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Prévisions 2017
2017, l’année du dollar superstar
Publié le 27 décembre 2016
Alors que l'année 2016 touche à sa fin, Atlantico propose à ses lecteurs une série de prévisions pour le millésime 2017. Selon Jean-Paul Betbèze, cette année pourrait bien être celle de l'explosion du dollar sur le marché des taux de change.
Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Jean-Paul Betbeze
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Alors que l'année 2016 touche à sa fin, Atlantico propose à ses lecteurs une série de prévisions pour le millésime 2017. Selon Jean-Paul Betbèze, cette année pourrait bien être celle de l'explosion du dollar sur le marché des taux de change.

Donald Trump attire et Donald Trump inquiète. Mais dans les deux cas, le dollar pourrait monter, plus que toutes les autres grandes monnaies du monde. 

D'abord, Donald Trump attire. Il veut soutenir la croissance américaine vers 3% au moins (et son futur Secrétaire au Trésor parle même de 4%) ! Pour cela, il veut baisser les impôts sur les ménages (notamment les plus aisés) et plus encore sur les entreprises (on parle de passer de 30 à 15%). En même temps, il veut "favoriser" le rapatriement des trésoreries des grandes entreprises américaines, parquées par exemple en Irlande. Ces entreprises voulaient peut-être, sait-on jamais, éviter l'impôt. Voilà donc des milliards de dollars, on parle de 1100, qui pourraient revenir au bercail. Ainsi, avant même que les lois aient été votées, la Bourse a aimé et est montée. Le Dow Jones flirte ainsi avec 20 000 points. Normalement, la croissance en 2017 et 2018 serait ainsi beaucoup soutenue, attirant les capitaux internationaux et faisant donc monter le dollar. En même temps, avec cette surchauffe qui se met en place, avec plus d’inflation, les taux d'intérêt à court terme et à long terme vont monter. La Fed va augmenter au moins deux fois ses taux l’an prochain, voire trois. Donc, là encore, le dollar va être encore plus attirant, étant la grande devise la mieux rémunérée de toutes. Au fond, que l'on parle de croissance forte, de fiscalité faible ou de taux d'intérêt élevés, le dollar sera superstar.

Mais Donald Trump va également inquiéter. Il peut inquiéter notamment en faisant monter les tensions avec la Chine, à peine moins avec la Russie sans doute. Les propos de Donald Trump au sujet de Taïwan, de la Mer de Chine, des droits de douane trop favorables à la Chine ou de la manipulation du yuan, plus la dernière "embauche" en date, celle de Peter Navarro comme conseiller (opposant économique direct à ce pays) vont énerver Pékin. Sans aller jusqu’à une confrontation directe entre Etats-Unis et Chine, que personne ne souhaite, et qui changerait la donne, une course aux armements va s’engager. Cette course va d'ailleurs se produire partout, en Russie et en Europe, au Japon et en Corée, sans oublier Taïwan bien sûr. Mais, si les inquiétudes montent partout, il s’agira aussi de chercher et de trouver l'endroit le plus sûr de tous. Là encore, ce seront les États-Unis qu’on trouvera, tout simplement du fait de leur taille économique et financière (sans oublier leurs armements bien sûr). Aucune économie n’est en effet capable de recevoir de très importants encours monétaires, tout en leur garantissant la liquidité. La Suisse, par exemple, est évidemment trop petite. La montée du franc suisse asphyxierait tout de suite son économie.

Au total, le Donald Trump qui attire va soutenir la croissance à court terme des États-Unis, et donc le dollar. En même temps, le Donald Trump qui inquiète va sans doute faire monter partout les tensions, donc rechercher un placement sûr et liquide. Quoi de mieux que le dollar ? Chercher un abri auprès de celui qui pousse trop son économie, et qui inquiète tout le monde, c’est ainsi l’étrange choix de 2017. On verra ensuite.

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Commentaires (1)
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clint
- 27/12/2016 - 21:20
Et on a intérêt de diminuer la dette et de garder l'€ !
Et même avec ça on risque de voir une augmentation des taux d'intérêts pénalisant l' Europe !