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Pourquoi le malaise d’Hillary Clinton est bien plus qu’une question de santé
Publié le 16 septembre 2016
Pour les Américains, derrière la question - préoccupante - de la santé d’Hillary Clinton, il y a celle plus inquiétante de son obsession maladive pour la dissimulation et le mensonge.
Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990,...
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Gérald Olivier
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Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990,...
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Pour les Américains, derrière la question - préoccupante - de la santé d’Hillary Clinton, il y a celle plus inquiétante de son obsession maladive pour la dissimulation et le mensonge.

Hillary Clinton est en "parfaite santé". Son médecin, le Dr Lisa Bardack, l’assure. Elle la suit régulièrement, et après l’avoir examinée cette semaine, elle l’a trouvée en "condition physique normale" malgré une "légère pneumonie bactérienne non transmissible." Sa "santé mentale" est "excellente" et elle est "apte à occuper la fonction présidentielle".

En publiant ce communiqué rassurant l’état-major de campagne, la candidate présidentielle démocrate a voulu mettre un terme à l’affaire du "malaise" qui perturbe sa campagne depuis dimanche. Mais cette affaire dépasse le simple cadre médical. Certes, voir Hillary Clinton s’évanouir et s’effondrer a surpris et préoccupé nombre d’électeurs, mais ce qui les a encore plus inquiété a été la façon dont son entourage a traité l’affaire. A savoir qu’ils ont voulu dissimuler et même nier les faits jusqu'à ce que ceux-ci leur explosent au visage. Ce n’est pas tant le malaise qui pose problème, c’est le mensonge qui l’accompagne. La vraie question n’est pas celle de la santé d’Hillary, mais de la confiance dont elle est digne.

Pour comprendre toute la portée de ce qui s’est passé, il faut reprendre par le détail le fil des événements. Cela se passe dimanche 11 septembre à New York, lors de la commémoration des attentats de 2001. Il est 9h30 et Hillary s’éclipse avant la fin de la cérémonie. Sans explication. Les médias s’interrogent aussitôt en direct sur les raisons de ce départ. La question de la santé de la candidate est évidemment évoquée.

Depuis plusieurs semaines cette question encombre la campagne comme un éléphant au milieu de la route. Incontournable et pourtant ignorée. Elle a été soulevée pour la première fois par Donald Trump et les Républicains à l’issue de la convention démocrate, dont Hillary Clinton était sortie particulièrement épuisée. A presque 69 ans, Hillary n’aurait plus l’énergie nécessaire à la fonction présidentielle, disent ses adversaires… Mais le sujet reste tabou. Les journalistes, faisant preuve d’une bienveillante complicité avec la candidate démocrate, hésitent à aborder la question de front. Pour ne pas être taxé de "sexisme" en attaquant une femme, sur ses capacités de résistance physique ; pour ne pas non plus se sentir instrumentalisé en jouant le jeu du candidat républicain ; et enfin par respect d’un code déontologique non écrit qui veut qu’on n’importune pas le candidat sur une question personnelle tant que celle-ci n’est pas urgente. Ainsi, Hillary Clinton est régulièrement prise de quinte de toux – certaines pouvant durer plusieurs minutes - lors de ses réunions publiques mais celles-ci ne sont jamais montrées. Après tout avoir un chat dans la gorge n’est pas une maladie et cela n’empêche pas de gouverner. Certes Hillary a connu des alertes par le passé - un accident cardio-vasculaire en janvier 2013 - mais elle ne souffre d’aucune maladie susceptible de remettre sa candidature en question et dès lors il serait indécent d’insister sur le sujet…

Mais en ce dimanche 11 septembre, son retrait discret des cérémonies relancent les spéculations les plus folles. L’entourage d’Hillary Clinton organise alors une petite sortie de la candidate devant les caméras pour montrer qu’elle va bien. Lunettes de soleil sur le nez, Hillary sourit, salue de la main et embrasse même une petite fille astucieusement placée là, dans un moment de théâtre politique parfaitement mis en scène... Le message est limpide, "circulez ! Tout va très bien"…

Mais voilà qu’une vidéo postée sur Twitter montre la candidate lorsqu'elle a quitté la cérémonie. Elle y apparaît défaillante et tombe même au moment de monter dans le mini van venu la récupérer. Ses gardes du corps la relèvent tandis que son staff s’interpose devant les caméras pour masquer l’incident.

La vidéo est plus qu’embarrassante. Pas seulement parce qu’elle montre la candidate saisie de vertige et victime d’un évanouissement. Mais surtout parce qu’elle contredit le message de la "photo op" laborieusement préparée. Dans la minute, toutes les rédactions se mettent en branle et la campagne d’Hillary Clinton est bombardée de question sur ce qui s’est vraiment passé. Résultat, le camp démocrate publie un nouveau communiqué indiquant cette fois que Hillary Clinton souffre d’une pneumonie, ce qui la contraint à suspendre sa campagne pour quelques jours et annuler un déplacement prévu en Californie… Le communiqué précise que le diagnostic d’une pneumonie remonte au vendredi 9 septembre, soit 48 heures plus tôt !

Le diable est dans les détails et celui-ci est d’importance. Car il révèle la duplicité de la candidate et de son entourage. Tous savaient depuis deux jours qu’elle était effectivement "malade", mais ils ont préféré le taire. Même lorsqu'elle a eu un malaise en public, ils ont continué de nier. Ce n’est que pris en flagrant délit de mensonge qu’ils n’ont consenti à laisser filtrer leur part de vérité. Sans la vidéo, il est probable qu’ils auraient continué de nier et que la pneumonie d’Hillary n’aurait jamais été rendue publique.

Du coup l’affaire du malaise ne concerne pas la seule santé d’Hillary mais bien plus son incorrigible tendance aux dissimulations et aux mensonges, sa volonté maladive de "contrôler le récit", au mépris de la vérité et des électeurs. Chassez le naturel il revient au galop…

Etre malade n’est pas un délit. Même pour un candidat présidentiel. Mentir sur sa maladie peut en être un car cela remet en cause le lien essentiel entre un électeur et un candidat, celui de la confiance. L’affaire du malaise est particulièrement dommageable à Hillary car elle souligne un trait de sa personnalité déjà connu et décrié. En politique, une gaffe, un lapsus, ou un faux pas, ne sont préjudiciables que s’ils renforcent chez les électeurs un sentiment négatif déjà présent. Comment confier l’exécutif de son pays à une personne en qui on n’a pas confiance ? Hillary devait profiter de la campagne électorale pour rétablir et renforcer ce lien de confiance avec les électeurs, pour "s’ouvrir" auprès d’eux et "s’humaniser". Elle n’y parvient pas, et chacun de ses agissements contribue au contraire à le fragiliser davantage.

Il n’en reste pas moins que si les questions de santé préoccupent les Américains cette année c’est aussi parce que la campagne présidentielle 2016 oppose les deux candidats les plus âgés de l’histoire. Donald Trump, a célébré son 70e anniversaire le 13 juin. Hillary Clinton aura 69 ans le 26 octobre. A eux deux, ils ont 139 ans. En 2012, Obama et Romney en totalisaient 112. D’autres candidats plus âgés se sont présentés à la Maison Blanche. En 2008 John Mc Cain avait 74 ans. En 1996 Bob Dole, le candidat républicain, en avait 73.

Ronald Reagan élu en 1980 reste le président le plus âgé de l’histoire. Son investiture eut lieu trois semaines avant son 70e anniversaire. Si Hillary l’emporte, il conservera son titre, mais si Trump est élu, c’est lui qui deviendra le président le plus âgé de l’histoire des Etats-Unis. Mais qu’on se rassure. Son propre médecin a publié un communiqué assurant que son état de santé était "le meilleur de tous les présidents" et Trump est venu lui-même présenter son propre bulletin de santé lors d’une émission de télévision "Le Dr Oz Show" (enregistrée le 14 septembre et diffusée le 15).

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A M A
- 17/09/2016 - 16:44
De malades mentaux à la
De malades mentaux à la Maison Blanche ne sont pas des garanties de paix et d'équilibre pour le monde. F.D.Roosevelt en fut un célèbre. Il laissa la terre s'enflammer et se détruire pour n'intervenir que lorsque seule l'intervention de la force américaine puisse éteindre le conflit et assurer son hégémonie mondiale.
cloette
- 17/09/2016 - 10:23
Elle est grillèe
Ce sera donc Trump , un sacré changement !
adroitetoutemaintenant
- 16/09/2016 - 17:28
L'épilepsie la rapproche d'un célèbre salaud
Comme le pseudo-prophète de la secte. C’est peut-être pour cela qu’elle a comme conseillère la fille d’une éditrice Saoudienne qui le lendemain de l’attentat des tours publiait un article comme quoi c’était un coup des américains. La fille est aussi éditrice assistante de son ordure de mère ! Il n’y a pas que Hollande qui vend son pays !!!