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Aimer votre patrie : la solution du pape pour sauver la planète face aux défis environnementaux
Publié le 15 août 2016
Présentée à Rome le 18 juin 2015, la nouvelle encyclique du pape François, "Laudato Si", sous-titrée "Sur la sauvegarde de la maison commune", met en avant un concept d’une grande portée, celui d’écologie intégrale. Frédéric Rouvillois nous permet de comprendre la pensée du pape François sur l’écologie et d’en tirer des conclusions politiques. Extrait "La clameur de la terre - Les leçons politiques du Pape François", de Frédéric Rouvillois, aux éditions Jean-Cyrille Godefroy 1/2
Frédéric Rouvillois est professeur de droit public et écrivain.Professeur agrégé de droit public à Paris V depuis 2002, où il enseigne le droit constitutionnel et le contentieux constitutionnel, il centre ses travaux sur le droit de l’Etat et sur l...
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Frédéric Rouvillois
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Frédéric Rouvillois est professeur de droit public et écrivain.Professeur agrégé de droit public à Paris V depuis 2002, où il enseigne le droit constitutionnel et le contentieux constitutionnel, il centre ses travaux sur le droit de l’Etat et sur l...
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Présentée à Rome le 18 juin 2015, la nouvelle encyclique du pape François, "Laudato Si", sous-titrée "Sur la sauvegarde de la maison commune", met en avant un concept d’une grande portée, celui d’écologie intégrale. Frédéric Rouvillois nous permet de comprendre la pensée du pape François sur l’écologie et d’en tirer des conclusions politiques. Extrait "La clameur de la terre - Les leçons politiques du Pape François", de Frédéric Rouvillois, aux éditions Jean-Cyrille Godefroy 1/2

Le niveau étatique

En ce qui concerne les États, l’Encyclique constate que « le XXIe siècle, alors qu’il maintient un système de gouvernement propre aux époques passées, est le théâtre d’un affaiblissement du pouvoir » de ces derniers, « surtout parce que la dimension économique et financière, de caractère transnational, tend à prédominer sur la politique. » En somme, c’est précisément ce que le Pape François désigne comme l’origine déterminante de la crise environnementale, la primauté des considérations financières sur le souci du bien commun, qui se trouve également à la racine du déclin, préjudiciable, du politique – c’est-à-dire, des autorités spécifiquement en charge du bien commun. Ce qui signifie que la révolution culturelle que le Pape François appelle de ses vœux, la remise à l’endroit des choses et des hommes, présuppose une réaffirmation du politique. Et en premier lieu, des États souverains.

C’est à ce niveau-là que se joue l’essentiel. L’État, en dépit de la dimension mondiale du problème, demeure la pièce centrale du dispositif. C’est de lui que dépendrait la désignation d’éventuelles autorités écologiques internationales, auxquelles il prêterait son concours en cas de nécessité. De même, c’est de lui que dépendent les instances locales. En vertu du principe de subsidiarité (196), l’État leur accorde son aide lorsqu’elles s’avèrent incapables de résoudre elles-mêmes un problème les concernant. Quant à la décentralisation, elle implique que les autorités locales disposent d’une marge de liberté relativement vaste, mais aussi, que l’État demeure présent, et en mesure d’intervenir afin de garantir que les décisions prises à ce niveau soient conformes à l’intérêt général.

Acteur essentiel d’une future « révolution culturelle » écologique, l’État tel qu’il est évoqué par l’Encyclique se déploie dans le cadre de la nation. À rebours là encore d’une utopie universaliste que pourrait suggérer l’appel à la création d’une autorité mondiale, le futur Pape, interrogé il y a quelques années, affirmait l’importance pour chacun de l’insertion dans un peuple défini, et au-delà, son attachement à la notion de patrie. « Qu’est-ce qui fait qu’un certain nombre de personnes forment un peuple ? En premier lieu, une loi naturelle, et un héritage. En second lieu, un facteur psychologique : l’homme se fait homme » dans « l’amour de ses semblables. […] Le « naturel » croit en « culturel », en « éthique ». Et de là, en politique, dans le cadre de la patrie, qui « est ce qui donne l’identité. » Cette conception de l’enracinement est déterminante dans la perspective d’une écologie intégrale.

Extrait La clameur de la terre - Les leçons politiques du Pape François, de Frédéric Rouvillois, publié aux éditions Jean-Cyrille Godefroy. Pour acheter ce livre, cliquez ici

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A M A
- 15/08/2016 - 18:02
Parler de Nation et de Patries
Il a l'audace de parler de Nation et de Patries, c'est à dire de ces boursouflures humaines que tous les usuriers mondialistes, internationalistes et socialistes voudraient fondre dans une immense "goulasch" métissée gouvernée par une élite autoproclamée de prétendus illuminés . Il a peut-être pris conscience de ce que les Patries étaient le berceau dans lesquelles grandissent le mieux, partiellement à l'abri d'un argent dévastateur, les valeurs humaines auxquelles il est profondément attaché. De toute façon, il ne sera jamais l'ami de ces "élites" vaniteuses et perverses qui ne peuvent que le détester.
vangog
- 15/08/2016 - 16:08
Il n'est plus certain de rien, ce pape...
après avoir promu l'internationalisme socialiste, comme valeur sûre du mondialisme, voila qu'il fait machine arrière, après avoir constaté qu'il était noyauté par la finance internationale Bilderberg...la vielle alliance objective des gauchistes et des banquiers! Mais alors...s'il abandonne le mondialisme et accepte l'existence de strates historiques, seules capables de préserver les démocraties, il ne sait pas très bien lesquelles...les états-souverains? La maison commune? Les Patries?... Nous, les patriotes, lui suggérons le terme de "Nation" seul synonyme d'une communauté de valeurs et de destin...