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© JIM LO SCALZO / POOL / AFP
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L'échec de la réforme de l'Obamacare pourrait-il entraîner en cascade une spirale d'impuissance politique pour Donald Trump ?

Publié le 24 mars 2017
La réforme de l'Obamacare était un des arguments-phares du vote en faveur de Trump. Or, 4 mois après l’élection de ce dernier, cette réforme a du mal à se mettre en place. Le vote préliminaire au sein de la Chambre des Représentants aura lieu ce soir et le projet de changer le système de santé pourrait ne pas aboutir.
Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
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Jean-Eric Branaa
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Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
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La réforme de l'Obamacare était un des arguments-phares du vote en faveur de Trump. Or, 4 mois après l’élection de ce dernier, cette réforme a du mal à se mettre en place. Le vote préliminaire au sein de la Chambre des Représentants aura lieu ce soir et le projet de changer le système de santé pourrait ne pas aboutir.

Beaucoup de Républicains (28 représentants) ont l’intention de ne pas soutenir cette réforme. Quelles pourraient être les conséquences pour les différentes actions de Donald Trump si celle sur le système de santé est bloquée ? 

Jean-Eric Branaa : Il pourrait y en avoir beaucoup et aucune à la fois : Donald Trump pourra de toutes façons continuer à gouverner, même si cette loi ne passe pas. Mais sa crédibilité personnelle sera mise en cause. Durant sa campagne, il a annoncé qu’il allait mettre fin à l’Obamacare, il a même annoncé que ce serait pour quelque chose de « génial » (« terrific », en anglais). Il insistait que ce serait bien mieux, pls fort et moins cher que ce que les gens pouvaient imaginer. Il y a donc aujourd’hui une très grosse attente autour de cette loi. La déception sera donc grande si cela n’aboutit pas.

En même temps, c’est une réforme compliquée et à haut-risque, car beaucoup de ses propres électeurs pourraient se retrouver sans assurance (contre leur volonté) ou avec des primes extrêmement élevées. On comprend donc que l’échec de cette réforme pourrait lui permettre de se sortir d’une ornière et de rejeter en prime la responsabilité sur ceux qui s’oppose à son adoption. Il pourrait même refaire, plus tard, campagne sur les mêmes thèmes, promettant toujours plus et continuant à faire rêver. Il sera toujours très crédible car son ministre de la santé, Tom Price est un des plus fervent défenseur de la suppression de l’Obamacare. Il ne sera donc pas soupçonné d’avoir « manœuvré » en coulisse, à la manière des politiciens qu’il dénonce.

Trump fait-il face à une fronde au sein de son parti ? Cette dernière pourrait-elle s'élargir à d'autres sujets, quel pourrait être le point de bascule de la part de ses actuels soutiens ?

On peut parler de fronde, car si durant sa campagne, il n’a pas eu le soutien du Parti Républicain, il avait réussi à créer l’unité derrière lui, grâce à sa victoire. Les Rpublicains ont alors tenté de s’approprier les bénéfices de cette dynamique. Mais n’oublions pas que 95 % de ceux qui sont élus aujourd’hui ne l’ont pas soutenu, ce qui ne l’a pas empêché d’être élu. Ces gens-là l’accusent de ne pas être un Républicain. Au sein de ce groupe, il y a deux sous-groupes à la manœuvre :

• les plus modérés, qui sont de « l’establishment », que Donald Trump fustige sans cesse, notamment un groupe que l’on appelle « le groupe du Mardi ». Ceux-là considèrent que cette réforme est injuste parce qu’elle touche aujourd’hui de plein fouet les plus fragiles et en particulier les personnes âgées, qui pourraient voir une explosion de leurs primes d’ici 2020 (de 1700 dollars à l’année, à 14 000 dollars) . 

• Il y a aussi les plus conservateurs (appelés « Freedom Caucus », ou caucus de la liberté) ; ce groupe s’est créé à la suite du Tea Party, et refuse toute forme d’imposition supplémentaire sur les entreprises et sur les contribuables ; ils considèrent que le Trumpcare ne change pas de l’Obamacare, et que cela crée de nouveaux impôts ; ils veulent donc que Trump revienne à plan plus conforme à ce qu’il avait annoncé et qu’il ne tente pas de faire passer ce qu’ils appellent un « Obamacare Light »

Comment le Président américain peut-il réagir à cette situation ? Quelles stratégies s'ouvrent à lui pour sortir de cette impasse politique qui se profile ?

On le voit depuis plusieurs jours, puisque Trump fait comme d’habitude dans sa stratégie : il brandit la menace. Il a  monté le ton vis-à-vis des élus, prenant le peuple à témoin, dans plusieurs interventions publiques et privées (tweets), et pour lui, les Républicains qui voteront contre le texte se mettront en opposition à leurs promesses, car il estime qu’ils ont été élus sur son programme. Il a d’ailleurs encouragé hier les Américains à faire pression sur leurs représentants et à les submerger de coups de téléphone pour leur faire connaître leur mécontentement. Selon lui ils devraient alors démissionner. C’est donc une lutte frontale qui a sa préférence car il sait que beaucoup reculent dans ce cas-là. Cela n’a pas suffit pour lui procurer une majorité et le vote a été déprogrammé hier soir. Il a donc « ajouté un couche » ce matin en faisant savoir au Congrès qu’il exigeait un vote pour aujourd’hui et que, en cas de refus, il passerait à autre chose, abandonnant la réforme de santé et se concentrant sur la réforme des impôts.

Il a une marge de manœuvre très limitée, comme pour tous les présidents américains. S’il n’obtient pas la majorité, ce qu’il semble se définir actuellement, sauf coup de théâtre (ce qui est déjà arrivé par le passé), il sera obligé –s’il veut toutefois poursuivre dans cette réforme– de faire réécrire son texte, d’enlever des dispositions qui posent problème aux conservateurs, notamment les prestations minimales d’Obama (prise en charge d’hospitalisation, des cas d’avortements et de la contraception), ce qui pourrait être une solution pour sortir de l’impasse. 

Mais on peut aussi penser qu’il mettra ses menaces à exécution et passera à autre chose, mettant du même coup les députés récalcitrants dans une position très difficile dans les circonscriptions où il est très populaire, notamment les rurales et celles du Sud.

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