En direct
Best of
Best of du 12 au 18 octobre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Californie : une importante faille tectonique se réveille après 500 ans d'inactivité

02.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

03.

L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"

04.

Matignon : Sandro Gozi, le conseiller d'Edouard Philippe, annonce sa démission

05.

Ce que François Hollande semble ne (toujours) pas comprendre à la nature de la crise de défiance qui déstabilise les démocraties occidentales

06.

Chine : des tueurs à gages condamnés pour avoir essayé de sous-traiter leur projet criminel

07.

La haine des bien-pensants : ils voient tous ceux qui ne pensent pas comme eux comme des invalides !

01.

Agression sexuelle : ça s'aggrave pour Patrick Bruel ; 25 ans et toutes ses dents, Madonna a un nouveau toyboy ; Céline Dion rate son 1er concert et ne sait plus où elle en est ; Les secrets du revirement de Laeticia Hallyday

02.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

03.

Des slips sur des statues de nus à l'UNESCO ! Pour ne pas heurter "certaines sensibilités"…

04.

Les Mormons : l'influence du cercle des conseillers d'Emmanuel Macron

05.

Petit coup de projecteur sur le classement très discret des vrais salaires des hauts-fonctionnaires

06.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

01.

Emmanuel Macron saura-t-il éviter le piège tendu par les islamistes (et aggravé par les idiots utiles du communautarisme) ?

02.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

03.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

04.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

05.

Pression islamiste : quelles leçons de la guerre froide et du "containment" de la menace intérieure communiste ?

06.

Plus urgent que le vote de l'interdiction du voile en sorties scolaires, le combat contre un anti-racisme dévoyé

ça vient d'être publié
pépites > France
Impact à Montpellier, Toulouse et Perpignan
Intempéries : le trafic SNCF fortement impacté dans le sud de la France jusqu'au 4 novembre
il y a 5 heures 31 min
pépite vidéo > International
Tentative d'apaisement
Chili : le président Sebastian Piñera demande pardon et propose des mesures sociales
il y a 7 heures 13 min
light > Science
Big One ?
Californie : une importante faille tectonique se réveille après 500 ans d'inactivité
il y a 10 heures 11 min
pépites > High-tech
Révolution ?
Google dévoile des progrès majeurs dans le calcul quantique
il y a 11 heures 13 min
pépites > Justice
"Diffamation publique"
L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"
il y a 12 heures 49 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Unbelievable" : ... mais vrai !

il y a 14 heures 23 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Hors normes" d'Eric Tolédano et Olivier Nakache : les réalisateurs d'Intouchables nous embarquent dans un film irrésistible

il y a 14 heures 57 min
décryptage > Science
Espace

Les effets du voyage spatial sur le corps humain

il y a 15 heures 57 min
décryptage > France
Repli ?

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

il y a 16 heures 55 min
décryptage > Société
Tout nouveau, tout beau

L'amour sur Instagram ? C'est de l'art !

il y a 17 heures 35 min
Jamais mieux servi que par soi-même
Chine : des tueurs à gages condamnés pour avoir essayé de sous-traiter leur projet criminel
il y a 6 heures 30 min
pépites > Politique
Polémique maltaise
Matignon : Sandro Gozi, le conseiller d'Edouard Philippe, annonce sa démission
il y a 8 heures 33 min
pépites > Faits divers
Enquête
L'homme arrêté au musée de Saint-Raphaël a été hospitalisé d'office
il y a 10 heures 43 min
pépites > Politique
Avenir de la droite
Christian Jacob dévoile le nouvel organigramme des Républicains
il y a 11 heures 49 min
pépite vidéo > Défense
Promesses tenues ?
Syrie : la Turquie et la Russie évoquent un "accord historique"
il y a 14 heures 7 sec
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Oublier Klara" d'Isabelle Autissier : une saga familiale qui s’étire des goulags staliniens à la décomposition de l’URSS

il y a 14 heures 42 min
décryptage > Société
Conséquences bénéfiques ?

L'impact social de la flexibilité des horaires de travail

il y a 15 heures 28 min
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 22 octobre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 16 heures 14 min
décryptage > Sport
Ligue des Champions

Bruges - PSG : 0-5, Avec un Mbappé fulgurant, le PSG caracole en tête de son groupe

il y a 17 heures 21 min
décryptage > Société
Il n'y a rien à voir...

La haine des bien-pensants : ils voient tous ceux qui ne pensent pas comme eux comme des invalides !

il y a 17 heures 48 min
© Reuters
© Reuters
Le doigt dans la lune

Bien pire que l'état de santé d'Hillary Clinton, son incapacité à creuser l'écart avec un Donald Trump gaffeur et peinant à rassembler son propre camp

Publié le 13 septembre 2016
Selon le dernier sondage réalisé par RealClearPolitics, Hillary Clinton ne devance Donald Trump que de trois points de pourcentage. L’affaire des emails, les soutiens financiers de son mari, une image élitiste et désormais la question médicale sont autant d'épines dans le pied de la candidate démocrate.
Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Barthélémy Courmont est maître de conférences à l’Université catholique de Lille, et directeur de recherche à l’IRIS, où il est en charge du programme Asie-Pacifique. Il dirige la collection Asia Focus à l’IRIS, et a publié de nombreux ouvrages, dont L...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Eric Branaa
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il est chercheur au centre Thucydide et chercheur associé à l’institut l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis ...
Voir la bio
Barthélémy Courmont
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Barthélémy Courmont est maître de conférences à l’Université catholique de Lille, et directeur de recherche à l’IRIS, où il est en charge du programme Asie-Pacifique. Il dirige la collection Asia Focus à l’IRIS, et a publié de nombreux ouvrages, dont L...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Selon le dernier sondage réalisé par RealClearPolitics, Hillary Clinton ne devance Donald Trump que de trois points de pourcentage. L’affaire des emails, les soutiens financiers de son mari, une image élitiste et désormais la question médicale sont autant d'épines dans le pied de la candidate démocrate.

Atlantico : Selon les derniers sondages publiés par RealClearPolitics, Hillary Clinton ne devance Donald Trump que de trois points de pourcentage, et ce, alors même que le candidat Républicain reste très impopulaire. Comment expliquer que Hillary Clinton ne parvient pas à devancer son adversaire par un écart plus important ? Au-delà de la santé d'Hillary Clinton, n'existe-t-il pas des points de préoccupation plus importants dans sa campagne ? 

Barthélémy Courmont : Rappelons d’abord que ces écarts serrés ne tiennent pas encore compte des effets du malaise de Madame Clinton et des révélations sur sa pneumonie. Son état de santé vient donc s’ajouter à une liste de facteurs expliquant qu’elle ne parvient pas à distancer son adversaire. Parmi ceux-ci, notons une incapacité de la candidate démocrate à élever le niveau de cette campagne. Elle semble être tombée dans le piège assez finement tendu par Trump, qui ne veut surtout pas que les Américains choisissent entre une "expérimentée" et un "populiste", et il a en ce sens bien retenu la leçon de la primaire démocrate contre Bernie Sanders. Résultat, à deux mois de l’élection, nous attendons encore les débats d’idées, les oppositions de programmes, de visions de l’Amérique, etc. C’est ce qui fait le caractère singulier de cette campagne, qui est d’une certaine manière captivante par son désintérêt. Madame Clinton ne parvient pas par ailleurs à se détacher d’une image élitiste, alimentée par les attaques incessantes sur les conflits d’intérêts avec la fondation que préside son mari, et bien entendu l’affaire des emails privés, qui témoigne d’une grande imprudence de sa part. Sur tous ses sujets, la candidate démocrate est sur la défensive, et c’est ainsi Trump qui est le grand animateur de cette campagne. Ajoutons à cela que ses ripostes, comme de chercher à présenter Trump comme un ami des dictateurs ou un proche de Poutine (la Russie s’invitant même, selon elle, dans la campagne), n’ont pas convaincu. Enfin, rappelons que Hillary Clinton a perdu les primaires démocrates de 2008, et malgré une campagne axée sur le thème d’un nouveau profil, elle reste identifiée comme une perdante, ce qui n’est jamais profitable dans les élections américaines. Les Démocrates n’ont pas voulu d’elle en 2008, pourquoi les Américains la plébisciteraient-ils en 2016 pourraient ainsi clamer ses adversaires. Bref, sa campagne n’est pas réussie.

Jean-Eric Branaa : L’impopularité d’Hillary Clinton ne date pas de cette campagne : c’est même précisément le premier trait caractéristique qui domine chez elle. La mauvaise réputation de "femme revêche", face à un mari chaleureux et sympathique, lui colle aux talons comme un vieux chewing-gum dont elle n’arrive pas se débarrasser. Sa réaction face à l’affaire Lewinsky, en 1998, n’a rien arrangé : elle a réussi à se mettre à dos tout autant les féministes, qui auraient voulu la voir quitter ce mari volage, que les conservatrices, qui lui ont reproché sa froideur et sa distance. De son côté, elle a tiré d’une hyper-exposition médiatique la certitude profonde qu’il faut se tenir à l’écart des journalistes autant qu’on le peut, pour se protéger. Là encore, c’est la source d’une incompréhension : les journalistes lui reprochent aujourd’hui son manque de proximité, quand ce n’est pas son manque de transparence. Le début de sa campagne n’a rien arrangé : lorsqu’elle est partie à bord d’un minivan, surnommé ScoobyDoo, avec l’idée qu’il lui fallait être proche des gens et donc de tenir un peu la presse à l’écart, les médias ont interprété cela comme une manipulation et s’en sont fait l’écho. Les plus hostiles n’ont pas manqué de relever chaque mise à l’écart lorsque la candidate ne voulait pas répondre aux uns ou aux autres, et il y a même eu un décompte qui a mis en évidence qu’elle n’avait pas fait de conférence depuis 263 jours, avant celle qu’elle a finalement donnée la semaine dernière !

Une relation ambiguë, donc, avec la presse, qui ne l’épargne pas et véhicule abondamment l’image déjà ancienne de la femme qui est loin des préoccupations de tout un chacun.

Dans un tel contexte, les manœuvres de ses adversaires pour entretenir un malaise autour de questions auxquelles on ne comprend plus rien, comme celle des emails ou d’une implication malheureuse à Benghazi, n’ont pu que prospérer. Peu importe le fond de l’affaire, le public retient que cette femme ne respecte peut-être pas les règles et qu’elle n’en fait qu’à sa tête : comment lui faire confiance et lui remettre les clés qui donnent accès au Bureau Ovale ? Le doute est présent et il se développe. L’affaire de la pneumonie non révélée va entrer directement dans cette catégorie : pourquoi n’a-t-elle rien dit immédiatement s’il n’y avait rien de grave ? Que cherche-t-elle à cacher ?

On la retrouve donc, effectivement dans cette situation inédite de n’avoir que quelques points d’avance par rapport à celui que tout le monde décrit comme un mauvais candidat, sans aucun fond, alors qu’elle serait indubitablement la plus capable. C’est un paradoxe qui doit maintenant préoccuper sa direction de campagne et auquel il faut apporter une réponse au plus vite.

Malgré l'avance qu'Hillary Clinton conserve encore à ce jour, avance qui peut être renforcée par le système électoral américain (grands électeurs), l'incapacité de creuser l'écart suscite-t-elle une réelle inquiétude au sein du camp démocrate ? Quelle est la riposte envisagée ? 

Jean-Eric Branaa : Il convient tout d’abord que l’avance d’Hillary Clinton est toute relative. Il y a de très nombreux instituts de sondages aux Etats-Unis et les résultats sont parfois très différents. Toutefois, la moyenne de tous ces résultats, qui est réalisé par RealClearPolitics n’indique qu’une différence de trois points, soit un résultat qui est dans la marge d’erreur. Il est vrai, cependant, que les choses sont très différentes si on observe les sondages Etat par Etat : dans ce cas, qui est d’ailleurs celui qui correspond à la réalité du vote, Hillary est donnée clairement gagnante à chaque fois. Mais rien n’est inscrit dans le marbre et le gain de quatre Etats seulement (Floride, Caroline du Nord, Pennsylvanie et Ohio) suffirait à renverser les choses en faveur de Donald Trump.

La constatation de ce résultat très serré amène donc à se pencher sur les raisons qui ont empêché la campagne d’Hillary Clinton de décoller et de semer son challenger que l’on dit incapable de gouverner et qui se montre si outrancier : il devait perdre les primaires, disparaître en quelques jours, être remplacé à la convention, s’écrouler dès le début de la campagne officielle et rien de tout cela n’est arrivé. On s’aperçoit avec effroi qu’Hillary Clinton est peut-être en train de subir le même sort que les 16 challengers malheureux qui ont affronté le Donald dans les primaires : un à un ils ont dû jeter l’éponge, qu’ils aient choisi la confrontation frontale, les insultes, une stratégie d’évitement ou d’ignorer le candidat trublion. Un à un ils ont été battus, et les plus virulents sont ceux qui ont disparu le plus rapidement. Bien évidemment, cela n’a pas échappé au camp Clinton et différentes stratégies sont à l’essai, notamment par le biais des campagnes organisés par le Comité d’Action Politique (PAC). Officiellement ces PAC n’ont pas le droit de se coordonner avec la campagne officielle, mais les tentatives de déstabiliser Donald Trump sont observées au plus près, juste au cas où il pourrait vaciller. Mais, pour l’instant, rien n’y a fait. La riposte est difficile à trouver et Donald Trump continue à mériter amplement son surnom de Teflon Don, le Donald en Teflon, celui que personne n’arrête.

Barthélémy Courmont : Il y a bien entendu lieu de s’inquiéter pour le camp démocrate, et le mode de scrutin n’arrange en rien la situation en fait. On note ainsi que dans certains Etats clefs (les plus indécis, et dans lesquels la décision finale se fera) comme l’Ohio ou la Floride, l’écart encore important en faveur de Madame Clinton il y a quelques semaines est redescendu en-deçà des marges d’erreur de certains instituts de sondages. En clair, les deux candidats y sont quasiment à égalité, même si les Démocrates conservent encore un mince avantage. Comme toujours, ce n’est pas au niveau national, mais dans les Etats clefs. La riposte misait justement sur une campagne de proximité, avec une multitude de déplacements. A ce titre, l’annulation d’une tournée en Californie (qui est au passage de toute façon acquise à Hillary Clinton) est inquiétante quant à la capacité physique de la candidate démocrate à accélérer sa campagne. Barack Obama doit à nouveau intervenir dans un de ses meetings, et on peut même imaginer que le président américain se montre plus actif, lui qui s’est clairement engagé en pointant notamment du doigt le profil d’iconoclaste de Donald Trump. Cela aura-t-il un effet positif sur la dynamique de campagne de Hillary Clinton ? Rien n’est moins certain.

Alors que l'élection se tiendra dans quelques semaines, quels sont encore les leviers dont disposent les deux candidats pour influencer le vote des Américains ? Une surprise Trump est-elle encore possible au stade actuel ? 

Barthélémy Courmont : Soyons clair, la "surprise" Trump a toujours été possible dès lors que le milliardaire newyorkais a été investi par le parti républicain. La couverture médiatique de la campagne présidentielle en France, très à l’avantage de Madame Clinton et parfois excessive sur Monsieur Trump (la faute lui en revenant cependant) a pu donner l’impression que ce dernier était un outsider improbable, en plus d’un imbécile. Or, les rapports de force entre Démocrates et Républicains sont très serrés, et rappelons que les Républicains sont actuellement majoritaires au sénat et à la Chambre des représentants. Bref, les chances du candidat républicain, quel qu’il fut, sont importantes et l’ont toujours été. Malgré tout, si l’élection avait lieu demain matin (et en faisant abstraction du malaise de dimanche), Madame Clinton serait élue. Mais les leviers sont plus nombreux côté républicain. L’affaire des emails reste une épine dans le pied de Hillary Clinton, les soutiens financiers de son mari aussi, et désormais la question médicale va occuper le terrain, avec des rumeurs qui vont aller bon-train. Pendant les deux prochains mois, elle sera de plus en plus sur la défensive. Peut-elle tenir ? Mais au final, et au-delà de ces considérations et des déclarations très souvent (et volontairement) outrancières de Donald Trump, la question posée aux Américains sera surtout de savoir s’ils sont prêts à élire un candidat hors du système, et qui a fait une campagne anti-système. La réponse est simple : pourquoi pas ?

Jean-Eric Branaa : Il n’y a, à dire vrai, plus beaucoup de leviers pour les deux candidats : la campagne officielle est très courte, à peine deux mois. Ouverte le premier lundi de septembre, le jour de la fête du travail aux Etats-Unis (Labor Day), elle oblige les candidats à se lancer à corps perdus dans une campagne qui devient de plus en plus folle, et ils sont véritablement comme deux bolides lancés à fond de train sur une autoroute. Cela ne laisse pas beaucoup de possibilité pour introduire quoi que ce soit de nouveau dans la campagne. L’enjeu est alors d’atteindre les électeurs qui ne sont pas intéressé à la campagne jusque là et de les convaincre d’aller voter. En réalité, cette fois, ce sera en partie le contraire pour Donald Trump : il va tout faire pour convaincre l’électorat hispanique ou afro-américain qu’Hillary n’est pas digne de leur confiance et va chercher à les convaincre de ne pas aller voter, à défaut de pouvoir les ramener dans son giron.

Il reste la toujours possible surprise, l’événement de campagne qui peut tout changer. On vient d’en avoir un particulièrement fort ce week-end au détriment d’Hillary qui a commis deux fautes coup sur coup, avec les insultes adressées à une partie de l’électorat, et la dissimulation de la réalité de son état de santé.

Enfin, tout le monde s’attend à un choc très violent le 26 septembre, entre les deux candidats, lorsqu’ils s’affronteront enfin dans un débat en face à face et devant toute l’Amérique. C’est peut-être ce jour-là que se gagnera, ou se perdra, l’élection présidentielle 2017.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Californie : une importante faille tectonique se réveille après 500 ans d'inactivité

02.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

03.

L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"

04.

Matignon : Sandro Gozi, le conseiller d'Edouard Philippe, annonce sa démission

05.

Ce que François Hollande semble ne (toujours) pas comprendre à la nature de la crise de défiance qui déstabilise les démocraties occidentales

06.

Chine : des tueurs à gages condamnés pour avoir essayé de sous-traiter leur projet criminel

07.

La haine des bien-pensants : ils voient tous ceux qui ne pensent pas comme eux comme des invalides !

01.

Agression sexuelle : ça s'aggrave pour Patrick Bruel ; 25 ans et toutes ses dents, Madonna a un nouveau toyboy ; Céline Dion rate son 1er concert et ne sait plus où elle en est ; Les secrets du revirement de Laeticia Hallyday

02.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

03.

Des slips sur des statues de nus à l'UNESCO ! Pour ne pas heurter "certaines sensibilités"…

04.

Les Mormons : l'influence du cercle des conseillers d'Emmanuel Macron

05.

Petit coup de projecteur sur le classement très discret des vrais salaires des hauts-fonctionnaires

06.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

01.

Emmanuel Macron saura-t-il éviter le piège tendu par les islamistes (et aggravé par les idiots utiles du communautarisme) ?

02.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

03.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

04.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

05.

Pression islamiste : quelles leçons de la guerre froide et du "containment" de la menace intérieure communiste ?

06.

Plus urgent que le vote de l'interdiction du voile en sorties scolaires, le combat contre un anti-racisme dévoyé

Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
jurgio
- 13/09/2016 - 22:51
Une faute mortelle à ce degré de briguer une présidence
Elle n'est plus d'aplomb depuis longtemps. Divers commotions et AVC lui ont déjà vidé quelques cases.
Texas
- 13/09/2016 - 18:50
" Bunch of deplorables "
....un " panier de déplorables " , la dernière sortie de Me Clinton sur les électeurs de D.J.Trump ! . Cette déclaration n' a pas fait les Unes de l' Hexagone . Le mensonge , on savait , le mépris un peu moins .
Ombelia
- 13/09/2016 - 13:45
Hillary Clinton
On peut en effet se poser des questions sur son aptitude à gouverner. Si H Clinton est élue. Il est étrange que les démocrates n'aient trouve qu'elle comme candidate