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Et encore 8,8 milliards d’euros pour sauver les banques italiennes : l’intervention de la BCE suffira-t-elle à éteindre l’incendie ?
Publié le 28 décembre 2016
Alors que la situation de la banque italienne Monte dei Paschi di Siena préoccupe sérieusement la BCE, qui demande la mise en place d'un plan de sauvetage, c'est tout le secteur bancaire transalpin qui inquiète les observateurs aujourd'hui. Pourtant, la situation de l'Italie ne ressemble en rien à celle de la Grèce.
Francesco Saraceno est économiste senior au sein du département Innovation et concurrence de l'OFCE. Il est également signataire de la tribune : The economist warning. Vous pouvez le suivre sur son compte twitter : Francesco Saraceno.
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Alors que la situation de la banque italienne Monte dei Paschi di Siena préoccupe sérieusement la BCE, qui demande la mise en place d'un plan de sauvetage, c'est tout le secteur bancaire transalpin qui inquiète les observateurs aujourd'hui. Pourtant, la situation de l'Italie ne ressemble en rien à celle de la Grèce.

Atlantico : La BCE vient de demander la mise en place d'un plan de sauvetage de près de 8,8 milliards d'euros pour Monte dei Paschi di Siena (BMPS), la plus vieille banque italienne. Alors que le montant de 5 milliards d'euros était évoqué jusqu'à présent, la détérioration des liquidités de la banque italienne aurait changé la donne. Doit-on s'attendre à voir un plan de sauvetage mis en place rapidement ? Avec quel équilibre entre l'Etat italien et les institutions européennes ?

Francesco Saraceno : Il n'y a pas de contradiction entre les deux montants. Les 5 milliards étaient le seuil minimal pour qu'une solution de marché soit envisageable. Le montant préconisé par la BCE est celui qui maximise les chances de réussite une fois des ressources publiques engagées. Dit autrement, si l'on veut minimiser le risque pour le contribuable qui est appelé à sauver BMPS, il faut aller au delà du seuil minimal.

Il faut par ailleurs remarquer que, contrairement à ce qu'on a fait par le passé, l'Etat a temporairement acquis la propriété de la banque. Donc, si l'assainissement a du succès, en remettant les actions sur le marché le trésor italien pourra récupérer la plupart des ressources engagées, voire faire un profit. C'est le modèle suivi en Suède dans les années 1990, qui avait plutôt bien marché. La nationalisation temporaire des banques en difficulté avait aussi été proposée (par exemple par Joseph Stiglitz) en 2008. Si on l'avait suivi ses conseils au lieu de simplement renflouer les banques, les finances publiques des pays concernés seraient aujourd'hui en bien meilleur état.

Quant à l'Europe, je ne vois pas de difficulté majeure. Premièrement, le ministre de l'Economie italien a travaillé en stricte coordination avec la Commission, et le plan de sauvetage est conforme à la directive européenne de 2014. En outre, une partie au moins de la dette additionnelle sera récupérée une fois les actions remises sur le marché.

Atlantico : La BCE vient de demander la mise en place d'un plan de sauvetage de près de 8,8 milliards d'euros pour Monte dei Paschi di Siena (BMPS), la plus vieille banque italienne. Alors que le montant de 5 milliards d'euros était évoqué jusqu'à présent, la détérioration des liquidités de la banque italienne aurait changé la donne. Doit-on s'attendre à voir un plan de sauvetage mis en place rapidement ? Avec quel équilibre entre l'Etat italien et les institutions européennes ?

Francesco Saraceno : Il n'y a pas de contradiction entre les deux montants. Les 5 milliards étaient le seuil minimal pour qu'une solution de marché soit envisageable. Le montant préconisé par la BCE est celui qui maximise les chances de réussite une fois des ressources publiques engagées. Dit autrement, si l'on veut minimiser le risque pour le contribuable qui est appelé à sauver BMPS, il faut aller au delà du seuil minimal.

Il faut par ailleurs remarquer que, contrairement à ce qu'on a fait par le passé, l'Etat a temporairement acquis la propriété de la banque. Donc, si l'assainissement a du succès, en remettant les actions sur le marché le trésor italien pourra récupérer la plupart des ressources engagées, voire faire un profit. C'est le modèle suivi en Suède dans les années 1990, qui avait plutôt bien marché. La nationalisation temporaire des banques en difficulté avait aussi été proposée (par exemple par Joseph Stiglitz) en 2008. Si on l'avait suivi ses conseils au lieu de simplement renflouer les banques, les finances publiques des pays concernés seraient aujourd'hui en bien meilleur état.

Quant à l'Europe, je ne vois pas de difficulté majeure. Premièrement, le ministre de l'Economie italien a travaillé en stricte coordination avec la Commission, et le plan de sauvetage est conforme à la directive européenne de 2014. En outre, une partie au moins de la dette additionnelle sera récupérée une fois les actions remises sur le marché.

Atlantico : La BCE vient de demander la mise en place d'un plan de sauvetage de près de 8,8 milliards d'euros pour Monte dei Paschi di Siena (BMPS), la plus vieille banque italienne. Alors que le montant de 5 milliards d'euros était évoqué jusqu'à présent, la détérioration des liquidités de la banque italienne aurait changé la donne. Doit-on s'attendre à voir un plan de sauvetage mis en place rapidement ? Avec quel équilibre entre l'Etat italien et les institutions européennes ?

Francesco Saraceno : Il n'y a pas de contradiction entre les deux montants. Les 5 milliards étaient le seuil minimal pour qu'une solution de marché soit envisageable. Le montant préconisé par la BCE est celui qui maximise les chances de réussite une fois des ressources publiques engagées. Dit autrement, si l'on veut minimiser le risque pour le contribuable qui est appelé à sauver BMPS, il faut aller au delà du seuil minimal.

Il faut par ailleurs remarquer que, contrairement à ce qu'on a fait par le passé, l'Etat a temporairement acquis la propriété de la banque. Donc, si l'assainissement a du succès, en remettant les actions sur le marché le trésor italien pourra récupérer la plupart des ressources engagées, voire faire un profit. C'est le modèle suivi en Suède dans les années 1990, qui avait plutôt bien marché. La nationalisation temporaire des banques en difficulté avait aussi été proposée (par exemple par Joseph Stiglitz) en 2008. Si on l'avait suivi ses conseils au lieu de simplement renflouer les banques, les finances publiques des pays concernés seraient aujourd'hui en bien meilleur état.

Quant à l'Europe, je ne vois pas de difficulté majeure. Premièrement, le ministre de l'Economie italien a travaillé en stricte coordination avec la Commission, et le plan de sauvetage est conforme à la directive européenne de 2014. En outre, une partie au moins de la dette additionnelle sera récupérée une fois les actions remises sur le marché.

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vangog
- 28/12/2016 - 11:03
Ah, si tout cet argent consacré à sauver les banques
avait été consacré à investir dans les technologies d'avenir, dans l'indispensable Silicon Valley européenne qui devrait faire émerger les acteurs européens susceptibles de concurrencer les géants du Web, dans la recherche génétique, dans La Défense européenne...mais non! Les lobbys banquiers et ecolo-regressifs qui gouvernent l'UE préfèrent sauver leur construction bancale, tournée vers le passé, vers le capitalisme de connivence gauchiste et la dilution mondialiste...tout faux!