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Sylvia Pinel, candidate à la primaire de la gauche : les raisons très politiciennes du volte-face de l'ancienne ministre
Publié le 09 décembre 2016
La présidente du PRG sera finalement candidate dans la cadre de la primaire de la gauche. La nouvelle est tombée à 16h et ne devrait pas faire trembler les éléphants du PS. Elle a pourtant son intérêt. Très stratégique. Décryptage.
Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande,...
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La présidente du PRG sera finalement candidate dans la cadre de la primaire de la gauche. La nouvelle est tombée à 16h et ne devrait pas faire trembler les éléphants du PS. Elle a pourtant son intérêt. Très stratégique. Décryptage.

Samedi 26 novembre, lorsque la présidente du PRG a annoncé qu'elle entendait se présenter en dehors de la primaire socialiste, l'ancien monde est vacillant, mais toujours debout. François Hollande rêve toujours d'être candidat à l'élection présidentielle mais il vient de comprendre, ou plutôt d'accepter, un élément déterminant : cette primaire qu’il a appelée de ses vœux ne doit pas faire triste mine. Les LR et leurs alliés étant capables de réunir plus de 4 millions d'électeurs, la gauche ne doit pas faire moins de 3 millions. Or une telle mobilisation ne peut pas être à l’avantage du chef de l’État. Ses soutiens en sont convaincus et expliquent à François Hollande que ces primaires, qui devaient permettre à la gauche de se rassembler derrière lui, vont se transformer en référendum anti-Hollande. Qu'il court à la catastrophe. Risque de n'être même pas deuxième.

 

D’où l'arme Pinel, un instrument à double tranchant. Elle permet tout d’abord d’assécher un peu le marais des parrainages. Une candidature Pinel c'est 500 signatures en moins pour Emmanuel Macron qui, bien que soutenu par toute une partie du PRG, pourrait alors être en difficulté pour pouvoir se présenter à la présidentielle. D'autant que le 16 novembre, le bureau national de ce petit parti resté loyal à François Hollande pendant tout le quinquennat a voté à l'unanimité un texte condamnant "les prises de positions individuelles pour la présidentielle". Une réponse sèche aux parlementaires radicaux comme le député Alain Tourret ou le sénateur Jacques Mézard qui s'affichent ouvertement en faveur de la candidature d'Emmanuel Macron et appellent le parti à les suivre. En ayant sa propre candidate, le PRG siffle ainsi la fin de la récré.

 

Mais la candidature de Sylvia Pinel sert doublement les intérêts du chef de l’État. En ne la décourageant pas de se présenter hors primaire, le chef de l’État s'ouvre une voie. Une porte dérobée comme il les affectionne. Les hollandais peuvent ainsi clamer : si elle le fait, pourquoi pas lui ! Mais d'autres observent la manœuvre, incrédules. Comment éviter les primaires sans être ridicule et risquer de fracturer son camp, pensent-ils. Autour de François Hollande, les avis divergent, les camps s'affrontent. Primaire, pas primaire... En fin de semaine dernière, la question est tranchée par le Président lui-même. Quant à Sylvia Pinel, qui ne présente plus aucune utilité hors primaire, elle réintègre donc la bataille. Abandonnant ainsi les parrainages venus des élus PRG à Emmanuel Macron qui voit, depuis quelques jours, un certain nombre de hollandais venir le soutenir. Jusqu'au premier d’entre eux ? Qui sait.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (7)
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bd
- 11/12/2016 - 15:19
Macron plus moderne...
Même si l'on apprécie Sylvia, il faut se rendre à l'évidence: Elle n'a aucune chance.

«La vérité est un miroir brisé, et chacun en possède un petit morceau», chantait le poète mystique persan Rumi.

Emmanuel Macron est le seul des candidats qui a eu le courage de sortir de son positionnement historique (de gauche) pour aller puiser les meilleures solutions partout et les combiner en un programme humaniste, démocrate, très complet et crédible.
- http://vision-macron.fr/ -

Lors de son discours, il a surpris tous ceux qui le trouvaient atone en révélant un vrai talent de tribun.
Son "En Marche" est encore plus fort que le "Mangez des Pommes" de Chirac en son temps.
Il est sans aucun doute le plus moderne de tous les candidats à la présidence.
On pourrait le comparer à un John Kennedy à la française.

Grâce à tout ça, il emportera l'adhésion des Français en mai.
Il peut créer la surprise.
S’il est élu, il sera certainement le premier président appartenant vraiment au troisième millénaire.
Sa plus grosse erreur: Il ne se présente pas à la primaire de la gauche et du centre.
totor101
- 09/12/2016 - 11:32
Sylvia
Oh! Pinel va trancher !
Yves3531
- 08/12/2016 - 10:53
@J'accusé...
"La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres" disait Winston Churchill. Tout l'art du citoyen consiste à y discerner le bon grain de l'ivraie, les Churchill, les de Gaulle, Pompidou ...ou autres Tatcher, Schroeder, Reagan, ... et bien d'autres chacun à des niveaux différents, dans leur style ont su au delà des perversions inhérentes au système trouver une réalisation personnelle en défendant une vision du monde, de leur pays et de l'intérêt général. §§§ Cet article décrit fort bien l'ivraie qu'il faut éviter et ceux qui se complaisent à la décrire...