En direct
Best of
Best of du 28 mars au 3 avril
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Sport
Machisme
Clémentine Sarlat dénonce le harcèlement moral et les remarques sexistes qu'elle a subies à "Stade 2"
il y a 6 heures 55 min
décryptage > Politique
La voix de son maître

Derrière le cas Lallement, l’insupportable infantilisation des Français

il y a 8 heures 29 min
light > Culture
Industrie à l'arrêt
Disney repousse une douzaine de films Marvel à cause de l'épidémie
il y a 9 heures 24 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Une histoire populaire du football" : Populaire et subversif : vive le foot !

il y a 11 heures 14 min
pépites > France
Drame
Drôme : deux morts et sept blessés dans une attaque au couteau perpétrée par un demandeur d'asile soudanais
il y a 11 heures 37 min
pépite vidéo > Media
Racisme
"Ils enterrent des Pokémon" : un journaliste de BFMTV dérape pendant l'hommage aux victimes chinoises du Coronavirus
il y a 12 heures 59 min
décryptage > Religion
Besoin de sens

Sauver Pâques : les catholiques se mobilisent pour communier malgré le confinement

il y a 13 heures 37 min
décryptage > Environnement
Rions vert

C comme con, con comme Cochet : il confond le CO2 et le coronavirus !

il y a 13 heures 53 min
décryptage > High-tech
Applis stars du confinement

Voilà comment Zoom et House party peuvent menacer vos données professionnelles ou personnelles

il y a 14 heures 10 min
décryptage > Politique
Dérapages à répétition

Ce risque politique énorme que prend le gouvernement en ne limogeant pas le Préfet Lallement

il y a 14 heures 29 min
pépites > Politique
Défiance
Covid-19 : une majorité de Français jugent que le gouvernement gère mal l'épidémie
il y a 7 heures 50 min
light > Media
Solidarité
Le groupe Canal+ va reverser ses recettes publicitaires de 20h à la Fondation de France
il y a 9 heures 12 min
pépite vidéo > International
Le monde d'avant
Coronavirus : en Suède, sans confinement, la vie continue comme si de rien n'était
il y a 9 heures 43 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Maus", Tomes 1 et 2 : Un roman graphique hors norme

il y a 11 heures 18 min
pépites > Défense
Touchés
Coronavirus : 600 militaires français atteints
il y a 11 heures 53 min
décryptage > International
Vital

Pour éviter les famines, ne pas interrompre le commerce mondial de céréales

il y a 13 heures 29 min
décryptage > Santé
Aller de l'avant

Covid-19: Il faut accélérer, ce n’est jamais trop tard

il y a 13 heures 44 min
décryptage > Education
Imaginaire

Si le coronavirus fait irruption dans les jeux de vos enfants, ne vous faites pas de soucis

il y a 13 heures 59 min
décryptage > Société
Pas de retour à la normale rapide

Déconfinement graduel : attention danger dans l’opinion

il y a 14 heures 17 min
décryptage > Histoire
Bonnes feuilles

Jeanne d'Arc, une dissidente au temps du Moyen Age

il y a 14 heures 39 min
© REUTERS/Benoit Tessier
Emmanuel Macron pense qu’il faut plus flexibiliser le marché du travail, réduire le nombre de fonctionnaires et affaiblir le modèle social pour accorder l’économie française à la mondialisation.
© REUTERS/Benoit Tessier
Emmanuel Macron pense qu’il faut plus flexibiliser le marché du travail, réduire le nombre de fonctionnaires et affaiblir le modèle social pour accorder l’économie française à la mondialisation.
Façade

Grand Meeting d'Emmanuel Macron à Strasbourg : pourquoi le diagnostic de l'ancien ministre ​de l'Economie pourrait être plus proche du conservatisme que de la modernité

Publié le 07 octobre 2016
Alors qu'Emmanuel Macron présente ce mardi soir à Strasbourg son diagnostic de l'état de la France, Thomas Porcher, dont l'ouvrage "Introduction inquiète à la Macron-économie" vient de sortir, nous explique en quoi la pensée de l'ancien ministre de l'Economie, loin d'être moderne, est en réalité conservatrice.
Thomas Porcher est Docteur en économie, professeur en marché des matières premières à PSB (Paris School of Buisness) et chargé de cours à l'université Paris-Descartes.Son dernier livre est Introduction inquiète à la Macron-économie (Les Petits...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Thomas Porcher
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Thomas Porcher est Docteur en économie, professeur en marché des matières premières à PSB (Paris School of Buisness) et chargé de cours à l'université Paris-Descartes.Son dernier livre est Introduction inquiète à la Macron-économie (Les Petits...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors qu'Emmanuel Macron présente ce mardi soir à Strasbourg son diagnostic de l'état de la France, Thomas Porcher, dont l'ouvrage "Introduction inquiète à la Macron-économie" vient de sortir, nous explique en quoi la pensée de l'ancien ministre de l'Economie, loin d'être moderne, est en réalité conservatrice.

Atlantico : Vous considérez que le discours d'Emmanuel Macron est loin d'être aussi moderne, jeune, innovant que ce que prétend l'ancien ministre de l'Economie. Pensez-vous qu'il soit suffisant de vous baser sur des "petites phrases" pour élaborer un tel jugement ? En quoi ces phrases seraient-elles le symptôme d'un conservatisme ?

Thomas Porcher : Quand vous êtes ministre de l’Economie, normalement vous connaissez le poids des mots et vous êtes conscients de ce que vous dites. On est en droit de porter un jugement sur quelqu’un qui avance des phrases comme "Si j’étais chômeur, je n’attendrais pas tout de l’autre" ou "L’Etat doit donner plus de souplesse au marché du travail" ou encore "je n’aime pas ce terme de modèle social". Pour nous, ces petites phrases ne sont pas dénuées de sens et sont illustratives de propos convenus qui courent depuis plus de trente ans. En réalité, derrière un libéralisme se voulant 3.0 et portant UBER, une entreprise championne de l’évasion fiscale, en modèle de réussite, se trouve une vision très proche de celle des économistes du 19ème siècle qui stigmatise les chômeurs, réduit les droits sociaux, divise volontairement les Français et porte uniquement les intérêts de quelques-uns.

"Il y a la politique des artisans et la politique des fainéants" avait aussi affirmé Emmanuel Macron. Le volontarisme du leader d'En marche ! semble pourtant séduire de nombreux Français, qui attendent un chef d'Etat capable d'endosser de sérieuses réformes économiques. Quelles sont les politiques "d'artisan" que prépare Emmanuel Macron, et pourquoi vous inquiètent-elles ?

Il suffit de regarder ce qu’il y a dans la loi Macron. Franchement, comment a-t-on pu penser qu’il suffisait d’ouvrir les magasins le dimanche, de dérèglementer les pharmacies ou encore de développer les lignes de cars pour relancer l’économie de la 6ème puissance mondiale ? Et puis honnêtement, la loi Macron n’a rien d’original et ressemble très fortement a ce qui a été fait en Italie et en Espagne. La loi italienne de 2006 intitulée "libéralisation et promotion de la concurrence et de la compétitivité" conduite elle aussi par un gouvernement dit de gauche, celui de Romano Prodi qui a été également président de la Commission européenne, concernait quasiment les mêmes professions réglementées : avocats, pharmaciens, notaires et taxis. Loin d’être un artisan, Emmanuel Macron apparaît surtout comme un "élève modèle" de la Commission européenne.

Ce mardi 4 octobre, Emmanuel Macron dévoilera son diagnostic de l'état de la France, à Strasbourg. Selon vous, quel serait le diagnostic qu'Emmanuel Macron ne voit pas ?

Emmanuel Macron pense qu’il faut plus flexibiliser le marché du travail, réduire le nombre de fonctionnaires et affaiblir le modèle social pour accorder l’économie française à la mondialisation. Mais le problème de la France ne se situe pas là mais plutôt dans le manque d’innovation. Notre ministre devrait se poser les bonnes questions : comment redonner en France et en Europe, une place à la puissance publique en matière de pilotage de l’innovation ? Quelles opportunités d’investissement choisir pour que la France puisse, à l’instar des Etats-Unis avec internet, devenir un leader sur un marché qu’elle aura façonné depuis le début ? 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
vangog
- 05/10/2016 - 00:52
Macron, le gauchiste, veut affaiblir le système social
français?....trop tard, c'est déjà fait! Par les gauchistes...
Lafayette 68
- 04/10/2016 - 15:37
Porcher !!!
!!!!!!!
A M A
- 04/10/2016 - 15:14
Il raconte ce qu'il veut.
Il raconte ce qu'il veut. Mais le pense t'il? Le veut 'il? Le pourrait-il? Quoiqu'il prétende aujourd'hui, aurait-il la carrure nécessaire pour affronter les désordres qui se profilent à l'horizon. Certainement non.