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Penelopegate : l’Odyssée de Fillon ne fait-elle que commencer?
Publié le 26 janvier 2017
Le Penelopegate est, en vingt-quatre heures, devenu le sujet de conversation qu’on aborde forcément dans un dîner. Pour Fillon, qui avait gagné sa petite guerre de Troie en novembre de façon un peu inattendue, le coup est plus rude qu’on aurait pu le croire au premier abord. Il n’est en effet ni le premier ni le dernier homme politique épinglé sur les petits (ou gros) avantages qu’il a retirés du système. Dans son cas, la situation est toutefois plus compliquée que celle d’un Chirac, rendu populaire par ses multiples exemples de prévarication: Fillon était encore vierge en matière de mise en cause personnelle et il en avait même fait (grave erreur!) un thème de campagne. Il bénéficiera donc moins que Jacques Chirac, ou François Mitterrand, ou Nicolas Sarkozy, d’un contre-effet positif de cette affaire dans l’opinion.
Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Le Penelopegate est, en vingt-quatre heures, devenu le sujet de conversation qu’on aborde forcément dans un dîner. Pour Fillon, qui avait gagné sa petite guerre de Troie en novembre de façon un peu inattendue, le coup est plus rude qu’on aurait pu le croire au premier abord. Il n’est en effet ni le premier ni le dernier homme politique épinglé sur les petits (ou gros) avantages qu’il a retirés du système. Dans son cas, la situation est toutefois plus compliquée que celle d’un Chirac, rendu populaire par ses multiples exemples de prévarication: Fillon était encore vierge en matière de mise en cause personnelle et il en avait même fait (grave erreur!) un thème de campagne. Il bénéficiera donc moins que Jacques Chirac, ou François Mitterrand, ou Nicolas Sarkozy, d’un contre-effet positif de cette affaire dans l’opinion.

Le Penelopegate, ou le chant des sirènes aristocratiques

 
Sur le fond, le Penelopegate n’est compréhensible que si l’on a à l’esprit la loi des 10.000 euros. En France, il y a ceux qui ont un train de vie mensuel à quatre chiffres, qui font partie (personne ne le leur dira les yeux dans les yeux, mais c’est pourtant un principe de base qui distingue les élites et les petites gens) du Tiers, et ceux qui ont train de vie à cinq chiffres, qui sont plus ou moins pris sérieux et qui ont le droit de la ramener. Pour un élu, il faut faire feu de tous bois pour passer dans le club recherché des cinq chiffres, sans quoi on doit courber l’échine devant les puissants et accepter la condition dégradante de petit baron de province.
 
Fillon connaissait parfaitement cette loi et a fait, comme beaucoup d’autres, ce qu’il fallait pour rester dans les rangs de la noblesse républicaine.
 
Même les plus fillonolatres reconnaîtront qu’il l’a fait avec maladresse. En faire des tartines dans les medias people sur le mode du “ma femme ne travaille pas” alors qu’elle touche un salaire confortable d’attachée parlementaire s’appelle se tirer une balle dans le pied. Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que le pire arriverait tôt ou tard en s’offrant ce petit mensonge.
 
Si Fillon s’était contenté de céder aux sirènes aristocratiques en se faisant un train de vie à plus de 10.000 euros par mois grâce au salaire de sa femme, personne n’en aurait parlé.
 

Le Penelopegate, ou le chant des sirènes aristocratiques

 
Sur le fond, le Penelopegate n’est compréhensible que si l’on a à l’esprit la loi des 10.000 euros. En France, il y a ceux qui ont un train de vie mensuel à quatre chiffres, qui font partie (personne ne le leur dira les yeux dans les yeux, mais c’est pourtant un principe de base qui distingue les élites et les petites gens) du Tiers, et ceux qui ont train de vie à cinq chiffres, qui sont plus ou moins pris sérieux et qui ont le droit de la ramener. Pour un élu, il faut faire feu de tous bois pour passer dans le club recherché des cinq chiffres, sans quoi on doit courber l’échine devant les puissants et accepter la condition dégradante de petit baron de province.
 
Fillon connaissait parfaitement cette loi et a fait, comme beaucoup d’autres, ce qu’il fallait pour rester dans les rangs de la noblesse républicaine.
 
Même les plus fillonolatres reconnaîtront qu’il l’a fait avec maladresse. En faire des tartines dans les medias people sur le mode du “ma femme ne travaille pas” alors qu’elle touche un salaire confortable d’attachée parlementaire s’appelle se tirer une balle dans le pied. Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que le pire arriverait tôt ou tard en s’offrant ce petit mensonge.
 
Si Fillon s’était contenté de céder aux sirènes aristocratiques en se faisant un train de vie à plus de 10.000 euros par mois grâce au salaire de sa femme, personne n’en aurait parlé.
 

Le Penelopegate, ou le chant des sirènes aristocratiques

 
Sur le fond, le Penelopegate n’est compréhensible que si l’on a à l’esprit la loi des 10.000 euros. En France, il y a ceux qui ont un train de vie mensuel à quatre chiffres, qui font partie (personne ne le leur dira les yeux dans les yeux, mais c’est pourtant un principe de base qui distingue les élites et les petites gens) du Tiers, et ceux qui ont train de vie à cinq chiffres, qui sont plus ou moins pris sérieux et qui ont le droit de la ramener. Pour un élu, il faut faire feu de tous bois pour passer dans le club recherché des cinq chiffres, sans quoi on doit courber l’échine devant les puissants et accepter la condition dégradante de petit baron de province.
 
Fillon connaissait parfaitement cette loi et a fait, comme beaucoup d’autres, ce qu’il fallait pour rester dans les rangs de la noblesse républicaine.
 
Même les plus fillonolatres reconnaîtront qu’il l’a fait avec maladresse. En faire des tartines dans les medias people sur le mode du “ma femme ne travaille pas” alors qu’elle touche un salaire confortable d’attachée parlementaire s’appelle se tirer une balle dans le pied. Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que le pire arriverait tôt ou tard en s’offrant ce petit mensonge.
 
Si Fillon s’était contenté de céder aux sirènes aristocratiques en se faisant un train de vie à plus de 10.000 euros par mois grâce au salaire de sa femme, personne n’en aurait parlé.
 

Le Penelopegate, ou le chant des sirènes aristocratiques

 
Sur le fond, le Penelopegate n’est compréhensible que si l’on a à l’esprit la loi des 10.000 euros. En France, il y a ceux qui ont un train de vie mensuel à quatre chiffres, qui font partie (personne ne le leur dira les yeux dans les yeux, mais c’est pourtant un principe de base qui distingue les élites et les petites gens) du Tiers, et ceux qui ont train de vie à cinq chiffres, qui sont plus ou moins pris sérieux et qui ont le droit de la ramener. Pour un élu, il faut faire feu de tous bois pour passer dans le club recherché des cinq chiffres, sans quoi on doit courber l’échine devant les puissants et accepter la condition dégradante de petit baron de province.
 
Fillon connaissait parfaitement cette loi et a fait, comme beaucoup d’autres, ce qu’il fallait pour rester dans les rangs de la noblesse républicaine.
 
Même les plus fillonolatres reconnaîtront qu’il l’a fait avec maladresse. En faire des tartines dans les medias people sur le mode du “ma femme ne travaille pas” alors qu’elle touche un salaire confortable d’attachée parlementaire s’appelle se tirer une balle dans le pied. Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que le pire arriverait tôt ou tard en s’offrant ce petit mensonge.
 
Si Fillon s’était contenté de céder aux sirènes aristocratiques en se faisant un train de vie à plus de 10.000 euros par mois grâce au salaire de sa femme, personne n’en aurait parlé.
 
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lafronde
- 27/01/2017 - 12:43
Démocratie émotionnelle.
Le scandale dans cette affaire c'est que le Parquet instruise en pleine période électorale. Ingérance judiciaire dans l'élection présidentielle. Dans 3 mois. Une Magistature impartiale n'interviendrait pas dans les quelques mois qui précèdent le scrutin, surtout après des primaires. Si le Parquetr intervient, c'est qui est de parti-pris. C'est l'Etat-PS, la Magistrature PS : celle du mur des cons. @ vangog Dieu nous garde de vos solutions à l'emporte-pièce. Supprimer le Sénat, c'est la Chambre unique, lieu de tous les abus de pouvoir de la Révolution ! Quant à MLP quid de Riwal et de la procédure au Parlement européen ? Voulez-vous réduire les emplois fictifs ? Tous les parlementaires ont le pouvoir, et eux seuls, d'examiner les comptes de l'Administration. Ils ne le font pas puisque le budget est en déficit sévère et permanent depuis 1981 (sans oublier la relance keynesienne 1974-76). Ces parlementaires ne font pas davantage de travail législatif sérieux au vu de l'inflation réglementaire. Prendre de mauvaises décisions est pire pour le Peuple, que ne rien faire d'autre que profiter.
MGPresse
- 27/01/2017 - 12:01
Les esclaves du peuple répupblicain
Carla Bruni, Valérie Triewaller, Julier Gaillet, etc. ont coûté combien à la république ? Leur présence était requise aux côtés du Président. Le peuple veut élire le roi mais ne pas payer le salaire de la reine. Le peuple est un patron sexiste qui ne paie pas. Un esclavagiste. Quand une épouse assiste à un dîner officiel, qui paie la tenue? qui paie le temps? qui paie la préparation qu'elle a du faire pour ne pas paraître gourde? où sont les droits à l'image? etc. etc. Il en est de même pour tous les élus et fonctionnaires dont les époux sont mis gratuitement à la tâche et à la peine par la pratique républicaine. Le problème est que certaines acceptent ce travail comme allant de soi et le font au foyer car plus efficace, + en représentation. Et que d'autres le font au bureau (question de relations personnelle, de méthode de travail, de moindre disponilité/effort - plus facile et moins coûteux de recevoir la presse au bureau que chez soi, et qui fait le ménage avant et après ?). Ce PeneGate devrait être utile pour que l'on prenne conscience de la nécessité d'une loi sur le financement de l'aide sponsorale aux personnes publique dont le peuple attend que l'époux le soit aussi.
Septentrionale
- 27/01/2017 - 09:45
Il ne faut pas oublier non plus
Les chiraquiens ont fait élire cet invraisemblable Ventre-à-pattes et le renvoi d'ascenseur pro-Juppé pour préserver le système a échoué.