En direct
Best of
Best of du 8 au 14 juin
En direct
© JIM WATSON / AFP
Dingo
Malgré la mise en garde d’un groupe de psychiatres réunis à Yale, voilà pourquoi Donald Trump n’a pas forcément de problèmes de "maladie mentale dangereuse"
Publié le 28 avril 2017
Des psychiatres membres de l'association "Duty to warn" ("Obligation de prévenir") ont été invités à la conférence du jeudi 20 avril au sein de l'université de Yale portant sur la santé mentale de Donald Trump. Pour eux, le président américain souffrirait de "paranoïa", de "délire" et de "folie des grandeurs".
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
François Chauchot
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Des psychiatres membres de l'association "Duty to warn" ("Obligation de prévenir") ont été invités à la conférence du jeudi 20 avril au sein de l'université de Yale portant sur la santé mentale de Donald Trump. Pour eux, le président américain souffrirait de "paranoïa", de "délire" et de "folie des grandeurs".

Atlantico: Peut-on prendre un tel diagnostic au sérieux, alors qu'aucun des psychiatres invités n'a rencontré Donald Trump, et n'a donc suivi le protocole médical de rigueur ?

François Chauchot : Peut on prendre un tel diagnostic... la réponse est sans hésitation non ; car poser un diagnostic suppose au préalable de rencontrer la personne dans le cadre d'un entretien, où s'instaure une confiance réciproque, permettant au sujet de se confier sans détours, et sans crainte d'être jugé. Or, c'est bien loin d'être la situation d'un homme politique, en constante représentation et soucis de communication. Par ailleurs, un diagnostic au cours d'un entretien peut être consolidé par la passation de tests psychométriques, ou de questionnaires d'évaluation diagnostique ; et je vois mal comment Monsieur Trump pourrait se prêter à ce genre d'exercice. Enfin, les hommes politiques se doivent de communiquer, c'est-à-dire de faire passer un message audible pour leur électorat potentiel, et la encore, c'est bien loin de se laisser aller à "parler de soi " en toute franchise, élément essentiel au diagnostic. En d'autres termes, pour qu'un diagnostic soit posé, il faut que le patient se laisse aller à cet examen. Poser un diagnostic sur des images TV revient à s'attacher à ce qui est vu  et dit par le sujet, donc potentiellement à ce qui peut être mis en scène par ce dernier.

Outre la santé mentale de Donald Trump, n'existe-t-il pas d'autres explications à un comportement effectivement "extravagant" ? 

Ce comportement extravagant peut être plutôt compris comme un "masque", ou une attitude de prestance, dans le souci d'impressionner l'autre, et de se rendre insaisissable et imprévisible. Il serait alors dommage de ne le juger qu'à travers ce que l'on voit de lui. Par ailleurs, cette impulsivité, et ce caractère prétendument irréfléchi qu'on lui prête ne s'accordent pas avec sa réussite d'homme d'affaires, quoiqu'on en dise. Et l'on sait qu'une certaine d'impulsivité, une grande confiance en soi (sans parler de "mégalomanie") et un faible niveau de culpabilité peuvent conduire à de grandes réussites.

A l'inverse, quels sont les "biais" psychologiques des hauts responsables politiques ? Peut on voir des points communs entre les différents chef d'Etat, qui pourraient expliquer, au moins partiellement, un tel jugement ?

La question de l'état de santé psychique des dirigeants n'est pas une affaire nouvelle ; depuis Louis 2 de Bavière, et plus proche de nous le livre "Ces malades qui nous gouvernent". Tous ne présentent pas de troubles psychiques, loin de là, mais certainement des dispositions de tempérament permettant de supporter de telles situations stressantes, une estime d'eux élevée associée à une combattivité, relayée par le regard des autres et des militants. Si bien qu'il est difficile de concevoir l'homme politique comme une entité isolée, mais comme un dépositaire d'une autorité que les autres lui confient, dans le stress du combat politique. Ces "fortes personnalités" correspondent bien souvent à ce que certains rattachent au narcissisme et au sentiment de toute puissance de l'individu.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Auchan, Carrefour, Casino : mais que vont devenir toutes ces galeries marchandes et hypermarchés qui se vident ?
02.
Véhicules propres : la Chine abandonne l'électrique pour miser sur la voiture à hydrogène
03.
Il manque d'écraser un malvoyant et sort de sa voiture pour le frapper
04.
Vol MH370 : "le pilote s'est s'envolé à 12 000 mètres pour tuer l'équipage dans la cabine dépressurisée ", selon un nouveau rapport
05.
Laura Smet a épousé Raphaël Lancrey-Javal au Cap Ferret
06.
Derrière la réforme de l’assurance chômage, une révolution dont le gouvernement ne veut pas assumer le nom ?
07.
Les nouvelles figures « modérées » de l’islam de France et l’ombre des Frères-musulmans
01.
Véhicules propres : la Chine abandonne l'électrique pour miser sur la voiture à hydrogène
02.
Auchan, Carrefour, Casino : mais que vont devenir toutes ces galeries marchandes et hypermarchés qui se vident ?
03.
Mariage de Karine Ferri : Nikos n'est pas venu, les autres stars non plus; Laeticia Hallyday se rabiboche avec son père, Meghan Markle aurait fait fuir sa mère, Rihanna renoue avec son milliardaire;  Kate Middleton snobe Rose, Britney Spears s'arrondit
04.
Cette nouvelle technique du dépistage du cancer de la prostate qui pourrait sauver de nombreuses vies
05.
Crise au sein de LREM dans le Nord : six députés claquent la porte
06.
Justification des violences contre les femmes : les étonnants propos de l’imam de l’université la plus prestigieuse du monde sunnite
01.
PMA : la droite est-elle menacée de commettre la même erreur qu’avec le progressisme des années 60 qu’elle a accepté en bloc au nom de l’évolution de la société ?
02.
Voulez-vous savoir dans quelle France on entend vous faire vivre ? Regardez bien l'affiche de l'UNICEF !
03.
Justification des violences contre les femmes : les étonnants propos de l’imam de l’université la plus prestigieuse du monde sunnite
04.
Mais pourquoi s’abstenir de faire des enfants pour sauver la planète alors que le pic démographique est passé ? Petits arguments chiffrés
05.
Véhicules propres : la Chine abandonne l'électrique pour miser sur la voiture à hydrogène
06.
Les nouvelles figures « modérées » de l’islam de France et l’ombre des Frères-musulmans
Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Michèle Plahiers
- 23/04/2017 - 09:38
Hillary ouTrumpn
Nous supposons bien su^r que les psychiatres démocrates auraient trouvé Hillary tout à fait normale,...Homosexuelle...pas touche.
Michèle Plahiers
- 23/04/2017 - 09:36
DSM
Les homosexuels ont fait pression dans les années 1985 pour que la pathologie perverse sorte de la psychiatrie. Avec un outil tronqué au départ comment voulez-vous que les psychiatre posent un véritable diagnostic. De qui se moque-t-on?
Deudeuche
- 23/04/2017 - 08:45
Hé ho Clinton n'a pas été élue
Pour Info pour les narcisses démocrates.