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Le candidat à la primaire peut jouir d’un effet de contraste en faveur de son bilan au regard de ce qu’est le mandat de l’actuel président. Hollande, pour ainsi dire, réhabilite le quinquennat de Sarkozy.
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Débat de la primaire : Nicolas Sarkozy doit-il choisir l'esquive... ou l'attaque sur la question de l'incarnation de la fonction présidentielle ?
Publié le 04 novembre 2016
Alors que le deuxième débat des candidats de la primaire de la droite et du centre aura lieu ce jeudi soir, Nicolas Sarkozy a de grandes chances d'être critiqué sur sa conception de l'exercice du pouvoir, lui à qui on a régulièrement reproché sa vision de la fonction présidentielle. Reste à savoir comment l'ancien Président compte réagir.
Saïd Marhane est rédacteur en chef au journal hebdomadaire Le Point. Il couvre particulièrement l'actualité politique.
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Alors que le deuxième débat des candidats de la primaire de la droite et du centre aura lieu ce jeudi soir, Nicolas Sarkozy a de grandes chances d'être critiqué sur sa conception de l'exercice du pouvoir, lui à qui on a régulièrement reproché sa vision de la fonction présidentielle. Reste à savoir comment l'ancien Président compte réagir.

Atlantico : Ce jeudi 3 novembre, les sept candidats de la primaire de la droite et du centre se retrouvent pour un deuxième débat télévisé, où sera notamment abordée la question de l'incarnation et de l'exercice du pouvoir. Ce sujet s'apparente à un véritable défi de communication pour Nicolas Sarkozy, lui à qui il est régulièrement reproché d'avoir terni la fonction présidentielle pendant son mandat. Concrètement, quelle serait la meilleure stratégie à adopter pour lui ? Doit-on notamment s'attendre à une forme de mea culpa ?

Saïd Mahrane : Nicolas Sarkozy a fait nombre de mea culpa depuis son retour en politique, notamment dans son livre La France pour la vie paru en janvier. Les regrets sont rares dans ce milieu, il faut donc lui rendre hommage d’avoir reconnu des fautes de comportement ou de vocabulaire durant son quinquennat. Il l’a fait avec des accents de sincérité, mais il doit prendre garde de ne pas trop en faire car cela pourrait très vite ressembler à un exercice de communication. En outre, ses contempteurs, y compris au sein de sa famille politique, pointent suffisamment ses travers pour qu’il n'en rajoute pas davantage. Reste que s’agissant de Nicolas Sarkozy, quoi qu’il dise ou quoi qu’il fasse, les opinions sont déjà faites. Chacun se fait une idée de l’homme, de ses mœurs et de sa capacité à incarner la fonction. Comme toujours, il est son meilleur ennemi. Capable qu’il est de défendre avec force les intérêts du pays à Bruxelles ou ailleurs et, dans la foulée, de tout gâcher par une bravade ou un mot malheureux dont lui seul a le secret...

Tout en ne réfutant pas les erreurs de communication qu'il a pu commettre lors de son quinquennat à l'Élysée, Nicolas Sarkozy n'aurait-il pas également intérêt à souligner ses réussites, comme affirmer par exemple qu'habiter la fonction présidentielle, c'est aussi savoir réagir en période de crise comme il l'a fait ?

Défendre son action durant la crise, il le fait et je ne suis pas sûr que les Français lui en fassent, peut-être injustement, beaucoup crédit, sinon il aurait été réélu. Non, la chance de Nicolas Sarkozy s’appelle François Hollande. Le candidat à la primaire peut jouir d’un effet de contraste en faveur de son bilan au regard de ce qu’est le mandat de l’actuel président. Hollande, pour ainsi dire, réhabilite le quinquennat de Sarkozy. Et d’un point de vue strictement comportemental, qu’est-ce qui est le plus en contravention avec la fonction présidentielle: dire à un inconnu "Casse-toi pauvre con !" ou recevoir des journalistes à l’Elysée pour leur livrer, en plus de ses états d’âme, des informations relevant du secret d’Etat ? 

Si la quasi-totalité des candidats de la primaire ont été associés au quinquennat de Nicolas Sarkozy en faisant partie de ses gouvernements, la question de la personnalité et de l'exercice du pouvoir n'est-elle pas l'occasion rêvée pour eux de se démarquer de lui sans avoir à partager son bilan ? N'est-ce pas l'un des thèmes où Nicolas Sarkozy sera le plus "vulnérable" à la critique de ses adversaires ?

S’ils trouvent Nicolas Sarkozy aussi "clownesque" qu’ils le disent, pourquoi ont-ils accepté de travailler avec lui durant tant d’années? Tout ceci mérite de la cohérence. Certains candidats doivent beaucoup à l’ancien président, car sans l’exposition ministérielle dont ils ont profité, ils n’en viendraient peut-être pas à être candidats aujourd’hui. Ceux-là doivent se méfier, et trouver un juste équilibre entre la critique légitime et sensée et la loyauté vis-à-vis du bilan de l’ancien président, dont ils sont aussi comptables ! Ils auront du mal à nous faire croire qu’ils ont traversé le précédent quinquennat en serrant les dents devant les abandons politiques ou personnels de Sarkozy. Vous connaissez mieux que moi la règle chevènementisme, maintes fois répétées: "un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne". En l’occurrence, certains, aujourd’hui, ouvrent leur "gueule" sans avoir démissionné hier.  

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jurgio
- 03/11/2016 - 18:18
La solution pour les râleurs impénitents :
critiquer tout et n'importe quoi. Avec un Juppé désormais incontournable, ils auront cinq ans pour le faire. Le bonheur !
Maxoplus
- 03/11/2016 - 18:10
Hé les ploucs
L'incarnation de la fonction présidentielle par Bismuth ??? Pourquoi pas. On peut aussi demander à Bigard un recueil des bonnes manières, et à Rocco Siffredi un guide sur l'abstinence. Juste pour dire : Je n'ai jamais eu aussi honte de notre république que quand elle était représentée par Sako et par Hollande. Vous, vous voulez en reprendre pour 5 ans... Des beaufs je vous dis, des beaufs incurables, indécrottables
Anouman
- 03/11/2016 - 17:23
Concurrence
Le principe de concurrence libre et non faussée figure déjà dans le traité de Maastricht, ça date. Finalement l'idée n'est pas idiote mais je ne crois pas que cela ait été observé de manière générale où que ce soit. Et pour l'observer il faudrait une zone homogène en matière de fiscalité. Mais Maastricht a fait son office: légère augmentation du niveau de vie dans les pays pauvres intégrés, baisse dans les autres et surtout augmentation du chômage pour limiter cette baisse de revenus. Une vraie réussite!