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Dépenses à tout va

Pourquoi les obsédés de la relance keynésienne seraient bien inspirés de réviser ce que Keynes lui même disait de la dépense publique

Publié le 20 avril 2017
Selon l'économiste John Maynard Keynes, le meilleur moyen de relancer l'économie est de permettre aux entreprises d'investir dans l'économie. Ce principe n'a été compris que par deux candidats à l'élection présidentielle française, François Fillon et Emmanuel Macron. Les candidats qui veulent relancer les prestations sociales se trompent.
Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.
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Selon l'économiste John Maynard Keynes, le meilleur moyen de relancer l'économie est de permettre aux entreprises d'investir dans l'économie. Ce principe n'a été compris que par deux candidats à l'élection présidentielle française, François Fillon et Emmanuel Macron. Les candidats qui veulent relancer les prestations sociales se trompent.

Atlantico : De nombreux programmes, à commencer par celui de Mélenchon, s'appuie sur la théorie générale de Keynes pour justifier une augmentation significative des dépenses publiques en affirmant que le mécanisme de coefficient budgétaire multiplicateur lui permettrait de ne pas creuser les comptes de la France en relançant vivement l'économie. Mais ne néglige-t-il pas que tous les investissements ne sont pas équivalents et toutes les dépenses publiques ne se valent pas comme Keynes lui-même l'avait vu auparavant ? 

Philippe Crevel : Premièrement, Keynes a souligné que les dépenses d'investissement privé ont un effet plus important que les dépenses publiques visant à relancer la consommation. Le multiplicateur keynésien est supérieur dans l'investissement productif que dans l'investissement pour les dépenses de consommation. C'est un phénomène qui est largement admis. D'autres part, pour que le multiplicateur keynésien puisse fonctionner, il faut qu'il y ait des capacités de productions disponibles dans l'économie et que l'offre soit capable de réagir rapidement après l'augmentation des dépenses. Or aujourd'hui, l'outil économique français ne serait pas capable de répondre et cela ne ferait qu'accroitre le déficit commercial de la France qui représente déjà 48 milliards d'euros pour l'année 2016. Le programme de Jean-Luc Mélenchon en la matière risquerait de creuser le déficit commercial et n'aurait pas d'incidence sur l'emploi, sur l'économie productive française et donc, on ne résoudrait en aucun cas les problèmes. 

Pour résumer, le multiplicateur keynésien façon Mélenchon serait certainement faible puisqu'il favoriserait la consommation du fait qu'il augmente les prestations sociales et deuxièmement, il y aurait une chute importante sur l'étranger qui sont nos partenaires allemands, néerlandais, belges et espagnols qui en profiteraient. On l'a vu dans le passé, c'est l'échec des relances qui ont été faites en 1981 et 1983 par exemple. 

Quels autres programmes vous semblent aujourd'hui rencontrer un écueil similaire ?

Il y a une tendance qui se dégage, tous les candidats aujourd'hui veulent faire de la relance par la consommation et la demande. Dans ce cas de figure, on a tout d'abord Jean-Luc Mélenchon mais aussi Benoit Hamon avec le revenu universel, c'est évident. On le voit avec Marine Le Pen qui veut augmenter les prestations sociales en abaissant l'âge de départ à la retraite à 60 ans. Cela favoriserait la demande non productive, non axée sur le production de l'économie réelle. On va retrouver ce point chez Emmanuel Macron et François Fillon dans le sens ou ils prévoient d'augmenter les prestations sociales, l'un et l'autre de manière beaucoup plus stable que ceux que je viens de citer précédemment. François Fillon propose un versant off en diminuant le coût du travail. Emmanuel Macron le propose également.  

Serait-il possible de faire une vraie politique de relance keynésienne dans notre contexte ?

La France souffre d'un sous-investissement dans les entreprises. Si les candidats à la présidentielle veulent faire de la relance keynésienne, ils doivent le faire par l'investissement parce que c'est là où le multiplicateur est le plus fort. Il faudrait inciter fortement les entreprises à investir, à innover et à rechercher. Il y a quelques candidats qui ont pris position sur le développement de la recherche. Pour cela, il faut faire un effort accru sur l'éducation, la formation, l'apprentissage. Il faut également inciter les entreprises à innover. C'est indispensable. Dans ces cas-là, on aura un multiplicateur keynésien qui sera beaucoup plus performant que la simple relance par la consommation. 

Deux candidats ont un peu mieux compris ce problème, il s'agit d'Emmanuel Macron et François Fillon. Ce sont les deux candidats qui sont les plus axés sur l'économie de l'offre. François Fillon propose une baisse forte des charges salariales et patronales. Il a rajouté qu'il voulait favoriser la recherche et le développement. Emmanuel Macron propose des choses un peu plus classiques à travers son plan d'investissement de 50 milliards d'euros visant à relancer les infrastructures de la recherche et de la formation de manière un peu plus étatisée que François Fillon. François Fillon a une vision plus libérale alors qu'Emmanuel Macron a une vision plus sociale-démocrate. 

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Deneziere
- 20/04/2017 - 08:54
Soyons moins simpliste que la gauche keynesienne
Que la gôgôche que le monde entier nous envie fasse dire à Keynes tout et n'importe quoi, est un fait déplorable, et Crevel remet bien les pendules à l'heure. Il n'empêche que dans un pays de smicards en stagnation de pouvoir d'achat, avec des dévaluations internes qui se profilent, un peu de soutien de la demande ne serait pas superflu. Le raisonnement sur l'offre a deux faiblesses : 1/ il ignore la dimension temps : restaurer une offre industrielle à partir d'où nous sommes prendra au moins 10 ans et 2/ Il ne raisonne que sur les produits industriels, justement; or il faut intégrer les services dans l'équation. A court-terme, on peut avoir des résultats plus rapides sur la croissance en stimulant la demande - et l'offre aussi - de services. Par exemple en travaillant sur la fluidité du marché du travail, comme le conseille notre dernier français prix nobel d'économie, que personne, surtout pas la gauche, n'a écouté. Et aussi en dérégulant les services publics et en les concurrençant.