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Point G, "complétude", plaisir clitoridien : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'orgasme féminin
Publié le 01 janvier 2017
La sexualité revêt de multiples aspects et elle est souvent source d’interrogations. Un collège de sexologues et de gynécologues répond sans tabou à toutes les questions que vous vous posez sur le sexe, en l’abordant à travers ses dimensions anatomique, psychologique et sociale. Extrait de "Questions Sexo",de Jacques Lansac et Patrice Lopes, aux Editions Eyrolles (2/2).
Jacques Lansac est professeur émérite de gynécologie obstétrique au CHU de Tours et ancien président du CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français). Il a dirigé cet ouvrage collectif avec Patrice Lopes.
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Patrice Lopes est professeur de gynécologie au CHU de Nantes et directeur de l’enseignement de la sexologie des CHU de l’Ouest.
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La sexualité revêt de multiples aspects et elle est souvent source d’interrogations. Un collège de sexologues et de gynécologues répond sans tabou à toutes les questions que vous vous posez sur le sexe, en l’abordant à travers ses dimensions anatomique, psychologique et sociale. Extrait de "Questions Sexo",de Jacques Lansac et Patrice Lopes, aux Editions Eyrolles (2/2).

Comme il n’est pas utile pour procréer, l’orgasme féminin a longtemps été considéré comme superflu. D’où ces courants idéologiques et religieux qui appellent à pratiquer l’acte a minima. Or le plaisir est lié à la satisfaction. Il est plus facile de refaire ce qui a été agréablement vécu. L’orgasme permettrait donc d’entretenir le désir et le plaisir. La satisfaction postorgasmique est décrite comme positive et signe l’existence d’une complicité entre les deux partenaires. L’attachement est entretenu par le bien-être lié à cet échange. L’orgasme provoque chez les deux sexes la sécrétion de différentes substances chimiques dans le cerveau : les neurotransmetteurs, responsables de plusieurs effets. En premier la dopamine, sécrétée par le circuit de la récompense, provoque en nous une forte sensation de plaisir.

Ensuite, l’ocytocine, sécrétée par un autre circuit (hypothalamo-post-hypophysaire), provoque une sensation de bien-être et pourrait être liée à un renforcement de l’attachement au sein du couple. Enfin, les endorphines nous apportent un certain degré de béatitude et d’inexcitabilité pendant quelque temps. Les centres hypothalamiques qui avaient orchestré toute cette effervescence ne déchargent plus, l’érection retombe et la lubrification vaginale se tarit, la vasodilatation cutanée disparaît et c’est à ce moment-là que nous remettons sur nos corps nus les draps, car nous commençons à nous refroidir. L’acte sexuel stimulerait également les défenses naturelles de l’organisme et le choc émotionnel associé à l’effort physique mobilise les muscles, l’activité vasculaire, respiratoire, cardiaque, ainsi que le cerveau. Même si l’énergie dépensée au cours d’un acte standard reste minime, un effet sédatif est parfois perçu. La détente postorgasmique peut s’avérer être un excellent somnifère ! Par conséquent, l’orgasme permettrait d’entretenir le désir, de créer et de maintenir l’attachement, de stimuler le dynamisme et l’immunité, de dépenser de l’énergie, mais aussi de détendre et d’avoir un effet sédatif. Pour le sexologue, l’orgasme n’est ni clitoridien ni vaginal, puisqu’il est décrit comme des contractions périvaginales, quelles que soient les zones stimulées pour l’obtenir. Il existe donc des orgasmes qui sont un tout, une complémentarité, ne diffèrent que par leurs lieux de stimulation et s’inscrivent dans un contexte émotionnel qui va les colorer de milliers de nuances. C’est parce que l’orgasme est diffus dans tout le corps et qu’il nécessite l’activité des deux corps enlacés qu’il symbolise cette image de « complétude. »

(...)

Le point G, mythe ou réalité ?

On a beaucoup fantasmé sur le point G. Existe-t-il vraiment, ou est-ce une invention ? Est-il la fameuse « clé » de l’orgasme féminin, comme certains le prétendent ? Le point G a été décrit en 1950 par le gynécologue allemand Ernst Grafenberg. Il s’agit d’une partie rugueuse de 1,5 à 2 cm, située sur la paroi vaginale antérieure, à environ 2 ou 3 cm de l’entrée du vagin. La stimulation répétée de cette zone provoquerait dans un premier temps une envie d’uriner, puis mènerait, chez certaines femmes, à des orgasmes violents. À la fin de la phase orgasmique, cette zone gonflerait considérablement. Depuis, la communauté des spécialistes n’est pas toujours d’accord… sur ce point ! Les anatomistes n’ont en effet jamais décrit de zone particulière à ce niveau. Les chirurgiens gynécologues dissèquent très souvent cette région, sans trouver aucune particularité. La notion de « plaque érogène clitoridovulvo- vaginale » tend à se substituer à la notion de point G.

Clitoridienne ou vaginale ?

Il s’agit d’un débat qui occupe certains esprits depuis environ un siècle et demi, car avant, la question ne se posait pas en ces termes. Le premier élément est la découverte, en 1875 par le zoologiste et embryologiste Edouard Van Beneden (1846-1910) que l’orgasme féminin n’est pas nécessaire pour tomber enceinte. Dans les années qui vont suivre, puisque le plaisir n’est pas nécessaire à la fécondation et que la source de l’hystérie étant par ailleurs liée aux tourments du sexe, certains médecins, hommes en vue, vont proposer la clitoridectomie pour guérir de l’hystérie. Un peu plus tard la psychanalyse va déclarer que le seul vrai plaisir d’une femme accomplie est vaginal, reléguant l’orgasme clitoridien au stade de mauvaise habitude de masturbation. Le début du XXe siècle voit également naître des mouvements féministes qui vont lutter contre ces visions très patriarcales du plaisir féminin, qui ne pourrait s’épanouir que grâce à l’homme. Le clitoris, seul organe dont l’utilité connue est de donner du plaisir, devient rapidement un symbole de l’émancipation des femmes. Cela se retrouve encore actuellement, et même la recherche scientifique n’est pas totalement débarrassée de ces a priori. Ce que l’on peut dire aujourd’hui, c’est que les réactions enregistrées par IRM fonctionnelle au niveau du cerveau ne font pas de différence entre l’orgasme « clitoridien » ou « vaginal » : il n’y aurait donc qu’un seul orgasme. Néanmoins, certaines études ont montré une sensibilité vaginale profonde qui semble recherchée par certaines femmes et qui procure des orgasmes, même en cas de lésions de la moelle épinière mettant hors circuit la sensibilité clitoridienne.

 

Extrait de Questions Sexo du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et de l'Association inter-universitaire de sexologie (AIUS), sous la direction des Professeurs Jacques Lansac et Patrice Lopes, édité chez Eyrolles.

 

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2bout
- 03/01/2017 - 13:58
La cloche, dans le ciel qu'on voit, doucement tinte.
D'ailleurs, à ce propos, le Revenu universel est une très bonne mauvaise idée. Le Revenu universel n'est pas simplement irréalisable comme le dit Montebourg, il n'est pas souhaitable. Subventionner l'oisiveté pose éventuellement un problème moral ou un problème économique que d'aucuns jugeront accessoire, mais cela pose essentiellement un problème social. A répéter sur tous les toits ... les bleus, les calmes.
ALUN
- 02/01/2017 - 18:20
2bout
Vous fumez quoi 2bout ?
2bout
- 02/01/2017 - 11:53
Les pieds dans les glaïeuls, lui aussi, il sourit.
Comme tout ce qui bouge doit être taxé, tout ce qui se pense doit pouvoir être formulé. Exemple : « Le poisson rouge est mort parce qu'on a oublié de le nourrir » est une subordonnée circonstancielle de cause ce qui donne dans la tête de notre sous-ministre du lien social en vrac : « il est nécessaire de faire voter un nouveau prélèvement parce qu'il faut financer le revenu universel ». Alors puisque la subvention procède de la taxe, à qui ou à quoi serait-elle appliquée si il est établi que la « complétude » est aujourd'hui un espace et une activité non déclaré aux autorités fiscales, une sorte de travail dissimulé, une économie souterraine pour laquelle doivent s'appliquer les taxes, charges et impôts correspondants.