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 Depuis l'élection de Donald Trump, un mouvement de hausse des taux d'intérêts se propage des États-Unis vers l'Europe.
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 Depuis l'élection de Donald Trump, un mouvement de hausse des taux d'intérêts se propage des États-Unis vers l'Europe.
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Hausse des taux en Europe : faut-il s'en inquiéter ?

Publié le 02 décembre 2016
Alors que le taux payé par l'Etat français était inférieur à 0,1% à la fin du mois dernier, ce niveau a été multiplié par 7 au cours du mois de novembre. Une situation qui préoccupe de plus en plus les investisseurs.
Nicolas Goetzmann
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Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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Alors que le taux payé par l'Etat français était inférieur à 0,1% à la fin du mois dernier, ce niveau a été multiplié par 7 au cours du mois de novembre. Une situation qui préoccupe de plus en plus les investisseurs.

Atlantico : Depuis l'élection de Donald Trump, un mouvement de hausse des taux d'intérêts se propage des États-Unis vers l'Europe. Alors que les niveaux de dettes sont à des plus hauts historiques, à quel point cette situation peut-elle être dangereuse pour l'Europe ? Quelles sont les causes réelles du phénomène ?

Nicolas Goetzmann : Le premier élément à rappeler est que malgré la hausse des taux qui a pu se matérialiser dans le courant de ce mois de novembre, les taux restent encore à un niveau historiquement bas. En France, le taux à 10 ans, c’est-à-dire le taux payé par l'État français pour emprunter à horizon 10 ans, s'est installé dans une fourchette comprise entre 0,7% et 0,8%. À titre de comparaison, au début de l'année 2014, ces mêmes taux évoluaient autour de 2,4%. Il n'y a donc aucune raison de commencer à paniquer.

Ensuite, sur les causes, et là, évidemment, l'élection de Donald Trump y est pour quelque chose. Le programme économique de Donald Trump est expansionniste de plusieurs façons, les baisses d'impôts et les dépenses d'infrastructures. Ce qui signifie que les anticipations de croissance sont à la hausse, tout comme le sont les anticipations d'inflation, ce qui provoque naturellement une hausse des taux. Puis, dans un second temps, et puisque les marchés prévoient cette hausse de la croissance et de l'inflation, ils anticipent dans le même temps une réaction de la Fed, qui vieille, de son côté, à ce que l'inflation soit maintenue en-deçà d'un certain seuil. Une hausse des taux, de la part de la Fed, est donc attendue par les marchés financiers.

Dès lors, et puisque les taux sur la dette américaine payeront plus dans les mois à venir, il est logique que les investisseurs soient attirées par des rendements supérieurs offerts par cette dette libellée en dollar. En conséquence, le dollar se refait une santé et progresse contre les autres devises, dont l'euro. En d'autres termes, l'euro baisse.

Et c'est là que nous pouvons comprendre ce qui se passe en Europe, par effet de contagion. Puisque l'euro baisse, que la croissance américaine est attendue à la hausse, et que l'Europe échange beaucoup avec les États-Unis, l'Europe peut être gagnante à court terme. La hausse de la croissance américaine profite aux Européens qui bénéficient également de l'avantage comparatif de voir leur monnaie baisser. Ainsi, cette perspective permet aux Européens d'attendre un surplus de demande de la part des États-Unis, ce qui vient justifier la hausse des taux européens. Il est également intéressant de noter que les dépenses d'infrastructures promises par Donald Trump ont enflammé les marchés des matières premières, ce qui vient alimenter les perspectives de hausse d'inflation. Cependant, ces mouvements ne suffiront pas à inverser la tendance des taux bas. Ils sont là pour rester.  

De son côté, la Grèce voit ses taux d'intérêts baisser, et ce, de façon spectaculaire. Comment expliquer ce paradoxe ?

Les taux d'intérêts grecs sont passés de 8,40% à 6,9% en un mois. Mais ici, cette baisse s'explique d'une autre façon. L'évolution des taux d'intérêts dépend de l'évolution de plusieurs éléments ; outre les anticipations de croissance et d'inflation, il existe une prime de risque attachée à chaque État, qui s'incorpore dans le taux payé par l'État. Et pour la Grèce, cette prime de risque est colossale en comparaison avec les autres pays européens. Or, au cours du mois de novembre, la Grèce a fait état de son plus fort taux de croissance depuis l'année 2008, ce qui signifie que le pays retrouve peu à peu des capacités de remboursement. De plus, la perspective d'une négociation sur la dette pourrait se profiler d'ici au 5 décembre, date de la prochaine réunion de l'Eurogroupe, ce qui pourrait également permettre à la Grèce de bénéficier enfin du plan de relance mené par la Banque centrale européenne. L'ensemble de ces éléments permettent d'atténuer les craintes pesant sur le pays, et ainsi faire baisser la prime de risque sur les taux grecs. Le paradoxe est que la composante relative aux anticipations d'inflation et de croissance de l'économie grecque a bien subi une hausse, comme partout en Europe, lors du mois de novembre. Mais la composante "prime de risque" a été bien plus forte à la baisse, pour en arriver à un résultat d'une baisse très importante de 1,35% en un mois (mais la prime de risque a baissé de 1,5% dans le même temps).

Comment anticiper la suite des évènements ? Quels sont les niveaux de taux qui pourraient être atteints au cours des prochains mois, des prochaines années ?

À long terme, entre la faible démographie des pays occidentaux, la faible productivité due au manque structurel de demande, et des politiques qui restent malgré tout conservatrices de la part des banques centrales, il paraît véritablement hasardeux de parier sur une hausse forte des taux. Il est bien plus probable que ceux-ci restent collés à des niveaux historiquement faibles, surtout dans une Europe qui ressemble de plus en plus au Japon des années 1990 et 2000. A l'inverse, et si les Européens finissent par mettre en place des politiques convenables, avec un retour de la croissance potentielle de la zone euro et d'une inflation à 2%, les taux d'intérêts européens se normaliseraient autour de 3-4%. Mais il ne faut pas s'en inquiéter, puisque justement, de tels taux seraient le signe d'un retour de la croissance, et donc d'une capacité accrue des États de rembourser leurs dettes.

Mais encore une fois, la situation des taux français ne peut être inquiétante que dans deux situations, qui ne concernent que la BCE. Soit la BCE revient sur sa politique d'assouplissement quantitatif, remonte ses taux, et provoque un nouveau ralentissement économique, qui, au regard de l'état actuel de l'Union, déclenche une nouvelle crise européenne qui fera exploser la composante "prime de risque" des taux français. Soit, dans une optique fantaisiste, la BCE se transforme en une Banque centrale hyper expansionniste, du type argentin des bonnes années, et déclenche une spirale inflationniste. En-dehors de ces deux scénarios, il est peu probable de voir la France menacée par ses taux d'intérêts et sa dette. Il faudrait vraiment en arriver à une situation où la BCE veut faire payer la France pour la forcer à mettre en place des réformes, dans un mode purement punitif. Ce qui serait un geste politiquement intenable, à moins de vouloir délibérément en finir avec la construction européenne. 

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