En direct
Best of
Best-of: le meilleur de la semaine Atlantico
En direct
Hypocrites !
Cachez-moi ces vols en jet privé que je ne saurais voir : quand les Torquemada du fact-checking utilisent le Gorafi pour protéger Jean-Luc Mélenchon
Publié le 21 avril 2017
« Errare Atlanticum est ». Dans un article sur un déplacement de Mélenchon en jet privé paru hier dans ces colonnes une phrase malencontreuse pouvait laisser penser que le Gorafi, site parodique bien connu, était une source comme une autre. C’est une maladresse qui prête plus à sourire ou hausser les épaules qu’à s’indigner.
Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Serge Federbusch
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
« Errare Atlanticum est ». Dans un article sur un déplacement de Mélenchon en jet privé paru hier dans ces colonnes une phrase malencontreuse pouvait laisser penser que le Gorafi, site parodique bien connu, était une source comme une autre. C’est une maladresse qui prête plus à sourire ou hausser les épaules qu’à s’indigner.

On connaît la suite de la locution latine : "Sed persevare diabolicum". Ouf ! Justement Atlantico a recadré immédiatement le propos et rendu au canular ce qui appartient au canular, pardon pour César.

>>> Lire l'article : Après la péniche, le jet insoumis de Mélenchon : petit voyage entre amis (du luxe) <<<

Mais cela n’a pas suffi. Dans un emballement médiatique étonnant, sans doute dû au climat électrique de cette fin de campagne, Le Monde, 20 minutes, Libération et d’autres se sont rués sur l’ "affaire" pour se gausser et tenter de discréditer le site.

Au passage, pif, paf, pouf ! Un miracle médiatique s’est produit. On ne parle quasiment plus du fond de l’affaire à savoir que notre tribun chavezien national a laissé son goût pour l’insoumission en consigne dans les aéroports pour happy few. Voilà Mélenchon sauvé d’un questionnement gênant sur ce hiatus entre son comportement et son discours. Déjà qu’il avouait ne voyager qu’en classe affaires car il a des problèmes de dos … n’imaginons pas le Monde lui demander un certificat médical.

Seul Libération a fait l’effort minimum de demander à son équipe si l’information de base, la seule qui compte, était vraie. Son goût pour l’investigation a toutefois calé quand il lui fut répondu que le candidat n’avait pas de temps à perdre avec cette histoire. Circulez en jet privé, il n’y a rien à voir ! 

Cette équipée aérienne fait penser à l’escapade en avion officiel de Valls avec son fils pour soutenir le Barça en Allemagne ou aux contorsions de Hollande pour faire croire, en début de mandat, qu’il n’utiliserait que le train pour ses déplacements. Soyons honnêtes : François Fillon a été lui aussi critiqué pour son usage intensif de l’aviation pour aller de Paris en Vendée quand il était Premier ministre.

Mais LA grande différence est qu’à chaque fois qu’une affaire éclate et qu’elle est gênante pour le camp du bien, extrémistes compris, elle finit vite en clapotis à défaut d’être reprise en boucle comme peuvent l’être les scandales réels ou supposés qui touchent la droite.

Faisons par exemple un bref récapitulatif de ce qui pourrait salement gêner Macron et qui, systématiquement, a fait long feu : son ruineux déplacement publicitaire à Las Vegas et ses frais de bouche de pré-campagne à Bercy, l’incroyable évaporation de ses économies qui ne lui laisse quasiment plus de patrimoine déclaré, le financement de sa campagne dont les sommes avouées ne correspondent en rien aux dépenses évidentes, sa faute de goût avec son nom sur la tombe de Roger Hanin en Algérie, ses propos insultants sur la colonisation française tenus en terre étrangère, sa confusion entre deux candidats lors du débat à onze, son soutien hors antenne à un individu tenant des discours teintés de salafisme, etc. A chaque fois cela fait pschitt, selon la formule chiraquienne. Le moindre début de justification, même tiré par les cheveux et hop ! La polémique est close.

Et ne parlons pas, sur un sujet qui touche une autre figure "progressiste" des dix années passées par Anne Hidalgo à l’Inspection du travail sans qu’on trouve trace de son activité, mystère sur lequel nous avons fait plusieurs articles sans que jamais un autre titre ou site daigne s’y intéresser.

Et pourquoi ? 

D’abord parce que les organes de presse sont bien plus nombreux à être de gauche que de droite, ce qui permet un effet de roulement et de passage de témoin pour, en permanence, entretenir les diatribes. 

Ensuite et surtout parce que, structurellement et culturellement, la grande majorité des journalistes n’a pas envie de gêner ceux dont elle pense qu’ils sont des gens "bien", du bon côté du combat politique. S’ils sont troubles qu’importe puisqu’ils agissent pour une juste cause.

Il s’agit d’un choix sous-jacent, tantôt conscient tantôt inconscient. Des aventures comme celle d’Atlantico restent isolées. Mais c’est encore trop pour la coalition médiatique dominante. D’où la recherche et la montée en épingle du moindre faux-pas, de la plus petite imprécision.

Tant que la droite, toutes sensibilités confondues, n’aura pas fait l’effort de créer une école de presse et de développer des médias s’attachant à un traitement plus équilibré de l’actualité le problème perdurera. 

C’est un des enseignements et non des moindres de cette incroyable campagne.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
02.
Comment Donald Trump est en train de se sortir des soupçons qui pèsent sur lui d'une collusion entre la Russie et sa campagne électorale de 2016
03.
Et les pays qui participent le plus à l’extension des forêts sur la planète sont…
04.
Le coffre-fort d'Alexandre Benalla aurait été déplacé par Chokri Wakrim, le compagnon de l'ancienne cheffe de la sécurité du Premier ministre
05.
François Ruffin craint d’être visé après les perquisitions chez Mediapart et La France Insoumise
06.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
07.
Le mystère de la chambre (d’écho des Gilets) jaune(s)
01.
Christine Lagarde, la directrice du FMI, prévient d’un risque grave de tempête mondiale mais personne ne semble l’entendre
02.
Il faut détruire Jean-Luc Mélenchon et le secret de l’instruction avec…
03.
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
04.
Laeticia Hallyday s'ennuie à L.A; Johnny Depp craque pour la fille d'un vieux pote; Dany Boon veut que vous sachiez qu'il est amoureux (pour vous faire oublier ses impôts); Nicolas S. & Carla B. qu'ils étaient à Venise pour leur anniversaire de mariage
05.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
06.
55% des Français continuent à soutenir les Gilets jaunes : pourquoi s’imaginer que la fin de la crise est en vue est un fantasme dangereux
01.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
02.
Novethic et autres promoteurs forcenés de la transition écologique : en marche vers un nouveau fascisme vert ?
03.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
04.
Derrière le complotisme, l’énorme échec de 50 ans d’égalitarisme et de progressisme à marche forcée impulsés par l’Education nationale comme par la culture dominante
05.
55% des Français continuent à soutenir les Gilets jaunes : pourquoi s’imaginer que la fin de la crise est en vue est un fantasme dangereux
06.
Flambée d’antisémitisme et de violences politiques : ces erreurs politiques et macroéconomiques à ne pas reproduire pour enrayer la crise
Commentaires (22)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Eolian
- 25/04/2017 - 15:04
En marche
Est tout simplement la traduction de "move on" et move on en anglais et l’un des nombreux mouvements de qui....? George Soros. alors il ne faut pas trop sans faire pour le patrimoine de Macron.
Orchidee31
- 22/04/2017 - 23:43
Bd
A la niche ...
fasanan
- 22/04/2017 - 15:48
bd nous fatigue
tel un téléévangéliste, à l'image de son mentor il monopolise l'espace et pense nous convaincre