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Les cadres comme les employés ou les ouvriers se disent tous dans les mêmes proportions qu’ils pourraient rencontrer le chômage dans les mois à venir.
Sondage Ifop/Atlantico

Un tiers des Français a peur d'être au chômage dans les mois à venir

Publié le 24 février 2012
SONDAGE IFOP/ATLANTICO. Au-delà de la peur de perdre leur emploi, les Français craignent surtout de ne pas pouvoir retrouver un travail s'ils venaient à être au chômage.
Rédaction Atlantico
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SONDAGE IFOP/ATLANTICO. Au-delà de la peur de perdre leur emploi, les Français craignent surtout de ne pas pouvoir retrouver un travail s'ils venaient à être au chômage.

Jérôme Fourquet (directeur adjoint du Département opinion publique à l'IFOP) : Nous assistons ces dernières années à une forte remontée du chômage avec 1 million de chômeurs supplémentaires par rapport à 2007 et une crise qui s’installe sur la durée. De facto, la question du chômage s’est donc insérée au cœur de la campagne présidentielle.

Dans ce cadre-là il fallait mesurer la perception que les Français ont de ce sujet en comparant aux périodes précédentes marquées par une flambée du chômage, notamment en 1993 ou en 1998.

Aujourd'hui, un tiers des actifs estiment que le risque qu’ils se retrouvent au chômage dans les mois à venir est grand. Il s’agit d'une question de perception mais c’est tout de même significatif. Un tiers, cela peut sembler peu, mais il ne faut pas oublier que la question concerne la période immédiate "des mois à venir". Le stress exprimé prend ainsi un tout autre relief.

Politiquement, les points de vue exprimés sont assez peu marqués. Les partisans de l’UMP semblent avoir légèrement moins peur du chômage. On peut l’expliquer par le fait qu’on se trouve face à des catégories qui sont un plus aisées et aussi comme un réflexe politique de soutien au gouvernement en place.

Plus intéressant, en termes de catégories socio-professionnelles, les cadres comme les employés ou les ouvriers se disent tous dans les mêmes proportions qu’ils pourraient rencontrer le chômage dans les mois à venir. Cette crainte dépasse donc les cadres sociaux.

 

Question : Estimez-vous, que pour vous personnellement, le risque de vous retrouver au chômage dans les mois à venir est ?

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

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Jérôme Fourquet : L’inquiétude est plus marquée chez les femmes que chez les hommes (67% contre 58%). Et plus vive quand on monte dans les tranches d’âges : pour les plus de 50 ans, on est a plus de 80 %, on tombe à 59% pour les 35-49 ans, et 50% a moins de 35 ans.

 

 

Jérôme Fourquet : Les choix collectifs qui ont été faits depuis le premier choc pétrolier ont conduit à favoriser ceux qui ont un emploi (consolidation des droits) en revanche pour ceux qui ont perdu leur job ou rentrent sur le marché du travail, il est plus difficile de trouver un emploi. En période de crise, l’inquiétude est donc décuplée. Ce sentiment est partagé par 2 tiers des actifs. Ces proportions sont restées stables dans le temps. Un peu moins fort qu’en 1993 mais cela reste tout à fait préoccupant et c’est partagé dans le privé comme dans le public.

 

Question : Estimez-vous, que pour vous personnellement, le risque de vous retrouver au chômage dans les mois à venir est ?

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[1] Sondage Ifop pour Libération réalisée par téléphone le 16 janvier 1998 auprès d'un échantillon de 987 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

 

Jérôme Fourquet : On peut avoir peur de tomber au chômage mais l’angoisse remonte d’autant plus que quand vous avez l’idée que les passerelles et les ascenseurs sensés vous aider à remonter la pente ne fonctionnent pas. Dans la société danoise le nombre de personne qui tombent au chômage peut être proportionnellement plus important, mais ce n’est pas un traumatisme puisque les systèmes de va et vient sont beaucoup plus flexibles.

Question : Si vous vous retrouviez au chômage, pensez-vous
que vous retrouveriez du travail ?

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

Question : Si vous vous retrouviez au chômage, pensez-vous
que vous retrouveriez du travail ?

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Jérôme Fourquet : En ce qui concerne l’aide financière pour les membres de la famille qui sont au chômage, on est passé de 53% en 1998, à 44% aujourd'hui. Cela peut être le résultat soit d'un nombre de chômeurs plus important, soit d'une baisse de pouvoir d'achat. Puisque seulement 31% des ouvriers ont aidé des membres de la famille contre 46% des CSP+, on peut être amené à penser que le critère social joue et que c'est la baisse du pouvoir d'achat des Français qui est le résultat de cette chute de solidarité.

Par ailleurs, on s’aperçoit que les personne âgées sont plus disposées à aider les membres de leur famille. C'est la conséquence de la solidarité intergénérationnelle.

 

Question : Vous est-il arrivé d’aider financièrement des membres de votre famille
qui sont ou ont été au chômage ?

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

 

Question : Vous est-il arrivé d’aider financièrement des membres de votre famille
qui sont ou ont été au chômage ?

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Méthodologie

Ce document présente les résultats d’une étude réalisée par l’Ifop. Elle respecte fidèlement les principes scientifiques et déontologiques de l’enquête par sondage. Les enseignements qu’elle indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction.

Aucune publication totale ou partielle ne peut être faite sans l’accord exprès de l’Ifop.

Étude réalisée par l'Ifop pour Atlantico.fr

Échantillon de 993 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing), du 7 au 9 février 2012.

Précision relative aux marges d'erreur

La théorie statistique permet de mesurer l’incertitude à attacher à chaque résultat d’une enquête. Cette incertitude s’exprime par un intervalle de confiance situé de part et d’autre de la valeur observée et dans lequel la vraie valeur a une probabilité déterminée de se trouver. Cette incertitude, communément appelée « marge d’erreur », varie en fonction de la taille de l’échantillon et du pourcentage observé comme le montre le tableau ci-dessous :

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Exemple de lecture du tableau : dans le cas d’un échantillon de 1000 personnes, si le pourcentage mesuré est de 10%, la marge d’erreur est égale à 1,8. Le vrai pourcentage est donc compris entre 8,2% et 11,8%.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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gmilady
- 26/02/2012 - 08:27
@12emma3
Ce que vous dites est faux, tout ce qui a été accordé au patronat (comme les baisses de charges...) n'a jamais débouché sur des embauches , et nombre d'employeurs voient d'un bon oeil les 35 heures qui leur ont apporté plus de fléxibilité. Regardez par exemple la baisse de la TVA sur la restauration. Elle a fini dans la poche des patrons, sans entrainer d'embauches et sans baisser le prix des menus. Les chefs d'entreprise ne jouent JAMAIS LE JEU;
Nanard10
- 25/02/2012 - 17:33
avec hollande ils ne risqueront plus rien
embauche de fonctionnaires
http://ecofrance.free.fr/SIVECA/
12Emma3
- 25/02/2012 - 15:02
@Gilles
Oui, tout a fait.Si le code du travail etait un peu plus favorable aux employeurs, s'il n'y avait pas les 35 heures, s'il n'y avait pas de syndicats vereux d'un autre age, les employeurs embaucheraient plus facilement. Les salaries seraient les gagnants dans cette affaire. Les Francais feraient bien d'aller voir ailleurs comment ca se passe.