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L’intensité de la réaction dans le cerveau est plus forte et rapide lorsque la perception est négative. Les auteurs concluent qu’avant même que la personnalité politique ne prenne la parole notre cerveau a déjà déclenché une réaction négative.
Fatalisme

Pourquoi vous auriez pu regarder le débat de la primaire sans que cela change grand chose au choix de votre cerveau (et c'est la science qui le dit)

Publié le 18 novembre 2016
Différents critères autres que l'idéologie influent sur nos décisions d'Homme politique. L'image d'un candidat influe particulièrement notre choix, et ce, malgré ses idées. Notre cerveau peut donc être l'acteur d'une certaine forme de déterminisme électoral.
Arnaud Mercier est professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Institut Français de Presse, à l'université Panthéon-Assas, Paris. Responsable de la Licence information communication de l'IFP et chercheur au CARISM,...
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Arnaud Mercier est professeur en sciences de l'information et de la communication à l'Institut Français de Presse, à l'université Panthéon-Assas, Paris. Responsable de la Licence information communication de l'IFP et chercheur au CARISM,...
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Différents critères autres que l'idéologie influent sur nos décisions d'Homme politique. L'image d'un candidat influe particulièrement notre choix, et ce, malgré ses idées. Notre cerveau peut donc être l'acteur d'une certaine forme de déterminisme électoral.

Atlantico : Certaines études montrent que nous pouvons juger un homme politique juste par son apparence. Dans quelle mesure l'image d'un candidat peut-elle nous influencer ?

Arnaud Mercier : Des travaux en psycho-sociologie expérimentale ont montré que la simple vision du visage en photo d’une personnalité politique déjà connu active des réaction dans le cerveau très rapide. Par ailleurs les zones du cerveau ne réagissent pas de la même manière en fonction de l’image positive ou négative que nous pouvons avoir de la personne. Nous avons montré que l’intensité de la réaction dans le cerveau était plus forte et rapide lorsque la perception était négative. Les auteurs ont tiré comme conclusion qu’avant même que la personnalité politique ne prenne la parole notre cerveau avait déjà déclenché une réaction négative de ce qui allait être dit. Une personnalité déjà connue, instituée dans le champ politique est associée à une image heuristique, que l’on pourrait qualifier d’étiquette. Cela peut même se traduire par un ou deux mots : “il est moderne, elle est dépassée, il est agressif". Cette image va sur déterminer notre perception de ce que va dire ou faire la personnalité politique.

Pour les hommes politiques moins connus, c’est l’entrée dans le monde médiatique qui va influer sur l’image que nous allons avoir de lui. Par exemple certains font une entrée tonitruante dans le monde politique comme Daniel Cohn-Bendit qui est tout de suite marqué politiquement. D’autres vont progressivement entrer dans le sérail politique comme Bruno Le Maire qui se construisent une étiquette plus doucement.

Si nous pouvons avoir une idée préconçue d’un Homme politique, comment celui-ci peut-il la modifier ?

Il est très difficile pour un Homme politique de modifier l’image que nous pouvons avoir de lui. Il est presque impossible pour le marketing politique d’aller à l’encontre de l’image d’un Homme politique. Par exemple, un Emmanuel Macron qui essayerait demain de se revendiquer “populo” et proche du petit français de campagne cela ne fonctionnerait pas. Edouard Balladur en plein déclin dans la campagne de 1995 a essayer de s’éloigner de son image de bourgeois hautain en faisant du stop sur l’autoroute, en se baladant dans le métro : tout cela n’était pas crédible. Se débarrasser d’une image ainsi est souvent impossible voir contre productif.

Pour réussir à changer d’image il faut essayer de le faire très progressivement en s’appuyant sur des actes concrets, sur de l'existant. Le très bon exemple dans la vie politique française est Jacques Chirac. Dans les années 70 il avait une image de fasciste très sectaire, aujourd’hui nous nous en souvenons comme d’un homme sympathique se promenant au salon de l’agriculture. A partir de 1988 sa fille qui s’occupait de sa communication a essayé de montrer sa personnalité au français pour se détacher de l’image pré construite qu’ils pouvaient avoir de lui. Par ailleurs il a procédé à des changements matériels, il a enlevé ses lunettes au profit de lentilles, il a modifié son code vestimentaire, sa façon de parler, il a participé à des événements où on ne l’attendait pas … En outre, en 1986 il a accepté la cohabitation en ménageant la figure du président de la République sans s’y opposer frontalement ce qui a participé à modifier son image publique. Ainsi Jacques Chirac est devenu progressivement l’homme sympathique, finalement pas si sectaire que les français apprécient.

Atlantico : De gauche ou de droite ? La biologie de votre cerveau décide pour vous

Deux zones cérébrales diffèreraient chez les électeurs de droite et de gauche, nous apprend aujourd'hui le site Pour la Science.

Ainsi, en Grande-Bretagne, l'amygdale cérébrale serait plus développée chez les électeurs de droite, tandis que le cortex cingulaire antérieur serait plus volumineux chez ceux qui votent à gauche. La première partie du cerveau est impliquée dans la formation des émotions comme la peur, et la seconde intervient dans la détection des erreurs.

Cette découverte tend à suggérer que les électeurs de droite seraient plus enclins à ressentir la peur et à réagir de manière agressive quand les électeurs de gauche serait plus doués pour s'adapter aux circonstances, et à la nouveauté notamment.

Les neurologues n'expliquent pas précisément si ces différences physiques des cerveaux sont le produit de la génétique ou le résultat d'un "parcours de vie", mais les deux phénomènes semblent liés.

Pour la Science suggère de son côté de soumettre notre personnel politique à un petit test d'imagerie médicale pour savoir de quel côté penche le cerveau des uns et des autres...

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