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Petit historique de ce que prédisaient les sondages du début mars lors des précédentes présidentielles

Publié le 10 mars 2017
Les élections présidentielles qui ont eu lieu depuis 1995 montrent qu'à deux mois du premier tour, des mouvements importants ont pu être observés en termes d'intentions de vote.
Erwan Lestrohan est directeur d'études à l'Institut BVA.
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Les élections présidentielles qui ont eu lieu depuis 1995 montrent qu'à deux mois du premier tour, des mouvements importants ont pu être observés en termes d'intentions de vote.

2012

Début, mars 2012, François Hollande est encore dans sa période d'état de grâce avec des intentions de vote qui représentent 30% de l'électorat, alors que Nicolas Sarkozy monte à 28%. Le meeting que le Président-candidat donne à Villepinte et l'affaire Merah provoquent effectivement un resserrement des positions à ce moment là, alors que François Hollande culmine à 34% des intentions de vote en janvier. En revanche, si le duo de tête a bien été mesuré puisque le score final a été de 28,63% pour François Hollande et de 27,18% pour Nicolas Sarkozy, la troisième position a, elle, beaucoup évolué. C'est bien Marine Le Pen qui est arrivée à cette place avec 17,90% des voix et non Jean-Luc Mélenchon. 

2007

 

Ce qui est intéressant pour l'élection de 2007, c'est que l'on mesurait un Bayrou très haut au mois de mars, à près de 21% des intentions de vote, et une Ségolène Royal à 24% au point qu'e l'on imaginait un croisement de leurs courbes. Cela ne s'est finalement pas produit, puisqu'il terminera à la troisième position avec 19% des voix. Nicolas Sarkozy était lui à 29%, c'est à dire deux points en dessous de son score final. Le score de Ségolène Royal a particulièrement été porté par un vote utile par les électeurs de gauche, avec en mémoire la défaite de Lionel Jospin de 2002.

2002

 

Cliquez pour agrandir

Les sondages BVA début mars montrait que le casting du 2ème tour était quasiment certain avec 24% des intentions de vote pour Lionel Jospin, 21% pour Jacques Chirac, et un Jean-Marie Le Pen à 11%. L'issue du scrutin ne laissait pas beaucoup de doute. Le resserrement de l'écart entre le candidat socialiste et celui frontiste s'est en réalité produit dans les toutes dernières semaines du mois d'avril. Avec à la fois une érosion de Lionel Jospin (et marginalement de Jacques Chirac), et une progression de Jean-Marie Le Pen. Rien n'était donc joué au mois de mars.

1995

En 1995, si le rapport de force entre les deux candidats de la droite était déjà établi, le duo de tête à l'issue du premier tour, lui, ne l'était pas puisque contrairement à ce qui était observé quelques semaines avant Jacques Chirac n'est arrivé que deuxième, talonné de près par Edouard Balladur. Lionel Jospin est, lui, arrivé avec 23% en 1ere position donc, alors que Jacques Chirac est lui à 20,8%, soit deux points devant Edouard Balladur. Le match entre les deux candidats de droite est donc resté serré jusqu'à la fin. 

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totor101
- 11/03/2017 - 10:40
PROBLEME !
Les électeurs évoluent OU les instituts se trompent ?
Réponse:
un peu des deux mais surtout des erreurs d'institut !
MMG
- 11/03/2017 - 10:29
Particularité de 2017
Il y a aujourd'hui une nouveauté, c'est la division de la gauche en 3 : Mélenchon extrême gauche , Hamon PS gauche radicale, Macron PS gauche centriste qui semble capter quelques cas isolés de centre droit (selon les médias, mais là encore le doute s'impose..). Les scores de chaque sont plus bas face au FN. Le mouvement des blocs sera inédit, imprévisible et très volatile (toujours selon ce que l'on cherche à nous faire croire).
Nbia
- 10/03/2017 - 19:05
Oui Mais
ce qui ressort de tous ces sondages c'est que, sauf en 2002, à la mi-mars les deux premieres places c'est plié.