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Les partis de droite et de gauche doivent de nouveau s’emparer des sujets cruciaux comme l’exclusion, l’insécurité et la perte d’identité. Ils doivent cesser de faire le cadeau du réel aux populistes.
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Les partis de droite et de gauche doivent de nouveau s’emparer des sujets cruciaux comme l’exclusion, l’insécurité et la perte d’identité. Ils doivent cesser de faire le cadeau du réel aux populistes.
Le populisme qui nous oblige

Pourquoi les partis "traditionnels" doivent cesser de faire le cadeau du réel aux populistes

Publié le 06 décembre 2016
Vingt-cinq ans après la dislocation de l’Union soviétique et la "fin de l’histoire" de Francis Fukuyama, nous faisons face à une nouvelle réalité. Celle d’une crise des démocraties libérales, incertaines quant à leur avenir, ciblées par le djihad et l’idéologie islamiste, déstabilisées par une montée du populisme.
Simone Rodan
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Simone Rodan est la directrice France de l'American Jewish Committee, et directrice AJC. 
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Vingt-cinq ans après la dislocation de l’Union soviétique et la "fin de l’histoire" de Francis Fukuyama, nous faisons face à une nouvelle réalité. Celle d’une crise des démocraties libérales, incertaines quant à leur avenir, ciblées par le djihad et l’idéologie islamiste, déstabilisées par une montée du populisme.

La défaite du candidat d’extrême droite Norbert Hofer lors de l’élection présidentielle autrichienne est logiquement saluée par une vague de soulagement, en Europe et ailleurs. Ce résultat ne constitue pourtant pas la fin d'un cycle de vagues populistes sur notre continent comme l'a prouvé le résultat du référendum italien qui a conduit à la démission de Matteo Renzi. Marqué par la campagne aux relents parfois xénophobes et complotistes de la Ligue du Nord et du mouvement populiste Cinq étoiles, ce scrutin a ainsi vu triompher les partis autoproclamés "antisystèmes" qui portent en eux le rejet viscéral des partis politiques traditionnels.

Car c’est un fait qui n’est plus à démontrer : nos démocraties représentatives occidentales traversent une crise majeure. Vingt-cinq ans après la dislocation de l’Union soviétique et après que Francis Fukuyama ait établi la théorie d’une "fin de l’histoire", nous faisons face à une nouvelle réalité. Celle d’une crise des démocraties libérales, incertaines quant à leur avenir, ciblées par le djihad et l’idéologie islamiste, déstabilisées par une montée du populisme. Partout, les mêmes symptômes provoquent les mêmes effets. 

Quand la démocratie représentative ne représente plus

Ainsi, celles et ceux qui se considèrent comme les "perdants" et les "exclus" de la mondialisation se sentent abandonnés par une classe politique qu'ils considèrent comme responsable de leur appauvrissement et de leur déclassement. Inquiets pour leur identité, leur culture et leur mode de vie, désespérés par la persistance du chômage de masse, ils se tournent vers les extrémistes qui savent très bien surfer sur leurs difficultés et leurs peurs. Des peurs naturellement accentuées par l'importance de la menace islamiste et djihadiste et dont nos responsables politiques n'ont que très tardivement pris la mesure. Force est de constater qu'en refusant pendant des années d'aborder, par souci électoraliste, les questions difficiles, ces derniers ont fait le jeu du populisme. C'est précisément sur ce vide politique et intellectuel laissé par les partis traditionnels de droite et de gauche que prospèrent les populistes qui, eux, se targuent de pouvoir parler au peuple en utilisant un discours "politiquement incorrect", "sans langue de bois", "antisystème".

L’instrumentalisation d’internet

Et c'est en se servant de l'une de nos valeurs fondamentales, la liberté d'expression, que nos ennemis nous affaiblissent le plus. C'est en particulier le cas sur Internet où, de la propagande de Daesh à celle des pro-Kremlin en passant par les partis populistes ou les négationnistes, les fausses informations se multiplient. Renforcées par les algorithmes, ces informations deviennent réalité car elles ne sont que faiblement combattues.

A l'évidence, lorsque le débat n'existe plus c'est tout notre système démocratique qui est ébranlé. Une étude faite par AJC pour le Sursaut était, à cet égard, particulièrement éclairante : bien qu’ils ne soient pas encore majoritaires à régner en Europe, les partis populistes triomphent sur les réseaux sociaux. Ainsi, par exemple, en Allemagne les trois partis les plus " likés" sur Facebook sont l'AfD, le parti néo-nazi de la NPD et le parti d'extrême gauche Die Linke.  

Et il faut, par ailleurs, souligner le rôle prépondérant d'Internet et des réseaux sociaux dans la victoire de Donald Trump, autoproclamé candidat du peuple, aux Etats-Unis. Sur la Toile, ses partisans ont largement représenté sa rivale Hillary Clinton comme l'incarnation du système quand le candidat républicain apparaissait comme l'homme soucieux de combattre les élites dirigeantes peu préoccupées du sort de l'Américain moyen.

L'année de tous les périls 

Et 2017 sera de toute évidence une année décisive pour l’Europe. Ainsi, des élections majeures se tiendront en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. Chez nous, chacun scrutera le score du Front national alors que le parti d'extrême droite est arrivé en tête lors des élections régionales et européennes et que sa présidente Marine Le Pen est systématiquement donnée qualifiée pour le second tour de l'élection présidentielle dans toutes les enquêtes d'opinion. Chez nos voisins allemands, l’AfD devrait, sauf surprise, entrer au Parlement pour la première fois après avoir déjà fortement pesé sur le débat public largement dominé par la menace terroriste et la crise des réfugiés. Enfin, aux Pays-Bas, le parti populiste de droite PVV apparait comme l'un des deux favoris du prochain scrutin législatif.

La responsabilité des partis de gouvernement de droite et de gauche

Pour ne pas être spectateurs des victoires des populistes, arrêtons d’être surpris par leurs succès ou de croire que c'est seulement l'affaire des pays voisins. Non, aucun pays en Europe, aucune démocratie libérale n'est épargnée par leur progression. Il y a donc urgence pour tous les partis de gouvernements de se réformer. Cela doit se faire sans courir après les propositions démagogiques des populistes car l'on ne gagne jamais contre un ennemi en choisissant de l'imiter.

Mais cela doit aussi être fait en se rendant compte que les populistes soulèvent bien souvent des questions valables, même si leurs réponses sont simplistes, irréalistes et souvent haineuses. C'est pourquoi les partis de droite et de gauche doivent de nouveau s’emparer des sujets cruciaux comme l’exclusion, l’insécurité et la perte d’identité. Ils doivent cesser de faire le cadeau du réel aux populistes et tenir un discours de vérité sur les défis auxquels nos pays sont confrontés.

Cesser d’être timorés face aux ennemis de nos libertés et de nos droits.

C’est notamment face à l’islamisme qui met en péril nos valeurs, notre culture et notre mode de vie, que nos gouvernements doivent cesser d'être laxistes et complaisants. Rien ne serait plus dangereux que de pratiquer l'attentisme et le relativisme.

Face à la volonté persistante d'intrusion du Kremlin, l’Union européenne n'a pas d'autre choix que de défendre le respect absolu de sa souveraineté. 

Face, enfin, aux partis populistes, nos politiques doivent évidemment comprendre le message que leur font parvenir les électeurs mécontents qui votent pour eux mais refuser la moindre concession vis à vis des discours de haine que ces formations portent en elles. 

Cela suppose concrètement d'aller à la rencontre de toutes celles et ceux qui aujourd'hui ne les écoutent plus comme les populations rurales et ouvrières qui se sentent lésées par la mondialisation. 

Cela suppose aussi d'être fermes face aux acteurs internes et externes qui incitent à la radicalisation  et multiplient les revendications politico-religieuses dans notre pays et sur notre continent.

Cela suppose enfin de faire campagne pour réhabiliter le temps long, de refuser la tyrannie de l'instant, de réfuter point par point les facilités des discours populistes qui, bien entendu, proposent avec démagogie de régler les problèmes immédiatement, d'apprendre aussi aux citoyens et en particulier aux jeunes à s'informer, à aller chercher l'information, à développer un esprit critique face à la masse de mensonges auxquels ils sont confrontés. Pour cela, Google comme les réseaux sociaux doivent être confrontés à leurs responsabilités, une distinction claire devrait être opérée par leurs soins pour séparer les contenus vérifiés des discours de propagande, des rumeurs, mensonges et manipulations qui empoisonnent chaque jour impunément de nouveaux esprits.

Car, ne nous y trompons pas, c'est bien une offensive contre notre culture commune du pluralisme et nos acquis démocratiques à laquelle nous sommes confrontés.

Un combat idéologique

Face aux menaces que nous avons énumérées, nous devons aussi nous armer idéologiquement en sachant affirmer qui nous sommes et pour quelles valeurs et quels idéaux nous nous battons. Nos ennemis sont prêts à mourir pour anéantir nos modes de vie mais nous, pour quelles idées serions-nous prêts à lutter ? Quel est l'héritage que nous voulons transmettre ? Sur quoi refuserons-nous toujours de transiger ?

Hannah Arendt écrivait que nous nous insérons dans "un monde commun" plus vieux que nous. Cela veut dire que nous avons le devoir de défendre notre spécificité française, le génie français, notre modèle, nos valeurs mais aussi notre civilisation européenne, de donner un contenu concret à son Histoire, à son identité et à ses valeurs. Il n'est que temps de retrouver le sens de l'intérêt général qui habitait ses fondateurs, de rappeler combien elle s'est établie sur le respect de la dignité humaine et la fidélité à l’esprit des Lumières. C'est sur notre abandon d’un projet commun, d’un idéal, que les populistes prospèrent. C’est en affirmant ces valeurs que nous devons faire ensemble face à nos ennemis. C'est à cause d'elles qu'ils nous détestent. C'est en nous appuyant sur elles que nous vaincrons.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (17)
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Leucate
- 06/12/2016 - 23:33
le banquet de Trimalcion
J'ai cité Fellini, le satiricon d'après Petrone, mais ce film est de mon époque, certains ne l'ont sans doute pas vu.
Voici un extrait de youtube https://www.youtube.com/watch?v=CpMakUEn4hs - une réplique que j'ai bien aimé: un des bobos du film demande: mais qu'est ce que c'est un pauvre ?
Leucate
- 06/12/2016 - 23:18
Q'est-ce qu'un parti populiste.
C'est tout simplement un parti qui n'a pas encore été majoritaire.
A partir d'un certain seuil à déterminer, il devient un parti populaire.
A l'époque de la fin de la république romaine, il y avait deux partis qui s'affrontaient par généraux interposés, le parti sénatorial, les patriciens et leur clientèle, leurs obligés, et le parti de la Plèbe.
Les romains de l'époque qui ne parlaient encore que le latin et non le jargon barbare des semi-cultivés contemporains n'utilisaient que le mot Peuple (populus) et le mot Plèbe désignant les non patriciens.
J'imagine un sénateur patricien (dessiné par Uderzo de préférence) la bouche en cul de poule, désignant un partisan de Marius ou de Caesar, chefs du parti de la plèbe, en le traitant de "populiste".
Pour filmer cela, je prendrai Fellini - dans le Satyricon, le banquet de Trimalcion, dont les personnages font vraiement penser à nos bobos parisiens.
vangog
- 06/12/2016 - 22:03
le FN est un parti populaire, pas populiste...
et c'est ce qui fait mal aux dents des adorateurs du bilderberg...