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Bons baisers de Berlin

Les arrières-pensées du redoutable docteur Schaüble derrière son soutien à Emmanuel Macron

Publié le 13 avril 2017
Dans un débat organisé par la presse allemande, le ministre des Finances Wolfgang Schaüble a déclaré qu'il aurait probablement voté Macron s'il avait été Français. Ce que en dit long sur la façon dont les Allemands perçoivent l'ancien ministre des Finances.
Edouard Husson
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Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Dans un débat organisé par la presse allemande, le ministre des Finances Wolfgang Schaüble a déclaré qu'il aurait probablement voté Macron s'il avait été Français. Ce que en dit long sur la façon dont les Allemands perçoivent l'ancien ministre des Finances.

Le ministre des Finances allemand a déclaré mardi au cours d'un débat organisé par Der Spiegel que s'il avait eu la nationalité française, il aurait "probablement voté pour Emmanuel Macron". Un revirement pour François Fillon qui se voit abandonné non pas pour ses positions politiques mais pour ses réactions face aux accusations d'emplois présumés fictifs de membres de sa famille. Mais que peut nous dire en creux cette adhésion de Wolfgang Schaüble à Emmanuel Macron, sur son identité politique et sur ce que les Allemands imaginent du Président qu'il sera ?

Edouard Husson : Au risque de vous surprendre: c'est une bonne nouvelle pour François Fillon s'il sait réagir. Il ne fait pas bon, au moins depuis les présidentielles de 1995, d'apparaître comme un candidat souhaité par Berlin. Jacques Chirac avait déjoué les pronostics, en 1995, en s'intéressant plus aux souffrances sociales du pays qu'au respect des critères d'entrée dans l'euro. En 2002, Lionel Jospin a laissé partir chez Jean-Pierre Chevènement une partie des électeurs qui auraient dû l'amener au 2è tour. On oublie trop qu'en 2007 Sarkozy faisait campagne en critiquant notre dépendance exclusive envers Berlin. Il est vrai que les présidents oublient vite les promesses des candidats; mais Chirac a appris ce qu'il en coûtait en 1997, lors des législatives, et Sarkozy en 2012. Voilà bientôt vingt ans que j'ai prédit, dans un essai intitulé L'Europe contre l'amitié franco-allemande (Ed. F.-X de Guibert, 1998) que l'euro allait ronger la substance de la relation entre la France et l'Allemagne; j'étais déjà convaincu qu'il n'était pas bon de figer, par la monnaie, la relation entre les deux pays: contrairement à ce que croient nos dirigeants, il est très dangereux pour l'Europe de placer l'Allemagne en position de "modèle". La stabilité monétaire ne crée pas une politique d'intérêt commun européen; elle oblige le reste de l'Europe à s'aligner sur un pays qui a fait le choix d'avoir peu d'enfants et de n'assumer aucune véritable responsabilité diplomatique internationale, un pays qui est en quelque sorte "sorti de l'histoire". Avec l'euro, les Allemands ont largement tué la compétition en Europe - regardez la désindustrialisation dramatique de l'Italie, qui avait l'habitude de dévaluer pour rester compétitive. C'est létal pour un continent dont la créativité a toujours été fondée sur l'émulation, la concurrence entre des centres d'innovation éparpillés. L'Europe, depuis qu'elle a l'euro, sort lentement mais sûrement de l'histoire; les Français apprennent de moins en moins l'allemand et les Allemands de moins en moins le français. Nos dirigeants, de Mitterrand à Hollande, n'ont pas voulu assumer le revers de la stabilité monétaire à tout prix: chômage durable; recours massif, pour nous protéger, à la création d'emplois publics; déclin de notre effort de défense; absence d'intégration des immigrés, en particulier des jeunes générations. 

Schäuble rend service à Fillon en soutenant Macron: plus l'ancien Premier Ministre sera un "candidat rejeté par l'establishment", plus il évitera le glissement de ses électeurs potentiels vers Dupont-Aignan et vers Marine Le Pen. Surtout, laissez moi rire devant les fausses pudeurs de vierge effarouchée d'un individu député au Bundestag depuis 45 ans et qui a été au coeur du pouvoir sous Helmut Kohl et Angela Merkel ces deux incarnations allemandes du Prince de Machiavel: notre ami, s'il croyait vraiment à ce qu'il dit, devrait d'ailleurs soutenir Fillon, jugé fragile et donc plus sensible aux pressions de Berlin. Mais c'est exactement le contraire: Schäuble sait bien que Fillon serait un président français exigeant, pas facile à contenter, à qui on ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes. Et le Ministre allemand des Finances préfère Macron, un candidat lisse, qui ne sait pas que la France a une histoire et qui a déjà annoncé qu'il ne mettrait aucun obstacle à la politique berlinoise en Europe. 

Quels intérêts les Allemands peuvent en outre avoir à défendre dans cette élection présidentielle ? Quels sont les scénarios imaginés outre-Rhin ?

La zone euro ne tient que parce que les dirigeants français s'y accrochent. La grande hypocrisie du système français se voit dans la création massive d'emplois publics, depuis vingt-cinq ans au moins, pour amortir le choc d'une politique monétaire inadaptée. Regardez comme Emmanuel Macron devient de plus en plus, au fur et à mesure de la campagne, un clone de François Hollande alors que nous attendions un candidat jeune, défendant la liberté d'entreprendre et secouant la gauche. Mais c'est inévitable: : à partir du moment où il défend le statu quo européen, cette machine à tuer l'emploi hors d'Allemagne, Macron ne peut pas, sans courir le risque de se suicider politiquement, proposer à une société rongée par la désintégration sociale de dissoudre son dernier filet de sécurité, l'Etat obèse, inefficace mais sécurisant.

En soutenant Macron, Schäuble, faux Père-la-Rigueur, nous révèle l'inavoué de la politique allemande. Peu importe les ravages de l'Europe du Sud , peu importe les souffrances de la société française, pourvu que l'Allemagne puisse garder cohésion sociale et capacité d'innovation. Les dirigeants allemands ne sont pas prêts, à la différence de leurs homologues français (ou anglo-américains jusqu'à récemment), à sacrifier leur propre société sur l'autel de la mondialisation; ils se font même une haute idée du niveau de vie allemand, de ses standards de conforts et du droit à n'avoir pas d'enfants pourvu qu'on puisse importer régulièrement de la main d'oeuvre (Allemands de l'Est ou de la Volga; réfugiés des guerres de Yougoslavie naguère; aujourd'hui réfugiés du chaos créé par les guerres américaines). Ils ont vu dans l'Europe version Mitterrand/Kohl une aubaine: la stabilité monétaire imposée a permis de tuer une grande partie de la concurrence. Ce système, qui a consisté à protéger l'égalité sociale en Allemagne en organisant une Europe des inégalités autour de soi, est en train de se fissurer. L'Europe du Sud est au bord de l'implosion sociale; l'Europe du Nord reprend progressivement son indépendance;  l'accueil massif de réfugiés destinés à pallier le déficit démographique pose plus de problèmes qu'il n'en résoud. Et puis, les partenaires européens ne peuvent plus, après la crise, vivre à crédit pour acheter les produits allemands; à un moment où la Chine, les Etats-Unis, la Russie achètent moins le "made in Germany"

Alors, oui, il reste une illusion: le système tient tant que la France ne le remet pas en cause. D'où la hantise que cause, depuis de longs mois, à Berlin, la percée de Marine Le Pen; et d'où le mauvais coup fait par Schäuble à Fillon: Macron, qui a promis de ne rien remettre en cause de la politique berlinoise, apparaît comme une bouée à laquelle se raccrocher. Même si Macron est élu, ce système ne tiendra pas longtemps. En attendant, on espère un sursis. Schäuble voit la montée de Mélenchon; il n'est pas sûr que Fillon puisse gagner; alors il se dit qu'il faut appuyer Macron à tout prix. 

Fillon a une chance à saisir: au moment où Schäuble envoie un signe de grande nervosité, il faut envoyer un message de sang-froid: oui la situation est très instable; mais sommes-nous condamnés au choix entre un candidat euro-béat, Macron et des candidats (Marine Le Pen, Mélenchon, Dupont-Aignan) qui ne maîtrisent pas les conséquences d'une explosion brusque du système?  Personnellement je suis convaincu que l'euro ne tiendra pas au-delà du prochain quinquennat. Mais je préfèrerais avoir à la barre, pour traverser la crise politique nationale et européenne qui nous attend un interlocuteur exigeant vis-à-vis de Berlin, qui nous rouvre le marché russe, qui nous réconcilie avec la Grande-Bretagne et qui tienne debout quand la tempête se déchaînera. 

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Commentaires (13)
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Babaswami
- 14/04/2017 - 12:28
Mitterrand responsable
Tout à fait d'accord avec Calaya: c'est Mitterrand, un grand économiste comme chacun sait, qui a imposé à Kohl l'euro dont les Allemands ne voulaient pas. C'est l'histoire de l'arroseur arrosé, mais là il s'agit d'une bombe à retardement et du sort d'un Continent . Nous allons inévitablement vers une crise majeure, pendant le prochain quinquennat.
catlaya
- 14/04/2017 - 10:38
l'Euro, ce vilain !
On peut quand-même rappeler que l'Allemagne ne voulait absolument pas de l'Euro et que c'était F. Mitterrand qui avait négocié l'accord de la France pour la Réunification d l' Allemagne contre l'acceptation par l'Allemagne de cet Euro. La population allemande était à 95% contre cette Euro-Devise.
Aujourd'hui l'Allemagne devient le responsable du désastre....
Professore
- 14/04/2017 - 06:41
Encore l'Italie
Pourquoi écrire "regardez la désindustrialisation dramatique de l'Italie, qui avait l'habitude de dévaluer pour rester compétitive" ? En 2016 l'Italie a réalisé 52 milliards d'excédents commerciaux dont 43 en vendant des biens d'équipement industriel. On peut être historien et savoir lire des statistiques économiques.