En direct
Best of
Best of du 28 mars au 3 avril
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Ces fonctionnaires non élus qui imposent leur volonté face à la crise du Coronavirus

02.

Tout changer dans le monde d’après ? Le scénario noir que cela pourrait bien déclencher

03.

Coronavirus : tout ce qu’il faut savoir sur les risques posés par vos courses et autres poignées de portes

04.

Luc Rouban: "Cette crise sanitaire marque la fin du macronisme et le retour du clivage gauche droite"

05.

Acrosyndromes : les dermatologues alertent sur des symptômes cutanés potentiellement liés au coronavirus

06.

Disparition de Maeve Kennedy McKean : le corps de la petite-nièce de John Fitzgerald Kennedy a été retrouvé

07.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

01.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Jean-Noël Fabiani : "Il ne pourra pas y avoir de sortie du confinement sans dépistage de masse, ni mesures de très grande précaution"

04.

Alors que tout s’effondre, l’économie et le moral, une seule bonne nouvelle : les banques ne feront pas faillite

05.

Derrière le cas Lallement, l’insupportable infantilisation des Français

06.

Fléau de crise : 6 mesures pour contrer les petits chefs qui aggravent la situation sanitaire et économique

01.

Ce risque politique énorme que prend le gouvernement en ne limogeant pas le Préfet Lallement

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Crise sanitaire et manque de réactivité : la France est-elle dirigée par des fonctionnaires non élus ?

04.

Crise du coronavirus : Nicolas Sarkozy, le recours silencieux ?

05.

Covid-19 : les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement" ? Didier Lallement s’excuse

06.

Attaque à Romans-sur-Isère : mais que faisait Abdallah A. O. en France ?

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Unorthodox" de Maria Shraeder, une série originale Netflix : ode à la Liberté

il y a 7 heures 58 min
pépites > Santé
SNDV
Acrosyndromes : les dermatologues alertent sur des symptômes cutanés potentiellement liés au coronavirus
il y a 8 heures 47 min
pépites > Religion
Ancien numéro 3 du Vatican
Pédophilie dans l'Eglise : le cardinal George Pell a été acquitté en Australie
il y a 10 heures 16 min
pépites > Santé
Vive émotion
François Hollande rend hommage aux personnels des Ehpad après la mort de son père
il y a 11 heures 34 min
pépites > France
Hypothèses
Coronavirus : l'Académie de médecine préconise un déconfinement par région
il y a 13 heures 54 min
light > Culture
Influence majeure
Mort de Jean-Laurent Cochet, une figure majeure du théâtre français, des suites du Covid-19
il y a 16 heures 3 min
pépite vidéo > Santé
Objectifs
Confinement, tests dans les Ehpad : les explications d’Olivier Véran au micro de Jean-Jacques Bourdin
il y a 17 heures 18 sec
décryptage > Europe
Stabilité

Une politique de voisinage intelligente de l’UE

il y a 18 heures 3 min
décryptage > Politique
Bilan

Coronavirus : 14 questions auxquelles le gouvernement nous devra une réponse après la crise

il y a 18 heures 25 min
décryptage > Santé
Surfaces, hygiène et Covid-19

Coronavirus : tout ce qu’il faut savoir sur les risques posés par vos courses et autres poignées de portes

il y a 19 heures 26 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits" de Salman Rushdie : une œuvre littéraire forte, courageuse, exigeante pour le lecteur, à ne pas manquer

il y a 8 heures 22 min
Nouvelle tragédie
Disparition de Maeve Kennedy McKean : le corps de la petite-nièce de John Fitzgerald Kennedy a été retrouvé
il y a 9 heures 33 min
pépites > International
Moment "historique"
Covid-19 : après plus de deux mois de confinement, le bouclage est enfin levé dans la ville chinoise de Wuhan
il y a 10 heures 53 min
light > Culture
Féerie et évasion pour les petits et les grands
Disney + est enfin disponible et accessible en France dès ce mardi 7 avril
il y a 13 heures 17 min
pépites > Europe
Solidarité européenne et internationale
Forte inquiétude au Royaume-Uni sur l’état de santé de Boris Johnson, placé en soins intensifs
il y a 15 heures 29 min
pépites > Sport
Restrictions
Confinement : les activités sportives sont désormais interdites à Paris entre 10h et 19h
il y a 16 heures 34 min
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Ces fonctionnaires non élus qui imposent leur volonté face à la crise du Coronavirus

il y a 17 heures 35 min
décryptage > International
Symbole

Coronavirus, Tchernobyl et le modèle chinois

il y a 18 heures 15 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

Retrouvailles américano-russes grâce au coronavirus ?

il y a 18 heures 46 min
décryptage > Europe
Eurogroup

L’Europe tente de dépasser le chacun pour soi initial

il y a 20 heures 7 min
© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
© CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Où est la droite ?

Alerte enlèvement : mais où est passée la droite dans les sondages ?

Publié le 07 avril 2017
La droite est de moins en moins visible dans les sondages d'intentions de vote ou de popularité. Pourtant, elle se démarque toujours dans les sondages thématiques (la clause Molière par exemple, très largement approuvée). Si les personnalités de droite ne figurent plus dans le haut du classement des personnalités ayant une forte cote d'avenir, l'idéologie, elle, est toujours présente.
Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Emmanuel Rivière est DG France de Kantar Public (Sofres).
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Vincent Tournier
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Vincent Tournier est maître de conférence de science politique à l’Institut d’études politiques de Grenoble.
Voir la bio
Emmanuel Rivière
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Emmanuel Rivière est DG France de Kantar Public (Sofres).
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La droite est de moins en moins visible dans les sondages d'intentions de vote ou de popularité. Pourtant, elle se démarque toujours dans les sondages thématiques (la clause Molière par exemple, très largement approuvée). Si les personnalités de droite ne figurent plus dans le haut du classement des personnalités ayant une forte cote d'avenir, l'idéologie, elle, est toujours présente.

Atlantico : Alors qu'interrogés sujet par sujet, (comme dernièrement sur la clause Molière où un sondage Ifop du 20 mars montre que 80% des Français l'approuvent), les Français expriment dans une certaine mesure une sensibilité de droite, François Fillon, après avoir baissé de trois points dans les intentions de vote stagne aujourd'hui aux alentours de 17% (Rolling Ifop). Une enquête Odoxa montre que Jean-Luc Mélenchon se rapproche à un point du candidat Les Républicains en termes d'intentions de vote. Où ces candidats de droite se retrouvent-ils aujourd'hui ? S'ils se détournent du candidat LR, vers quelles autres offres semblent-ils se détourner ?

Emmanuel Rivière : On constate sur les enquêtes depuis plusieurs années une forme de droitisation de la société française selon deux modalités. Une plus grande préoccupation sur les sujets historiquement dévolus à la droite comme la sécurité, l'autorité mais aussi l'immigration, les valeurs et sans doute aussi toute la question de l'identité qui est une préoccupation largement partagée sur la place de l'islam. D'autre part, il y a aussi les valeurs entrepreneuriales sur la liberté donnée aux entreprises, sur la place de l'Etat (et donc sa réduction lorsque l'on est de droite) et une forme de reconnaissance du mérite. Les deux polarités de cette orientation à droite trouvent deux autres débouchés en dehors des Républicains, le Front National sur les aspects de sécurité, d'immigration, identité et de manière plus récentes chez "En Marche !" sur les valeurs entrepreneuriales

Le candidat républicain n'est plus le dépositaire unique de ces valeurs dans cette élection, d'autant plus qu'il n'y a pas forcément superposition entre les deux au sens où il y a parfois même des formes d'incompatibilité entre des inspirations souverainistes dans le domaine de l'ordre et d'une forme de méfiance à l'égard de l'extérieur en opposition à des aspirations d'ouverture et de progressisme autour des valeurs entrepreneuriales.

Dans un sondage publié par Le Figaro sur la cote d'avenir de différentes personnalités politiques, les personnalités de droite ne figurent pas dans le haut du classement... Cette déception a-t-elle pu rejaillir sur les responsables de la droite, bien qu'ils ne soient pas touchés par les affaires judiciaires de François Fillon ? Où bien est-ce davantage leur absence assez remarquée de la campagne ? Qu'en est-il des abstentionnistes ?

Emmanuel Rivière : Ce que révèle ce baromètre Figaro c'est une autre difficulté à laquelle la droite française incarnée par les républicains est confrontée,  et que nous avons constaté tout au long du quinquennat. Nous ne voyons pas dans les enquêtes l'effet de bascule qui faisait que quand le gouvernement était à gauche et basculait, on observait une amélioration de l'image du parti de droite, une augmentation des sympathisants du principal parti de droite. Rien de tout cela ne s'est produit ce qui atteste de la difficulté de la droite à se positionner autour de deux tendances lourdes.

La première c'est une interrogation sur le bienfondé des choix consentis par la droite comme par la gauche autour de la place de la France dans le monde et a fortiori de la France dans l'Europe, ce qui a induit des transferts de souveraineté et des choix de politique économiques que l'on a parfois du mal à faire comprendre ainsi qu'une demande de renouvellement de la manière de faire de la politique. On voit dans cette élection qu'il y a une aspiration à rebattre les cartes, à renouveler le paysage et la manière de faire de la politique. Il se trouve que là-dessus, les républicains sont en retard par rapport à tous les autres à l'exception du PS. En retard sur cette nouveauté de l'émergence d'un nouveau mouvement politique et aussi en retrait par rapport à cette tentation de briser le système actuel qui trouve des débouchés chez des candidats comme Marine Le Pen et Jean-Luc Melenchon.

Vincent Tournier : Il est effectivement troublant de voir que les personnalités de droite sont reléguées assez loin dans le palmarès. Même quelqu’un comme Olivier Besancenot est jugé comme ayant plus d’avenir politique que les leaders de droite. Si on met à part Marine le Pen, qui a son fan club attitré, seul Alain Juppé parvient à émerger à la 4ème place, ce qui est tout aussi troublant parce que, vu son âge (il doit approcher les 75 ans), on peut avoir quelques doutes sur son avenir politique. En tout cas, ce mauvais classement de la droite est d’autant plus surprenant que François Hollande termine son mandat sur des records d’impopularité.

A quoi faut-il attribuer ce mauvais résultat ? On peut penser qu’il y a un problème de leadership. La droite paye le prix de ses divisions. Pendant les cinq années qui viennent de s’écouler, elle n’a pas réussi à faire émerger des leaders forts. La décision de Nicolas Sarkozy de revenir en 2014 y est pour beaucoup : en rompant avec sa promesse de quitter la vie politique, il a de facto cassé la mécanique de sa propre succession. De plus, les affaires et les règlements de compte internes ont aussi contribué à griller d’autres personnalités, comme Jean-François Copé.

Un autre facteur doit être pris en compte : il n’est pas évident, pour les leaders de droite, de trouver un créneau porteur, surtout avec un FN très fort, qui siphonne toute une partie de l’électorat de droite. En optant pour un positionnement très droitier, François Fillon espérait récupérer une partie de ces électeurs, comme Nicolas Sarkozy en 2007, mais pour l’heure, ça n’a pas marché. En revanche, il a fait fuir une partie des électeurs de droite modérés, qui sont tentés par Emmanuel Macron. C’est d’ailleurs ce que montre cette tribune publiée par des jeunes catholiques (http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/03/27/nous-jeunes-catholiques-refusons-de-laisser-a-la-droite-le-monopole-des-valeurs-chretiennes_5101196_3232.html). Ce texte n’est évidemment qu’une simple tribune, mais on voit quand même qu’un nombre conséquent de catholiques se reconnaissent dans le discours du pape sur les migrants. C’est aussi la conséquence de l’évolution des catholiques français, lesquels se sont sécularisés et même gauchisé par certains côtés.

On peut ajouter un dernier élément, en se demandant si la droite n’a pas tout simplement du mal à recruter de nouvelles personnalités. Les électeurs ont tendance à penser que les carrières politiques sont très attirantes. Mais ce n’est pas sûr : en politique, il y a beaucoup de coups à prendre, et les gains sont hypothétiques et modestes. Comparativement, les carrières dans l’économie et la finance sont certainement bien plus attirantes. 

 

Comment les électeurs de droite qui se détournent de François Fillon ressentent-ils cette séquence ? Quel est leur degré de frustration, comment décrire leur comportement ?

Emmanuel Rivière : Il y a incontestablement un désarroi chez les électeurs de droite dont certains ont le sentiment de se faire voler une élection. Ce n'est pas le cas de tous, il y a aussi des électeurs spontanément tentés par l'offre d'Emmanuel Macron qui peuvent d'ailleurs en parti être dans l'interrogation aujourd'hui.

Il y a une double interrogation il y avait des faiblesses de l'adhésion aux Républicains et ses leaders qui précédait l'affaire Pénélope. Mais en même temps le désir d'alternance était tel et la perception des enjeux perçus par les électeurs au moment des primaires ont permis que ce soit quand même des primaires très mobilisatrices. S'est ajouté à cela le problème posé par un candidat dont on verra bien comment il ressort incriminé ou blanchi des affaires mais dont on a découvert qu'il n'était pas exactement celui que l'on croyait lorsqu'on l'a désigné pour représenter les chances des républicains lors de cette élection.

Vincent Tournier : Si on regarde les sondages, on voit que François Fillon a perdu entre 6 et 8 points depuis le mois de janvier, ce qui l’a fait passer nettement derrière Marine Le Pen alors qu’il était devant elle auparavant. C’est évidemment une évolution très importante. Cela veut donc dire que beaucoup d’électeurs de droite ont été désarçonnés, déstabilisés par les révélations des médias et par les enquêtes judiciaires. Le choc de ces révélations a été d’autant plus vif que l’une des motivations du vote en faveur deFrançois Fillon aux primaires de la droite, c’était justement que celui-ci était plus fiable que Nicolas Sarkozy, non seulement sur le plan judiciaire, mais aussi sur le plan politique. En effet, dans le contexte des attentats, Nicolas Sakozy a sans doute payé cher le fait d’avoir baissé les effectifs de la policeou d’avoir désorganisé les services de renseignement, voire même d’avoir adopté des mesuresemblématiques comme la suppression de la double peine, ce quilui a été reproché, surtout après l’attentat de Nice (http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/19/double-peine-profil-terroriste-nice-fait-resurgir-debat-politique_n_11064752.html). Donc, la différence entre François Fillon et Nicolas Sarkozy s’est surtout jouée sur cette question de la crédibilité. Cela explique le désarroi profond des électeursde droite aujourd’hui : si François Fillon n’est pas fiable sur le plan moral et judiciaire, pourra-t-il l’être sur le reste ? Va-t-il vraiment faire ce qu’il a annoncé ?

Cela dit, cette baisse du soutien pour Fillon n’est pas forcément définitive. Certes, les intentions de vote semblent très stables, mais on peut se demander si les sondages ne se trompent pas, non pas parce qu’ils sont mal faits, mais plutôt parce que les électeurs masquent leur jeu. En fait, il est tout à fait possible qu’Emmanuel Macron soit surestimé et que, inversement, François Fillon soit sous-estimé. Une partie des électeurs de droite a sans doute des réticences à se déclarer en faveur de Fillon, compte-tenu du contexte très axé sur les affaires judiciaires. Inversement, le vote Macron est artificiellement gonflé par le désarroi et l’agacement de la droite. D’ailleurs, une bonne partie des électeursde Macron ne sont pas encore sûrs de leur choix. Il n’est donc pas exclu quedans les tout derniers jours de la campagne, la tendance s’inverse. Les faiblesses de Macron vont s’approfondir, tandis que Fillon pourra bénéficier du fait qu’il a de l’expérience, ce qui n’est pas sans force dans le contexte actuel.Ce n’est pas un hasard si, à la fin du débat télévisé, François Fillon a fortement insisté sur son expérience d’élu et de responsable politique.

Par ailleurs, dans quelle mesure le fait qu'une grande partie des idées de droite (en matière économique, mais aussi sociétale) soient reprises par d'autres formations peut-elle faciliter ce détournement de la part de ses électeurs ? Le mouvement dextrogyre, théorisé par Guillaume Bernard et qui décrit un déplacement du centre de gravité de la politique vers la droite joue-t-il dans ce phénomène ?

Vincent Tournier : Peut-on vraiment parler d’un déplacement des valeurs vers la droite ? Il vaut mieux poser le problème autrement, en partant d’un premier constat : les valeurs libérales se sont fortementdiffusées dans la société, autant sur le plan économique que sur le plan sociétal. Cette montée des valeurs libérales, qui est autant une victoire de la droite (pour l’économie) qu’une victoire de la gauche (pour les valeurs sociétales), ou du moins à leurs composantes libérales respectives, se caractérise par une mise cause du principe de la régulation. On voit bien en effet qu’il y a aujourd’hui une forte demande pour avoir moins de contraintes, moins de normes, plus de droits,plus d’autonomie (c’est le cas par exemple de la loi Travail, qui s’inscrit bien dans cette dynamique visant à s’affranchir des normes communes imposées par le haut). 

D’un autre côté, l’Europe et la mondialisation ontcependant provoqué de sérieuses difficultés, que ce soit dans le domaine économique (désindustrialisation, concentration des activités dans les grandes métropoles polluées et surchargées, prolétarisation du monde rural), ou dans le domaine sociétal avec la montée de différentes formes d’insécurité, autant physiques que culturelles. Or, ces évolutionsvont dans le sens inverse du précédent : elles poussentau contraire à réclamer davantage de régulations, davantage d’interventions. On voit ainsi revenir des mesures que l’on croyait oubliée comme le protectionnisme, les nationalisations des entreprises, ouencore l’instauration de droits de douane ; et dans le domaine sociétal, on voit aussi des demandes en faveur d’un retour versl’ordre, l’autorité, les frontières oul’identité nationale.

Cette double évolution génère évidemment de profondes tensions, d’autant que les demandes de régulationviennent défier une sorte d’interdit, qui est régulièrement rappelé par les médias et une partie des élites, à savoir qu’il faut impérativement préserver les grands principes comme l’ouverture, le mélange, la tolérance. Certes, ces principes sont importants, mais le problème est qu’ils ne permettent pas de résoudre toutes les difficultés actuelles. Par exemple, comment l’ouverture ou la tolérance peuvent-elles régler le problème des travailleurs détachés ?

Les différentes tensions qui se sont constituées permettent d’expliquer les positionnements politiques que l’on observe pendant la campagne électorale. En gros, on a d’un côté deux grands pôles qui s’opposent : d’un côté le pôle régulateur, avec sa variante de droite (Marine Le Pen) et sa variante de gauche (Jean-Luc Mélenchon) et de l’autre le pôle libéral (Emmanuel Macron). Entre les deux, on voit émergerdes situations intermédiaires, que ce soit avec la variante de droite (François Fillon) ou avec la variante de gauche (Benoît Hamon). On verra le résultat, mais le problème est que l’élection risque fort de ne pas de trancher ces tensions. Quel que soit le vainqueur, les tensions vont persévérer car on ne voit pas comment elles vont pouvoir se résoudre d’elles-mêmes.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Ces fonctionnaires non élus qui imposent leur volonté face à la crise du Coronavirus

02.

Tout changer dans le monde d’après ? Le scénario noir que cela pourrait bien déclencher

03.

Coronavirus : tout ce qu’il faut savoir sur les risques posés par vos courses et autres poignées de portes

04.

Luc Rouban: "Cette crise sanitaire marque la fin du macronisme et le retour du clivage gauche droite"

05.

Acrosyndromes : les dermatologues alertent sur des symptômes cutanés potentiellement liés au coronavirus

06.

Disparition de Maeve Kennedy McKean : le corps de la petite-nièce de John Fitzgerald Kennedy a été retrouvé

07.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

01.

Belgique : le stock stratégique de masques a été détruit pour faire de la place aux migrants

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Jean-Noël Fabiani : "Il ne pourra pas y avoir de sortie du confinement sans dépistage de masse, ni mesures de très grande précaution"

04.

Alors que tout s’effondre, l’économie et le moral, une seule bonne nouvelle : les banques ne feront pas faillite

05.

Derrière le cas Lallement, l’insupportable infantilisation des Français

06.

Fléau de crise : 6 mesures pour contrer les petits chefs qui aggravent la situation sanitaire et économique

01.

Ce risque politique énorme que prend le gouvernement en ne limogeant pas le Préfet Lallement

02.

Philippe Juvin : "Les chefs et petits chefs de l’administration qui nous entravent face à l’urgence devront répondre de leurs actions après cette crise"

03.

Crise sanitaire et manque de réactivité : la France est-elle dirigée par des fonctionnaires non élus ?

04.

Crise du coronavirus : Nicolas Sarkozy, le recours silencieux ?

05.

Covid-19 : les patients en réanimation n’ont "pas respecté le confinement" ? Didier Lallement s’excuse

06.

Attaque à Romans-sur-Isère : mais que faisait Abdallah A. O. en France ?

Commentaires (50)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
joke ka
- 02/04/2017 - 23:04
Manipulation
c'est devenu du bourrage de crâne ,du matraquage :TV, Radio,Journaux
évidemment si on creuse un peu on s'aperçoit que le monopole de la presse et des médias sont aux mains d'une poignée d'individus ,tous soutiens de Macron : Bergé,,Niel,Baylet,Drahi
"la presse et les instituts de sondage partagent les mêmes favoris, pour ne pas dire les mêmes opinions. L’incarnation du candidat du système, Emmanuel MACRON, soutenu par une presse quasi unanime, se retrouve sans même le demander au sommet des sondages pour la présidentielle 2017. Pourquoi ? Comment ?
Une conjonction de forces, de moyens massifs, et une bonne dose d’unanimisme idéologique sont au travail pour tenter d’imposer : Un candidat fabriqué comme on fabrique un produit à grands renforts de publicité. Comme si c’était un pari pris entre puissants dans un salon parisien "
http://www.europe-israel.org/2017/04/qui-detient-la-presse-et-les-instituts-de-sondage-et-pourquoi/
Leucate
- 02/04/2017 - 20:16
@Mingus - en choeur avec moi
""Mélenchon, MLP même politique économique de Gôche, qui nous emmène tout droit vers les affres du Venezuela grand modèle de Mélenchon !!!""""
Allez, en choeur avec moi - Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout.

Refrain (répété deux fois)
C'est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.""

Il y a des moments, quand on lit des inepties comme celles que vous écrivez, où en a envie de se les mordre !!!
vieux croco
- 02/04/2017 - 16:50
Pas de droite OlivierK
Facile de se proclamer de droite et dézinguer Fillon.Vous les vertueux du FN ,on rigole !
Etre de droite c'est tout simplement distribuer les richesses effectives et à créer.
Pas vraiment le programme du FN qui fonctionne sur le même principe que la gauche :Vivre à crédit ,c'est là l'escroquerie.