En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© REUTERS/Regis Duvignau
A couteaux tirés

Conseil national des Républicains : opération gestion des sarkozystes

Publié le 20 janvier 2017
Ce matin s'ouvre le Conseil National des Républicains sur fond de tensions entre le candidat à la présidentielle et les proches de Nicolas Sarkozy. Ces derniers expriment des doutes sur la ligne choisie. François Fillon assisterait-il à la naissance de ses propres frondeurs ?
Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande,...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christelle Bertrand
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande,...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ce matin s'ouvre le Conseil National des Républicains sur fond de tensions entre le candidat à la présidentielle et les proches de Nicolas Sarkozy. Ces derniers expriment des doutes sur la ligne choisie. François Fillon assisterait-il à la naissance de ses propres frondeurs ?

Certains sourires pourraient être encore un peu crispés. Ce matin, alors que François Fillon réunit Les Républicains pour un Conseil National supposé ressouder les troupes, l'ambiance s'annonce, comme la température extérieur, hivernale... Alors que la droite devrait se montrer plus unie que jamais dans cette dernière ligne droite avant l'élection présidentielle, voilà que depuis quelques jours les sarkozistes n'ont de cesse de ruer dans les brancards. Tout semble prétexte à critique : le refus de François Fillon de rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires, la réforme du système de santé proposée par le candidat qui paraît à beaucoup anti-sociale, le non cumul des mandats que l'ancien locataire de Matignon refuse de remettre en question... Laurent Wauquiez, Christian Estrosi et Gérald Darmanin ont même publiquement exprimé leurs doutes sur la ligne suivie par le candidat à l'élection présidentielle.

 

Mardi, lors des vœux de François Fillon les mines étaient renfrognées, les regards gênés. Pour certains, ces tiraillements s'expliquent simplement par des questions d'organigramme. "Les sarkozystes estiment qu’ils n’ont pas été assez biens servis, explique un proche de François Fillon. Le cas de Frédéric Péchenard, par exemple, a cristallisé par mal de rancune. Mais on va régler ça vite. On va lui trouver quelque chose de bien". Pour se faire, François Fillon a donc annoncé, hier, un organigramme élargit, offrant de nombreuses places aux sarkozystes. Frédéric Péchenard, écarté de la direction générale des Républicains, a été intégré au pôle sécurité. Le porte-parole de François Fillon, Thierry Solère, a pris soin de vanter « l’expertise considérable » du conseiller de Paris et vieil ami de Nicolas Sarkozy. Pour enfoncer le clou Nicolas Sarkozy et François Fillon ont même pris soin de déjeuner ensemble afin de montrer l'unité de la famille.

 

Mais au-delà des querelles de poste, c'est bien un problème de ligne politique qui préoccupe les sarkozystes. Gérald Darmanin, dès le lendemain du second tour, tirait déjà la sonnette d'alarme : "attention, les classes populaires ne sont pas venues voter, il va falloir leur parler si on ne veut pas les repousser définitivement dans les bras de Marine Le Pen", expliquait-il en substance. Mais François Fillon est resté sourd à ces avertissements. Mardi, un ancien ministre, se désespérait de «l’aveuglement du candidat" qui venait de réitérer sa volonté de ne pas changer de ligne, de ne pas faire de zigzag : "c'est une ligne très dure, nos électeurs ne suivront pas. Ils vont aller voter Marine ou Macron". Mais à la question : "est-ce que vous allez faire campagne dans ces conditions", la réponse fuse instantanément : "bien sûr, je suis candidat aux législatives, je n'ai pas le choix". Les législatives, voilà la clé. C'est ainsi que, pour l’instant, François Fillon tient ses troupes, pour cette raison que les sarkozystes, très vite, devraient mettre de l'eau dans leur vin et rentrer dans le rang. Les législatives, la clé de l'ordre, mais pour combien de temps ? Quid de ce qui se passera après la présidentielle, une fois les maroquins distribués. François Fillon n'est-il pas déjà en train de nourrir en son sein ses propres frondeurs ?

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition

02.

Jean-Bernard Lévy, celui qui doit faire d’EDF le champion du monde de l’énergie propre et renouvelable après un siècle d’histoire

03.

La guerre de France aura-t-elle lieu ?

04.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

05.

Quand Isabelle (Saporta) trompe Yannick (Jadot) avec Gaspard (Gantzer) et que le vrai cocu s'appelle David (Belliard)

06.

La fin des Bisounours : les experts en marketing découvrent que plus d’un Français sur deux avoue une attirance pour « les méchants »

07.

Un été tranquille ? Pourquoi Emmanuel Macron ne devrait pas se fier à ce (relatif) calme apparent

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

03.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition

04.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

05.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

06.

Greta Thunberg : un voyage à New-York en bateau... mais six vols en avion pour l'organiser

01.

Ces quatre pièges qui pourraient bien perturber la rentrée d'Emmanuel Macron (et la botte secrète du Président)

02.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

05.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Anguerrand
- 15/01/2017 - 08:59
Fillon doit rester sur sa ligne et son programme
Sur l'immigration, Il à le programme le plus dur ( depuis que le FN a fait ami- ami avec l'islam ) et le plus réaliste, pour l'économie la seule façon de s'en sortir c'est de se mettre au niveau européen, à savoir travailler un peu plus, donc produire un peu plus, donc pouvoir rembourser la dette et augmenter les salaires. Ce programme est le plus courageux, et pas forcément le plus attractif mais le seul qui peut refaire de la France la puissance qu'elle fut ; puissante et prospère, voire enviée. Aucun autre candidat à ce courage ( 35heures, diminution du nombre de fonctionnaires, etc ) . Si Fillon n'est pas élu, Il ne faudra pas s'étonner de la stagnation actuelle voire son déclin. Les français, comme d'habitude choisirons l'oisiveté non sans continuer à se plaindre.
totor101
- 14/01/2017 - 11:40
Conclusion
Il faut venger Sarko !
le reste c'est du pipo !
Si jamais je ne fronde
la Sarko il me gronde !!!!
ikaris
- 14/01/2017 - 11:08
Saines interrogations
Après la primaire, la messe semblait dite : Fillon président. Là on dirait que le doute s'installe ....