensé, allait se résorber d’elle-même. Entre temps, la loi Taubira sur le mariage pour tous et l’adoption pour les couples du même sexe permettait de gagner du temps et souder son camp bien que certains commencent déjà à dénoncer la supercherie...

La tragédie personnelle de François Hollande est que ce temps et cette crédibilité perdus en début de mandat lui ont manqué cruellement à la fin de son quinquennat. Les calculs de Hollande, amateur de coups de billard à trois bandes, se fracassent contre la réalité. La crise ne s’est pas résorbée, or la seule réponse possible eut été une franche reprise économique : « Oui, je vous ai menti. Oui je savais qu’il faillait soutenir les entreprises plutôt que de redistribuer aux ménages. Oui je savais que je n’allais pas pouvoir infléchir la position allemande. Mais j’ai eu raison de le faire car grâce à ces petits mensonges de 2012 nous avons retrouvé la croissance et le plein emploi » voilà le discours que Hollande était supposé tenir en tant que candidat à sa propre succession en 2017. Voici donc son grand échec : prendre une combine pour une stratégie et prétendre diriger la France sans en avoir ni la vision ni les compétences. Hollande a géré le pays comme un secrétaire général du PS gère le parti, l’Elysée étant pour lui le Solferino de la rive droite. Le résultat est à la hauteur.             

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DESVESSIESPOURDESLANTERNES
- 08/05/2017 - 17:31
adepte des emplois hors sol
Quand admettrons -ils qu'un emploi de hors-sol ( fonctionnaire ,politique,....policier ....... enseignant ..... assisté ....retraité ) n'est possible que s'il y a en amont des emplois créateurs de richesse (chercheur d'or ,agriculteur , ouvrier ,ingénieur ,...) Le problème est que les premiers sont plus "votants" en france que les seconds donc deficits assurés puis faillite :inéluctable !
jc0206
- 07/05/2017 - 21:13
Quel échec ?
Il nous a refilé son fils spirituel et les Français sont en train de danser au Louvre. Il a gagné !
GPM
- 07/05/2017 - 19:04
Pas fait pour ce job et manipulateur de 1er plan
Pas surpris par ce roi de la synthèse Solferinienne. Le tandem des ennemis Aubry/Hollande avait déjà flingué le PS. L'attelage Frondeurs/Hollande a réussi de la même façon à détériorer la France. En bonus, une campagne électorale 2017 qu'il a pourri avec constance pour saccager le quinquennat suivant.