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Il y a les classiques (adultère, sadomasochisme, ou homosexualité) et les scénarios plus raffinés… Mais avoir des fantasmes est-il normal ?
Publié le 31 décembre 2016
La sexualité revêt de multiples aspects et elle est souvent source d’interrogations. Un collège de sexologues et de gynécologues répond sans tabou à toutes les questions que vous vous posez sur le sexe, en l’abordant à travers ses dimensions anatomique, psychologique et sociale. Extrait de "Questions Sexo",de Jacques Lansac et Patrice Lopes, aux Editions Eyrolles (1/2).
Jacques Lansac est professeur émérite de gynécologie obstétrique au CHU de Tours et ancien président du CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français). Il a dirigé cet ouvrage collectif avec Patrice Lopes.
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Patrice Lopes est professeur de gynécologie au CHU de Nantes et directeur de l’enseignement de la sexologie des CHU de l’Ouest.
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La sexualité revêt de multiples aspects et elle est souvent source d’interrogations. Un collège de sexologues et de gynécologues répond sans tabou à toutes les questions que vous vous posez sur le sexe, en l’abordant à travers ses dimensions anatomique, psychologique et sociale. Extrait de "Questions Sexo",de Jacques Lansac et Patrice Lopes, aux Editions Eyrolles (1/2).

Il a été confirmé expérimentalement que le cerveau masculin est plus stimulé par « l’imagerie sexuelle » que le cerveau féminin. Les fantasmes sexuels conscients sont fréquents et participent souvent à l’excitation masculine. Ils peuvent être présents à toutes les phases de l’échange érotique, depuis celle du désir jusqu’à celle de l’orgasme, et concourent à leur intensité. Ils peuvent survenir spontanément à la conscience au cours d’un acte érotique comme y être épisodiquement appelés volontairement pour intensifier un moment. Ils sont relativement stables : en relation de bilatéralité avec les expériences érotiques/amoureuses, ils ont néanmoins tendance à les influencer que l’inverse.

Les fantasmes les plus courants

Les fantasmes masculins correspondent à des mises en scènes sexuelles visuelles plus que des ambiances affectives (qu’on retrouvera plus souvent chez la femme). Ils font intervenir des personnages non investis affectivement en relation de pouvoir triangulée : un sujet, un objet, un regard. Les fantasmes les plus courants chez l’homme sont de voir/participer à des jeux érotiques avec deux femmes ou d’avoir avec leur partenaire des relations de domination/soumission (déclinés souvent sous formes de fessées ou de liens et de bandeaux sur les yeux), ou encore de voir/ surprendre une nudité/intimité. Chez la femme, il s’agira d’élaborer un scénario érotique romancé qui se terminera par un coït avec un homme idéalisé. Les trois fantasmes majeurs sont l’adultère, le sadomasochisme et l’homosexualité. Il semblerait que chacun possède un fantasme sexuel fondamental (déclinable avec des variantes, mais fixe dans son contenu). Ce fantasme serait la déclinaison, dans le registre du sexuel, d’un fantasme plus général qui fonctionnerait en moyen de défense contre des formes fondamentales d’angoisse rencontrées dans les débuts de la vie. Il est donc naturel d’avoir des fantasmes, mais ils peuvent ne pas être conscients. Il ne faut donc tomber dans aucun des deux excès, qui consisteraient à considérer comme une faille d’avoir un fantasme, ou, à l’opposé, de ne pas s’en connaître. Tout un chacun peut avoir une vie sexuelle satisfaisante à tout point de vue, avec ou sans fantasme sexuel conscient.

Les fantasmes constituent un problème (dénommé autrefois « perversion », puis « paraphilie ») uniquement s’ils deviennent le point de passage fixe et incontournable de toute accession à l’excitation et donc au plaisir. Ils conduisent alors à être réfractaire à toute autre modalité d’excitation et sont très réducteurs, pour l’échange érotique et amoureux. Le plaisir devient difficile d’accès. L’éjaculation est plus complexe et plus longue à obtenir. Quant à l’orgasme, il est faiblement voire plus rarement ressenti. De plus, le ou la partenaire risque peu à peu de se trouver effacé(e), réduit(e) à l’état d’instrument, car l’empathie et l’échange amoureux peuvent s’en trouver très altérés. Nous avons vu que les fantasmes peuvent être considérés comme des traces de luttes anciennes contre des angoisses fondamentales : on peut donc comprendre aisément qu’y avoir systématiquement recours est tant signe que facteur de reviviscence de ces angoisses et que des symptômes anxiodépressifs sont souvent présents. Le plus grave est lorsque le fantasme devient une addiction, avec un envahissement qui ne laisse plus de temps ni de motivation pour les autres occupations : conjugales, familiales, sociales, professionnelles, de loisirs… Une très forte attention visuelle accordée à des parties anatomiques spécifiques (les pieds, les seins, l’anus…) est sans doute à l’origine de la tendance beaucoup plus souvent retrouvée chez les hommes que chez les femmes à n’être excités que par des parties isolées du corps de l’autre, voire à des objets y renvoyant. On parle alors de fétichisme.


Extrait de "Questions Sexo" du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et de l'Association inter-universitaire de sexologie (AIUS), sous la direction des Professeurs Jacques Lansac et Patrice Lopes, édité chez Eyrolles.

 

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