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Bonnes feuilles

Les géants industriels n'en sont pas les seules victimes : comment des puissances étrangères espionnent la crème des PME françaises

Publié le 16 juillet 2016
Affaires d'espionnage, amendes records, fusions… Le sort semble s’acharner sur les entreprises françaises. En apparence, rien ne relie les condamnations de BNP Paribas et Alstom, le piratage des données d’Areva, le rachat d’Alcatel et Lafarge. En coulisses, certains États peu scrupuleux ont déclaré la guerre aux fleurons tricolores. Leur objectif : déstabiliser, piller et racheter pour régner. Car nos pépites font un carton à l’international. Réacteurs nucléaires, produits de luxe et high-tech sont devenus la proie des investisseurs étrangers, adeptes des profits à court terme et des économies de R&D. Au côté des grands groupes, ETI et PME ne sont pas épargnées. Extrait de "Menaces mortelles sur l'entreprise française" d'Olivier Hassid et Lucien Lagarde, aux éditions du Nouveau monde (1/2).
Lagarde est doctorant en droit à l'université Paris 2 Panthéon-Assas, rattaché à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire.
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Olivier Hassid est un ancien directeur général du CDSE (Club des directeurs de sécurité des entreprises), docteur ès sciences économiques, directeur dans un grand cabinet d'audit et de conseil international.
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Lagarde est doctorant en droit à l'université Paris 2 Panthéon-Assas, rattaché à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire.
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Affaires d'espionnage, amendes records, fusions… Le sort semble s’acharner sur les entreprises françaises. En apparence, rien ne relie les condamnations de BNP Paribas et Alstom, le piratage des données d’Areva, le rachat d’Alcatel et Lafarge. En coulisses, certains États peu scrupuleux ont déclaré la guerre aux fleurons tricolores. Leur objectif : déstabiliser, piller et racheter pour régner. Car nos pépites font un carton à l’international. Réacteurs nucléaires, produits de luxe et high-tech sont devenus la proie des investisseurs étrangers, adeptes des profits à court terme et des économies de R&D. Au côté des grands groupes, ETI et PME ne sont pas épargnées. Extrait de "Menaces mortelles sur l'entreprise française" d'Olivier Hassid et Lucien Lagarde, aux éditions du Nouveau monde (1/2).

Nos géants industriels ne sont pas les seules victimes des appétits étrangers. De la petite à la grande entreprise, c’est en réalité l’ensemble du tissu entrepreneurial français qui souffre de cette prédation économique. Moins symboliques que celles qui touchent nos grands groupes, les attaques visant nos petites et moyennes entreprises (PME)1 et nos entreprises de taille intermédiaire (ETI)2 passent souvent inaperçues. Elles n’en sont pas moins nombreuses. D’autant que ces sociétés, qui représentent parfois un intérêt stratégique, sont moins bien armées que les grandes entreprises lorsqu’il s’agit de faire face à des investisseurs étrangers malintentionnés.

Un des exemples les plus marquants de cette prédation est le rachat du français Gemplus en 1998. Largement citée et commentée depuis cette date, mais loin d’être terminée, cette affaire emblématique vient de connaître un dernier rebondissement lourd de sens…

Tout commence à la fin des années 1990. La société grenobloise Gemplus, avec 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et une croissance de 35 %, est alors le leader mondial sur le marché de la carte à puce. Le secteur est particulièrement stratégique : les cartes à puce sont aussi bien utilisées dans les téléphones mobiles (carte SIM) que pour les retraits bancaires. Un secteur dans lequel les Américains accusent pourtant un retard très important. Mais, nous allons le voir, rien n’est irrémédiable.

Marc Lassus, son fondateur, a en effet de grandes ambitions pour Gemplus : il souhaite en faire un des leaders mondiaux de l’informatique. Pour financer son projet, il décide donc d’ouvrir le capital de la société au fonds de pension américain Texas Pacific Group (TPG). Ce dernier obtient ainsi 26 % des parts, le droit de nommer le PDG ainsi que la majorité au conseil d’administration de Gemplus.

Or, TPG n’est pas un fonds lambda, il entretient des liens particulièrement étroits avec la communauté du renseignement des États-Unis. Pour convaincre Marc Lassus, les Américains n’ont pas hésité à lui proposer un prêt en action de plus 70 millions d’euros. C’est le début de la descente aux enfers pour la pépite nationale.

En effet, très vite, l’équipe dirigeante entreprend de déplacer son siège social au Luxembourg, loin de la juridiction française. Deux plans sociaux se succèdent en deux ans, entraînant la suppression de plus de 1 500 postes. Les nouveaux actionnaires se mettent également à affaiblir financièrement la compagnie via des investissements hasardeux. Les acquisitions contre le cours du marché d’entreprises en difficulté entraînent Gemplus dans la tourmente. Des comptes offshore sont bientôt découverts et les soupçons de malversation financière se renforcent. Une gestion plus que contestable qui, couplée à de mauvais résul­tats dus à un retournement du marché de la carte à puce, finit de sceller le sort du français dont les récents propriétaires ont pris soin, entre-temps, de museler les dirigeants nationaux, dont le fondateur Marc Lassus.

Face aux problèmes financiers de l’entreprise, la nouvelle direction propose de rapatrier les brevets et technologies, de délocaliser la production et le centre de décision aux… États-Unis. La mobilisation des actionnaires majoritaires et des autorités françaises permet néanmoins d’annuler ce projet. TPG décide alors de nommer un nouveau directeur général, Alex Mandl, ancien administrateur d’In-Q-Tel, le fonds de capital-risque de la… CIA ! De quoi renforcer un peu plus la mainmise des espions américains sur la pépite française.

C’est ainsi qu’en l’espace de quelques mois, entre 1998 et 2001, une entreprise stratégique en parfaite santé a vu ses activités en France cesser et l’ensemble de ses brevets et de son savoir-faire être capté par des investisseurs étrangers malintention­nés. Ces derniers ont ainsi, en moins de trois ans, gagné l’équivalent d’une décennie de recherche et développement, détruit l’avantage comparatif français en la matière et mis sur le carreau les employés de Gemplus. Pour ce faire, le fonds de pension TPG, dont la force de frappe s’élève à plusieurs dizaines de milliards de dollars, n’a eu qu’à prêter quelques centaines de millions d’euros, une somme dérisoire en comparaison du temps investi et des sommes déboursées – notamment par l’État français via d’importantes subventions – pour faire de Gemplus le leader mondial de la carte à puce.

En 2006, Gemplus fusionne avec Axalto, pour devenir Gemalto. TPG se désengage peu à peu de la nouvelle entité, non sans y conserver comme relais au conseil d’administration le célèbre Alex Mandl. TPG n’a en effet plus vraiment intérêt à rester au capital de Gemalto : l’avance technologique de la société sur ses concurrents a été détruite, ses brevets et son savoir-faire récupérés. Le Fonds stratégique d’investissement français profite de l’occasion pour entrer au capital de l’entreprise et devenir son actionnaire majoritaire, afin de sauver ce qui peut encore l’être…

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Pourtant, le journal The Intercept, proche d’Edward Snowden, révèle en février 2015 que Gemalto se serait fait dérober les clés de chiffrement de ses cartes SIM par la NSA améri­caine et le GCHQ (Government Communications Headquarters) britannique1. L’affaire est grave. Ces clés permettraient aux deux organes de renseignement d’espionner les conversations de millions d’utilisa­teurs de téléphone portable dans le monde, au nez et à la barbe des opérateurs de télécommunications et des autorités. En effet, comme l’explique le jour­naliste Philippe Berry, « [p]arce que les ondes radio, qui voyagent par les airs, sont faciles à intercepter, un système de cryptage a été mis en place. Une clé est stockée sur la carte SIM, et l’opérateur dispose de l’unique copie. Lors d’un appel, une authentifica­tion a lieu avec la tour voisine, et l’échange est alors sécurisé2 ». Toujours selon The Intercept, les services britanniques auraient piraté les réseaux informatiques de Gemalto pour arriver à leurs fins, obtenant ainsi un accès à distance aux données les plus secrètes du fabricant.

Y a-t-il eu des complicités internes ? Comment l’attaque est-elle passée inaperçue ? En tout état de cause, il s’agit là d’un énième coup de canif porté au fabricant français dont les clients vont sans doute à présent s’interroger sur la sécurité des produits. Après le rachat, l’atteinte à l’image. Des révélations qui ne peuvent que faire le jeu des concurrents étrangers de Gemalto, sur un marché de la carte à puce toujours plus concurrentiel.

Extrait de Menaces mortelles sur l'entreprise française, d'Olivier Hassid et Lucien Lagarde, publié aux éditions du Nouveau Monde. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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Phlt1
- 16/07/2016 - 11:07
J'ai vu
quelques grands patrons du CAC 40, considéré dans les médias français comme étant des "prédateurs", être tout simplement dépassés par les réalités du 21ème siècle. Ils gèrent des milliards et leurs erreurs coutent des milliards, mais elles ne se voient pas parce que, à l'image des banques, ces entreprises ne paient jamais cash leurs erreurs. Et les meilleurs patrons et les meilleures entreprises sont souvent ceux et celles dont on parle le moins dans les médias.