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© PHILIPPE LOPEZ / AFP
© PHILIPPE LOPEZ / AFP
Drame

Attentat sur les Champs-Elysées : l'assaillant ne présentait pas "de signes de radicalisation"

Publié le 21 avril 2017
Une fusillade a éclaté sur l'avenue des Champs Elysées à Paris autour de 21 heures jeudi soir. Un policier a été tué et deux autres ont été blessés. L'assaillant a été abattu. L'Etat islamique a revendiqué l'attaque.Selon le procureur de la République de Paris, l'assaillant ne présentait pas "de signes de radicalisation".
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Une fusillade a éclaté sur l'avenue des Champs Elysées à Paris autour de 21 heures jeudi soir. Un policier a été tué et deux autres ont été blessés. L'assaillant a été abattu. L'Etat islamique a revendiqué l'attaque.Selon le procureur de la République de Paris, l'assaillant ne présentait pas "de signes de radicalisation".
  • Les policiers sur les Champs Elysées ont été pris pour cibles par des tirs à 20h50 jeudi soir.  Un policier tué, deux autres blessés. Le pronostic vital de ces derniers n'est plus engagé.
  • L'agresseur, tué par des tirs de riposte de la police, était visé par une enquête antiterroriste pour avoir manifesté son intention de tuer des policiers, selon des sources proches de l'enquête.
  • L'État islamique a revendiqué l'attaque. 
  • François Hollande, qui s'exprimait depuis l'Elysée, réunira ce matin un conseil de défense. Un "hommage national" serait rendu au policier tué.
  • Les candidats à l'élection présidentielle ont réagi suite à cette attaque. 

 

>>> À lire aussi : Attentats : après le syndrome de Stockholm, le syndrome de Paris 

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18h30 : Pas "de signe de radicalisation" selon le procureur de la République de Paris

François Molins a tenu une conférence de presse, dans laquelle il a rendu hommage au policier qui a été tué, un agent de 37 ans "installé derrière le volant", qui a été atteint "mortellement de deux balles dans la tête. Par ailleurs, le procureur de la République de Paris a affirmé que "Karim Cheurfi n'était pas fiché S et n'avait pas présenté tout au long de sa période d'incarcération, donc pendant une période de quasiment quatorze ans (...), de signes de radicalisation ou de signes de prosélytisme pendant toutes ces années de détention". 

16h45 : Karim C., un homme réputé violent

En février 2005, l'assaillant avait été condamné en appel à quinze ans de réclusion pour avoir tenté de tuer un élève gardien de la paix et le frère de celui-ci, alors qu'il se déplaçait au volant d'une voiture volée.

A LIRE AUSSI : Attentat sur les Champs-Élysées : le profil ultra-violent de l'assaillant

16h10 : Paris rendra hommage au policier tué

Anne Hidalgo a annoncé qu'un "hommage" au policier tué  et une "action symbolique" sur les Champs Elysées seront organisés la semaine prochaine.  "Nous aurons la semaine prochaine un hommage spécifique, ici à l'hôtel de ville de Paris, nous tenons à le faire, pour marquer cette proximité, cette affection et cette reconnaissance vis à vis de la police parisienne" a indiqué la maire de Paris.

13h40 : François Fillon visé par Bernard Cazeneuve 

Bernard Cazeneuve a également mis en cause la demande de François Fillon concernant la "révision des accords de Schengen" et les suppression de postes décidées sous son gouvernement, entre 2007 et 2012, en particulier dans le Renseignement. "Comment conforter, enfin, les services publics de la sécurité et des armées lorsque l'on propose dans son programme la suppression de 500 000 fonctionnaires en 5 ans", a dénoncé le Premier ministre.

13h00 : Bernard Cazeneuve s'attaque à Marine Le Pen 

"Certains ont fait le choix de l'outrance et de la division. (...) Il faut rétablir la vérité", a déclaré Bernard Cazeneuve, en réaction à l'attaque politique de Marine Le Pen. La candidate du FN a dénoncé un peu plus tôt une "idéologie totalitaire monstrueuse". "Cette guerre nous est menée sans pitié et sans répit. Or depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a été fait pour que nous la perdions", a-t-elle ajouté, pointant du doigt le "laxisme inouï de la justice". 

La réaction du Front nationale ne s'est pas faite attendre. Florian Philippot a réagi sur Twitter : "Il ferait mieux de fustiger Daesh. Honte". 

13h00 : Bernard Cazeneuve s'attaque à Marine Le Pen 

"Certains ont fait le choix de l'outrance et de la division. (...) Il faut rétablir la vérité", a déclaré Bernard Cazeneuve, en réaction à l'attaque politique de Marine Le Pen. La candidate du FN a dénoncé un peu plus tôt une "idéologie totalitaire monstrueuse". "Cette guerre nous est menée sans pitié et sans répit. Or depuis dix ans, sous les gouvernements de droite et de gauche, tout a été fait pour que nous la perdions", a-t-elle ajouté, pointant du doigt le "laxisme inouï de la justice". 

12h45 : des notes manuscrites retrouvées dans la voiture de l'auteur de l'attaque 

Des notes manuscrites comportant l'adresse de la DGSI à Levallois-Perret, l'adresse du commissariat de Lagny et trois adresses d'armureries, ont été retrouvées dans la voiture du tireur des Champs-Elysées, selon BFMTV. 
 

12h20 : Les policiers en deuil et en colère 

Les syndicats de police ont réagi et fait part de leur vive émotion. "Toute la police nationale est dans l'émotion mais aussi la colère", a déclaré Jean-Claude Delage, le secrétaire général du syndicat Alliance. "Les fanatiques avaient annoncé depuis fort longtemps que les policiers seraient des cibles. Une nouvelle fois, un policier paye de sa vie son engagement.", a-t-il fustigé. Pour Philippe Capon, secrétaire général de l'Unsa police, "une fois de plus, la sécurité étant la première des libertés, les forces de l'ordre sont prises pour cible et paient de la façon la plus tragique leur investissement dans la sécurité de nos concitoyens". Le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) regrette que "la police du quotidien paie le prix du sang". "La communauté policière sait le danger permanent que fait peser sur nos valeurs comme sur nos vies le totalitarisme djihadiste", a ajouté le syndicat, rappelant que "la menace est (...) encore accrue par la proximité d'échéances électorales majeures".

11h45 : François Hollande réconforte les policiers 
 
François Hollande s'est rendu ce matin vers 11h15 à la Préfecture de police de Paris. "Il s'agit de rencontrer les policiers et les forces de sécurité qui ont fait preuve d'un courage exemplaire hier mais qui ont perdu l'un des leurs", a précisé l'Élysée.
 
11h30 : François Fillon promet de maintenir "l'état d'urgence et le contrôle aux frontières"
 
"Il convient de démontrer à nos adversaires que la France est unie et sans avoir peur", a déclaré François Fillon devant la presse. Pour le candidat de la droite, "nous devons opposer un mur politique et moral» au terrorisme. La bataille contre ce terrorisme «doit être la priorité du prochain quinquennat". "Je maintiendrai l'état d'urgence et le contrôle aux frontières", a-t-il affirmé. François Fillon entend également "cibler" la politique étrangère "sur la destruction de Daech". Le candidat LR souhaite aussi "10 000 policiers supplémentaires au service de la sécurité des Français". "Policiers, gendarmes et militaires me trouveront toujours à leurs côtés", a-t-il conclu.
 
 
11h00 : Marine Le Pen demande au gouvernement un "ultime sursaut"
 
Marine Le Pen s'est exprimée depuis son QG de campagne ce matin. Elle a affirmé que "cette guerre nous est menée sans pitié et sans répit". "Une nouvelle fois ce sont les policiers qui ont été visés. Nos policiers sont attaqués parce qu'ils sont les symboles de l'État", juge la candidate, considérant que "la France n'est pas visée pour ce qu'elle fait, mais pour ce qu'elle est." "La réponse doit être globale, totale, celle du pays tout entier", affirme la candidate, mettant en cause "les gouvernements de droite et de gauche" et leurs politiques "depuis dix ans". La candidate du FN "appelle tous les Français à l'unité" et demande au gouvernement un "ultime sursaut" en décidant de "rétablir les frontières dans l'espace Schengen" et de mettre en place "l'expulsion de tous les fichés S".
 
10h50 : François Hollande au chevet d'un des policiers blessés
 

François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de l'Intérieur Mathias Fekl se sont rendus au chevet de l'un des policiers blessés, à l'Hôpital Georges Pompidou, rapporte l'Élysée.

Le président @fhollande est à l'hôpital Georges-Pompidou où il rencontre les équipes médicales pic.twitter.com/g6Bc8v3kUY

— Élysée (@Elysee) 21 avril 2017
 
 

10h45 : Manuel Valls : "La guerre contre le terrorisme doit rester la priorité"

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a insisté dans un tweet sur les besoins de "renseignement, moyens pour la police et la justice, lutte contre l'islamisme radical" car "la guerre contre le terrorisme doit rester la priorité". Hier soir, l'ancien candidat à la primaire à gauche avait déjà exprimé sa "solidarité" et son "soutien" aux forces de l'ordre et aux proches des policiers victimes de l'attaque.
 
09h20 : Bernard Cazeneuve : "plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés" lors de l'élection présidentielle
 
Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, s'est exprimé à la sortie du Conseil de Défense. "Au cours des prochains jours, plus de 50.000 policiers et gendarmes seront mobilisés afin de garantir la sérénité du déroulement des opérations électorales", a-t-il indiqué. "Au-delà des moyens traditionnels, les unités spécialisées d'intervention sont placées en état d'alerte" et "les CRS et gendarmes mobiles sont plus spécifiquement orientés sur des opérations de sécurisation", a détaillé le chef du gouvernement. "Le gouvernement est pleinement mobilisé, rien ne doit entraver ce moment démocratique fondamental pour notre pays", a affirmé Bernard Cazeneuve, qui a également tenu à insister sur "l'unité" nécessaire dans ce contexte : "Il nous appartient aussi de ne jamais céder à la division. C'est l'obscurantisme et l'intolérance qui doivent être combattus, et c'est bien l'unité qui plus que jamais doit prévaloir."
 
 

08h58 : Un avis de recherche visant un homme signalé par la Belgique a été transmis à la France

Une source policière avait annoncé hier soir à Reuters le lancement d'un avis de recherche pour retrouver un potentiel complice de l'auteur de la fusillade.  Selon cet avis de recherche, ce complice présumé serait venu de Belgique par le train Thalys. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet, a confirmé sur Europe 1 que les autorités françaises enquêtent sur un homme signalé par la Belgique. La Belgique a transmis un avis de recherche à la France concernant cet homme.
 

08h56 : Benoît Hamon : "La démocratie ne peut pas s'arrêter, être empêchée par un acte terroriste"

Invité de BFMTV, Benoît Hamon a estimé qu'"il y a clairement la volonté de prendre le pouvoir sur nous et sur nos têtes, sur nos existences" avec cet acte terroriste. Il souhaite dire aux électeurs "qu'ils sont bien plus forts que cela. Ils l'ont prouvé." "Fondamentalement, la démocratie ne peut pas s'arrêter, être empêchée par un acte terroriste, parce que c'est précisément cela qu'ils visent", a indiqué le candidat PS. "Dans un moment comme celui-là, je ne vois pas de bien plus précieux : notre joyau, c'est notre résistance", a-t-il ajouté, refusant, vis-à-vis des terroristes, de "leur faire ce cadeau incroyable que d’arrêter de la démocratie et de la République".
 
08h55 : Emmanuel Macron pense que "mettre tous les fichés 'S' en prison n'a aucun sens"
 
De son côté, Emmanuel Macron a dénoncé les propositions de Marine Le Pen qui entend condamner à de la prison et à l'indignité nationale tous les fichés "S" français "poursuivis pour intelligence avec l’ennemi". "Il y a presque 20 000 fichés "S" pour des faits multiples, pas que des djihadistes. Si vous les mettez tous en prison, ce n’est pas conforme au droit. Et c’est inefficace parce que justement le but c’est de les suivre, de les surveiller. Mettre tous les fichés "S" en prison n’a aucun sens", a déclaré sur RFI le candidat d'En Marche !.  
 
 

08h50 : Marine Le Pen : "Il faut expulser les fichés 'S' étrangers"

Sur RFI, la candidate du Front national à la présidentielle a rappelé son "plan de bataille contre le terrorisme", lequel, commence pour elle "par retrouver nos frontières nationales et arrêter la naïveté". "Il faut expulser les fichés "S" étrangers, et déchoir de leur nationalité française les binationaux en lien avec le terrorisme", a-t-elle affirmé. 
 
 
08h45 : Dupont-Aignan : "Nous sommes en guerre intérieur et extérieure"
 
Ce matin, sur Radio Classique et Paris Première, le candidat de Debout la France a déclaré que "le meilleur hommage, c'est de prendre les mesures qui s'imposent" au lendemain de l'attaque revendiquée hier soir par l'organisation Etat islamique sur les Champs-Elysées. "Nous sommes en guerre intérieur et extérieure", a déclaré Nicolas Dupont-Aignan, qui a évoqué la présence de "milliers de djihadistes sur notre sol comme des grenades dégoupillées".  "Il faut lutter contre Daech (l'organisation Etat islamique) avant de s'en prendre à Assad", a-t-il ajouté, "malgré les atrocités" que le candidat attribue au président syrien.
 
08h43 : François Asselineau reproche au gouvernement "du laxisme dans le suivi de la justice"
 
"Ce n’est pas à moi qu’il faut demander des comptes !", a déclaré François Asselineau ce matin sur France Inter. Réagissant lui aussi à la mort d'un policier hier soir sur les Champs-Elysées, le candidat de l'Union populaire républicaine a surtout reproché au gouvernement "du laxisme dans le suivi de la justice". "Ce qui est assez scandaleux dans cette affaire c'est qu’en fait l’assaillant était déjà connu des services de police, il paraît qu’il était même fiché S, ce n’est pas normal que quelqu’un comme ça puisse se déplacer librement", a-t-il déclaré. 
 
 
08h40 : Le soutien de Donald Trump et d'Angela Merkel
 
Plusieurs responsables politiques étrangers ont exprimé leur soutien à la France. Le président américain Donald Trump, évoquant "une attaque terroriste", a présenté ses "condoléances au peuple de France".  La chancelière allemande Angela Merkel a dit pour sa part se tenir "de façon ferme et déterminée aux côtés" des Français.
 

08h25 : La réaction des candidats à l'élection présidentielle 

Jeudi soir, tous les candidats étaient invités à dérouler leur programme sur France 2. Mais l'émission a été perturbée par la fusillade.Tous les candidats ont réagi à cet événement :

Mes pensées vont au policier tué, à ses collègues blessés. Soutien total aux forces de l'ordre contre le terrorisme. #ChampsElysees

— Benoît Hamon (@benoithamon) 20 avril 2017
 

Hommage aux forces de l'ordre qui donnent leur vie pour protéger les nôtres. #ChampsElysees

— François Fillon (@FrancoisFillon) 20 avril 2017
 

Emmanuel Macron a commencé son intervention en parlant de la fusillade. "Je veux utiliser ces quelques minutes pour parler de ce qui s'est passé ce soir. La première mission du président, c'est de protéger. Ce soir pendant que nous parlons, on sait qu'au moins un policier a été tué», a-t-il déclaré tout en ajoutant «On ne sait pas qualifier ce qu'il s'est passé". "Cette menace, elle fera partie du quotidien des prochaines années", a-t-il affirmé, en exprimant  "toute (sa) solidarité à la police et plus généralement à nos forces de l'ordre" avant d'adresser "une pensée pour la famille de la victime". "A l'extérieur de nos frontières, pour lutter partout contre le terrorisme islamiste, à l'intérieur de nos frontières en renforçant les moyens de sécurité, de renseignement, je veux aller encore plus loin et je vous vous protéger, j'y suis prêt", a-t-il dit en fin d'émission.

Émotion et solidarité pour nos forces de l'ordre, à nouveau prises pour cible. MLP

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) 20 avril 2017
 

Pensée émue pour les policiers mort et blessés et leurs familles.Les actes terroristes ne seront jamais impunis,les complices jamais oubliés

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 20 avril 2017
 

Hommage au policier tué ce soir à #Paris. Soutien total aux forces de l'ordre qui assurent jour et nuit notre sécurité.

— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) 20 avril 2017

 

Plus tard dans l'émission, il a indiqué vouloir mobiliser toutes les forces de l'Etat pour "vaincre les barbares".

08h05 : Les unes des journaux après la fusillade

"Le terrorisme frappe à nouveau en plein Paris", écrit Le Figaro. "Attaque sur les Champs-Elysées", titre Le Parisien en soulignant que la police est encore "frappée".  "Fusillade meurtrière sur les Champs", affiche en une le Sud-Ouest. La Voix du Nord titre "Attentat sur les Champs-Elysées" et Ouest-France "Champs-Elysées: fusillade mortelle".
 
La presse étrangère a également fait sa "une" sur l’attaque terroriste parisienne. "Terreur sur les Champs-Elysées", écrit le quotidien britannique The Telegraph. "Tension maximale sur la présidentielle", écrit le quotidien belge Le Soir.
 
 
 
 
 
 

 

Tomorrow's Daily Telegraph front page today: 'Terror on the Champs-Elysees' #Paris pic.twitter.com/yXTPXctmrQ

— The Telegraph (@Telegraph) 20 avril 2017
 

 

07h55 : Certains candidats annulent leurs déplacements de campagne, tandis que d'autres les mentiennent

"On est en face d'un acte dont on ne peut pas encore totalement qualifier la nature mais enfin qui ressemble terriblement à un acte terroriste par les événements qui se sont produits", a réagi François Fillon après l'attaque et juste avant que François Hollande ne s'exprime. "On nous laisse entendre qu'il y a d'autres violences ailleurs dans Paris donc je voudrais dire que, moi, dans ces conditions, j'annule les déplacements qui étaient prévus dans ma campagne", a-t-il ajouté. En effet, le candidat de la droite devait rassembler une partie de son équipe de campagne à Chamonix.

Emmanuel Macron a aussi annulé ses déplacements de campagne programmés à Rouen et Arras. "Compte tenu de la situation et de la nécessaire mobilisation des forces de l'ordre pour assurer la sécurité de nos concitoyens, j'ai décidé d'annuler les rassemblements publics de ma dernière journée de campagne, à Rouen et Arras (...) Je m'exprimerai devant les Français ce vendredi à midi", a-t-il déclaré.

Marine Le Pen devait se rendre dans un refuge pour animaux à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire). "C'est bien sûr annulé", a indiqué Florian Philippot à l'AFP. Elle fera une déclaration à son QG de campagne à 10 heures.

Contrairement à eux, Benoît Hamon a estimé auprès de l'AFP que "ce serait une grave erreur de tomber dans la peur et de mettre entre parenthèses le débat démocratique". Le candidat socialiste a donc décidé de maintenir la prise de parole à Carmaux (Tarn) programmée cet après-midi pour conclure sa campagne. Cependant,  il a annulé un autre déplacement prévu à Évry dans la matinée.

Le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a également souhaité "ne pas interrompre le processus de notre démocratie de manière à bien démontrer que les violents n'auront pas le dernier mot contre les républicains". Son entourage a confirmé le maintien de son programme pour vendredi. 

Nicolas Dupont-Aignan a, lui, confirmé qu'il irait en Seine-Saint-Denis puis dans l'Essonne. Quant à Philippe Poutou (NPA), il maintient son dernier meeting à Annecy. Nathalie Arthaud (LO) a réservé sa dernière soirée à un passage sur BFMTV.

07h50 : Un conseil de défense prévu à 8 heures

François Hollande a "convoqué" un conseil de défense ce vendredi à 8 heures, à l'issue d'une réunion de crise au cours de laquelle le chef de l'État s'est entretenu avec le premier ministre Bernard Cazeneuve et les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Matthias Fekl et Jean-Jacques Urvoas. "J'ai convoqué un conseil de défense demain [vendredi, NDLR] matin à 8h. Tout est fait pour que la mobilisation de nos forces de sécurité, policiers, gendarmes, militaires soit au plus haut niveau dans les circonstances que nous connaissons, c'est d'ailleurs le cas depuis plusieurs mois", a déclaré le chef de l'État hier soir. "Nous sommes convaincus que les pistes qui peuvent conduire à l'enquête et qui devront révéler toute la vérité sont d'ordre terroriste", a-t-il affirmé.

 

07h42 : L'EI a revendiqué l'attaque 

L'attaque a été revendiquée par l'EI via son agence de propagande Amaq. Daech a identifié l'assaillant comme "Abu Youssef Al-Belgiki" ("Abu Youssef le Belge"). La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. "Nous sommes convaincus" que la piste "est d'ordre terroriste", a déclaré François Hollande.

 

07h00 : Qui est l'auteur de l'attaque ? 

Une perquisition a eu lieu jeudi soir en Seine-et-Marne au domicile de l'assaillant. Il s'agit d'un Français de 39 ans. Il est titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l'attaque. Selon Le Parisien, la perquisition au domicile du suspect menée à Chelles s'est terminée aux alentours de deux heures ce matin. Cet auteur présumé avait été condamné en février 2005 à quinze ans de réclusion pour trois tentatives d'homicide volontaire, dont deux visant des policiers.


Fusillade sur les Champs-Elysées : "L'identité de l'attaquant est connue", indique François Molins

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Wortstein
- 22/04/2017 - 09:05
Par contre, moi, modeste judéo-catho
je présente selon la presse et les gaucho-bobos tous les signes de radicalisation. Je vais tuer Macron en votant Fillon!
bern4243
- 22/04/2017 - 07:41
alors le laxisme des juges!!
le personnage etait suivi , il ne s'est pas rendu a une ou des visites de suivi car dixit:"il était en algerie pour chercher a se marier" ; au fait n'est il pas français? . Admettons le fait il a passé les frontiéres avec quelle pièce d'identité , passeport français (on le lui aurait laissé?) ; passeport algérien (mince je croyais qu'il était français) ; ce matin sur une radio j'entends que le juge aurait pu le renvoyer en prison ; moi je pense que le juge aurait du le renvoyer en prison; comme vous le voyez tout n'est pas qu'effet du hasard, mais bien de la responsabilité de quelques fonctionnaires rendus d'ailleurs irresponsable par le Système.
Geolion
- 21/04/2017 - 20:23
Seul Fillon en a parlé ! Pour les autres : "chuuuut" !
Seul F. Fillon a parlé, lors de l'émission sur France 2, de l'autre attentat qui a eu lieu ce même jour jeudi, à Paris ! Et il a eu raison ! Il a dit, "on nous laisse entendre qu'il y a d'autres violences ailleurs dans Paris" . Et Il n'a pas inventé ça car, effectivement, il faisait allusion à une alerte du Centre opérationnel de gestion interministériel de crise (COGIC), dépendant du ministère de l’Intérieur, selon laquelle "un militaire de l’opération Sentinelle s’est fait agresser par un individu à la station Etienne Marcel, sur la ligne numéro 4 ce jeudi 20 avril. L’individu a été neutralisé et arrêté par les forces de police. Il n’y a pas de victimes».
Personne d'autre et surtout pas Cazeneuve n'a eu l'honnêteté de parler de ce deuxième attentat !