En direct
Best of
Best-of: le meilleur de la semaine Atlantico
En direct
© Reuters/Scanpix Sweden
Chaise vide
Élection Européenne : le poste le plus important d’Europe est vacant et personne n’en parle. Une preuve de plus que personne ne prête attention à l’UE
Publié le 17 janvier 2017
Le retrait de Martin Schulz de la présidence du Parlement européen laisse un vide dans l’Union européenne. On s’était habitué à ce social-démocrate combattif, parfaitement francophone, qui s’était si bien entendu avec le président de la Commission européenne, le chrétien-démocrate Jean-Claude Junker, pour porter les intérêts communautaires européens face aux chefs d’état et de gouvernement, donner enfin un peu de bravoure à cette institution qui a dû tant d’années lutter pour que l’on s’aperçoive de son existence.
Henri de Bresson a été chef-adjoint du service France-Europe du Monde. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Paris-Berlin.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Henri de Bresson
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Henri de Bresson a été chef-adjoint du service France-Europe du Monde. Il est aujourd'hui rédacteur en chef du magazine Paris-Berlin.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Le retrait de Martin Schulz de la présidence du Parlement européen laisse un vide dans l’Union européenne. On s’était habitué à ce social-démocrate combattif, parfaitement francophone, qui s’était si bien entendu avec le président de la Commission européenne, le chrétien-démocrate Jean-Claude Junker, pour porter les intérêts communautaires européens face aux chefs d’état et de gouvernement, donner enfin un peu de bravoure à cette institution qui a dû tant d’années lutter pour que l’on s’aperçoive de son existence.

Le retrait de Martin Schulz de la présidence du Parlement européen laisse un vide dans l’Union européenne. On s’était habitué à ce social-démocrate combattif, parfaitement francophone, qui s’était si bien entendu avec le président de la Commission européenne, le chrétien-démocrate Jean-Claude Junker,  pour porter les intérêts communautaires européens face aux chefs d’état et de gouvernement, donner enfin un peu de bravoure à cette institution qui a dû tant d’années lutter pour que l’on s’aperçoive de son existence.

Le parlement lui-même s’est-il laissé prendre de court par un retrait auquel beaucoup d’eurodéputés ne semblaient pas croire eux même ? Après un double mandat de deux ans et demi chacun - selon la tradition du parlement européen qui veut qu’une nouvelle élection ait milieu à la moitié de la législature -  le capitaine, qui aurait pu briguer un troisième mandat,  a pris fin 2016 la décision de se replier sur son aventin, lorgnant désormais sur un destin national en Allemagne.

La procédure d’élection de son successeur, qui s’ouvrait ce mardi 17 janvier,  aurait eu des raisons de mobiliser l’attention en cette période de montée de l’euroscepticisme et de Brexit, alors que l’on s’apprête à célébrer les cinquante ans du Traité de Rome. Avec le dernier traité de Lisbonne, le Parlement européen s’est vu reconnaitre des prérogatives fortes en matière de co-législation,  qui en font désormais un interlocuteur incontournable pour le Conseil européen des chefs d’Etat et de gouvernement et à bien des égards le véritable représentant de l’intérêt collectif européen - la Commission européenne ayant davantage un rôle de gestionnaire. A tort les médias négligent le suivi des débats et du travail législatif du Parlement européen, dont la qualité n’a rien à envier à ceux des Parlements nationaux et qui est  bien souvent un bon thermomètre de la capacité de l’Union européenne à faire progresser les grandes politiques européennes, qu’il s’agisse de l’agriculture, de la libre circulation, de questions épineuses comme le détachement des travailleurs ou la gestion de l’immigration.

 Le scrutin, qui prévoit plusieurs tours de vote si aucun candidat ne réunit tout de suite une majorité sur son nom, a surtout souffert d’un manque de lisibilité. Les grands groupes parlementaires, ceux des chrétiens démocrates (PPE/Parti Populaire européen) et des sociaux démocrates (PSE/Parti des socialistes Européens), avaient renoncé à la tradition de s’arranger entre eux pour assumer à tour de rôle la présidence. Cette  procédure a longtemps permis à un Parlement relativement faible de faire front avec des majorités fortes ; mais au détriment du débat politique. Cette fois ci les deux grands groupes  n’ont pu ou pas voulu s’entendre, s’en renvoyant mutuellement la responsabilité. Chacun est donc parti à la bataille derrière son candidat. Cela aurait pu donner du tonus à l‘élection, malgré le risque pour triompher de devoir faire des alliances indésirables avec les groupes les plus radicaux, extrême droite et populistes à droite,  radicaux anti-européens  à gauche. Mais il aurait fallu des candidats plus convaincants. Sept  au total se soumettaient au vote, la plupart peu connus, à l’exception du fédéraliste Guy Verhofstadt, un ancien premier ministre belge, qui préside le groupe des libéraux. Les couleurs du PPE et du PSE étaient défendues par deux Italiens, l’ancien commissaire Antonio Tajani, un proche de l’ancien premier ministre Silvio Berlusconi, inacceptable donc pour la gauche, et le socialiste italien Gianni Pitella, président du groupe PSE au Parlement,  sous la bannière de la lutte contre « l’austérité aveugle ». Deux personnalités dont il est difficile de juger ce qu’elles feraient une fois élues.

 

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Christine Lagarde, la directrice du FMI, prévient d’un risque grave de tempête mondiale mais personne ne semble l’entendre
02.
Il faut détruire Jean-Luc Mélenchon et le secret de l’instruction avec…
03.
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
04.
Laeticia Hallyday s'ennuie à L.A; Johnny Depp craque pour la fille d'un vieux pote; Dany Boon veut que vous sachiez qu'il est amoureux (pour vous faire oublier ses impôts); Nicolas S. & Carla B. qu'ils étaient à Venise pour leur anniversaire de mariage
05.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
06.
55% des Français continuent à soutenir les Gilets jaunes : pourquoi s’imaginer que la fin de la crise est en vue est un fantasme dangereux
01.
Parent 1 / Parent 2 : derrière “l’ajustement administratif”, une lourde offensive idéologique
02.
Novethic et autres promoteurs forcenés de la transition écologique : en marche vers un nouveau fascisme vert ?
03.
L’étrange manque de recul d’Alain Juppé sur sa part de responsabilité dans l’état « délétère » du pays
04.
Derrière le complotisme, l’énorme échec de 50 ans d’égalitarisme et de progressisme à marche forcée impulsés par l’Education nationale comme par la culture dominante
05.
55% des Français continuent à soutenir les Gilets jaunes : pourquoi s’imaginer que la fin de la crise est en vue est un fantasme dangereux
06.
Condamnations de Gilets jaunes : la curieuse approche quantitative de la justice mise en avant par Édouard Philippe
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Olivier K.
- 17/01/2017 - 22:52
@Elided -> à l'envers
Démo: on va péter les dents à ces cons d'amerloque et de rose beefe, ça fait 30 ans que les rose beef ont pénétré notre économie et la sabotent de l'intérieur pendant que les amerloques nous livrent une guerre économique sans merci. Maintenant il est temps de ce réveiller et montrer à ces 450 millions de gars que les vacances c'est fini!
ELIED
- 17/01/2017 - 19:02
Aux 4 premiers commentaires:
Quelle nullité dans ces réflexions alors qu'on parle de la réélection du président du Parlement européen, un rouage essentiel de la vie de l'UE. Cette UE, que beaucoup rêvent de découper en morceaux, attaquée par le nouveau maître des USA et la GB, coûtera bien cher à la France et aux pays qui ont espérer voir la construction aboutir pour le bien de la"vieille Europe", la si mal nommée.
cloette
- 17/01/2017 - 16:51
Ikaris
Macron est un produit com , c'est un faux nez de Hollande , il finira comme tout ce qui est fabriqué en obsolescence programmée .