En direct
Best of
Best of du 17 au 23 octobre
En direct
ça vient d'être publié
light > Société
Une heure de couvre-feu en plus !
Tout ce qu'il faut savoir sur le changement d'heure (eh oui, c'est ce weekend !)
il y a 5 heures 31 min
pépites > Politique
Voix de gauche
François Hollande : "une partie minoritaire de la gauche a pu manifester une étrange tolérance envers l’islam"
il y a 6 heures 8 min
pépites > Religion
Réforme
Le CFCM veut améliorer la formation des imams et mettre sur pied un plan anti-radicalisation
il y a 8 heures 51 min
décryptage > Politique
Indirect

Rokhaya Diallo n'est pas responsable de la mort de l'équipe de Charlie. Mais voilà de quoi ses idées sont incontestablement responsables

il y a 9 heures 47 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Les entrepreneurs de légende français" : les trajectoires d’une large palette d’entrepreneurs français retracées avec brio

il y a 10 heures 52 min
décryptage > Education
D'un autre temps

Non assistance à institution en danger ? Le discours lunaire d’Emmanuel Macron sur l’école

il y a 13 heures 37 min
décryptage > Santé
Danger

Notre cerveau préfère les histoires qui finissent bien, nous devrions pourtant nous en méfier

il y a 13 heures 48 min
rendez-vous > People
Revue de presse people
Stéphane Plaza se fait larguer pour un plus jeune; Laeticia Hallyday plaque Pascal; Sia adopte des adultes; Kylian Mbappé récupère l'ex de Neymar; Marlène Schiappa aime les hommes, Britney Spears profite
il y a 14 heures 10 min
décryptage > Economie
Bonnes feuilles

L’influence de la fonction publique et des fonctionnaires sur la vie politique : aux racines d'un mal français

il y a 14 heures 48 min
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Conseils à l’usage des gens “normaux” en couple avec un surdoué

il y a 14 heures 55 min
pépite vidéo > Politique
Concours de punchlines
"Quelles sont vos propositions ?" Olivier Véran s'agace face aux députés
il y a 5 heures 51 min
pépites > Terrorisme
Glacant
Professeur décapité : le tueur a cherché d’autres cibles sur les réseaux sociaux
il y a 7 heures 53 min
pépites > Justice
Justice
Conflit d'intérêt : Eric Dupond-Moretti écarté de l'enquête visant le PNF
il y a 9 heures 26 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Inhumain" : De la bande dessinée à grand spectacle, mais...

il y a 10 heures 47 min
décryptage > France
Faut que ça saigne

"Jérémy Breaud on va te décapité" : l'odeur du sang attire toujours les hyènes...

il y a 13 heures 30 min
rendez-vous > Société
Zone Franche
Islamo-gauchisme : les lendemains ne chantent plus, c'est interdit
il y a 13 heures 45 min
décryptage > Education
Témoignages

Les dérives islamo-gauchistes de l'Unef vues de l'intérieur

il y a 14 heures 30 sec
décryptage > International
A l’insu de son plein gré ou non

Donald Trump a un bilan majeur en matière de politique étrangère et voilà pourquoi

il y a 14 heures 14 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Oubliez astéroïdes et guerres nucléaires : au XXIe siècle, le principal danger pour l'humanité est les pandémies et maladies infectieuses

il y a 14 heures 52 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

Comment l'idéologie du droit à la différence a fait basculer les banlieues dans le ressentiment identitaire et racial

il y a 14 heures 56 min
© Reuters
Le parti de Mme Le Pen critique de manière virulente la finance internationale, un système auquel toutes les banques françaises appartiennent. Pourtant, elle se plaint que ces mêmes banques ne lui octroient pas de prêt.
© Reuters
Le parti de Mme Le Pen critique de manière virulente la finance internationale, un système auquel toutes les banques françaises appartiennent. Pourtant, elle se plaint que ces mêmes banques ne lui octroient pas de prêt.
Nerf de la guerre

Marine Le Pen confrontée à une grave crise de trésorerie qui pourrait compromettre sa campagne

Publié le 30 septembre 2016
Si Marine Le Pen est annoncée au second tour de la présidentielle de 2017 par la plupart des sondages récemment publiés, la situation financière du Front national pourrait bien mettre des bâtons dans les roues de la candidate. Entre finances exsangues et marginalisation bancaire, le parti n'est pas au mieux.
Nicholas Vinocur
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nicholas Vinocur est journaliste-reporter couvrant la France pour le média Politico.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Si Marine Le Pen est annoncée au second tour de la présidentielle de 2017 par la plupart des sondages récemment publiés, la situation financière du Front national pourrait bien mettre des bâtons dans les roues de la candidate. Entre finances exsangues et marginalisation bancaire, le parti n'est pas au mieux.

Atlantico : Dans un article récemment publié sur Politico (lire ici), vous expliquez que la situation financière du Front national est plus qu'alarmante. Concrètement, quelles sont les difficultés auxquelles le parti doit faire face aujourd'hui ? La campagne présidentielle de 2017 est-elle menacée ?

Nicholas Vinocur : Tous les partis sont confrontés au refus des banques françaises de leur accorder des prêts. Mais c'est encore plus problématique pour le Front national, car les autres parties (Les Républicains, Parti socialiste) disposent de sources de revenus alternatives : anciens prêts bancaires refinancés, plus de militants pour faire des dons, etc. Le Front national a moins de militants, et ils donnent très peu. Son seul prêt vient d'une banque soutenue par la Russie qui n'a aujourd'hui plus le droit de faire des affaires. Actuellement, il dispose de 4 millions d'euros pour financer la campagne de Marine Le Pen, ce qui est insuffisant. Contrairement à d'autres candidats (Macron, Juppé, Fillon), Le Pen refuse ou est incapable de lever des fonds à Londres ou à New York. Donc sauf si une banque française lui accorde soudainement un prêt, elle devra chercher de l'argent auprès d'une banque étrangère, probablement russe, et chez Cotelec, un prêteur présidé par son père, Jean-Marie Le Pen. Bien sûr, les deux options sont problématiques, car elles posent la question de son indépendance.

Le Front national et son leader Marine Le Pen sont bien connus pour critiquer régulièrement l'influence étrangère dans les affaires françaises. Pourtant, il semble que le parti a récemment été "sauvé" par une banque étrangère. Comment le parti gère-t-il ce paradoxe ?

En étant hypocrite. Le parti de Mme Le Pen critique de manière virulente la finance internationale, un système auquel toutes les banques françaises appartiennent. Pourtant, elle se plaint que ces mêmes banques ne lui octroient pas de prêt. Avons-nous entendu Bernie Sanders regretter que Goldman Sachs ne lui ait pas prêté d'argent pour sa campagne ? Bien sûr que non. Et pourtant, Marine Le Pen accuse les banques françaises pour justifier sa décision d'accepter un prêt d'une banque soutenue par la Russie. Elle explique que prendre cet argent ne compromet pas l'indépendance de son parti. Mais quand vous regardez le bilan des votes de l'ENL (le groupe auquel le FN appartient au Parlement européen), 93% des votes sont dans la droite ligne des intérêts russes, selon une récente étude du spécialiste du FN Jean-Yves Camus. "Coïncidence", disent les responsables du parti. En réalité, c'est la preuve que le FN opère de la même façon que les partis traditionnels qu'il critique : il parie juste sur Moscou au lieu de Wall Street.

Marine Le Pen et son père Jean-Marie entretiennent une relation compliquée depuis plusieurs mois. Comment cette situation entre les deux personnages peut-elle influer sur les problèmes financiers du parti ?

Il n'y a pas de lien entre la querelle père-fille et leur relation financière. Marine Le Pen n'aime pas le mentionner en public, mais le FN a largement emprunté à la société de prêt de son père, Cotelec, pour financer sa campagne des élections régionales l'an dernier. L'an prochain, il empruntera de nouveau à Cotelec pour les campagnes de la présidentielle et des législatives. Les responsables du FN expliquent que ce n'est pas un problème dans la mesure où Cotelec ne peut prêter à aucun autre parti. Mais la situation reflète une dépendance de fait à Jean-Marie Le Pen, éjecté du parti l'an dernier, ainsi qu'un échec du Front national à mettre en place une structure de financement alternative ou à cultiver son propre réseau de riches soutiens financiers. Jean-Marie Le Pen est peut-être "l'ogre démoniaque" que le FN veut oublier, mais il contrôle toujours ses finances.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (8)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
vangog
- 30/09/2016 - 14:40
@calumet Belle perspective, qui n'est pas inenvisageable!
Mais je nuancerai par "le plus duplex gouverne avec elle" et non pas l'armée, car Marine Le Pen est une indécrottable démocrate...
Calumet
- 30/09/2016 - 07:45
Le système bancaire étant essentiellement lâche
il lui prêtera de l'argent quand elle deviendra incontournable et même dangereuse pour leurs intérêts si par hasard elle est élue. Mais ce hasard est de moins en moins impossible à envisager.
Elle pourrait faire 50.2 dès le premier tour, ce que personne ne veut encore croire mais Dieu sait ce qui se passera avant l'échéance. Tout le monde s'effondre autour d'elle, et bientôt tout menacera de s'effondrer dans notre vie sociale. Un 11 septembre à Paris, elle est élue et l'armée gouverne avec elle.
lafronde
- 29/09/2016 - 19:59
Le tout gratuit a ses limites.
Quelques millions d'euros pour quelques millions de suffrages. 1 ou 2 € par électeur ! Mais rares sont les -contribuables qui font jouer la déduction fiscale des 2/3 de leur cotisation à un parti politique ! (encore moins que pour les syndicats). C'est assurément une erreur de la part des citoyens-patriotes ! Soutenir les mouvements, partis et medias auxquels on croît et desquels on espère, est un devoir civique. Ne pas le faire lorsqu'on le peut c'est donner raison à l'adversaire politique. Ne pas se plaindre alors du résultat. Ceci dit je crois que la cible optimale du FN n'est pas de diffuser ses propres idées (parfois déroutantes comme celles de son programme économique) mais d'attaquer on seul adversaire invaincu : le Front républicain. Le PS est dans les choux, l'UMP-LR est divisée entre républicains-universalistes et identitaires-bonapartistes. Tant PS qu'UMP-LR ont eu des résultats mauvais sur le chômage et la dette. Attaquer le Front républicain c'est révéler qu'il est le cartel politique qui gère le pays depuis 1988. Or depuis cette date (et même un peu avant) nous avons sombré. Fiscalité, activité économique, emploi, chômage, dette, assistanat. La ruine !