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Biélorussie : cet Ubu roi aux portes de l'Europe que personne n'affronte

Publié le 06 mars 2012
"Je préfère être dictateur que pédé...!" Le dernier coup de sang d'Alexandre Loukachenko envers les ministres des Affaires Étrangères polonais et allemand, n'a pas redoré son blason aux yeux de l'Union Européenne. Malgré oppression des opposants, trafic d'influence ou clientélisme, le régime biélorusse n'affronte aucune contestation sérieuse.
Viatcheslav Avioutskii
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Viatcheslav Avioutskii est professeur à l'ESSCA.
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"Je préfère être dictateur que pédé...!" Le dernier coup de sang d'Alexandre Loukachenko envers les ministres des Affaires Étrangères polonais et allemand, n'a pas redoré son blason aux yeux de l'Union Européenne. Malgré oppression des opposants, trafic d'influence ou clientélisme, le régime biélorusse n'affronte aucune contestation sérieuse.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a déclaré devant les journalistes qu’il valait mieux être « dictateur que pédé », en s’adressant aux Ministres des Affaires Etrangères allemand et polonais : Guido Westerwelle et Radoslaw Sikorski qui l’ont accusé d’être un dictateur. Cette dernière escapade, pour le moins grossière, du leader biélorusse ne fait qu’aggraver la crise diplomatique qui dure depuis de nombreuses années entre l’Union Européenne et le Belarus.

En 2005, le secrétaire d’Etat américain a déjà pointé du doigt ce pays est-européen en le qualifiant de « dernière vraie dictature de l’Europe » en le plaçant au même rang que le Turkménistan, Cuba et le Zimbabwe.

Toutefois, ce pays a pourtant bien entamé sa transition démocratique lorsque le leader d’alors Stanislav Chouchkevitch était parmi les signataires qui ont mis un terme à l’Union Soviétique au cours de la rencontre historique tenue en décembre 1991 précisément en Biélorussie entre les présidents ukrainien, russe et biélorusse.

En 1994, Alexandre Loukachenko, l’ancien directeur d’une ferme collective et alors député au Soviet Suprême biélorusse, se présente aux élections. Il est élu, apparemment au cours d’un scrutin juste, sur la promesse de reconstitution d’un Etat commun avec le grand frère russe et sur les sentiments prorusses d’une grande partie de la population. Loukachenko joue ensuite sur les sentiments populistes et renforce son contrôle sur l’administration et sur le Parlement. Ainsi, en 1996, il considère le Parlement comme un (dernier) obstacle à son pouvoir personnel et organise un référendum qui élargit ses prérogatives. En novembre 1996, il fait emprisonner 89 députés sur 110 qu’il considère comme déloyaux et finit par les remplacer des fidèles.

En 1998, il accuse les gouvernements étrangers de vouloir conspirer contre lui et expulse les ambassadeurs des États-Unis, de Grande-Bretagne, de France, d'Allemagne, de Grèce, d'Italie et du Japon. Les relations internationales de la Biélorussie se détériorent alors avec les pays de l’Union Européenne et les Etats-Unis.

Sur le plan économique, il bloque définitivement les réformes et la libéralisation de l’économie au nom de la stabilité. Il préserve la propriété de l’Etat sur les pans entiers de l’économie. Depuis lors, la Biélorussie n’a jamais pu achever sa transition vers une véritable économie de marché. L’industrie obsolète produit des équipements destinés quasi-exclusivement au marché russe. En échange, Moscou, dans le cadre de relations clientélistes, accorde des crédits généreux et subventionne à travers le gaz à moitié prix l’économie biélorusse.

En même temps, Loukachenko semble initier le projet de création d’un Etat bicéphale – l’Union Russo-Biélorusse, dans laquelle il veut jouer le premier violon sur le fond d’un Eltsine alcoolique et effacé. Toutefois, ce processus n’est jamais arrivé à son terme, en raison de son irréalisme : la Biélorussie réclame dans cette union les mêmes droits que la Russie, ce que cette dernière n’est pas prête à accepter.

Ainsi, Loukachenko parvient à édifier un énorme réseau clientéliste, qui le réunit à une grande partie de la population, travaillant dans les entreprises d’Etat. Le seul problème est que ce système ne peut fonctionner que si Moscou est d’accord pour continuer de subventionner l’économie biélorusse. Or, avec l’arrivée de Vladimir Poutine, la Russie met en œuvre une diplomatie économique, fondée sur la recherche du profit. Lourdement endettée, la Biélorussie s’est engagée dans une série de guerres commerciales avec son voisin russe, avant de les perdre toutes et de vendre en remboursement de ses dettes son seul actif stratégique – les pipe-lines acheminant des hydrocarbures russes en Europe.

La situation devient intenable lorsqu’en 2011, le gouvernement ne parvient plus à maintenir le taux de change de sa monnaie nationale, à la suite d’un énième refus de Moscou d’accorder des crédits. Le rouble biélorusse perd plus de la moitié de sa valeur en quelques jours, provoquant par la même la perte des économies des épargnants (tandis que les épargnants perdent leurs économies).

Politiquement, le système semble verrouillé car Loukachenko se fait régulièrement réélire utilisant toujours les mêmes slogans populistes et en maintenant les subventions. Les tentatives de révolution de velours en Biélorussie ont échoué à deux reprises en 2006 et en 2010 en raison du contrôle sur les médias et la passivité de la population.

La situation en Biélorusse semble être verrouillée pour le moment. La situation est d’autant paradoxale que même la Russie, son allié le plus proche, pourtant très critique à l’égard de la politique de Loukachenko, ne parvient pas à changer la donne dans ce pays.

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