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Sur les bancs de l'école

L’école publique, cet instrument de domination au service des élites

Publié le 29 septembre 2016
Un récent rapport du Conseil National de l’Évaluation du Système Scolaire (CNESCO) dresse un portrait éloquent des lacunes du système d'éducation publique en France.
Éric Verhaeghe
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Éric Verhaeghe est le fondateur du cabinet Parménide et président de Triapalio. Il est l'auteur de Faut-il quitter la France ? (Jacob-Duvernet, avril 2012). Son site : www.eric-verhaeghe.fr Il vient de créer un nouveau site : www...
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Un récent rapport du Conseil National de l’Évaluation du Système Scolaire (CNESCO) dresse un portrait éloquent des lacunes du système d'éducation publique en France.

L’école publique est devenue, au fil des années, le principal instrument utilisé par le gouvernement profond pour légitimer un ordre social inégalitaire. Un rapport du Conseil National de l’Évaluation du Système Scolaire (CNESCO) vient d’en approfondir l’analyse. Une petite incursion dans ce texte permet de mieux comprendre dans quelle mesure le service public de l’enseignement est devenu le premier vecteur, en France, des inégalités.

L’école publique avoue enfin que son organisation produit des inégalités

Il a fallu attendre des années pour obtenir - enfin ! - cet aveu : l’aggravation des inégalités à l’école n’est pas due au manque de moyens, ni à on ne sait quelle cause mystérieuse relevant de l’astrologie. Elle est due principalement aux défaillances pédagogiques de la machine "Éducation nationale" face aux élèves.

Autrement dit, l’école publique place devant les élèves les plus difficiles des enseignants de moins en moins aguerris qui transmettent de moins en moins de savoirs. Comme le dit le rapport, la qualité de l’enseignement dans les quartiers difficiles n’est pas la même que dans les quartiers aisés.

La fin du mythe égalitaire

Cette mise au point est salutaire, car elle tue enfin le mythe longtemps maintenu vivant par la machine scolaire sur la parfaite égalité entre tous les établissements scolaires. Officiellement et jusqu’ici, la qualité de l’enseignement était la même dans tous les établissements, dispensée par des enseignants tous de même qualité et de même compétence, selon une méthodologie et une organisation irréprochables.

Enfin ! Enfin ! L'école publique reconnaît qu’elle couve des problèmes structurels (l’absentéisme, la politique d’affectation des enseignants, l’incapacité à assurer la sécurité des personnels et des élèves) que non seulement elle ne règle pas, mais qui sont producteurs d’inégalité.

La co-gestion syndicale abordée par allusion

Ce que ne traite pas ce rapport, c’est l’origine-même de ces difficultés structurelles, et surtout les raisons pour lesquelles la machine éducative refuse de les régler. Or, au coeur de ce dossier, on trouve d’abord un problème de fond : la co-gestion de l’Education nationale avec le SNES, qui transforme la gestion des ressources humaines en une immense mafia où le syndicat s’engraisse par un commerce d’indulgences simple à comprendre.

Ce commerce d’indulgences repose en effet sur une mécanique bien huilée:  tu es un jeune enseignant toulousain nommé à Aulnay-sous-Bois ? Plus tu paieras de cotisations au syndicat, et plus vite tu rentreras dans ta belle province grâce aux mutations qu’on t’offrira ou qu’on fera passer dans des commissions paritaires bidons où l’adhésion syndicale est essentielle.

Et donc… une fois de plus, le discours insupportable de la solidarité et de la lutte des classes montre combien il est toxique pour l’égalité des chances.

La question de l’autonomie des établissements occultée

Une gestion intelligente des ressources humaines à l’Education nationale devrait consister à mettre entre parenthèses la syndicalisation et l’ancienneté comme critères d’évolution dans la carrière, au profit d’une logique de compétence et d’adaptation à l’emploi. Pour parvenir à inverser les valeurs, il faut évidemment remplacer la co-gestion syndicale par une évaluation des enseignants et de leurs pratiques face aux élèves.

L’évaluation signifie la fin de la solitude de l’enseignant dans sa classe, la fin de son despotisme devant les élèves, qui se traduit si souvent par le règne du caprice et l’instauration d’un délit de sale gueule dont les dégâts parmi notre jeunesse sont une évidence. La clé de voûte de ce retour au monde normal s’appelle l’autonomie des établissements, c’est-à-dire le pouvoir du chef d’établissement de recruter son équipe et de la faire travailler dans un projet commun en lui demandant des comptes sur ses résultats.

La résistance des enseignants pose un problème majeur

La fin de l’enseignant tout-puissant sur le destin des élèves ? L’autonomie des établissements et le pouvoir hiérarchique du chef d’établissement ? Il suffit de lire ce passage tiré au hasard du site "néoprofs" pour mesurer le chemin qui reste à parcourir :

Ce genre de conversation, fondée sur le principe de l’individualisme et du refus du collectif, nous prouve là encore que les diatribes anti-individualistes des enseignants cachent des pratiques bien hypocrites…

On regrettera que le rapport du CNESCO ne mette pas les pieds dans le plat en soulignant que l’individualisme des enseignants est la première cause des inégalités sociales dans le système éducatif, et que seule une autonomie des établissements permettra d’inverser la tendance.

Pourquoi la machine éducative laisse l’individualisme enseignant exploser le système

La question reste de savoir pourquoi "l’institution", comme disent les enseignants, n’assume pas ses responsabilités en reprenant la gestion de ses ressources humaines en main.

Nous connaissons tous bien la réponse, mais il faut lui donner sa signification politique. En réalité, les enfants de l’élite fréquentent des écoles et des lycées où ces problèmes ne se posent pas. Dans ces lycées de "compèt'", l’ordre règne, les enseignants sont motivés et tout le monde travaille. Donc, tout va bien.

Quelle est la portée politique de ce réflexe ? Il est simple : l’école ne se préoccupe réellement que de la formation des élites, et ne s’occupe pas d’éduquer les enfants des autres couches sociales. Pour les petites gens, une garderie suffit, où les enseignants ont le droit de semer la terreur à leur guise.

Autrement dit, le paradigme de l’école publique est fondé sur une reproduction assumée des inégalités, et se satisfait pleinement d’un système à deux vitesses, où les pauvres vivent leur destin de pauvres, et où les riches bénéficient d’un service conçu pour les riches. Avec, bien entendu, un principe de gratuité qui revient à demander aux pauvres de financer l’éducation des riches.

 

Cet article a également été publié sur le site d'Eric Verhaeghe, et est disponible ici.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
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Deudeuche
- 30/09/2016 - 02:58
@Anouman
Et la TVA et la taxe d'habitation etc..ce ne sont pas des impôts. Les élèves sont "nuls" car les parents ont déjà été polues par les enseignants post 68. Changer les élèves c'est comme changer le peuple un truc à la Terranova!
Enseignant je suppose !
Anouman
- 29/09/2016 - 20:32
N'importe quoi
"Avec, bien entendu, un principe de gratuité qui revient à demander aux pauvres de financer l’éducation des riches."
Au cas où l'auteur de cet article ne le saurait pas les pauvres ne payent pas d'impôts et ne payent donc pas pour les riches qui eux payent pour les pauvres.
Et la différence ente les "bons" établissement et les mauvais ce n'est pas la qualité des enseignants qui sont tous plus ou moins mauvais, c'est la qualité des élèves. Tant qu'on maintiendra dans les classes des élèves qui n'ont rien à y faire et perturbent les cours on fera le même constat.
artesan
- 29/09/2016 - 18:01
plus d'autonomie ou une complète autonomie?
Autonomiser les établissements pourrait être une voie à explorer. Les chefs d'établissement pourraient mieux recruter les enseignants en fonction de leurs compétences et des besoins. Mais comment doivent être nommés les "chefs". Pas sûr qu'ils soient très compétents s'ils sont nommés par le ministère de l'éducation centralisée. Pas sûr qu'ils soient très efficaces s'ils continuent à appliquer consignes et directives venues d'en haut. Pas sûr qu'ils n'utilisent pas leurs pouvoirs pour servir leurs intérêts et copains au détriment de la qualité de l'enseignement. Autonomiser les établissements suppose une logique de fonctionnement très différente: une concurrence entre les écoles et une autonomie très forte vis à vis de l'Etat de façon à responsabiliser tous les acteurs et lier leur existence (économique) à leur performance. Des "carters school" à la française, en quelque sorte. Pas facile de trouver une voie entre la régulation par l'Etat et la régulation par le "marché" (c'est à dire par les décisions des consommateurs/usagers de l'éducation, capables de faire le choix entre les bons et les mauvais établissements). Un débat à venir, en France.